business qui rapporte

50. 5 étapes pour un business qui rapporte

Épisode diffusé le 24 février 2020 par TheBBoost

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Construire un business qui rapporte – vraiment, pas juste payer ses factures – ça commence rarement là où on croit. Aline, coach business chez TheBBoost et animatrice du podcast « Je peux pas, j’ai business », l’a dit crûment dans son 50e épisode : la plupart des entrepreneurs font les choses dans le mauvais ordre. Ils créent le compte Instagram, choisissent les couleurs de leur identité visuelle, affichent des tarifs calqués sur la concurrence – et puis ils attendent. Et les clients ne viennent pas.

Ce constat, elle l’entend à chaque appel découverte avec ses futures clientes. Toujours la même phrase, presque mot pour mot.

« J’ai besoin d’un plan d’action. J’ai besoin d’une liste d’étapes à suivre pas à pas, j’ai besoin qu’on me prenne par la main et qu’on me dise quoi faire parce que je me sens submergée, je m’éparpille. »

Ce papier ne résume pas son épisode. Il en tire les cinq points de structure que n’importe quel entrepreneur – en train de se lancer ou déjà en activité qui stagne – devrait avoir en tête avant de toucher à quoi que ce soit d’autre.

La métaphore des capla – et pourquoi elle tient la route

Aline utilise l’image des capla, ces jeux de construction en bois qu’on avait gamins. On ne pose pas les pièces du dessus en premier. Si la base est bancale, tout le reste vacille – peu importe la beauté de ce qu’on construit par-dessus.

Dans un business qui rapporte, les réseaux sociaux, le site web, les tarifs affichés : c’est le haut de la pyramide. Pas le bas. Et pourtant c’est là que 90 % des créateurs d’activité commencent.

Ce qui m’agace dans cette tendance, c’est qu’elle est entretenue par l’écosystème lui-même. Les influenceurs business montrent leurs feeds soignés, leurs landing pages épurées, leurs tunnels de vente – jamais le travail de fond qui précède. Du coup les nouveaux entrepreneurs copient la façade sans les fondations. Et ça plante.

Aline identifie cinq piliers. Elle les travaille dans ses coachings individuels. Et elle précise que quand un business stagne ou veut scaler, on en revient toujours à ces cinq points – pas à chercher une sixième piste secrète. Si vous voulez creuser la dimension de la croissance structurée, cet article sur les leviers de croissance pour scaler un business va dans le même sens.

Pilier 1 : message, vision, positionnement – le socle du business qui rapporte

Trois mots souvent utilisés comme synonymes. Ils ne le sont pas.

Le message, c’est le pourquoi. Pas le pourquoi égoïste – la liberté financière, travailler depuis un hamac – même si ça compte. C’est le pourquoi tourné vers l’extérieur : quelle différence vous faites, quel problème vous résolvez dans le monde, même à 0,01 % d’échelle.

Aline donne le sien sans détour :

« Je ne supporte pas l’idée de me dire qu’il y a des gens qui ont un potentiel de dingue et qui ont vraiment des choses à apporter à la société et que ces gens-là ne se lancent pas parce qu’ils ne savent pas comment faire et parce qu’ils ont personne pour leur dire quoi faire, comment le faire dans quel ordre. »

Voilà. Pas une phrase de pitch. Une conviction qui lui fait lever la tête les jours où elle a envie de tout arrêter.

La vision, c’est la destination dans le GPS du business. Gros ou petit, avec salariés ou en solo, 100 % digital ou ancré localement – il n’y a pas de bonne réponse, mais il faut une réponse. Un business qui avance sans cap finit par tourner en rond même si les chiffres du mois sont corrects.

Le positionnement, enfin – et c’est là que beaucoup se paralysent en cherchant l’idée géniale que personne n’a jamais eue. Mauvaise piste. Le positionnement d’Aline ? Simplifier l’accès à l’entrepreneuriat, avec de la joie et de la bonne humeur. Rien d’inventé. Juste elle, retranscrite dans son marché. Pour aller encore plus loin sur ce sujet précis, l’épisode dédié à se démarquer de la concurrence donne des leviers très concrets.

Connaître son client idéal – le seul exercice qui compte vraiment

Aline assume l’hyperbole. S’il fallait choisir un seul pilier, ce serait celui-là. Et elle a raison – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise quand j’ai commencé à écrire sur ces sujets, c’est exactement ça : le client n’est pas une case dans un tableur, c’est l’architecture entière de votre activité.

La logique est brutale. Ce qui génère du chiffre d’affaires, c’est l’argent que les clients donnent pour vos produits ou services. Donc tout – l’offre, la communication, l’expérience – doit être construit autour d’eux. Pas autour de vous.

Le problème qu’elle observe le plus souvent chez les entrepreneurs qu’elle coache :

« Bien souvent je vois des entrepreneurs qui construisent leur business autour d’eux, autour de leur personne mais pas autour de leur client idéal. Et du coup les gens, vos clients idéaux, ils arrivent et ils se disent ‘ça a l’air cool comme business mais c’est pas tout à fait adapté à ce que je veux.' »

C’est exactement le problème. Et c’est souvent invisible de l’intérieur.

L’idée derrière, c’est qu’on est tous programmés pour l’égoïsme – au sens darwinien, pas moral. Quand quelqu’un tombe sur un contenu, une offre, un post, il cherche instinctivement ce que ça lui apporte. Si votre client idéal a l’impression que vous lui parlez directement, que vous décrivez ses problèmes mieux qu’il ne les formule lui-même – là il reste, il s’engage, il achète.

Ça se construit. Ça demande un vrai travail d’étude – pas un persona en 20 minutes. Et ce travail conditionne tout ce qui vient après. Si l’angle du syndrome de l’expert vous parle, c’est souvent là que la déconnexion client se creuse en silence.

L’offre : ce n’est pas vous qui l’inventez

Troisième pilier du business qui rapporte – et celui qui surprend le plus les entrepreneurs qui entendent ça pour la première fois.

L’offre ne sort pas du chapeau. Elle découle de l’étude du client idéal. Quand ce travail est bien fait, les grandes lignes de ce qu’il faut vendre apparaissent presque d’elles-mêmes. Le client vous dit – directement ou indirectement – quel problème il veut résoudre, sous quelle forme il veut la solution, à quel niveau de service il aspire.

Aline prend un exemple tiré de son terrain de coaching : des web designers qui travaillent pour des entrepreneurs. Ce que l’étude de marché révèle systématiquement ? L’entrepreneur qui fait appel à eux rêve d’une solution clé en main – site, SEO, mentions légales, Analytics, photos, textes. Tout. Pas cinq prestataires différents à coordonner avec cinq budgets séparés.

La web designer qui comprend ça – et qui structure son offre en conséquence, quitte à s’appuyer sur un réseau de partenaires – répond à un vrai besoin. Celle qui fait « juste le site » laisse la cliente désemparée. Même niveau de compétence technique. Résultat commercial radicalement différent.

Et ça vaut même pour les métiers qu’on imagine loin de toute notion de problème à résoudre. Quelqu’un qui achète des bijoux artisanaux n’achète pas de l’or et de l’argent. Il achète les valeurs de l’artisanat local, le sentiment de soutenir quelqu’un, une image de lui-même qu’il veut projeter. C’est un besoin d’ego – Aline le dit, et elle a raison d’oser la formulation. Pour construire une offre réellement irrésistible autour de ces mécanismes, le travail décrit dans cet article sur construire une offre irrésistible va bien plus loin dans les détails.

Stratégie de communication : seulement maintenant, pas avant

Quatrième étape – et la plus souvent placée en premier par ceux qui n’ont pas encore de business qui rapporte.

La communication n’arrive qu’ici dans la séquence. Pas par hasard. Communiquer sans message clair, sans client idéal défini, sans offre cohérente : c’est du bruit. Peut-être du beau bruit, bien packagé, mais du bruit quand même.

Et le choix des canaux ne se fait pas à l’instinct ou à la mode. Pas Instagram parce que vous aimez le format. Pas LinkedIn parce qu’un article a dit que c’est le réseau du moment. La question – la seule – c’est : où est votre client idéal, et sur quelle plateforme il est réceptif à votre type de message ?

Ce deuxième critère est souvent oublié. Votre client idéal est peut-être sur LinkedIn ET sur Instagram. Mais si vous vendez quelque chose d’intime, de personnel, de festif – LinkedIn n’est pas le bon état d’esprit pour le recevoir. Chaque réseau a ses codes, ses humeurs, ses contextes d’utilisation. Ignorer ça, c’est du budget et du temps perdus.

Sur la prospection directe – le mot qui fait fuir – Aline démonte le mythe du démarchage téléphonique. Prospecter en 2020 (et depuis, rien n’a changé sur le fond) peut prendre des formes très différentes : intervenir dans d’autres podcasts, écrire des articles invités, prendre la parole lors d’événements, nouer des partenariats. L’image qu’elle utilise : une trottinette. La prospection indirecte – contenu, réseaux – c’est ce qui la fait rouler. La prospection directe, c’est le coup de pied de temps en temps pour relancer la vitesse. Les deux sont nécessaires. Pour explorer des approches de développement business complémentaires, jetez un œil aux stratégies pour développer son business en ligne déjà documentées.

Le mindset – le pilier qu’on cite en dernier mais qui conditionne les quatre autres

La transcription s’arrête avant qu’Aline développe la cinquième étape en détail – la description de l’épisode l’identifie clairement : travailler son état d’esprit entrepreneurial.

C’est le pilier le moins sexy à vendre. Et pourtant. Un positionnement clair avec un mindset de sabotage interne ? Ça plante à la première résistance client. Une offre parfaite portée par quelqu’un qui s’excuse d’exister sur son marché ? Zéro vente. Aline le dit dès l’introduction en parlant de son propre parcours : les jours sans motivation, les crises de comparaison sur Instagram, les moments où tout le monde semble meilleur.

Ce qui la fait tenir, c’est son pourquoi – le grand, celui qui dépasse les avantages personnels. Mais le mindset, c’est aussi un muscle. Ça se travaille au quotidien, pas juste les mauvais jours. Et c’est peut-être là que la limite de cet épisode se montre honnêtement : cinq piliers en 39 minutes, c’est une carte, pas un territoire. Le cinquième pilier mériterait un épisode entier à lui seul (ce qu’Aline a probablement fait ailleurs dans son catalogue).

Une limite à assumer : ce cadre en cinq étapes fonctionne particulièrement bien pour les solopreneurs et les petites structures de service. Pour des business produit avec des cycles de vente plus complexes ou des logiques B2B, certaines priorités peuvent s’inverser. L’étude du client idéal reste centrale – mais la séquence message → offre → com n’est pas aussi linéaire quand on parle de grandes comptes ou de distribution physique.

Mais pour l’immense majorité des créateurs d’activité qui se reconnaissent dans le portrait du début – compte Instagram créé, tarifs affichés, clients absents – cette séquence est le meilleur point de départ. Construire un business qui rapporte vraiment demande de poser les capla dans le bon ordre. Le reste n’est que décoration. Et pour ceux qui veulent voir ce que ça donne concrètement quand on applique cette logique à grande échelle, le retour d’expérience sur passer d’un business en ligne à un empire donne une perspective intéressante.

Questions fréquentes

C'est quoi les étapes pour avoir un business qui rapporte ? +
Il y a cinq piliers à poser dans l'ordre : un message et un positionnement clairs, une connaissance approfondie du client idéal, une offre construite autour de ses besoins, une stratégie de communication et de prospection adaptée, et un travail sur son mindset. La plupart des entrepreneurs commencent par les réseaux sociaux et le site web - c'est-à-dire le haut de la pyramide - sans avoir posé les bases en dessous.
Pourquoi connaître son client idéal est si important pour un business qui rapporte ? +
Parce que ce sont les clients qui génèrent le chiffre d'affaires. Si votre offre, votre communication et votre expérience client ne sont pas construites autour de leurs problèmes et de leurs besoins réels, les gens arrivent sur votre business et repartent en se disant que c'est 'pas tout à fait ce qu'ils cherchent'. L'étude du client idéal conditionne toutes les décisions stratégiques qui suivent.
Comment construire une offre pour avoir un business qui rapporte vraiment ? +
L'offre ne s'invente pas, elle se déduit. C'est l'étude du client idéal qui en définit les grandes lignes : quel problème résoudre, sous quelle forme, avec quel niveau de service. L'exemple concret : une web designer qui comprend que ses clientes veulent une solution clé en main - site, SEO, mentions légales, Analytics - et qui structure son offre autour de ça capte bien plus de clients que celle qui fait 'juste le site'.
Sur quel réseau social communiquer pour son business ? +
Pas celui que vous préférez. Celui où votre client idéal est présent ET réceptif à votre message. La nuance compte : votre client peut être sur LinkedIn et Instagram à la fois, mais certains types de messages ne fonctionnent pas dans tous les contextes. Chaque plateforme a ses codes et ses humeurs. Le travail sur le client idéal doit inclure une étude de ses habitudes de consommation de contenu.
La prospection directe est-elle obligatoire pour un business qui rapporte ? +
Pas toujours, mais souvent. La prospection indirecte - contenu régulier, réseaux sociaux - crée de la visibilité et de la confiance. Mais dans beaucoup de cas ça ne suffit pas à maintenir un flux de clients stable. La prospection directe vient donner des coups d'accélérateur : interventions dans d'autres podcasts, articles invités, prise de parole en événements. Ça n'a rien à voir avec du démarchage téléphonique intrusif.
Est-ce que ce framework en 5 piliers marche pour tous les types de business ? +
Il est particulièrement efficace pour les solopreneurs et les prestations de service. Pour des business produit avec distribution physique ou des cycles de vente B2B complexes, la séquence peut s'adapter. Mais l'étude du client idéal reste centrale dans tous les cas - c'est le seul point vraiment universel.

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