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Podcast de J7 Media : Les avantages collatéraux pour une organisation

Épisode diffusé le 10 février 2021 par J7 Media

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Un podcast d’entreprise qui rapporte vraiment – pas juste en téléchargements, mais en clients signés, en recrues qualifiées, en portes ouvertes avec des gens qu’on n’aurait jamais approchés autrement. C’est ce que racontent Antoine Garnier et Samuel Séguin de J7 Média dans un épisode de Social Selling enregistré le 5 février 2021. Et le chiffre qu’ils lâchent dès les premières minutes a de quoi faire réfléchir n’importe quel dirigeant qui hésite encore à se lancer.

Samuel Séguin, directeur des partenariats stratégiques chez J7 Média, avance une statistique qui coupe court au débat : sur les 10 derniers mandats signés, 7 clients avaient déjà écouté au moins un épisode de leurs podcasts avant d’entrer en contact. Sept sur dix. Pas une corrélation vague – une donnée directement citée par les clients eux-mêmes lors des premières discussions.

J7 Média, c’est une agence québécoise spécialisée en publicité Facebook qui fait tourner deux shows en parallèle : Social Selling, dédié aux stratégies de vente sur les réseaux, et Hypercroissance, orienté business au sens large. Plus d’une centaine d’enregistrements sur la dernière année. Assez de recul pour tirer des conclusions qui dépassent le ressenti. Ce qu’ils partagent dans cet épisode, c’est six mécanismes concrets – six façons dont le podcast d’entreprise a transformé leur activité sans qu’ils l’aient toutes anticipées dès le départ.

La question n’est pas vraiment ‘est-ce que ça marche ?’. Elle est plutôt : pourquoi ça marche comme ça, et pas autrement ?

7 clients sur 10 : ce que le chiffre ne dit pas

Ce qui m’a arrêté dans cet épisode, c’est pas le chiffre en lui-même. C’est la nuance que Samuel apporte juste après l’avoir posé sur la table.

« On ne peut pas nécessairement directement attribuer une prise de contact d’un client potentiel à l’organisation directement à un podcast, je crois. Mais ce qu’on peut dire, c’est que ça nous positionne d’une façon très professionnelle, ça nous positionne beaucoup plus rapidement dans la tête d’un client potentiel. »

Voilà. Pas d’attribution directe. Pas de ‘le podcast a généré X euros de CA’. Quelque chose de plus subtil – et finalement plus intéressant.

Ce que Samuel décrit, c’est un changement dans le rapport de force au moment de la vente. Quand un prospect arrive après avoir écouté plusieurs épisodes, il sait déjà ce que fait l’agence, comment elle communique, quelles sont ses valeurs. La conversation commence au milieu – pas au début. Le cycle de qualification se réduit. Et le prospect qui appelle n’est pas là pour chercher, il est là pour confirmer une décision qu’il a à moitié prise.

C’est ça, le vrai avantage d’un podcast d’entreprise bien tenu : il fait une partie du travail commercial avant même que le commercial soit impliqué. (Ce qui est rare dans le secteur des agences, où tout repose encore trop souvent sur le démarchage à froid.)

Pour comprendre l’évolution des comportements d’achat en marketing digital, ce mécanisme de préchauffage par le contenu n’est pas une surprise – mais le voir documenté avec des données internes concrètes, c’est autre chose.

Le podcast d’entreprise comme prétexte pour ouvrir des portes

Deuxième mécanique. Celle-là, Antoine l’amène avec une honnêteté qui fait plaisir.

Il y a des gens qu’on admire, des gens avec qui on rêverait de discuter, mais qu’on n’oserait jamais approcher avec un email de prospection classique. Le podcast d’entreprise devient alors un prétexte – un bon prétexte, précise-t-il, parce qu’il offre une valeur réelle à l’invité.

« C’est beaucoup plus doux comme approche d’arriver à une personne qui ne te connaît pas avec ça que d’arriver à froid puis essayer de générer une rencontre à partir de rien. Ici, on a un bon prétexte qui est solide puis qui offre plusieurs avantages aussi pour la personne avec qui on rentre en contact. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Mais il y a une condition sine qua non que Samuel articule très clairement : l’invitation doit servir les intérêts de l’invité, pas juste les tiens.

Deux exemples concrets dans l’épisode. Nicolas Duvernois – figure entrepreneuriale connue au Québec, présent à l’Oeil du Dragon, chroniqueur à Radio-Canada – a dit oui en un message, parce que l’invitation était alignée avec le lancement de son nouveau livre. Marco, un autre invité, est venu au moment d’un lancement de cours en ligne. Dans les deux cas, J7 Média avait fait le travail préalable : comprendre où en était l’invité, ce qu’il cherchait à cette période précise, et calibrer l’invitation en conséquence.

Le taux de réponse des invités potentiels est directement lié à ça. Pas à la taille du podcast. Pas à la célébrité de l’hôte. À la pertinence de la proposition pour l’invité à l’instant T.

Ce travail de recherche préalable, c’est exactement ce que une bonne stratégie de partenariat implique avant même d’envoyer le premier message.

Croiser les audiences : la mécanique que personne ne documente vraiment

Avoir son propre podcast d’entreprise, c’est bien. Aller sur les podcasts des autres avec une offre structurée, c’est mieux.

Samuel décrit une approche qu’ils ont mise en place dans l’année : dresser une liste de podcasts dans l’univers du commerce en ligne et du marketing web – pas uniquement sur la pub Facebook, mais plus large – puis approcher ces podcasteurs avec une proposition d’échange de visibilité. Tu viens sur notre show, on vient sur le tien.

Mais l’échange seul ne suffit pas. Deux conditions pour que ça génère vraiment des leads :

  • Arriver avec un sujet chaud de l’heure – au moment de l’enregistrement, c’était l’API de conversion Facebook et les changements iOS 14. Quelque chose qui répond à une tension active dans l’audience.

Et ensuite, une offre exclusive en fin d’épisode. Un guide téléchargeable lié au sujet traité, ou une analyse gratuite du compte publicitaire. Pas pour faire joli – pour capturer des contacts dans une liste email que l’agence possède vraiment. Antoine insiste là-dessus : une audience sur un réseau social ne t’appartient pas. Une liste email, si.

Résultat de ces apparitions croisées : des centaines de leads, selon ses propres mots. Des leads qui continuaient à rentrer des mois après l’enregistrement, parce que les épisodes restent accessibles. (Et c’est souvent là que ça coince dans les stratégies de contenu classiques – on ne pense pas assez à l’effet cumulatif dans le temps.)

Contenu quotidien sans créer quotidiennement : le paradoxe du podcast d’entreprise

Sept ans. Pendant sept ans, J7 Média n’avait pas réussi à tenir une stratégie de publication quotidienne sur les réseaux sociaux. Pas faute de volonté – faute de matière.

Un épisode de podcast de 30 à 60 minutes change l’équation. Antoine cite Gary Vaynerchuk sur le concept de pillar content – une pièce de contenu longue qu’on décline ensuite en formats courts. Extraits de 30-40 secondes pour Instagram, LinkedIn, Facebook. Chaque épisode génère potentiellement une semaine de publications, sans rien créer de nouveau.

« Quand on a commencé à faire nos podcasts, c’est là qu’on a été capable de commencer à créer du contenu à tous les jours. Mais ça c’était uniquement possible de le faire avec un podcast. »

Ce qui m’agace dans la façon dont on vend le podcast d’entreprise, c’est qu’on le présente toujours comme un canal en soi. Alors que son vrai avantage, pour beaucoup de boîtes, c’est qu’il est une usine à contenu dérivé. Le podcast n’est pas la destination – c’est le moteur.

Et contrairement à un post Facebook qui disparaît de l’algorithme en 24 heures, l’épisode reste. Quelqu’un peut tomber sur un épisode enregistré en septembre et l’écouter en février, puis prendre contact. Ça arrive régulièrement chez J7 Média. L’effet de binge listening – écouter 5-6 épisodes d’affilée quand on découvre un podcast – crée une densité d’exposition impossible à reproduire avec d’autres formats.

La question que ça pose, c’est celle de la régularité. Sans elle, l’effet s’évapore.

Recruter des gens qui connaissent déjà la maison

Ça, c’est l’avantage que personne n’anticipe vraiment au lancement.

J7 Média reçoit chaque semaine des candidatures de gens qui ont écouté Social Selling et qui se cherchent un emploi. Pas des candidats qui ont vu une offre sur un job board et regardé le site web pendant 10 minutes – des gens qui ont passé des heures à écouter Antoine parler de publicité Facebook, de prospection, de culture d’entreprise.

Le gap entre les deux profils est énorme. Samuel fait le parallèle avec les prospects : un candidat qui a consommé du contenu pendant des mois connaît le jargon interne, comprend les valeurs, sait comment l’équipe communique. Le onboarding est différent. Pas plus court nécessairement – mais plus ancré. La personne n’arrive pas à zéro.

C’est une logique qu’on retrouve dans les fondamentaux d’un business qui rapporte sur le long terme : l’alignement entre ce qu’on projette vers l’extérieur et ce qu’on vit en interne. Le podcast force cet alignement, qu’on le veuille ou non.

Cela dit – et c’est la nuance que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt dans ma carrière – ça marche uniquement si le contenu est authentique. Un podcast d’entreprise fabriqué pour ‘montrer une belle image’ ne génère pas ce type de candidats. Il génère des gens qui postulent pour l’image, pas pour le travail réel.

La constance, ou comment tout s’effondre sans elle

Antoine et Samuel l’ont vécu avec Hypercroissance. Un épisode par mois. Peu d’impact. Personne n’en parlait. Puis ils ont accéléré la cadence – un épisode par semaine – et les résultats ont suivi.

« Si vous n’êtes pas capables de coller un épisode par semaine à chaque semaine pour autant longtemps que vous le voulez, vous n’allez jamais avoir de résultats. On l’avait vécu à la dure nous au départ avec Hypercroissance. »

C’est exactement le problème que rencontrent la plupart des boîtes qui lancent un podcast d’entreprise avec enthousiasme en janvier et publient leur dernier épisode en mars. Le podcast ne pardonne pas l’irrégularité. Pas parce que l’algorithme des plateformes le punit – parce que le lien de confiance avec l’audience se construit sur la régularité, et se casse très vite quand elle disparaît.

La bonne nouvelle – enfin, ce qui ressemble à une bonne nouvelle – c’est que la contrainte de production force une discipline éditoriale que les autres formats n’imposent pas. Quand tu sais que tu dois sortir un épisode mercredi matin, tu penses à tes sujets différemment. Tu identifies les enjeux de tes clients, tu construis une réponse, tu enregistres. La mécanique crée le contenu autant que l’inverse.

Antoine suggère une approche simple pour trouver des sujets : partir des problèmes les plus fréquents de tes clients. Pas des sujets que tu trouves intéressants. Des douleurs réelles que tu as déjà entendues dix fois dans tes appels de prospection. Un épisode qui répond à un enjeu concret déclenche une reconnaissance immédiate chez l’auditeur – ‘c’est exactement mon problème, ils savent de quoi ils parlent’. Et cette reconnaissance est la première étape vers un appel commercial.

Pour aller plus loin sur comment définir précisément son client idéal avant de construire sa ligne éditoriale podcast, c’est un travail qui se fait en amont – et qui change radicalement la pertinence des épisodes produits.

Reste une question ouverte que cet épisode ne tranche pas vraiment : à partir de quelle taille d’audience ces mécaniques commencent-elles à produire des effets mesurables ? J7 Média parle de milliers d’auditeurs – mais combien exactement ? Et est-ce que le podcast d’entreprise fonctionne aussi bien dans des marchés plus étroits, avec des audiences potentielles de quelques centaines de personnes seulement ?

Pour les boîtes qui réfléchissent à activer plusieurs leviers de croissance simultanément, le podcast d’entreprise s’intègre dans une logique plus large – mais ça ne répond pas à la question du seuil minimal de viabilité. Et c’est probablement la vraie variable que personne ne documente.

Questions fréquentes

Un podcast d'entreprise peut-il vraiment générer des clients ? +
Oui, mais pas de façon directement traçable comme une publicité. J7 Média documente que 7 de leurs 10 derniers clients avaient écouté leur podcast avant de prendre contact. L'effet est indirect : le podcast préchauffe le prospect, réduit le temps de qualification commerciale et positionne l'entreprise comme référence avant même le premier appel.
Combien faut-il publier d'épisodes pour avoir des résultats avec un podcast d'entreprise ? +
La fréquence minimale documentée par J7 Média est d'un épisode par semaine, de façon régulière. Un rythme mensuel n'a pas produit de résultats mesurables pour eux. La régularité sur la durée prime sur la qualité de production.
Comment trouver des sujets pour un podcast d'entreprise ? +
La méthode la plus efficace : partir des problèmes les plus fréquents de vos clients existants. Un épisode qui répond à une douleur réelle et récurrente génère une reconnaissance immédiate chez l'auditeur-prospect. Évitez les sujets que vous trouvez intéressants - privilégiez ceux que vos clients vous posent en appel de vente.
Est-ce qu'un podcast d'entreprise aide au recrutement ? +
C'est l'avantage le moins anticipé mais documenté par J7 Média. Les candidats qui ont consommé le contenu du podcast avant de postuler arrivent avec une connaissance réelle de la culture et du jargon de l'entreprise. Le onboarding s'en trouve simplifié, et l'alignement de valeurs est souvent plus solide.
Comment utiliser son podcast d'entreprise pour accéder à d'autres audiences ? +
En proposant des échanges de visibilité avec d'autres podcasteurs sur des thématiques complémentaires. L'approche documentée par J7 Média : arriver avec un sujet chaud de l'heure et une offre exclusive pour l'audience de l'hôte (guide téléchargeable, audit gratuit). L'objectif est de capturer des contacts dans une liste email que vous possédez, pas juste une exposition passagère.
Quel est le principal avantage d'un podcast d'entreprise par rapport aux réseaux sociaux ? +
La durée de vie du contenu. Un post sur Facebook disparaît algorithmiquement en 24-48 heures. Un épisode de podcast reste accessible indéfiniment et peut être écouté des mois après sa publication. J7 Média observe régulièrement des prospects qui prennent contact suite à l'écoute d'épisodes vieux de 4 à 6 mois.

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