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36. Booster son business grâce au podcast avec Marco Bernard

Épisode diffusé le 11 novembre 2019 par TheBBoost

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Utiliser un podcast pour booster son business sans aucune page de vente, sans tunnel, sans offre affichée nulle part – et générer 56 000 dollars la première année. C’est ce que Marco Bernard, serial entrepreneur québécois et animateur de L’Accélérateur, a fait. Et quand il le raconte, ça ne ressemble pas à un pitch de formation. Ça ressemble à quelqu’un qui a découvert un truc par accident et qui essaie d’expliquer pourquoi ça a marché.

Le podcast, en 2019, n’est plus un format underground réservé aux geeks du web. C’est une machine à construire une audience, à établir une crédibilité, et – ça, on le dit moins – à ouvrir des portes que tu n’aurais jamais pu forcer autrement. Marco le sait mieux que quiconque : en 18 mois d’existence de L’Accélérateur, il a reçu 31 millionnaires sur son micro. Trente et un. Sans agent, sans intermédiaire, juste parce qu’il avait un podcast.

Mais avant d’arriver là, il s’est planté. Proprement. Et c’est peut-être la partie la plus intéressante de son parcours.

L’échec comme point de départ – ou comment Marco a rejoint les 80 %

Il y a une statistique qui circule dans le monde du podcasting et que Marco cite sans détour : 80 % des podcasts ne dépassent pas le 7e épisode. Quatre-vingts pour cent. C’est énorme. Et Marco en a fait partie.

En 2014, il lance PromoKing – un podcast sur les articles et vêtements promotionnels, secteur dans lequel il travaille avec son père et son frère. Cinq épisodes. Puis plus rien. Le projet dort pendant quatre ans.

« Ça m’a donné l’idée de me lancer dans ce format de contenu là et je me suis rendu compte que s’il y avait pas de structure autour, ben on allait simplement se planter… et je l’ai fait. »

Voilà. Dit comme ça, c’est presque libérateur – parce que ça veut dire que l’échec au départ n’est pas une exception, c’est la règle.

Ce qui a changé quand il relance en 2017 avec L’Accélérateur, c’est précisément cette structure. Un outil de préparation (WorkFlowy, dont on reparle), une régularité assumée, et une vraie vision de ce que le podcast pouvait lui apporter au-delà des téléchargements. Aujourd’hui, L’Accélérateur est à 230 épisodes, numéro 1 dans la catégorie Vente sur Apple Podcast, top 25 en Entrepreneuriat et Marketing. Ce n’est pas tombé du ciel – mais ça n’a pas non plus nécessité des moyens fous.

Et pour ceux qui se demandent si créer un podcast de zéro vaut vraiment le coup aujourd’hui, la réponse de Marco est catégorique.

Pourquoi Google change tout pour le podcast pour booster son business

Il y a un timing dans cette histoire. Un timing technique, précisément.

Au moment de cet épisode enregistré fin 2019, Google s’apprêtait à déployer massivement le référencement des fichiers MP3 – d’abord en anglais, puis en français dans la foulée. Ce que ça veut dire concrètement : les épisodes de podcast commencent à apparaître dans les résultats de recherche classiques, pas seulement sur les plateformes d’écoute.

« Le but de relancer ce podcast il y a un an, c’était vraiment de se positionner pour que lorsque Google était pour mettre en référencement toutes ces fichiers MP3 qui sont disponibles un peu partout sur le Web, on était pour être déjà positionné à ce moment là et être le seul à être positionné en francophonie. »

C’est exactement le problème que tout le monde rate : on attend que la vague arrive pour commencer à apprendre à surfer. Marco, lui, était déjà dans l’eau.

À ça s’ajoute l’explosion des enceintes connectées – Google Home, Alexa et consorts. Ces appareils retournent en priorité des résultats vocaux. Logique mécanique : si ton contenu est audio, il est structurellement favorisé par ces algorithmes. Ce n’est pas une théorie, c’est de la physique du référencement.

Du coup, utiliser un podcast pour booster son business en 2020 n’était pas juste une bonne idée créative. C’était une décision SEO. Et ça change la conversation – parce que les gens qui hésitent encore à se lancer pensent souvent en termes d’audience, pas en termes de positionnement.

56 000 dollars sans une seule page de vente

C’est le chiffre qui dérange les puristes du funnel de vente. Marco Bernard a généré 56 000 dollars dans la première année de L’Accélérateur. Son site web à l’époque ? Un blog, une page À propos, et le podcast. C’est tout.

Rien à vendre. Aucune page de vente. Aucun programme affiché.

Comment ? Le principe d’association, qu’il décrit avec une précision presque chirurgicale. Quand tu reçois quelqu’un en interview et que tu échanges avec lui sur un sujet, une partie de sa crédibilité te revient par capillarité. Les auditeurs te voient interagir d’égal à égal avec des experts – et ils en déduisent que tu es toi-même un expert.

« Il y avait des gens qui me contactaient suite à une entrevue. Donc le principe d’association est extrêmement fort. »

Ce qui m’intéresse là-dedans, c’est que ça contredit frontalement le discours dominant sur la peur de se vendre qui paralyse beaucoup d’entrepreneurs. Marco ne s’est pas vendu. Il a juste parlé – et les clients sont venus.

Les premiers contacts financiers sont arrivés après 6 mois, avec une cinquantaine d’épisodes publiés. Ce n’est pas instantané. Mais c’est honnête.

Il cite aussi John Lee Dumas, animateur du podcast américain Entrepreneur On Fire (2300 épisodes consécutifs, sans jamais en rater un). Dumas a mis 240 épisodes pour vivre de son podcast – ce qui représentait, à raison d’un épisode par jour, environ 8 mois de travail. Et « vivre de son podcast » pour lui signifiait 100 000 dollars par mois de revenus (à deux, avec sa femme). Marco tempère lui-même ce benchmark : le vrai seuil de rentabilité était probablement autour de 150 épisodes. Mais le point reste le même – la durée n’est pas si longue quand le rythme est tenu.

Interview ou solo : le vrai choix stratégique pour un podcast pour booster son business

Question classique, réponse moins classique que prévu.

Marco ne choisit pas. Sur L’Accélérateur, environ un tiers des épisodes sont des solos, deux tiers des interviews. Les deux formats servent des objectifs distincts – et c’est exactement là que la plupart des podcasteurs débutants se trompent en pensant que c’est une décision de style plutôt qu’une décision stratégique.

L’épisode solo positionne ton expertise directement. Tu parles, tu démontres, les gens voient ce que tu sais faire. Efficace, mais limité à ce que tu sais déjà.

L’interview, elle, fait quelque chose de différent. Elle élargit ton réseau de façon radicale. Marco est catégorique là-dessus :

« Il y en a au moins 50 que c’est des personnes que j’aurais jamais eu accès si j’avais pas eu un podcast. Jamais ! Et là ben ce sont des gens que j’ai dans mon réseau. Dans certains cas, ce sont des gens avec qui je fais de la business aujourd’hui. »

Ça, c’est la valeur cachée du podcast pour booster son business – celle dont on parle peu parce qu’elle ne se mesure pas en téléchargements. Un multimilliardaire qu’il a reçu sur son micro est devenu, plusieurs années plus tard, un partenaire de tournage. Ils ont collaboré sur un événement, se sont recroisés, et ont finalement fait un après-midi de contenu ensemble. Sans le podcast, cette rencontre n’existait tout simplement pas.

(Ce qui est assez rare dans le secteur, où les collaborations arrivent généralement après un long cycle de networking payant et épuisant.)

La question n’est donc pas « interview ou solo » – c’est « à quoi je veux que ce podcast serve dans 18 mois ».

Le matériel et la méthode : ce qu’on peut vraiment faire avec peu

Marco enregistre souvent en pyjama. Il le dit sans honte, presque comme une revendication.

C’est le truc que les gens qui hésitent à se lancer oublient systématiquement : le podcast est probablement le format de contenu le moins contraignant à produire. Pas de caméra, pas de lumière, pas de décor. Juste un micro et une idée.

Pour la préparation, il utilise WorkFlowy – un outil de prise de notes arborescente qui lui permet de garder le fil d’un épisode sans tout scripter. Seuls les appels à l’action sont écrits mot pour mot. Le reste ? Des idées, des points, et le flow naturel de la conversation.

Sur le matériel, les recommandations issues de cet épisode sont claires :

  • Pour débuter sans se ruiner : l’Audio Technica 2100 ou le Shure SM58 font très bien le travail.
  • Pour quelqu’un qui veut monter en gamme : le Blue Yeti (utilisé par Aline lors de cet enregistrement) est une valeur sûre.
  • Pour le niveau pro : le Shure SM7B, micro de Marco, est le même que celui utilisé par Michael Jackson en studio. (C’est un détail inutile, mais ça dit quelque chose sur la qualité.)

Pour le montage : GarageBand sur Mac, Audacity pour les autres plateformes, Adobe Audition pour ceux qui veulent pousser le son. Pour l’hébergement : Libsyn ou Blubrry (avec le code MARCO pour un mois d’essai gratuit), ou Podbean et Ausha pour des alternatives plus récentes.

Ce qui est intéressant dans l’approche de Marco, c’est qu’il assume les « heu » et les hésitations dans ses épisodes. Il ne les coupe pas. Sa logique : dans la vie réelle, les gens hésitent, cherchent leurs mots, reviennent en arrière. Pourquoi le podcast serait-il différent ? L’authenticité n’est pas un bug à corriger – c’est une fonctionnalité. Et sur un format comme le podcast pour booster son business, où la relation de confiance avec l’auditeur est le vrai capital, ça compte.

Cela dit – et c’est la limite que je dois mentionner franchement – cette approche décontractée ne convient pas à tous les secteurs. Dans certains univers B2B très formels, ou pour des audiences habituées à un niveau de production élevé, le « naturel » peut être perçu comme du manque de sérieux. C’est rare, mais ça arrive.

Le référencement, la régularité, et pourquoi 7 épisodes ne suffisent pas

80 %. C’est le pourcentage de podcasts qui meurent avant le 7e épisode. Marco l’a dit, on l’a noté – mais il faut comprendre pourquoi ce chiffre est si brutal.

Le référencement sur Apple Podcast (et ailleurs) fonctionne sur le volume. Plus tu as d’épisodes, plus tu peux être trouvé sur un large spectre de mots-clés. Cinquante épisodes sur le business te donnent cinquante portes d’entrée potentielles. Cinq épisodes : cinq portes. Les mathématiques sont simples, mais la discipline qu’elles exigent ne l’est pas.

Marco le dit : la régularité prime sur la perfection. Un épisode par semaine, même imparfait, vaut infiniment mieux qu’un épisode mensuel soigné. John Lee Dumas a poussé ce principe à l’extrême avec un épisode par jour – ce qui lui a permis d’atteindre la rentabilité en 8 mois plutôt qu’en 2 ou 3 ans.

Et pour ceux qui cherchent à construire une stratégie de contenu sur le long terme, le podcast s’intègre naturellement dans un écosystème plus large – blog, newsletter, réseaux sociaux – sans pour autant tout absorber.

Le podcast pour booster son business ne fonctionne pas en sprint. C’est une infrastructure. Et les infrastructures, ça prend du temps à construire – mais une fois en place, elles tournent sans qu’on ait besoin de les surveiller en permanence.

Ce qui m’agace, c’est que la plupart des guides sur le sujet présentent ça comme une évidence alors que c’est précisément l’endroit où presque tout le monde abandonne. Le 7e épisode, c’est souvent celui où on réalise que les téléchargements ne sont pas au rendez-vous et que la machine ne s’est pas emballée toute seule. Mais les résultats concrets – clients, réseau, crédibilité – arrivent plus tard. Et ils arrivent pour de bon.

Bref. Si tu comptes lancer un podcast en espérant des résultats en 3 semaines, autant ne pas commencer. Mais si tu penses à ce que ton business peut ressembler dans 18 mois avec 70 épisodes derrière toi et une trentaine de conversations intéressantes dans ton réseau… là, on parle d’autre chose. Et d’ailleurs, les piliers de la réussite entrepreneuriale que Marco incarne passent tous par cette même logique : construire sur la durée, pas chercher le raccourci.

La question que je n’ai toujours pas résolue, c’est celle du rythme optimal pour quelqu’un qui démarre seul, sans équipe. Marco a un boulot à temps plein ET trois podcasts. Comment il fait, vraiment ? Il n’en parle pas beaucoup dans cet épisode. Peut-être que c’est là le vrai secret.

Questions fréquentes

Comment utiliser un podcast pour booster son business sans avoir de produit à vendre ? +
Marco Bernard l'a fait pendant toute sa première année : son site ne proposait rien à l'achat, aucune page de vente, aucun programme. Les clients sont venus d'eux-mêmes après avoir écouté ses épisodes, attirés par le principe d'association - le fait de l'entendre interagir avec des experts leur suffisait pour le contacter. La clé, c'est la régularité et la qualité des invités ou des sujets traités.
Au bout de combien de temps un podcast génère-t-il des revenus ? +
Marco Bernard a eu ses premiers contacts financiers après 6 mois et environ 50 épisodes. John Lee Dumas, lui, a atteint la rentabilité après 240 épisodes - mais il en publiait un par jour, donc ça représentait 8 mois de travail. Le consensus : entre 6 et 18 mois selon le rythme de publication et la niche.
Quel micro choisir pour lancer un podcast pour booster son business ? +
Pour débuter : l'Audio Technica 2100 ou le Shure SM58. Pour un niveau intermédiaire : le Blue Yeti. Pour le niveau professionnel : le Shure SM7B, utilisé notamment par Marco Bernard. L'essentiel au départ, c'est d'avoir un son propre - pas d'écho, pas de bruit de fond. Le micro parfait vient après.
Vaut-il mieux faire un podcast solo ou avec des invités ? +
Les deux formats servent des objectifs différents. Le solo positionne ton expertise directement. L'interview élargit ton réseau de façon radicale - Marco a reçu 31 millionnaires en 18 mois, des gens qu'il n'aurait jamais rencontrés autrement. Idéalement, un mix des deux : environ un tiers de solos, deux tiers d'interviews.
Comment bien référencer son podcast sur Apple Podcast et Google ? +
Le volume d'épisodes est le premier facteur : plus tu as d'épisodes, plus tu peux être trouvé sur un large spectre de requêtes. La régularité de publication compte aussi. Et depuis 2019-2020, Google indexe directement les fichiers MP3 - ce qui signifie qu'un podcast pour booster son business peut désormais apparaître dans les résultats de recherche classiques, pas seulement sur les plateformes audio.
Pourquoi 80 % des podcasts s'arrêtent avant le 7e épisode ? +
Parce que les résultats ne sont pas immédiats. Les téléchargements restent faibles au début, le réseau ne s'est pas encore constitué, et la motivation s'érode. La solution selon Marco Bernard : avoir une structure claire avant de lancer, utiliser un outil de préparation comme WorkFlowy, et ne pas attendre la perfection technique pour publier.

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