avoir plus d'abonnés sur instagram

27. 3 astuces pour avoir plus d’abonnés sur Instagram

Épisode diffusé le 6 septembre 2019 par TheBBoost

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Avoir plus d’abonnés sur Instagram, c’est le truc que tout le monde veut et que personne ne sait vraiment faire – sans acheter des followers ou lancer des giveaways douteux. Aline, business coach chez The B Boost, a dépassé les 6 000 abonnés en moins d’un an sur un compte business. Pas en postant des citations de Paulo Coelho sur fond beige. En appliquant trois principes assez brutaux dans leur simplicité.

Ce qui m’a frappé en écoutant cet épisode du podcast The B Boost, c’est l’honnêteté désarmante du propos. Pas de technique secrète vendue en fin d’épisode, pas de formation à 997 euros glissée en filigrane. Juste trois méthodes qu’elle dit utiliser elle-même, dans cet ordre, avec régularité. Et une concession rare dans ce milieu : ça demande du boulot.

Alors est-ce que ces conseils tiennent la route en 2024 ? Partiellement – on y reviendra. Mais la logique de fond, elle, reste solide.

Pourquoi ton compte stagne (et pourquoi c’est un vrai problème)

Un compte Instagram qui ne grossit pas, c’est pas neutre. Aline le formule sans détour : un business qui stagne est déjà en train de mourir – et elle applique la même logique à un compte Instagram.

Un compte Instagram qui stagne et qu’il n’y a pas d’abonnés, ben au bout d’un moment faut apporter un peu de sang neuf quoi. C’est une plateforme extraordinaire pour vous faire connaître, pour booker des nouveaux clients, pour trouver votre client idéal pour lui parler directement.

C’est exactement le problème. Stagnation ne veut pas dire stabilité – ça veut dire que personne de nouveau ne te découvre.

La nuance qu’elle apporte est importante : il ne s’agit pas de devenir influenceur, pas d’atteindre des millions de followers. Il s’agit de croissance régulière, qualitative, continue. Ça change la pression qu’on met sur le compteur.

Et ça repositionne la question autrement. Avoir plus d’abonnés sur Instagram n’est pas une fin en soi – c’est le symptôme que ton contenu attire les bonnes personnes, au bon moment.

L’abonné idéal : le concept que tout le monde bâcle

Premier réflexe de beaucoup de créateurs de contenu : poster ce qu’ils ont envie de poster. Photo du bureau, citation du matin, selfie en réunion. Aline tranche là-dessus sans ménagement.

Ce n’est pas votre vie, c’est pas votre salade de midi, c’est pas votre chien. Enfin sauf si d’une manière ou d’une autre ça sert votre business. C’est orienté uniquement vers votre abonné idéal.

Dit comme ça, c’est presque violent. Mais c’est juste.

La distinction qu’elle fait entre client idéal et abonné idéal est fine – et souvent ratée. Ton client idéal, tu le connais. Ton abonné idéal, c’est ce même profil avant qu’il sache que tu existes. Un stade en amont. Quelqu’un qui ne te cherche pas encore mais qui pourrait te trouver si ton contenu répondait à ses questions.

Concrètement, ça veut dire se poser une question avant chaque post : qu’est-ce que j’apporte à mon abonné idéal ? Si tu n’as pas de réponse claire, tu ne postes pas. (Ce filtre-là, appliqué sérieusement, réduit de moitié le volume de posts de la plupart des gens – et double leur engagement.)

Pour creuser la logique de contenu centré sur une cible précise, la stratégie Big Rock Theory donne un cadre utile pour structurer ce travail de fond.

Avoir plus d’abonnés sur instagram passe par l’algorithme – qu’on le veuille ou non

Deuxième axe : comprendre comment Instagram fonctionne pour en tirer parti. Pas en trichant. En jouant le jeu de la plateforme.

La logique d’Instagram est simple à résumer : plus les utilisateurs passent de temps sur la plateforme, plus Instagram est rentable. Donc plus ton contenu retient les gens, plus Instagram le met en avant. C’est mécanique.

Aline identifie quatre leviers concrets.

La régularité, d’abord. Pas tous les jours obligatoirement – trois fois par semaine suffit si c’est tenu. Elle utilise Planoly et Later pour programmer ses posts en avance, avec une session de préparation en début de mois. Ce qui l’intéresse, c’est la constance du signal envoyé à l’algorithme – pas la performance de chaque post individuel.

L’heure de publication, ensuite. Il n’existe pas d’heure universelle – ça dépend de ton audience. La règle : poster juste avant le pic d’activité de tes abonnés, visible dans les statistiques d’un compte professionnel (gratuit, accessible en deux clics dans les paramètres). Les grandes tendances – matin entre 7h et 9h, midi, fin d’après-midi – sont des points de départ, pas des vérités absolues.

L’esthétique du feed, troisième point. Et là, c’est intéressant parce qu’Aline va plus loin que le simple argument visuel.

L’algorithme Instagram a une intelligence artificielle pour les images et il arrive très très bien à savoir si l’image est floue, si l’image est trop sombre, si au contraire elle est bien éclairée, si il y a un joli contraste. Si vous postez des images floues, elles vont être beaucoup moins efficaces.

En 2019, c’était déjà vrai. En 2024, c’est encore plus marqué – les modèles de vision d’Instagram sont nettement plus sophistiqués.

Quatrième levier : les commentaires. Et c’est là que la plupart des créateurs ratent quelque chose de fondamental. Un commentaire vaut cinq likes dans la balance algorithmique, selon Aline. Donc deux choses : poser une question ouverte à la fin de chaque post (simple, précise, pas un sujet de philo), et répondre à chaque commentaire reçu.

Ils ont pris le temps de laisser un commentaire chez vous et on sait à quel point le temps de toute à chacun est précieux. Donc ils vous ont fait un cadeau de quelques secondes pour vous laisser un commentaire. D’où est-ce que vous ne répondez pas ?

Voilà. Aucune raison valable.

La question de la fréquence de publication sur les réseaux sociaux est d’ailleurs un sujet à part entière – et les réponses varient beaucoup selon la plateforme et la maturité du compte.

La méthode qui dérange : aller chercher ses abonnés un par un

Troisième astuce. Celle qu’Aline présente comme son « secret » – et qui est probablement la plus contre-intuitive.

L’idée : ne pas attendre que les gens te trouvent. Aller les chercher. Un par un. Chaque jour.

Aujourd’hui il y a beaucoup de monde sur Instagram, sur Internet et puis dans la vie de manière générale. A quel moment est-ce qu’on pense que les gens vont débarquer chez vous et parce que vous avez mis trois hashtags, vous trouvez miraculeusement et devenir fan. Non, c’est plus possible. Vous êtes noyés dans la masse.

Le protocole qu’elle décrit : identifier chaque jour au moins 30 comptes qui correspondent à ton abonné idéal, liker leurs trois derniers posts, commenter le dernier. Quinze minutes par jour. Tous les jours.

Ce qui rend cette méthode efficace, c’est pas le volume. C’est la sélection. On ne cherche pas des touristes – on cherche des gens qui pourraient devenir des clients. La qualité de l’interaction prime sur la quantité de likes distribués au hasard.

(Et c’est là que la plupart abandonnent au bout d’une semaine, parce que c’est répétitif et que les résultats ne sont pas immédiats.)

Aline assume la limite de la méthode sans détour : ça ne sert à rien si tes fondations ne sont pas solides. Si ton contenu est mauvais, ramener des gens dessus ne fera qu’accélérer les désabonnements. La prospection active ne remplace pas la qualité du feed – elle l’amplifie.

Mais bon, cette approche de prospection manuelle sur les réseaux rappelle quelque chose d’assez proche de ce que font les meilleurs créateurs LinkedIn – aller vers les gens plutôt qu’attendre qu’ils viennent. On a exploré cette logique dans la méthode pour engager sur LinkedIn de Thibault Louis, et les parallèles sont frappants.

Ce que personne ne dit vraiment sur la croissance Instagram

Avoir plus d’abonnés sur instagram, c’est une ambition légitime. Mais le vrai sujet – celui qu’Aline effleure sans le nommer explicitement – c’est la cohérence entre chaque couche du système.

Contenu pertinent pour l’abonné idéal. Signal régulier à l’algorithme. Prospection active ciblée. Ces trois éléments ne fonctionnent pas en silo. Si le contenu est bon mais la prospection nulle, la croissance est lente. Si la prospection est active mais le contenu vide, les gens ne restent pas.

Ce qui m’agace un peu dans beaucoup de contenus sur Instagram, c’est qu’on présente ça comme une série de « hacks » indépendants à appliquer dans n’importe quel ordre. Aline, elle, insiste sur la structure : les fondations d’abord, l’amplification ensuite. C’est moins sexy comme message. C’est pourtant le seul qui tienne.

La question de la cohérence éditoriale – ce fil conducteur entre ce qu’on publie et pour qui – rejoint aussi les problématiques de personal branding. Développer son personal branding suit une logique similaire : avant de vouloir être visible, il faut savoir ce qu’on incarne.

Et une dernière chose : ces conseils datent de 2019. L’algorithme a changé, les formats ont évolué (Reels, Stories, Broadcast Channels…), les comportements aussi. Mais la mécanique de base – créer pour quelqu’un de précis, être régulier, aller vers les gens – elle, n’a pas bougé d’un centimètre.

Avoir plus d’abonnés sur instagram reste, en 2024, une question de discipline plus que de talent. Ce qui a changé, c’est le volume de bruit à traverser pour être entendu. La méthode, elle, ressemble encore beaucoup à ce qu’Aline décrivait dans ce studio il y a cinq ans.

La vraie question, finalement : est-ce que tu es prêt à faire le travail chaque jour – pas juste la semaine où tu as de l’énergie ?

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour avoir plus d'abonnés sur Instagram avec ces méthodes ? +
Aline ne donne pas de délai précis, mais elle indique avoir dépassé 6 000 abonnés en moins d'un an en appliquant ces trois méthodes. Le facteur principal, c'est la régularité : quinze minutes par jour de prospection active, des posts au moins trois fois par semaine, et des réponses systématiques aux commentaires. Les premiers résultats visibles apparaissent généralement au bout de 4 à 8 semaines d'application sérieuse.
Faut-il avoir un compte professionnel Instagram pour avoir plus d'abonnés sur Instagram ? +
Oui, c'est fortement conseillé. Le compte professionnel est gratuit et donne accès aux statistiques d'audience - notamment les horaires de connexion de tes abonnés. Ces données permettent de poster juste avant le pic d'activité, ce qui augmente la visibilité de chaque post auprès de ceux qui te suivent déjà.
Les hashtags suffisent-ils pour avoir plus d'abonnés sur Instagram ? +
Non, et Aline le dit clairement : les hashtags seuls ne suffisent plus. En 2019 c'était déjà le cas, en 2024 c'est encore plus vrai. Les hashtags font partie du socle de base, mais ils doivent être complétés par une prospection active - aller commenter et liker les comptes de tes abonnés idéaux chaque jour.
Quelle est la fréquence de publication idéale sur Instagram pour un compte business ? +
L'idéal selon Aline, c'est tous les jours. Mais elle reconnaît que c'est difficile à tenir. Trois fois par semaine est déjà très efficace si c'est régulier. Elle recommande de programmer ses posts en avance avec des outils comme Planoly ou Later, en bloquant une journée par mois pour créer tout le contenu du mois.
Comment l'algorithme Instagram décide-t-il de mettre en avant un post ? +
L'algorithme favorise les comptes qui gardent les utilisateurs actifs sur la plateforme le plus longtemps possible. Il prend en compte la régularité de publication, la qualité des images (netteté, luminosité, contraste), et surtout l'engagement - en particulier les commentaires, qui valent environ cinq fois plus qu'un like dans la balance algorithmique.
Avoir plus d'abonnés sur Instagram est-il vraiment utile pour un business ? +
Oui, à condition de chercher les bons abonnés. Un compte qui grossit en nombre sans croître en qualité ne sert pas ton business. L'objectif n'est pas d'atteindre des millions de followers, mais d'attirer régulièrement des profils qui correspondent à ton client idéal - des gens susceptibles d'acheter tes produits ou services. Un compte qui stagne, c'est un compte que personne de nouveau ne découvre.

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