testing créa facebook ads

Testing et optimisation sur Facebook ads : la méthode INGA avec Christophe Terrin, Co-Founder

Épisode diffusé le 11 avril 2024 par Danilo Duchesnes

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Le testing créa facebook ads, tout le monde dit le faire. Christophe Terrin, co-founder d’INGA – la marque d’éponges qui a fait l’une des meilleures campagnes Ulule de l’histoire – le fait vraiment. Et la nuance entre les deux, elle coûte cher si tu la rates.

J’ai écouté cet épisode du Rendez-vous Marketing de Danilo Duchesnes deux fois. La première fois en diagonale, la deuxième avec un carnet. Parce qu’il y a dedans quelque chose de rare : quelqu’un qui parle de ses erreurs actuelles, pas de ses succès passés. Christophe dit clairement qu’il itère encore trop vite sur des créas qui n’ont pas fait leurs preuves. C’est le genre d’aveu que t’entends pas souvent dans un podcast marketing.

Alors voilà ce que j’en ai tiré – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise il y a trois ans quand je regardais mes campagnes cramées avec des tests dans tous les sens et aucune méthode.

Concept, angle, hook : arrête de tout mélanger

Le vrai problème dans le testing créa facebook ads, c’est qu’on confond trois niveaux qui n’ont rien à voir. Christophe le pose clairement dans l’épisode, et ça vaut la peine de s’y arrêter.

Le concept, c’est le format : micro-trottoir, format podcast, style montage TV, UGC. Le angle marketing, c’est le message : tu parles économie, hygiène, écologie, efficacité. Et le hook, c’est les 3 premières secondes – une phrase, un visuel, un mouvement qui capte ou pas.

« Imagine tu prends un micro-trottoir, ça marche bien. Dans le micro-trottoir, tu vas parler d’économie et tu te dis OK, ça a bien marché, j’aimerais bien le tester sur écologie, sur efficacité et sur hygiène par exemple. »

Dit comme ça, c’est logique. Mais dans la pratique, la plupart des équipes créa mélangent tout dans le même test et ne savent plus ce qui a fonctionné.

Trois variables qui bougent en même temps, c’est zéro insight. C’est juste du bruit.

Ce qui m’agace, c’est que ce principe est connu depuis des années en A/B testing web – une variable à la fois, toujours – et pourtant dès qu’on parle de pub vidéo, les gens re-partent de zéro et testent un concept nouveau avec un angle nouveau et un hook nouveau. Et ils sont surpris de ne pas savoir pourquoi ça marche ou pas.

Concrètement, la hiérarchie selon Christophe : d’abord valider le concept, ensuite décliner les angles marketing sur ce concept qui marche, et seulement en fin de course tester les variations de hook. Pas avant. Le hook en dernier, sur une créa déjà validée.

Le testing créa facebook ads commence par le benchmark, pas par l’idée

Avant même de parler de campagne de test, Christophe explique comment les idées arrivent chez INGA. Et là, pas de méthode révolutionnaire : brainstorming interne + benchmark intensif.

L’outil qu’il cite, c’est Forplay (parfois écrit Foreplay). Le principe : tu enregistres les pubs que tu vois passer sur Facebook et TikTok – celles qui t’accrochent, celles qui semblent bien tourner – et tu constitues ta bibliothèque de références. Méta français, méta US, organique aussi maintenant.

« En France, on commence à avoir des gens pas trop mauvais en créa. 900 Care, évidemment ils sont très forts. Boc Superstar aussi. Et les Skins aussi je trouve pas mal, qui ne vont pas loin dans leur concept et qui sont assez innovants. Et après on regarde beaucoup les US. »

Honnêtement, je m’attendais à quelque chose de plus sophistiqué. Mais c’est exactement ça l’insight : les meilleures équipes créa ne réinventent pas, elles regardent ce qui marche ailleurs et elles le testent dans leur univers.

Ce que j’ai trouvé intéressant – et que Christophe ne dit pas explicitement mais qui transparaît – c’est que le benchmark n’est pas là pour copier. C’est là pour identifier des structures narratives qui fonctionnent indépendamment du produit. Le micro-trottoir marche parce que la structure marche, pas parce que l’éponge est fascinante.

Pour creuser la question de comment analyser la performance d’une créa Facebook ads avec des indicateurs concrets, il y a un article sur ce site qui va plus loin sur les métriques à regarder.

Les hooks qui cartonnent chez INGA – et pourquoi ça a aucun sens

Christophe donne trois exemples concrets de hooks qui ont bien marché sur leurs campagnes. Et clairement, c’est pas ce à quoi on s’attend d’une marque d’éponges.

Premier hook : une éponge lancée dans les toilettes avec un effet rewind. Hook rate autour de 50%. Deuxième : du texte écrit sur des post-its ou sur un plan de travail – généralement au-dessus de 30% de hook rate. Troisième : un doigt qui fait tourner une éponge sur une ventouse. C’est tout. Rien d’autre.

« C’est souvent des scènes étonnantes qui marchent. Vraiment un truc que t’as jamais vu. En effet jeter une éponge dans les toilettes, c’est très rare que tu vois ça. Évidemment ça attire l’attention. »

Voilà. La définition du bon hook en une phrase.

Ce que ça dit sur le testing créa facebook ads en général : le hook n’a pas besoin d’être cohérent avec le message. Il a juste besoin d’arrêter le scroll. La logique narrative vient après. Et c’est là que beaucoup de marques se plantent – elles veulent un hook qui soit aussi le message, qui soit aussi la preuve, qui soit aussi l’appel à l’action. Résultat : un truc propre, logique, et qui ne fait pas stopper le pouce.

Le hook rate, pour ceux qui ne sont pas familiers du terme, c’est le pourcentage de personnes qui regardent les 3 premières secondes d’une vidéo par rapport aux impressions totales. Plus c’est élevé, plus ta créa capte l’attention au moment critique. Et 30% c’est déjà bien – beaucoup de comptes tournent sous les 20%.

Pour aller plus loin sur la méthode pour produire des créas performantes sur Facebook, c’est par là.

Comment structurer une campagne de testing créa facebook ads

C’est là que la conversation devient vraiment intéressante – et un peu contradictoire, dans le bon sens.

Chez INGA, quasiment toutes les créas passent par une campagne de testing dédiée avant d’aller en production (sauf cas exceptionnel type Black Friday où la créa va directement live). Et dans cette campagne, il y a toujours une créa par ad set. Règle non négociable – pour forcer la dépense sur chaque créa individuellement.

Mais il y a deux logiques de test différentes, et c’est là que c’est subtil.

Logique 1 : est-ce que cette créa marche ou pas ? Dans ce cas, pas besoin de significativité statistique. Tu mets un petit budget, tu regardes si les perfs globales sont bonnes, et assez vite tu sais si elle a sa place en campagne de scale.

Logique 2 : quelle créa marche mieux que l’autre ? Là, le test est plus rigoureux. En AB, budget fixé au niveau des ad sets, et on attend la significativité statistique avant de trancher.

« Mettons tu mets un budget de 100€ sur une créa. Tu vas avoir plusieurs dizaines de milliers d’impressions si je me trompe pas. Plusieurs centaines de clics et quelques conversions. Entre 2 et 10 conversions grosso modo. Finalement tu vas avoir beaucoup plus de data sur ton hook rate, sur ton CTR que sur tes conversions. »

C’est exactement le problème.

Avec 100€ de budget, tu as statistiquement beaucoup plus d’informations sur l’engagement que sur les ventes. Alors le débat qui revient : est-ce qu’on coupe une créa parce qu’elle a un mauvais CPA sur 3 conversions, ou est-ce qu’on fait confiance au hook rate et au CTR ?

Christophe a eu ce débat vendredi dernier avec son agence (c’est lui qui le dit, pas une anecdote inventée). Sa conclusion provisoire : il a poussé la créa avec le meilleur hook rate et le meilleur CTR plutôt que celle avec le meilleur CPA sur petit budget. Et c’est celle-là qui a gagné en campagne de production.

Un exemple. Pas dix. Il le dit lui-même – impossible de généraliser. Mais c’est la direction vers laquelle il veut aller.

Pour comprendre comment scaler sur Facebook ads une fois qu’on a validé des créas, les 4 méthodes de scale méritent un détour.

Le persona, la variable oubliée du testing créa facebook ads

Un point que Christophe glisse presque en passant – et que j’aurais tendance à mettre bien plus en avant.

En plus du format et de l’angle marketing, il y a le persona à l’écran. Et chez INGA, ça donne des résultats contre-intuitifs.

« Les garçons marchent mieux sur nos produits. Je pense qu’il y a peut-être des biais culturels qui font que c’est plus apprécié d’avoir un homme qui parle de ménage en étant dans le cliché quoi. Donc ça fonctionne mieux. »

Je trouve ça dingue et parfaitement logique en même temps. Une marque d’éponges vendue majoritairement à des femmes (probablement), et c’est un homme à l’écran qui convertit le mieux. Parce que c’est inhabituel. Parce que ça crée une dissonance qui retient l’attention.

C’est exactement le même mécanisme que le hook à l’éponge dans les toilettes : l’inattendu capte, le prévisible passe.

Du coup, dans une matrice de testing créa facebook ads complète, tu as potentiellement : concept × angle marketing × persona × hook. Ce qui fait beaucoup de combinaisons. Et très peu de budget pour tout tester. C’est pour ça que la hiérarchie – concept d’abord, hook en dernier – est indispensable. Sans elle, tu disperses tout sur des variables dont tu ne maîtrises pas la valeur.

La question que Christophe pose lui-même à la fin, c’est comment devenir plus méthodique là-dessus. Et je pense honnêtement qu’il n’y a pas de réponse simple. Ça dépend des ressources, du catalogue créa disponible, du rythme de sortie des produits. Et clairement, même les équipes qui font ça depuis des années tâtonnent encore.

La campagne trafic pour itérer vite sur les hooks

Un dernier truc que Christophe partage, sur les conseils d’une autre agence (Media, citée dans la transcription) : une campagne trafic dédiée, avec un tout petit budget quotidien, uniquement pour tester des variations mineures sur des créas déjà validées.

Thumbnail, titre, hook textuel – des micro-variations sur un contenu qui a déjà prouvé qu’il convertit. L’idée c’est que sur une bonne créa, tu as naturellement plus de conversions, donc tu obtiens des données significatives plus vite et moins cher.

Et à l’inverse : itérer sur une créa qui marche pas, c’est jeter du budget dans le vide. Tu auras jamais assez de signal pour savoir si c’est le hook ou la créa elle-même qui pose problème.

Ça me semble être – enfin – la bonne direction pour faire du testing créa facebook ads sans exploser ses coûts d’acquisition. Pas révolutionnaire, mais rarement appliqué vraiment.

Pour aller plus loin sur les erreurs qui plombent le ROAS sur Meta Ads, il y a un article qui recense 21 patterns qu’on voit systématiquement en audit. Et si tu veux le détail de la méthode INGA sur le scaling proprement dit, la deuxième partie de l’épisode avec Christophe Terrin creuse exactement ça.

Il n’y a pas de règle absolue dans le testing créa facebook ads. Christophe le dit lui-même à la fin de l’épisode – et c’est peut-être la chose la plus honnête dite dans ce podcast depuis longtemps.

Questions fréquentes

Comment structurer une campagne de testing créa facebook ads ? +
L'approche recommandée : une créa par ad set pour forcer la dépense individuellement, et deux logiques de test distinctes. La première pour savoir rapidement si une créa a du potentiel - on regarde le hook rate et le CTR sans attendre la significativité statistique. La deuxième pour comparer deux créas entre elles de façon rigoureuse - là on attend d'avoir assez de données avant de trancher. Quasiment toutes les créas devraient passer par cette campagne avant d'aller en production.
Dans quel ordre faut-il tester concept, angle marketing et hook ? +
Concept d'abord, angle marketing ensuite, hook en dernier. C'est la hiérarchie qui fait sens : inutile de tester des variations de hook sur une créa dont le concept ou l'angle n'a pas encore été validé. Le hook s'itère en fin de course, sur quelque chose qui a déjà montré qu'il fonctionnait.
C'est quoi le hook rate et quel score viser sur Facebook ads ? +
Le hook rate, c'est le pourcentage de personnes qui regardent les 3 premières secondes d'une vidéo par rapport au nombre total d'impressions. Un score au-dessus de 30% est considéré comme bon. Chez INGA, certains hooks atteignent 50% - notamment des scènes visuellement inhabituelles comme une éponge lancée dans des toilettes avec un effet rewind.
Faut-il regarder le CPA ou le CTR pour juger une créa en test ? +
C'est le débat central du testing créa facebook ads sur petit budget. Avec 100€ de dépense, tu as peut-être 2 à 10 conversions - pas assez pour être statistiquement significatif. En revanche, tu as des centaines de clics et des données solides sur le hook rate et le CTR. Christophe Terrin fait le choix de prioriser les métriques d'engagement en phase de test, et de vérifier ensuite en campagne de production.
Comment trouver des idées de concepts créatifs pour ses pubs Facebook ? +
Benchmark et brainstorming interne, dans cet ordre. L'outil Forplay permet d'enregistrer les publicités qui fonctionnent sur Facebook et TikTok pour constituer une bibliothèque de références. INGA regarde aussi bien les acteurs français - 900 Care, Boc Superstar, les Skins - que les comptes US pour identifier des structures narratives transposables.
Est-ce que le persona à l'écran influence les résultats d'une pub Facebook ? +
Oui, et parfois de façon contre-intuitive. Chez INGA, les créas avec des hommes à l'écran convertissent mieux que celles avec des femmes - pour une marque d'éponges dont la cible est probablement majoritairement féminine. L'explication avancée : l'inattendu retient l'attention. C'est une variable à intégrer dans son testing créa facebook ads au même titre que le concept ou l'angle marketing.

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