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4 méthodes de scale sur Facebook ads

Épisode diffusé le 1 février 2024 par Danilo Duchesnes

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Vouloir scale Facebook Ads sans savoir quoi toucher, c’est un peu comme appuyer sur tous les boutons d’un avion en espérant qu’il monte. Danilo Duchesnes, fondateur de l’agence DHS Digital et habitué à piloter des comptes à plus de 1000 euros par jour sur Meta, a posé dans un épisode du Rendez-vous Marketing quatre méthodes concrètes pour accélérer la dépense publicitaire – sans casser les performances. Pas de théorie. Des cas clients, des chiffres, des erreurs nommées.

Ce qui frappe d’emblée dans son approche, c’est le point de départ. Avant même de parler de budget, il y a une condition préalable : savoir ce qui marche. Audiences, créatifs, formats – sans cette base d’analyse, le scale ne fait qu’amplifier ce qui ne fonctionne pas. Et ça, ça coûte cher.

Quatre méthodes donc. Chacune avec sa logique propre, ses contraintes, ses cas d’usage. On va les décortiquer une par une – en ajoutant ce que la transcription ne dit pas toujours explicitement mais qui se lit entre les lignes.

La méthode des combinaisons gagnantes : scale Facebook ads par le haut

L’idée est brutalement simple. Tu prends tes deux ou trois meilleures audiences des six derniers mois. Tu prends tes deux ou trois meilleures créas. Tu crées une campagne CBO – budget au niveau de la campagne, pas des ensembles. Et tu la lances avec un budget important dès le départ.

Ensuite, tu augmentes. Par paliers de 20 %, tant que le ROS reste au-dessus de l’objectif. C’est mécanique, presque brutal dans sa logique.

« Vraiment l’idée, c’est de prendre tout ce qui a le mieux marché sur le compte, de faire une campagne CBO et de démarrer avec un gros budget et ensuite on accélère la dépense de la campagne tant qu’on est au-dessus de notre objectif de ROS. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Et ça l’est – à condition d’avoir les données pour alimenter la machine.

Parce que c’est là que ça coince souvent. Si le compte est récent ou si les tests ont été mal structurés, il n’y a rien à combiner. Danilo le dit clairement : sans données suffisantes, il faut d’abord tester en EBO – budget au niveau des ensembles de publicité, un budget par audience équivalent au CPA cible. Donc si le CPA visé est 30 euros, chaque ensemble reçoit 30 euros. Propre. Lisible. Et seulement après, les gagnants intègrent la CBO.

Pour les créas, c’est encore plus structuré. Trois niveaux à tester dans l’ordre : l’axe (le message), le format (image, vidéo, carrousel), puis le concept. Chaque niveau a son propre ensemble de publicité. (Ce qui veut dire qu’une phase de test sérieuse peut mobiliser beaucoup d’ensembles – et donc de budget de test.)

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt – enfin, ce que j’aurais voulu lire dans un brief d’agence – c’est que la méthode des combinaisons gagnantes n’est pas une méthode de lancement. C’est une méthode de capitalisation. Elle suppose un historique. Elle suppose des cicatrices.

Reste une question que Danilo ne tranche pas vraiment : à partir de combien de données peut-on considérer qu’une audience est vraiment «gagnante» ? Six mois c’est long. Les comportements changent. Et si tes meilleures audiences de l’été sont des fantômes en janvier ?

Advantage Plus Shopping : arrêtez de l’utiliser comme un terrain de test

C’est probablement le point le plus important de tout l’épisode. Et le plus souvent mal compris, d’après ce que Danilo observe sur les comptes qu’il audite.

Advantage Plus Shopping – la campagne automatisée de Meta pour l’e-commerce – n’a aucune notion de ciblage. Zéro. L’algorithme décide seul à qui montrer les publicités. Du coup, l’unique levier de performance disponible, c’est la créa. Et si tu lui donnes des créas dont tu n’es pas sûr, la campagne plante. Ou pire, elle dépense quand même.

« Advantage Plus Shopping, c’est une campagne qui n’a aucune notion de ciblage. Donc si elle n’a pas de notion de ciblage, ça veut dire que le levier de performance principal, c’est la créa. Donc si vous lui donnez des mauvaises créas, bah cette campagne elle peut pas marcher. »

C’est exactement le problème. Beaucoup d’annonceurs – et d’agences – l’utilisent pour tester des visuels. Or c’est une campagne d’accélération, pas une campagne d’exploration.

Les recommandations concrètes de Danilo pour scale Facebook Ads via Advantage Plus sont au nombre de cinq. D’abord, ne récupérer que les meilleures publicités des six derniers mois. Ensuite, ne pas lancer plus de quatre à six créas simultanément – pour laisser l’algorithme comprendre sans être submergé. Investir au minimum quatre fois le CPA par jour (20 euros de CPA cible = 80 euros minimum par jour). Laisser la campagne atteindre 35 à 50 fois le CPA en dépense totale avant de prendre une décision. Et enfin, segmenter par gamme ou par persona si le catalogue est large.

Et si ça se met à moins bien fonctionner ? Danilo préconise de la couper – vraiment couper, pas juste réduire le budget – et de relancer une duplication avec des créas des trois derniers mois uniquement. Sur un compte client, ce simple changement a donné une baisse de CPA de 128 % et une hausse de ROS de 131 %. (Ces chiffres sont ceux annoncés dans l’épisode – à prendre avec le contexte d’un compte spécifique, mais ils illustrent l’amplitude possible.)

Ce qui m’agace un peu dans cette section, c’est l’absence de discussion sur la saturation créative. À force de recycler les meilleures créas des six derniers mois, à quel moment l’audience est-elle trop exposée ? La question reste ouverte. En tout cas pour moi. Pour creuser la logique créa sur Meta, l’épisode sur cibler avec la créa sur Facebook Ads donne des angles complémentaires intéressants.

DABA, trois façons de l’exploiter pour scale Facebook Ads

Dynamic Ads Broad Audiences. Le nom est barbare, le principe est élégant. Meta va identifier des personnes ayant eu des comportements d’achat pour des produits similaires aux vôtres – que ce soit sur Facebook ou en dehors. Pas de ciblage manuel. Pas d’audience Lookalike à construire. L’algorithme trouve lui-même les poches d’audience que CBO et Advantage Plus n’ont pas touchées.

Danilo présente trois variantes. La DABA classique : prendre ses meilleures créas (images ou vidéos), les passer en format collection via le catalogue, audience large, et augmenter le budget par paliers – même logique que la CBO, tant que le ROS cible est atteint.

La DPA best seller. Une campagne dynamique, un seul ensemble de publicité, une seule publicité. L’ensemble de produits dans le catalogue ne contient que les best-sellers – une dizaine suffit. La publicité tourne en format carrousel, les produits défilent, et la copie annonce clairement qu’il s’agit des incontournables de la boutique.

« Vous pouvez également adapter votre copie et déclarer qu’il s’agit des incontournables de votre boutique et le tour est joué. C’est une campagne qu’on a commencé à exploiter sur certains comptes en fin d’année dernière et qui performe super bien. »

Simple. Presque trop simple pour être pris au sérieux. Et pourtant.

La troisième variante – la DABA multi feed – est clairement la plus sophistiquée. Un ensemble de publicité par catégorie de produits. Budget dédié à chaque gamme. Résultat : on arrête de saupoudrer le budget sur des catégories qui ne convertissent pas, et on peut scaler chirurgicalement les catégories qui fonctionnent.

L’exemple concret donné dans l’épisode est éloquent. Un compte dans la lingerie, huit gammes testées – bas coutures, bas fantaisies, collants opaques, et ainsi de suite. 2000 euros dépensés au total. CPA global de 17,48 euros. Plus de 6000 euros de CA généré. ROS de 3,30. Et parmi les huit gammes, seules trois ont fonctionné – avec des CPA à 10,72, 11,49 et 24,10 euros (la cible étant sous les 25 euros). Les cinq autres ont été coupées. Budget réalloué aux trois gagnantes.

C’est une démonstration assez nette de l’avantage du multi feed : sans cette granularité, les mauvaises gammes auraient dilué les performances des bonnes. La campagne globale aurait affiché un CPA moyen acceptable – mais en masquant des gammes à 40 euros et des gammes à 11 euros dans le même sac.

Pour aller plus loin sur la logique de ciblage dans les campagnes Meta, l’épisode sur le ciblage Facebook Ads en 2024 complète bien cette approche par les audiences larges et automatisées.

Cost cap : la méthode de scale Facebook ads la plus contraignante

Quatrième méthode. Et clairement la plus délicate à manier.

Le cost cap, c’est une limite de coût que tu fixes à Meta. Tu lui dis : « Tu peux dépenser ce que tu veux, mais pas au-delà de X euros par acquisition. » L’algorithme cherche des achats sans dépasser ce plafond. En théorie, c’est parfait pour scale Facebook Ads avec une contrainte de rentabilité stricte. En pratique, ça sous-dépense régulièrement.

« Il se peut qu’elle ne dépense pas tout votre budget. Et pour éviter ce problème, vous devez mettre une limite de coût suffisamment proche de votre CPA cible et puis mettre un budget assez important dès le départ. Donc par exemple 500 euros par jour. »

500 euros par jour pour une campagne qui va peut-être en dépenser 200. C’est le deal. Tu acceptes l’inefficience budgétaire en échange de la maîtrise du CPA.

Danilo est honnête là-dessus – c’est une campagne plus difficile à gérer que les autres. Mais il y a un cas d’usage où elle devient quasi-indispensable : quand certains produits du catalogue ont des contraintes de vente spécifiques. Des marges serrées, des régulations, des catégories où dépasser un certain CPA signifie vendre à perte. Dans ces situations, le cost cap n’est pas une option parmi d’autres. C’est la seule façon de scale Facebook Ads sans prendre de risque sur la marge.

Ce que l’épisode ne dit pas – et c’est une limite réelle – c’est comment réagir quand le cost cap sous-dépense pendant plusieurs jours consécutifs. Est-ce qu’on remonte la limite ? Est-ce qu’on change les créas ? Est-ce qu’on coupe ? La réponse dépend du compte, du secteur, de la saisonnalité. Mais ça aurait mérité un exemple chiffré, comme pour la DABA multi feed.

Les récents changements sur la gestion des budgets Meta Ads ont d’ailleurs modifié certains comportements du cost cap – un contexte à garder en tête si tu testes cette méthode maintenant.

Ce que ces quatre méthodes ont en commun – et ce qu’elles ne disent pas

Trois fils rouges traversent tout l’épisode. D’abord, l’obsession de l’historique de données. Chaque méthode présuppose qu’on sait ce qui marche. Sans ça, le scale amplifie le bruit, pas le signal.

Ensuite, la logique de capitalisation plutôt que d’exploration. On ne teste pas dans une campagne de scale. On teste ailleurs, dans des conditions contrôlées, et on ne met dans les campagnes d’accélération que ce qui a déjà prouvé quelque chose. (Ce qui suppose d’avoir une infrastructure de test propre en parallèle – ce que beaucoup de comptes n’ont pas.)

Enfin, la patience sur les budgets. Que ce soit les 35 à 50 fois le CPA avant de toucher à Advantage Plus, ou le budget gonflé du cost cap, Danilo défend systématiquement l’idée de laisser l’algorithme respirer. Dans un secteur où tout le monde veut des résultats en 48 heures, c’est une position qui va à contre-courant.

Bref. Ces méthodes pour scale Facebook Ads ne sont pas des recettes magiques. Ce sont des cadres – et leur efficacité dépend entièrement de la qualité de ce qu’on y met. Mauvaises créas, audiences mal analysées, CPA cible mal calibré : chaque variable peut faire dérailler n’importe laquelle de ces quatre approches.

Pour ceux qui gèrent des comptes à gros volumes, l’épisode sur comment structurer un compte Facebook Ads à 50K euros par mois pousse la réflexion encore plus loin sur l’architecture de campagne. Et pour voir comment le scale s’articule avec une stratégie multi-levier plus large, l’étude de cas sur Flotte et la diversification de l’acquisition est un bon complément – parce qu’à un moment, scale Facebook Ads seul a ses limites.

Et la vraie question – celle que l’épisode ne pose pas – c’est : quand est-ce qu’on arrête de scaler ? Quand le marché adressable est saturé, quand le catalogue ne suit plus, quand l’équipe créa est à bout. Le scale a un plafond. Danilo le sait probablement. Mais c’est un autre épisode.

Questions fréquentes

Comment scale Facebook Ads sans exploser son CPA ? +
La clé, c'est de ne scaler que ce qui a déjà prouvé sa valeur. Audiences testées en EBO, créas validées sur les six derniers mois - on ne met dans une campagne CBO ou Advantage Plus que ce qui a un historique de performance. Les augmentations de budget se font par paliers de 20 %, uniquement tant que le ROS reste au-dessus de l'objectif.
C'est quoi la différence entre CBO et Advantage Plus Shopping pour scale Facebook Ads ? +
La campagne CBO donne un budget au niveau de la campagne et laisse Meta répartir entre les ensembles. Advantage Plus Shopping va plus loin dans l'automatisation : aucun ciblage manuel, l'algorithme décide seul. Du coup, la créa devient le seul levier. Pour le scale Facebook Ads, les deux sont complémentaires - CBO pour capitaliser sur les meilleures combinaisons audience-créa, Advantage Plus pour amplifier les créas déjà performantes.
Qu'est-ce que la campagne DABA sur Facebook ? +
DABA signifie Dynamic Ads Broad Audiences. Meta identifie automatiquement des personnes ayant eu des comportements d'achat pour des produits similaires aux vôtres. Trois variantes existent : la DABA classique en format collection, la DPA best seller avec un carrousel des produits phares, et la DABA multi feed avec un ensemble de publicité par catégorie de produits. Cette dernière permet de scaler chirurgicalement les gammes qui convertissent sans financer celles qui ne marchent pas.
Combien de créas mettre dans une campagne Advantage Plus Shopping ? +
Danilo Duchesnes recommande quatre à six publicités maximum simultanément. L'idée est de laisser l'algorithme identifier ce qui fonctionne sans lui donner trop d'éléments d'un coup. Si vous avez identifié 15 créas performantes, lancez-en quatre à six, observez, puis faites évoluer.
Le cost cap est-il une bonne stratégie pour scale Facebook Ads ? +
Oui, mais avec des réserves. Le cost cap garantit que Meta ne dépassera pas un CPA que vous fixez, ce qui est utile quand les marges sont serrées ou quand certains produits ont des contraintes de rentabilité strictes. L'inconvénient majeur : la campagne sous-dépense souvent. Pour limiter ça, il faut un budget de départ important - Danilo suggère 500 euros par jour minimum - et une limite de coût proche du CPA cible réel.
Combien de temps laisser tourner une campagne scale Facebook Ads avant de l'optimiser ? +
Pour Advantage Plus Shopping, Danilo préconise d'attendre que la campagne ait dépensé entre 35 et 50 fois le CPA cible avant de prendre une décision. Donc si votre CPA cible est 20 euros, la campagne doit avoir dépensé entre 700 et 1000 euros. En dessous de ce seuil, toute décision radicale risque d'être prise sur des données insuffisantes.

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