offre de fin d'année

7. L’ultime stratégie pour exploser tes ventes en fin d’année

Épisode diffusé le 31 octobre 2024 par Aurélie Gauthey

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Une offre de fin d’année lancée sans page de vente, sans bon de commande, sans tunnel. Juste des stories Instagram et cinq prospects bien ciblés. Résultat : cinq ventes. Ce que raconte Aurélie Gauthey dans son podcast Entrepreneur née pour impacter, c’est pas un cas d’école – c’est ce qu’elle a vécu lors du lancement de son mastermind. Et franchement, ça remet pas mal de croyances à plat sur ce qu’il faudrait avoir en place avant d’oser vendre en novembre ou décembre.

Deux mois. C’est ce qu’il reste entre mi-octobre et le 31 décembre. Soit le temps de finir l’année en roue libre, soit le temps de déclencher quelque chose. Aurélie Gauthey, business coach qui accompagne des entrepreneurs générant entre 3 000 et 10 000 euros par mois, pose une question simple : est-ce que tu as vraiment décidé que c’était trop tard ?

Ce qu’elle observe – et elle le dit cash – c’est que la plupart des entrepreneurs se réveillent le 20 novembre en mode panique. Les concurrents ont sorti leurs offres, les notifications Black Friday pleuvent, et là tu regardes ton agenda vide en te demandant ce que tu aurais pu faire. L’urgence, ça coûte cher en énergie et en cohérence.

La vraie question, c’est pas ‘comment je fais une offre en 48h’. C’est ‘est-ce que j’ai envie de jouer ce game cette année, et si oui, comment je joue malin ?’

Le piège du ‘c’est trop tard’ – et comment s’en sortir

Chaque année, le même film. On arrive en novembre, on a pas atteint ses objectifs annuels, et au lieu de jouer les deux derniers mois, on commence à préparer janvier. (Ce qui est pas forcément une mauvaise idée, mais c’est clairement une façon de se défiler.)

Aurélie Gauthey utilise une image qui m’a un peu scotché :

« C’est comme si tu étais en train de faire une course de fond et qu’arrivé aux 100 m de l’arrivée tu dis ‘Ouh là bof, j’sais pas, c’était pas fou quand même, j’aurais pu faire mieux.’ Le petit rat mental, tu vas l’arrêter immédiatement. »

Dit comme ça, c’est difficile d’argumenter. Cent mètres avant la ligne, tu sprintes – tu ne philosophes pas sur ta foulée.

Mais – et c’est là où elle nuance quelque chose que beaucoup de coachs business ne disent pas – elle insiste aussi sur le fait que participer au Black Friday ou faire une offre de Noël n’est pas obligatoire. Si t’as pas envie, si ça te prend pas aux tripes, si c’est juste parce que t’as vu tes concurrents s’agiter : laisse tomber. Un business qui te crame, c’est pas un business au service de ton bien-être.

La vraie décision à prendre avant de réfléchir à quoi que ce soit d’autre, c’est : est-ce que tu as un besoin financier urgent aujourd’hui ? Parce que si oui, la réponse est simple – tu y vas et tu donnes tout. Et si non, la motivation doit venir d’ailleurs. D’une envie réelle, d’un objectif de visibilité, d’une curiosité de tester quelque chose. Pas de la peur de rater le train.

Construire une offre de fin d’année qui excite vraiment ta cliente

Cinquante euros de réduction. C’est l’exemple qu’Aurélie balance comme contre-exemple. Elle demande à ses clientes : toi-même, si quelqu’un t’envoyait une offre à 500 euros avec une promo de 50 euros dessus, est-ce que t’achèterais maintenant ?

« Bah, je t’avoue Aurélie que ça m’exciterait pas des masses. Au final, ça me mettrait pas une notion d’urgence pour me dire c’est le moment ou jamais. »

C’est exactement le problème. On crée des offres pour se rassurer soi – pas pour que la cliente ressente quelque chose.

La offre de fin d’année qui fonctionne, selon elle, répond à l’une de ces deux logiques. Soit c’est une offre que tu proposes toute l’année, mais là tu fais un effet wahou – sur le tarif, sur un bonus exceptionnel, sur quelque chose qui n’existe que maintenant. Soit c’est une offre que tu ne sors jamais le reste de l’année, et là l’exclusivité fait le travail toute seule.

Et puis il y a une question qu’elle pose et que je trouve particulièrement bien foutue : si j’étais ma propre cliente idéale, quelle est l’offre dont j’aurais rêvé à cette période ? Pas l’offre que t’as envie de créer. L’offre que ta cliente attend sans le savoir encore. Sur la perte de poids ? Propose quelque chose sur comment mieux vivre les fêtes – parce que les fêtes sont une source de stress énorme pour ce profil de cliente. Sur la productivité ? Aide-la à fermer l’année proprement. Tu vois l’idée.

Et oui, elle l’aborde aussi – fixer ses tarifs en dessous de son seuil de rentabilité peut avoir du sens. Pas comme stratégie permanente, mais comme levier ponctuel pour décrocher des témoignages, tester une nouvelle offre, ou monter en confiance avec un nouveau type de cliente. C’est pas se vendre au rabais – c’est investir dans sa crédibilité future.

Sans page de vente parfaite : le moment où les chiffres ont parlé

C’est ici que le cas concret d’Aurélie Gauthey change la discussion. Quelques mois avant le lancement officiel de son mastermind ‘Manifeste Illimité’ – un programme pour entrepreneurs qui génèrent entre 3 000 et 10 000 euros par mois et veulent scaler sans s’épuiser -, elle a fait une chose très simple.

Des stories. C’est tout.

« J’avais pas de page de vente, j’avais pas de bon de commande, mais j’ai vendu mes 5 audits. En réalité, mon objectif c’était d’avoir un premier contact avec ces personnes qui étaient mes clientes idéales. »

Voilà. Ce qui comptait, c’était la conversation humaine – pas le tunnel parfait. Et en bonus : des témoignages, une meilleure connaissance de sa cliente idéale, et une page de vente améliorée grâce aux retours de ces cinq personnes.

Ce modèle s’applique directement à une offre de fin d’année. T’as pas de temps pour tout préparer ? Tu envoies un mail à ta liste. ‘Je cherche cinq personnes qui souffrent de X, je les accompagne à Y, appel gratuit pour en discuter.’ Point. Pas de funnel. Pas de séquence email en douze étapes. Un mail, une proposition, cinq prospects.

Pour attirer des clients engagés, parfois c’est la simplicité du geste qui crée la confiance – pas la complexité de la mécanique derrière.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise – enfin, ce que j’aurais voulu lire quand je couvrais les premières newsletters de coachs en 2014 – c’est que la perfection technique est souvent une façon habillée de procrastiner.

La perfectionnite aiguë : comment elle te coûte des ventes concrètes

Allons-y franchement. La to-do list qu’Aurélie décrit, on l’a tous vue :

  • La page de vente avec le bon de commande intégré
  • La séquence email en sept parties avec le mail de relance J+3
  • Les trente posts Instagram planifiés sur le bon outil

Et pendant qu’on fabrique tout ça, novembre passe. Le Black Friday passe. Et on se retrouve le 10 décembre avec une infrastructure parfaite et zéro vente parce que zéro prospect a vu l’offre.

Aurélie le dit avec une franchise qui tranche :

« Allô la Terre, si vous me recevez, stop à la perfectionnite aiguë. Ce n’est pas parce que tu as la page de vente parfaite, le bon de commande parfait, le mail parfait que tu vendras ou que tu ne vendras pas. »

Ce qui m’agace dans cette industrie du coaching, c’est la façon dont certains formateurs vendent la technique comme condition préalable à la vente. Le vrai préalable, c’est d’avoir quelque chose à dire à quelqu’un qui a besoin de l’entendre.

Et même si tu démarres, même si tu as cent abonnés et pas encore de système rodé – tu n’as besoin que d’une bonne prospect pour faire une vente. Une. Les paliers financiers d’un entrepreneur se construisent exactement comme ça : une vente, puis une autre, pas d’un coup avec un système parfait dès le début.

Construire une offre de fin d’année : tester sans y mettre sa vie

Un truc qu’Aurélie répète plusieurs fois et qui mérite qu’on s’y arrête : ne pas mettre toute sa vie émotionnelle sur les résultats d’un premier test.

C’est contre-intuitif. On a tous ce réflexe de sur-investir sur les périodes clés – Black Friday, Noël – parce que l’enjeu est visible. Les concurrents postent, les chiffres du secteur circulent, on se dit que c’est maintenant ou jamais. Et du coup on arrive sur ces deux mois avec une pression qui garantit presque le bug.

L’approche qu’elle propose est différente. Tu joues. Tu testes ta offre de fin d’année comme une expérimentation, pas comme un examen. Tu y vas avec la conviction que ça peut marcher – mais sans conditionner ton estime de toi au résultat.

Et après – et ça c’est souvent la partie qu’on zappe – tu débriefes. Elle conseille de bloquer deux heures dans l’agenda, un mois ou deux après l’action. Est-ce que ça t’a plu ? Combien d’appels ? Combien de ventes ? Qu’est-ce qui n’a pas marché et pourquoi ? Cette boucle de feedback, c’est ce qui transforme un test raté en capital pour l’année suivante. Sans ça, tu refais les mêmes erreurs en boucle.

Une limite à tout ça, quand même : cette approche ‘fais simple et teste’ fonctionne mieux quand tu as déjà une audience – même petite – avec qui tu as une relation. Si tu pars de zéro en termes de communauté, envoyer un mail à une liste vide ou faire des stories sans engagement, ça va pas suffire. La gestion du temps entrepreneur inclut aussi le temps investi dans la construction de cette audience en amont – et ça, c’est un travail de fond qui se fait bien avant novembre.

La visibilité : la seule variable que tu contrôles vraiment

Meilleure offre du monde. Personne ne la voit. Résultat : zéro vente. C’est basique, mais c’est là que beaucoup plantent sur leur offre de fin d’année.

Aurélie le formule avec une image assez directe : imagine que tu es en élection présidentielle. Elle veut te voir partout. Ce qui veut dire qu’une fois que tu as décidé de ton offre – et seulement après – l’énergie restante va entièrement à la visibilité. Pas à perfectionner la page de vente. Pas à travailler encore le positionnement. À être visible.

Concrètement, pour une offre de fin d’année en solo ou en petite structure : stories quotidiennes qui racontent le pourquoi de l’offre, mails à la liste avec une vraie conviction, présence dans les commentaires des autres, sollicitation directe de prospects chauds. Rien de révolutionnaire. Mais multiplié par trente jours, ça crée une densité que beaucoup d’entrepreneurs n’atteignent jamais parce qu’ils la dispersent sur trop de fronts en même temps.

Et si tu cherches des fondations plus solides pour penser ton positionnement global – pas juste les deux mois de fin d’année -, la question de l’indépendance financière en business en ligne mérite d’être posée séparément, loin de l’urgence des fêtes.

Reste la vraie question : est-ce que tu as envie de jouer ce game cette année ? Pas parce que c’est obligatoire. Pas parce que tes concurrents ont sorti leurs bandeaux ‘Black Friday’. Parce que t’as une offre qui te tient à cœur et une cliente qui attend exactement ça.

Questions fréquentes

Quand commencer à préparer son offre de fin d'année ? +
Idéalement dès mi-octobre pour éviter l'urgence de la dernière minute. Aurélie Gauthey insiste sur ce point : la plupart des entrepreneurs se réveillent le 20 novembre en mode panique, alors que deux mois de préparation suffisent pour construire une offre solide et la rendre visible. Si tu lis cet article en novembre, c'est encore jouable - fais simple et concentre-toi sur la visibilité plutôt que sur la perfection technique.
Faut-il obligatoirement faire une offre de fin d'année pour son business ? +
Non. Aurélie Gauthey le dit clairement : ce n'est pas parce que tes concurrents s'agitent sur les réseaux que tu dois en faire autant. L'offre de fin d'année doit partir d'une envie réelle, d'un besoin financier identifié ou d'un objectif de visibilité concret - pas de la peur de passer à côté.
Comment créer une offre de fin d'année sans page de vente ni système technique ? +
C'est tout à fait possible. Aurélie a vendu cinq audits business uniquement via des stories Instagram, sans page de vente ni bon de commande. Un mail à sa liste avec une proposition claire, ou des stories qui expliquent ce qu'on cherche comme profil de cliente, peuvent suffire pour déclencher des ventes. La priorité, c'est la conversation - pas le tunnel.
Est-ce que baisser ses prix pour une offre de fin d'année est une bonne idée ? +
Ça dépend de l'objectif. Si une réduction de 50 euros ne crée aucune urgence chez ta cliente idéale - et que toi-même tu ne serais pas excitée par cette proposition -, elle ne servira à rien. En revanche, vendre temporairement en dessous de son tarif habituel peut avoir du sens pour décrocher des témoignages, tester une nouvelle offre ou monter en confiance. C'est un investissement, pas une dévaluation.
Que faire si mon offre de fin d'année ne fonctionne pas ? +
Débriefe. Aurélie recommande de bloquer deux heures dans l'agenda un mois après l'action pour analyser ce qui s'est passé : combien d'appels, combien de ventes, qu'est-ce qui n'a pas marché. Un test raté sans débrief, c'est juste une erreur. Un test raté avec débrief, c'est du capital pour l'année suivante.
Quelle est la différence entre une offre Black Friday et une offre de Noël pour un entrepreneur ? +
Le Black Friday joue sur l'urgence et la réduction de prix - c'est un déclencheur d'achat à court terme. Les fêtes de fin d'année jouent sur l'envie de faire plaisir et l'émotion - à soi ou à ses proches. Les deux logiques sont différentes et peuvent coexister, mais l'offre doit être adaptée au contexte émotionnel de ta cliente à ce moment précis.

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