score de personal branding

Hack : Calculez votre score de (Personal) Branding ✨

Épisode diffusé le 9 octobre 2021 par Caroline Mignaux

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Votre score de personal branding, vous ne le connaissez probablement pas. Et c’est exactement là que les marques et les créateurs perdent de l’argent – chaque semaine, silencieusement, sans s’en rendre compte. Caroline Mignaux, grosse marketeuse comme elle se définit elle-même, ancienne de la scène marketing new-yorkaise reconvertie en entrepreneuse parisienne, a décidé d’attaquer ce problème frontalement avec un outil gratuit qu’elle appelle le Rich Calculator.

La question que tout le monde esquive : combien vaut vraiment une publication LinkedIn ? Un post Instagram ? Une room Clubhouse ? Pas dans l’absolu philosophique – en euros sonnants et trébuchants.

Parce que derrière cette question qui semble simple, il y a un déséquilibre de pouvoir qui dure depuis des années dans tout l’écosystème des créateurs de contenu. Et cet épisode de Marketing Square tape dedans à bras raccourcis.

Ce que personne ne vous dit sur la valeur de votre audience

Il y a un mot que Caroline Mignaux glisse dans sa présentation et qui m’a arrêté net : le syndrome de l’imposteur appliqué aux marques. Pas aux individus. Aux marques.

« Il y a beaucoup beaucoup de gens qui sont assis sur des tas d’or et personne ne leur a dit. »

C’est exactement le problème.

Des créateurs avec 8 000 abonnés très engagés sur LinkedIn qui acceptent de faire un post de remerciement en échange d’un code promo. Des micro-influenceurs Instagram avec un taux d’engagement à 6% – soit trois fois la moyenne du marché – qui négocient à 50 euros la publication parce qu’ils n’ont aucun référentiel. Et de l’autre côté, des marques qui ne savent pas non plus combien payer, donc qui proposent le minimum syndical.

Le résultat ? Tout le monde sort perdant. La marque obtient une collaboration sous-optimisée, le créateur se brade. Et les plateformes publicitaires encaissent la différence.

Franchement, c’est l’une des inefficiences les plus absurdes du marketing digital. Et elle perdure depuis des années simplement parce qu’on n’a jamais eu de référentiel commun – enfin, pas de référentiel accessible à tous.

Rich Calculator : un score de personal branding en un clic

L’outil que Caroline Mignaux a développé – des mois de travail selon elle – s’appelle le Rich Calculator et il est disponible gratuitement sur reachmaker.com/calculator. Le principe est simple, mais la construction derrière l’est moins.

Tu entres tes scores moyens par réseau social. Facebook, Instagram, LinkedIn, Clubhouse – avec d’autres plateformes prévues. Et l’outil calcule quatre éléments :

  • Ton score d’influence global
  • Ta note de A à D
  • Ton taux d’engagement moyen par canal
  • La valeur en euros par publication

Ce dernier point, c’est celui qui change tout dans une négociation. Pas une estimation au doigt mouillé. Un chiffre ancré dans les prix de l’industrie publicitaire.

« Ça vous fait un super socle pour débuter une négociation en fait puisque c’est du concret, c’est pas basé sur de l’air du feeling ou des on dit. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Et c’est justement là sa force.

Ce qui m’intéresse dans cette approche, c’est la méthodologie de base. Caroline Mignaux l’explique dans la description de l’épisode : les publicitaires facturent des vues depuis des années. L’exposition payante a un prix de marché. Du coup, pourquoi ne pas utiliser ces mêmes prix pour évaluer la valeur de l’exposition organique via vos réseaux ? C’est un arbitrage intellectuel propre. Et surtout – votre contenu est mieux valorisé qu’un encart pub, parce que quand vous recommandez une marque vous-même, votre pouvoir de conversion est structurellement plus élevé qu’une bannière display.

Pour creuser la question du personal branding sur LinkedIn, il y a d’ailleurs d’autres ressources utiles qui complètent bien ce que Caroline pose ici.

Pourquoi les outils existants ne suffisaient pas

Des solutions d’évaluation d’influence, il en existe. Caroline Mignaux le reconnaît clairement – et c’est une nuance honnête qui donne de la crédibilité à sa démarche.

Deux problèmes avec ce qui existait. Premier problème : c’est payant. Ce qui crée immédiatement une barrière pour les créateurs débutants, les micro-influenceurs, les solopreneurs qui n’ont pas encore les moyens d’investir dans des outils d’analyse. Deuxième problème, et c’est peut-être le plus structurel : ces solutions se focalisent sur un seul canal.

Or la réalité d’un créateur en 2021 (et c’est encore plus vrai aujourd’hui), c’est la présence multi-canaux. Votre valeur globale n’est pas la somme de vos abonnés LinkedIn plus vos abonnés Instagram – elle est le reflet de votre présence croisée, de votre cohérence éditoriale sur plusieurs surfaces.

Bref, un outil qui mesure uniquement Instagram, c’est comme évaluer la puissance d’une voiture uniquement par sa couleur.

Un point de nuance, quand même – et Caroline Mignaux elle-même l’assume franchement :

« C’est pas un outil exact parce que toutes les communautés sont différentes. Et bien sûr plus les communautés sont grandes, plus les taux d’engagement par exemple doit descendre. Donc ne prenez pas ça comme une science exacte. »

Voilà. C’est ce genre de précision qui différencie un outil pensé d’un outil vendu.

Les grandes communautés ont mécaniquement des taux d’engagement plus faibles – un compte à 500 000 abonnés qui fait 1% d’engagement génère plus de reach absolu qu’un compte à 5 000 abonnés à 8%. Le calcul de valeur ne peut pas être linéaire. C’est pour ça que le score de personal branding produit par cet outil doit être lu comme un référentiel de départ, pas comme une vérité absolue à trois décimales.

Ce que ça change concrètement dans une négociation

Mettons-nous dans la situation concrète. Vous êtes créateur de contenu, on vous contacte pour un partenariat. La marque vous demande vos tarifs.

Avant le Rich Calculator : vous estimez à l’instinct, vous cherchez sur des forums ce que font les autres, vous proposez un chiffre en espérant ne pas vous planter trop loin. Résultat classique : vous sous-facturez par peur de faire fuir le client, ou vous surplombez par méconnaissance du marché et vous perdez le deal.

Après le calcul de votre score de personal branding : vous avez un chiffre de référence basé sur les prix réels du marché publicitaire. Vous pouvez dire – et c’est là que ça change vraiment – « ma publication équivaut à X euros d’exposition publicitaire, ma conversion organique est supérieure à celle d’un encart payant, donc voici ma proposition. » C’est une négociation fondée sur des données, pas sur du courage.

Et côté marque, le même outil répond à la même question. Combien vaut ce partenariat ? Est-ce que le ROI est cohérent avec mon budget média ? Ce n’est plus une question de feeling ou de relation – c’est du calcul.

C’est exactement ce type de structuration qui manque quand on veut créer de meilleurs posts LinkedIn avec une logique business derrière, pas juste pour l’engagement gratuit.

Le score de personal branding comme objectif de progression

Une chose que j’aurais voulu qu’on me dise quand j’ai commencé à m’intéresser au sujet – enfin, ce que Caroline Mignaux formule mieux que je ne l’aurais fait – c’est que cet outil n’est pas uniquement une calculette de valeur actuelle. C’est un outil de fixation d’objectifs.

Si votre score de personal branding est décevant ? Tant mieux.

« Ne vous laissez pas décourager. Cet outil, ça doit vous aider à vous fixer des objectifs enfin concret et à les atteindre. C’est un référentiel. »

C’est une posture que j’apprécie. Parce que la plupart des outils de ce type sont conçus pour valoriser – pour te montrer à quel point tu es formidable et te vendre un upgrade premium. Là, l’outil peut aussi te dire que tu en es loin. Et c’est précisément pour ça qu’il est utile.

Un score D ne signifie pas que tu dois arrêter. Il signifie que tu sais maintenant ce que tu dois construire. Taux d’engagement faible sur Instagram ? Tu sais qu’il faut travailler tes formats. Score LinkedIn moyen malgré une grosse communauté ? Tu sais qu’il faut creuser la question de l’algorithme LinkedIn et ses indicateurs d’engagement pour comprendre pourquoi ta portée plafonne.

Et ça, c’est infiniment plus précieux qu’un tableau de bord qui te dit que tout va bien.

Le personal branding, ça se construit aussi via des formats qui fonctionnent – si vous n’avez jamais creusé la question des formats LinkedIn qui maximisent les vues, c’est un passage obligé avant même de calculer votre score.

Richmaker, le co-marketing et pourquoi Caroline Mignaux fait tout ça gratuitement

Un aparté sur le contexte, parce qu’il éclaire la démarche. Richmaker – la plateforme qui chapeaute le Rich Calculator – n’est pas une ONG du marketing. C’est une entreprise fondée par Caroline Mignaux après dix ans entre New York et Paris, avec une thèse centrale : la publicité est devenue un réflexe tristement automatique (c’est son expression, et elle est juste).

L’idée de fond, c’est le co-marketing. Partager ses audiences plutôt qu’acheter celles des autres. Mutualiser les ressources plutôt que de se placer en compétition permanente pour les mêmes espaces publicitaires, au profit des mêmes plateformes. Elle cite même le vivant – « ceux qui prospèrent ne sont pas les plus forts, ce sont ceux qui collaborent le plus » – et c’est peut-être un peu militant comme angle, mais le fond est difficile à contredire si on regarde les marges d’Amazon ou Google sur les dix dernières années.

Du coup – et c’est là la cohérence – l’outil est gratuit parce que la gratuité sert la thèse. Plus de créateurs connaissent leur valeur, plus les négociations de co-marketing sont équilibrées, plus la plateforme Richmaker a de sens. C’est un écosystème pensé, pas une générosité naïve.

Ce qui m’agace un peu dans certains discours autour du co-marketing, c’est la tendance à présenter ça comme une révolution absolue. La collaboration entre marques, ça existe depuis que les marques existent. Ce qui est nouveau, c’est la structuration digitale de ces échanges – et là, oui, il y a quelque chose d’intéressant à construire. Notamment si vous cherchez à générer des leads en continu sans dépendre uniquement de la pub payante.

La question qui reste ouverte pour moi : est-ce que ce type d’outil peut vraiment rééquilibrer une asymétrie de pouvoir qui est aussi culturelle qu’économique ? Les gros comptes ont des agents, des avocats, des media kits professionnels. Un référentiel commun aide, mais ça ne suffit pas à effacer quinze ans d’apprentissage de la négociation que les créateurs débutants n’ont pas encore.

Questions fréquentes

Comment calculer son score de personal branding gratuitement ? +
Le Rich Calculator de Richmaker, disponible sur reachmaker.com/calculator, permet de calculer son score de personal branding gratuitement. Vous entrez vos statistiques moyennes par réseau social - LinkedIn, Instagram, Facebook, Clubhouse - et l'outil génère votre note de A à D, votre taux d'engagement moyen par canal et la valeur en euros par publication. Contrairement aux outils payants du marché, il couvre plusieurs réseaux simultanément.
À quoi sert un score de personal branding dans une négociation ? +
Le score de personal branding vous donne un référentiel chiffré pour entrer en négociation avec des marques. Plutôt que d'estimer vos tarifs à l'instinct, vous pouvez présenter une valeur ancrée dans les prix réels du marché publicitaire. Caroline Mignaux insiste : c'est un socle de départ, pas une vérité absolue, mais ça change radicalement la dynamique d'une négociation.
Qu'est-ce qu'un bon taux d'engagement sur les réseaux sociaux ? +
Il n'existe pas de chiffre universel, car le taux d'engagement diminue mécaniquement quand la communauté grandit. Un compte à 5 000 abonnés peut afficher 6 à 8% d'engagement alors qu'un compte à 500 000 abonnés sera autour de 1%. Ce qui compte, c'est votre position par rapport à la moyenne de votre catégorie - c'est précisément ce que mesure le Rich Calculator.
Le score de personal branding est-il fiable pour fixer ses tarifs d'influenceur ? +
Caroline Mignaux elle-même précise que l'outil n'est pas une science exacte. Il est calé sur les prix de l'exposition publicitaire payante et les chiffres actuels de l'industrie, mais chaque communauté est différente. À utiliser comme point de départ solide d'une négociation, pas comme tarif gravé dans le marbre.
Comment améliorer son score de personal branding sur LinkedIn ? +
Travailler son taux d'engagement est la première étape - cela passe par le choix des formats (les carrousels et les posts texte longs ont historiquement de meilleures performances), la régularité éditoriale et la compréhension de l'algorithme LinkedIn. Un score décevant n'est pas une sentence : c'est un objectif de travail avec un référentiel clair.
C'est quoi Richmaker et le co-marketing selon Caroline Mignaux ? +
Richmaker est la plateforme lancée par Caroline Mignaux pour mettre en relation des partenaires compatibles selon leurs objectifs marketing - ce qu'elle appelle le Tinder du B2B. La philosophie centrale est le co-marketing : partager ses audiences plutôt qu'acheter celles des autres, mutualiser les ressources plutôt que de financer les régies publicitaires des grandes plateformes. Le Rich Calculator est l'outil gratuit associé à cette plateforme.

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