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37. Comment utiliser les Emojis (et caractères spéciaux) sur LinkedIn 👋?

Épisode diffusé le 17 octobre 2021 par Caroline Mignaux

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Les emojis sur LinkedIn – on en parle comme d’un truc borderline, d’un détail qu’on ose pas trop assumer, un peu comme mettre des GIFs dans un mail professionnel en 2015. Et pourtant. Caroline Mignaux, marketeuse et fondatrice de Rich Maker, a consacré un épisode entier de Marketing Square à ce sujet. Pas une vidéo de deux minutes. Un épisode complet. Parce qu’il y avait, selon elle, aucune vraie ressource sur la question – et elle a dû « se creuser la tête » pour trouver du concret.

Ce qui m’a frappé en écoutant l’épisode, c’est pas le contenu en lui-même – c’est le fait que le sujet soit encore tabou. On est en 2021 (la date de l’épisode), LinkedIn est devenu le terrain de jeu principal de tout ce que la France compte de créateurs B2B, et les gens débattent encore de savoir si un 🔥 dans un post c’est sérieux ou pas.

Spoiler : LinkedIn lui-même a posté une question à sa communauté pour savoir quels emojis créer spécifiquement pour les recruteurs. Si la plateforme en est là, la question du « c’est pas pro » est réglée depuis longtemps.

Ce que la plupart ratent sur les emojis sur LinkedIn

Le vrai problème ? On confond l’outil et l’usage. Un emoji mal placé, c’est effectivement nul. Mais un emoji stratégiquement positionné dans une accroche – ça casse le flux visuel du fil d’actualité, ça capte l’œil, ça déclenche la lecture.

Caroline Mignaux l’explique avec une logique simple : un post LinkedIn peut faire jusqu’à 3000 caractères. Sans aucun signal visuel, c’est un mur de texte. Et un mur de texte, même excellent, ça plante à l’écran mobile.

L’émoji ça permet d’attirer l’œil du lecteur, d’ajouter de la couleur, bref de rendre le texte plus vivant. Quand on sait que un poste LinkedIn, c’est jusqu’à 3000 caractères, ben on se dit il faut quand même penser un petit peu à structurer tout ça.

Dit comme ça, c’est une évidence. Et pourtant.

Ce qui m’agace dans le débat classique autour des emojis sur LinkedIn, c’est qu’il mélange deux questions complètement distinctes : est-ce que ça fait sérieux, et est-ce que ça marche. La première est une question d’ego. La seconde est une question de résultat. Et si tu fais du contenu pour être lu – pas pour te rassurer – tu sais laquelle compte.

5 fonctions des emojis sur LinkedIn que personne ne formule vraiment

Caroline structure son épisode autour de cinq points. Je vais pas les lister bêtement – mais voilà ce que j’en retiens vraiment.

Accélérateur de lecture. L’emoji agit comme un repère visuel dans un texte dense. Ton cerveau scanne la page avant de lire, et les emojis sont des ancres. Ils disent « commence ici », « ce point est important », « fin de cette idée ».

Amplificateur d’émotion. Un storytelling bien construit + un emoji bien choisi = plus d’impact. Pas parce que l’emoji remplace les mots – mais parce qu’il les renforce. C’est la même logique qu’une intonation à l’oral. Tu peux dire « c’est incroyable » de façon plate. Ou tu peux le dire avec la voix qui monte. L’emoji, c’est la voix qui monte.

Outil de structure. Au même titre qu’un tiret ou un bullet point, un emoji peut marquer le début d’un paragraphe ou d’un item de liste. C’est visuellement plus doux qu’un tiret, et ça apporte une signature colorée au post.

Signature de personal branding. Ça, c’est le point le plus sous-estimé. L’exemple de Grégoire Gambato et le tracteur de Germinal est parlant : quand tu scrolles ton fil LinkedIn et que tu vois un 🚜, tu sais immédiatement de qui vient le post. C’est une reconnaissance visuelle instantanée, sans même lire le nom.

Alignement avec soi-même. Le premier conseil de Caroline est celui-là – et c’est aussi le seul qu’on peut pas copier-coller d’une personne à l’autre. Est-ce que tu utilises des emojis dans tes messages perso ? Dans tes SMS ? Si oui, les mettre sur LinkedIn c’est juste être cohérent. Si non, te forcer serait artificiel et ça se verrait.

Pour approfondir la question de la structure de tes posts LinkedIn, l’article sur les meilleures pratiques pour créer de meilleurs posts LinkedIn donne un cadre utile en complément.

Le tracteur de Germinal, la flèche de Rich Maker – et ce que ça dit vraiment du personal branding

Cet épisode de Marketing Square est sorti en octobre 2021. À l’époque, le personal branding sur LinkedIn commençait à peine à être pris au sérieux par les marketeurs français (enfin, par certains). Aujourd’hui, c’est une discipline à part entière.

Ce que Caroline raconte sur son processus de réflexion pour Rich Maker – sa marque – m’a arrêté. Elle dit qu’elle a choisi l’arc et les flèches comme symbole, en partie parce qu’il existait un emoji pour l’illustrer. Autrement dit : le choix du symbole de marque a été influencé par sa déclinabilité en emoji.

J’ai même réfléchi en me disant « C’est puissant parce qu’il y a un émoji pour l’illustrer. » Donc finalement, sur toutes mes communications corpo, je vais pouvoir créer un repère visuel surpuissant avec cet émoji.

Voilà. C’est exactement le genre de raisonnement que 95% des créateurs de contenu ne font pas.

La logique est pourtant solide : si ton symbole de marque a un équivalent en emoji, tu peux le décliner partout. Dans tes posts, dans tes bio, dans tes DM, dans tes stories. Ça devient un code visuel instantanément reconnaissable – sans budget, sans designer, sans campagne.

C’est ce que fait Caroline avec l’éclair ⚡ pour Marketing Square. L’éclair, c’est rapide, électrique, percutant. Et sur chaque communication du podcast, l’éclair est là. Tu vois l’éclair, tu penses Marketing Square. Simple. Efficace. Et reproductible par n’importe quel solopreneur qui y réfléchit cinq minutes.

Sur ce sujet du personal branding et de la cohérence visuelle, calculer son score de personal branding peut aider à poser les bases avant de choisir ses emojis signatures.

La règle des trois couleurs – et d’autres conseils activables maintenant

Pratico-pratique, comme dirait Caroline. Voilà ce qu’elle conseille – avec mes filtres dessus.

La règle des trois couleurs vient de la gastronomie (ce qui est déjà une façon sympa d’introduire un conseil LinkedIn). Pas plus de trois couleurs d’emojis différentes dans un même post. L’œil se perd au-delà. Et un post visuellement saturé donne une impression de désordre, peu importe la qualité du texte.

Éviter la répétition du même emoji. Deux fois le même emoji dans un post – même s’ils ne sont pas côte à côte – crée une fatigue visuelle. L’œil détecte la répétition et ça signale un manque de soin dans la rédaction. C’est con, mais c’est comme ça.

Garder une ligne de conduite cohérente d’un post à l’autre. Si tu as l’habitude de mettre 3 à 5 emojis par post, ne fais pas soudainement un post sans aucun – sauf si c’est intentionnel et que tu testes quelque chose. La cohérence visuelle fait partie de l’identité de ta présence LinkedIn.

Et un détail technique que beaucoup ignorent : tu peux insérer des emojis sur LinkedIn depuis ton ordinateur. Sur Mac, le raccourci est Contrôle + Commande + Espace. La fenêtre emoji s’ouvre directement. Tu peux aussi utiliser la barre de recherche intégrée – tape « graphe » et tu obtiens tous les emojis liés aux graphiques. Pas besoin de poster depuis mobile pour ajouter tes emojis après coup (oui, ça arrive vraiment).

Pour aller plus loin sur la visibilité de tes posts, l’épisode sur les actions qui font remonter dans le fil d’actualité LinkedIn complète bien cette approche.

Les caractères spéciaux : le même débat, les mêmes règles

Gras, italique, souligné, barré – sur LinkedIn, ces formatages ne viennent pas de la plateforme elle-même. Ils viennent d’outils tiers qui convertissent ton texte en caractères Unicode spéciaux. Et ils provoquent exactement le même débat que les emojis sur LinkedIn : « c’est pas très pro », « ça fait bizarre », « ça attire l’attention ».

Oui. C’est le but.

Caroline recommande deux outils. LinkedIn Formatter d’abord – simple, en self-service, tu colles ton texte et tu choisis le style. Et Yay Text, recommandé par Maxime Rivol, qui permet en plus les textes rayés (pratique pour un prix barré dans un post de vente). Ce second outil est plus complet, un peu plus complexe à prendre en main.

J’applique les mêmes conseils pour les caractères spéciaux. Utilisez-les avec parcimonie, pas sur des phrases entières, pas sur des paragraphes entiers, mettez en avant une dizaine de mots maximum par poste, pas plus de trois typos différentes.

C’est exactement le problème avec les créateurs qui découvrent ces outils : ils mettent TOUT en gras, tout en italique, et le post devient illisible. La mise en forme est un outil de hiérarchie de l’information – pas un substitut au contenu.

Une limite réelle à mentionner : ces caractères Unicode ne sont pas lus par les lecteurs d’écran. Si ton audience inclut des personnes qui utilisent des technologies d’assistance, abuser des caractères spéciaux peut rendre tes posts inaccessibles. C’est rarement évoqué dans les guides LinkedIn. C’est pourtant là.

La logique de l’écriture pour se démarquer sur les réseaux sociaux est d’ailleurs bien développée dans cet épisode sur devenir remarquable grâce à l’écriture – qui va un cran plus loin sur le fond.

La méthode de Caroline Mignaux – et ce que j’en retiens vraiment

Caroline conclut l’épisode en dévoilant sa propre méthode. 3 à 5 emojis par post maximum. Toujours liés à ses thématiques récurrentes. Un emoji en accroche – à la fin de la première ligne, avant le « voir plus » – pour capter l’attention immédiatement. Et les mêmes emojis d’un post à l’autre pour créer un repère visuel stable.

Si j’utilise un nouvel émoji, un émoji que j’utilise jamais d’habitude, c’est vraiment que c’est opportuniste, qu’il apporte de la tension par rapport à l’émotion que je véhicule dans mon poste ou à quelque chose de précis.

Ce qui m’a scotché dans cette partie, c’est le mot « tension ». Elle n’utilise pas « pertinence » ou « cohérence » – elle parle de tension. Un emoji inattendu qui crée un léger décalage avec le texte, qui intrigue, qui retient.

C’est une façon de penser les emojis sur LinkedIn qui dépasse largement la question du nombre ou de la fréquence. C’est une question d’intention. Est-ce que cet emoji ajoute quelque chose de précis, ou est-ce qu’il est là par habitude ?

La comparaison avec les hashtags est aussi juste (Caroline renvoie à son propre épisode sur le sujet – que tu peux retrouver dans l’article sur les hashtags LinkedIn et leur impact sur le reach). Les hashtags et les emojis partagent la même logique : peu mais précis, cohérents dans le temps, liés à une identité reconnaissable.

Mais bon. Tout ça reste du conseil. La vraie question c’est : est-ce que tu vas tester ? Est-ce que tu as déjà une signature emoji ou est-ce que tu en mets au hasard selon l’humeur du jour ? Parce que la cohérence que décrit Caroline, ça se construit pas en une semaine – ça se décide, et ça s’applique sur la durée.

Et la question du symbole de marque – celui qui existe en emoji – mérite peut-être cinq minutes de réflexion si tu es en train de construire ta présence LinkedIn. Ce petit détail que personne ne formalise peut devenir, post après post, ton signe de reconnaissance le plus immédiat.

Questions fréquentes

Faut-il utiliser des emojis sur LinkedIn quand on est dans un secteur sérieux ? +
Oui, à condition que ça corresponde à ta personnalité réelle. LinkedIn Talent Solution - la page officielle de LinkedIn pour les recruteurs - a lui-même interrogé sa communauté pour créer des emojis spécifiques aux métiers du recrutement. Si le secteur RH s'y met, la question du 'c'est pas sérieux' est largement dépassée. L'enjeu c'est l'alignement : si tu n'utilises jamais d'emojis dans ta communication personnelle, t'en forcer sur LinkedIn sonnera faux.
Combien d'emojis mettre dans un post LinkedIn ? +
Caroline Mignaux recommande entre 3 et 5 par post. L'important c'est la cohérence : garde à peu près le même nombre d'un post à l'autre pour construire une identité visuelle stable. Et jamais deux fois le même emoji dans un seul post - ça crée une fatigue visuelle que l'œil détecte immédiatement.
Comment insérer des emojis sur LinkedIn depuis un ordinateur ? +
Sur Mac, le raccourci est Contrôle + Commande + Espace. Ça ouvre directement le tableau d'emojis du système. Tu peux aussi utiliser la barre de recherche intégrée pour trouver un emoji précis - tape 'graphe' par exemple pour avoir tous les emojis liés aux statistiques. Pas besoin de passer par le mobile.
Les emojis sur LinkedIn nuisent-ils au référencement ou à la portée des posts ? +
Non, LinkedIn ne pénalise pas les posts avec emojis. Au contraire, la plateforme les intègre nativement et encourage leur usage. En termes d'engagement, un emoji bien placé en accroche - à la fin de la première ligne visible avant le 'voir plus' - peut augmenter le taux de clic sur 'voir plus', ce qui envoie un signal positif à l'algorithme.
Qu'est-ce que les caractères spéciaux sur LinkedIn et comment les utiliser ? +
Ce sont des caractères Unicode (gras, italique, barré, souligné) que tu génères via des outils tiers comme LinkedIn Formatter ou Yay Text. LinkedIn ne propose pas ces mises en forme nativement. La règle d'or : pas plus de 10 mots mis en forme par post, pas plus de 3 styles différents, et jamais sur des paragraphes entiers. C'est un outil de hiérarchie - pas un substitut au contenu.
Comment choisir son emoji signature pour son personal branding sur LinkedIn ? +
La logique de Caroline Mignaux est de partir du symbole de ta marque et de vérifier qu'il existe en emoji. Elle a choisi l'arc et les flèches pour Rich Maker, l'éclair pour Marketing Square - dans les deux cas, l'emoji existait avant de finaliser le symbole. Une fois choisi, tu l'intègres systématiquement à tes posts, en accroche ou en clôture, pour créer un repère visuel immédiatement identifiable dans le fil d'actualité.

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