plan de 90 jours

Les 90 premiers jours de votre business – avec Thomas Routier

Épisode diffusé le 28 novembre 2017 par Marketing Mania

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Le plan de 90 jours – c’est le genre de concept qui semble évident une fois qu’on l’a entendu, mais que personne ne t’enseigne vraiment. Pas à l’école. Pas dans la plupart des formations business. Et certainement pas dans ces articles de blog qui t’expliquent comment « construire ton empire en 12 étapes ». Thomas Routier, maître nageur reconverti créateur de contenu, a pourtant mis cette idée au coeur de son lancement – et en 90 jours pile, il avait une chaîne YouTube à 3 000 abonnés, une liste email en construction et sa première formation prête à vendre. Pas de plan quinquennal. Pas de tunnel de vente dessiné au feutre sur un tableau blanc avant d’avoir tourné une seule vidéo.

Ce qui m’a frappé en écoutant cet épisode du podcast Marketing Mania, c’est la brutalité de la mise en pratique. On parle souvent de flexibilité, d’agilité, de « fail fast ». Mais Thomas, lui, a juste fait. Une vidéo par semaine, un bilan mensuel, trois objectifs chiffrés. C’est tout. Et ça a marché – enfin, pas par magie, on va y revenir.

La méthode soviétique contre la méthode du papillon : deux façons de ne rien accomplir

Stan, l’animateur du podcast, pose le problème mieux que je ne l’aurais fait. D’un côté, la « méthode soviétique » : tu passes des semaines à planifier tes 5 premiers produits, tes tunnels de vente, ton positionnement sur 3 ans. Et pendant ce temps, tu n’as pas encore parlé à un seul prospect. Pas encore réservé un nom de domaine.

De l’autre, la méthode du papillon. Tu te lèves chaque matin et tu décides selon ton humeur. Blog aujourd’hui, podcast demain, peut-être un cours en ligne la semaine prochaine. Résultat : une collection de projets à moitié entamés et l’impression diffuse d’avoir été occupé sans avoir rien construit.

« Vous vous retrouvez à planifier vos 5 premiers produits, vous planifiez vos tunnels de vente en détail… et en attendant, vous avez jamais parlé à un seul prospect ou même réservé un nom de domaine. »

C’est exactement le problème. Et ce qui est pervers dans la méthode soviétique, c’est qu’elle ressemble à du travail. Tu passes des heures dans des tableaux Excel, des mind maps de 47 noeuds, des Google Docs bien formatés. Tu as l’impression de construire quelque chose. En fait tu spécules, basé uniquement sur tes préjugés de ce qui va marcher – sans aucune donnée réelle.

Stan va plus loin. Il évoque les mails qu’il reçoit régulièrement : quelqu’un a créé un site, six mois d’efforts, zéro vente, zéro trafic. Et la question posée c’est « comment faire décoller ça ? ». Mais la vraie question – celle que personne ne veut entendre – c’est pourquoi tu es encore autant attaché à cette idée qui ne montre aucun signe positif. C’est là que ça casse. L’attachement émotionnel à un plan qu’on a passé trop de temps à construire.

Pourquoi le plan de 90 jours change la donne

Trois mois. Ni trop court pour tester sérieusement une idée, ni trop long pour rester coincé dans une direction qui ne fonctionne pas. Le plan de 90 jours, tel que Stan le présente, repose sur une mécanique simple : tu te fixes des objectifs précis, tu exécutes avec discipline pendant 90 jours, et ensuite – seulement ensuite – tu remets tout sur la table.

Ce point est clé. Tu ne remets pas tout sur la table au bout de 3 semaines parce que les résultats tardent. Tu ne changes pas de cap au milieu parce qu’un autre créateur a l’air de cartonner sur TikTok. Tu vas au bout des 90 jours. Puis tu évalues.

« Empiriquement et pour énormément d’entrepreneurs, ça va être le point d’équilibre parfait entre persévérance et opportunisme. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Et c’est justement pour ça que c’est dur à appliquer – parce qu’on cherche des systèmes compliqués là où la discipline brute suffit. les piliers de la réussite entrepreneuriale sont souvent moins glamour qu’on ne le croit.

Ce que j’aime dans cette approche, c’est aussi ce qu’elle dit de façon implicite : tu n’as pas besoin d’être sûr. Thomas l’admet clairement – au moment de lancer, il avait absolument aucune idée des résultats qu’il allait obtenir. Le plan de 90 jours ne te demande pas d’avoir raison. Il te demande juste de tester honnêtement.

Le plan de 90 jours en pratique : ce que Thomas Routier a vraiment fait

Thomas Routier, maître nageur depuis 3-4 ans dans différentes piscines en intérim, avait une idée qui tournait dans sa tête : toucher plus de monde qu’une séance en bassin ne peut le faire. Maître nageur, tu gères 20 personnes à la fois. En ligne, il n’y a pas de plafond.

Mais entre l’idée et la première vidéo publiée le 8 juillet, il s’est écoulé 8 à 9 mois. Pas de procrastination – un vrai blocage physique. Les piscines refusaient qu’il filme, pour des questions de droit à l’image. C’est quand il a décroché un poste fixe (et donc pu négocier) que tout a démarré en accéléré.

Ses trois objectifs pour le plan de 90 jours :

  • 1 000 abonnés YouTube en 3 mois – atteint en 45 jours

1 000 adresses email collectées d’ici la fin du cycle. Et lancer sa première formation, même sans objectif chiffré de revenus – juste pour valider que son audience était prête à payer.

Une vidéo par semaine, sans exception. Focus sur la qualité et le référencement YouTube dès le départ – en utilisant TubeBuddy pour identifier les mots-clés avec du volume et peu de concurrence. Résultat à 6 mois : plus de 6 000 abonnés, des vidéos à 25 000 – 57 000 vues. La première vidéo publiée – « Apprendre le crawl en 5 étapes » – cumule à elle seule plus de 57 000 vues.

Ce que personne ne dit sur la miniature YouTube

Un aparté qui m’a parlé dans la conversation (et qui dépasse largement le cas YouTube). Thomas explique qu’il avait sous-estimé les miniatures au départ. Ses trois premières vidéos ? Des miniatures « infâmes », il le dit lui-même sans se ménager.

« Je me faisais chier à monter ma vidéo et je me retrouvais à faire une miniature à la vite… J’avais une template complètement nulle. Je pensais optimiser mon temps. C’est clair que j’avais pas encore très bien compris la plateforme. »

Voilà. La miniature, c’est 30 % du destin d’une vidéo. Si les gens ne cliquent pas, peu importe la qualité du contenu en dessous. C’est un principe qui vaut pour n’importe quel type de contenu – le titre d’un article, l’objet d’un email, le visuel d’une pub. Le packaging vend avant le produit. d’autres entrepreneurs en ligne ont appris cette leçon à leurs dépens aussi.

Ce que Thomas a construit ensuite – son process de création de vidéo documenté sur MindMeister – suit la même logique. Recherche de sujets via TubeBuddy, rédaction du script en priorisant l’introduction pour les mots-clés, tournage avec fond vert et vidéos de sa copine qui nage pour montrer les gestes en situation réelle, montage, miniature, description, transcription. Dans cet ordre. Chaque semaine. Sans réinventer la roue.

Et il a documenté ce process – pas pour le déléguer, mais pour lui. Pour pouvoir le faire évoluer, repérer les ratés, aller plus vite au montage. C’est ce que Stan appelle « être assez clair sur ce que tu fais » – une évidence qui échappe à beaucoup de créateurs débutants qui naviguent à vue d’une semaine sur l’autre.

Les blocages psychologiques qu’on ne planifie jamais

L’incertitude. Thomas en parle avec une honnêteté assez rare. Quand tu te lances sur quelque chose que tu n’as jamais fait, tu es en permanence dans cet état : est-ce que ça va marcher ? Est-ce que je vais y arriver ?

Et lui avait quitté son poste. Il était à Pôle emploi. L’enjeu n’était pas théorique. Le plan de 90 jours a joué un rôle psychologique que Stan souligne très bien : valider rapidement qu’on est capable de vendre. Pas juste d’accumuler des vues. Vendre.

« Je me suis dit : est-ce que je suis capable de monétiser mon audience et de vivre de mon activité ? C’était important de me rassurer en me disant : est-ce que je suis capable de créer un produit et de le vendre d’ici 3 mois ? »

C’est ce que Stan appelle « la ligne star » – une idée n’est pas validée tant que des gens n’ont pas payé pour elle. Les abonnés, c’est bien. Les emails collectés, c’est mieux. Mais l’argent qui rentre, c’est la seule vraie validation. construire un revenu récurrent ne s’improvise pas – il faut d’abord prouver que quelqu’un est prêt à sortir sa carte.

Thomas a aussi rencontré les haters. Sur YouTube, dès qu’on propose un produit payant, quelqu’un commente que c’est « dommage de faire ça pour l’argent ». Il appelle ça avec un pote « les esclavagistes modernes » – ceux qui veulent du contenu expert, structuré, de qualité, mais uniquement si c’est gratuit. C’est un truc que j’observe dans tous les marchés. Le créateur de contenu est censé donner indéfiniment. Et quand il essaie de vivre de son travail, il y a toujours quelqu’un pour lui reprocher.

Ça n’a pas empêché Thomas de lancer. Sa formation est sortie juste à la fin du premier cycle de 90 jours – la dernière semaine, il préparait ses argumentaires de vente. Elle a officiellement démarré au début du deuxième cycle. Ce timing, ce n’est pas du hasard – c’est exactement la logique du plan de 90 jours : tu ne te disperses pas sur la monétisation pendant que tu construis ton audience. Tu fais une chose à la fois, et tu passes à la suivante au bon moment.

Ce que le plan de 90 jours ne résout pas

Une limite que je veux signaler honnêtement (parce que tout ça serait trop beau sinon). Le plan de 90 jours suppose que tu sais – même vaguement – dans quelle direction partir. Thomas avait une expertise réelle, une niche identifiée, une différenciation claire sur le plan du contenu vidéo. Il ne partait pas de zéro sur le fond.

Pour quelqu’un qui n’a pas encore d’idée précise, ou qui hésite entre 3 directions, 90 jours bien exécutés dans la mauvaise direction restent 90 jours perdus. La méthode ne remplace pas le travail de réflexion préalable sur ce qu’on a à offrir et à qui. comprendre son client idéal avant de se lancer reste une étape que le plan de 90 jours ne peut pas court-circuiter.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise – enfin, ce que j’aurais voulu entendre plus tôt dans ma propre pratique – c’est que la flexibilité a un prix. Changer de cap tous les 90 jours, c’est possible. Changer de niche tous les 90 jours, ça coûte. La méthode fonctionne dans une direction donnée. Elle ne dispense pas de choisir la direction.

Mais pour quelqu’un qui sait ce qu’il veut faire et qui hésite à démarrer parce que le plan n’est pas parfait ? Le plan de 90 jours est probablement la meilleure réponse. Trois mois de discipline, un bilan honnête, et on repart. Thomas a atteint 1 000 abonnés en 45 jours au lieu de 90. Ça lui a laissé du temps pour affiner, tester d’autres approches de capture d’emails, passer de 2 à 8 inscriptions par jour du jour au lendemain. C’est ça, le vrai bénéfice – pas le plan en lui-même, mais la discipline d’exécution qu’il force à maintenir. entre passion et compétences, le vrai débat pour un créateur de contenu reste entier – mais Thomas, lui, a tranché en allant simplement faire.

Questions fréquentes

C'est quoi un plan de 90 jours pour lancer un business ? +
Un plan de 90 jours, c'est un cycle de planification court sur 3 mois avec des objectifs précis et mesurables. Tu exécutes avec discipline pendant toute la durée, puis tu remets tout sur la table à la fin pour ajuster ou changer d'approche. C'est le point d'équilibre entre persévérance - rester assez longtemps pour avoir des données réelles - et flexibilité - ne pas s'obstiner pendant des années dans une direction qui ne fonctionne pas.
Combien d'abonnés YouTube peut-on avoir en 90 jours ? +
Thomas Routier a atteint 1 000 abonnés en 45 jours et environ 3 000 abonnés à la fin de ses 90 premiers jours sur sa chaîne Mon Coach de Natation. Ces résultats sont liés à une stratégie claire : une vidéo par semaine, des mots-clés ciblés via TubeBuddy, des miniatures soignées et une introduction optimisée. Ce n'est pas un résultat garanti, mais c'est ce qu'une exécution disciplinée sur 90 jours peut produire dans une niche peu concurrentielle.
Comment se fixer des objectifs sur 90 jours quand on lance son premier business ? +
L'approche de Thomas Routier était simple : 3 objectifs chiffrés maximum. 1 000 abonnés YouTube, 1 000 emails collectés, et un premier produit lancé. Chaque objectif était mesurable et atteignable en 3 mois. L'erreur classique est de fixer trop d'objectifs ou des objectifs non mesurables. Mieux vaut 3 chiffres précis que 10 intentions floues.
Le plan de 90 jours fonctionne-t-il vraiment pour un créateur de contenu débutant ? +
Pour Thomas Routier, oui - clairement. Mais la méthode suppose que tu as déjà une direction. Le plan de 90 jours ne remplace pas le travail de réflexion sur ta niche, ton expertise et ta cible. Si tu hésites encore entre 3 idées différentes, 90 jours bien exécutés dans la mauvaise direction restent 90 jours investis sans résultat. C'est la limite principale de cette méthode.
Faut-il lancer un produit payant dans ses 90 premiers jours ? +
Stan de Marketing Mania le conseille fortement, et l'expérience de Thomas le confirme. Lancer un produit payant rapidement permet de valider que ton audience est prête à payer - et pas seulement à consommer du contenu gratuit. C'est une différence fondamentale. Thomas a préparé ses argumentaires de vente dans la dernière semaine de son premier plan de 90 jours et lancé sa formation au début du cycle suivant.
Quelle est la différence entre la méthode soviétique et le plan de 90 jours ? +
La méthode soviétique, c'est planifier sur des mois ou des années sans aucune donnée de terrain - tunnels de vente, produits, positionnement - avant d'avoir parlé à un seul client. Le plan de 90 jours, c'est planifier sur un horizon court, tester pour de vrai, et ajuster selon les résultats. L'un est basé sur des hypothèses. L'autre sur des données réelles.

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