mindset entrepreneur

13. La chose la plus importante en business

Épisode diffusé le 20 avril 2019 par TheBBoost

Écouter l'épisode :

0:00 --:--
Vitesse

Le mindset entrepreneur – ce truc dont tout le monde parle et que presque personne ne sait vraiment travailler. Aline, la fondatrice de TheBBoost, a enregistré un épisode de podcast sans notes, sans plan, sans même savoir exactement où elle allait. Et c’est précisément pour ça que ça mérite qu’on s’y arrête. Parce que dans ces 22 minutes un peu brouillonnes, un peu émotionnelles, il y a quelque chose de rare : une vraie conviction, pas un argumentaire rodé.

Le point de départ : la chose la plus importante dans votre business, ce n’est pas votre tunnel de conversion, pas votre CRM, pas votre stratégie LinkedIn. C’est vous. Votre état d’esprit. Ce que vous portez en vous quand vous décrochez le téléphone pour un prospect ou quand vous publiez un post à 7h du matin en vous demandant si quelqu’un va répondre.

Aline le formule sans détour – et je l’ai relu trois fois parce que c’est à la fois évident et complètement ignoré dans la plupart des contenus business qu’on consomme.

Ce que personne ne te dit sur le mindset entrepreneur

Le sujet est saturé. Tapez ‘mindset’ sur YouTube : vous avez 40 millions de résultats. Des coaches, des tiktokers, des formateurs qui promettent la transformation en 7 jours. Ce qui m’agace dans tout ça, c’est que l’emballage a totalement avalé le contenu.

Aline prend le contre-pied. Pas de programme en 5 étapes. Pas de morning routine à 5h du matin. Elle dit clairement :

« Il n’existe pas de phrase miracle que je peux prononcer là maintenant devant vous et qui va tout débloquer. Il n’existe pas de formule magique à prononcer une fois et où la personne la plus introvertie, timide, avec le plus de manque de confiance en elle, après avoir entendu cette phrase tout se débloque. »

Voilà. C’est exactement le problème avec 90% des contenus sur le sujet.

Ce qu’elle propose à la place, c’est une métaphore que j’ai trouvée franchement juste : imaginez un tableau composé de petits carrés noirs. Chaque fois que vous entendez une phrase qui vous interpelle, une idée qui vous ‘choque’ dans le bon sens, vous retournez un carré – il devient blanc. Et c’est la somme de tous ces carrés retournés, sur des mois, parfois des années, qui constitue un mindset entrepreneur solide.

Pas glamour. Mais honnête.

Sue Bryce et les premières pépites – comment ça commence vraiment

Aline raconte son propre parcours, et c’est là que l’épisode devient intéressant. Elle montait un studio photo – ‘Your Beautiful’ – dédié à la photothérapie pour les femmes. L’idée : aider les femmes à aimer leur corps à travers une séance photo soignée, maquillage, coiffure, musique, le tout. Quatre mois plus tard, elle fermait.

Pas parce que ça ne marchait pas commercialement. Mais parce que les clientes avaient besoin d’un suivi psychologique qu’elle n’était pas formée ni disposée à assurer. (Ce genre de décision – arrêter quelque chose qui marche parce que ce n’est pas le bon truc – c’est déjà du travail sur soi, même si on ne le nomme pas comme ça à l’époque.)

C’est dans cette période qu’elle tombe sur Sue Bryce, photographe américaine ultra-connue dans le milieu portrait. Elle s’abonne à sa plateforme pour les techniques business et photo. Et dans le lot, il y avait une petite partie développement personnel.

« C’est avec cette femme que j’ai commencé à avoir mes premières petites phrases choc. Et plus j’avançais et plus ses contenus à elle se développaient parce qu’après elle est partie vraiment dans cette direction. »

Ce qui m’a frappé là-dedans, c’est que l’entrée n’était pas ‘je vais travailler sur mon mindset’. C’était ‘je veux apprendre à vendre des séances photo’. Et le mindset entrepreneur s’est glissé par la fenêtre pendant qu’elle cherchait quelque chose d’autre. C’est souvent comme ça que ça fonctionne, non ?

Après Sue Bryce, d’autres noms sont venus : Amy Porterfield, Jenna Kutcher, Franck Nicolas, Brooke Castillo. Des univers différents, des styles différents, mais la même constante – des contenus qui contenaient ces petites pépites capables de retourner un carré noir.

Le mindset entrepreneur ne se télécharge pas – et c’est là que ça coince

On vit dans une époque où on cherche le hack. Le raccourci. La formation choc qui compresse 10 ans d’expérience en 8 heures de vidéo. Je comprends – j’ai fait pareil.

Aline est catégorique là-dessus :

« C’est une somme de toutes petites choses qui se travaille, qui arrivent sur le long terme. Ce n’est pas possible de trouver un hack qui va régler le problème en 3 jours. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Et pourtant c’est la partie la plus difficile à accepter pour quelqu’un qui gère un business : il n’y a pas de ROI immédiat sur le travail intérieur.

Mais voilà ce qu’elle ajoute – et c’est là que le raisonnement prend tout son sens pour les erreurs classiques que font les entrepreneurs : quand vous êtes en rendez-vous client avec un mindset entrepreneur fragile, votre prospect le sent. Vous êtes en position de demandeur. Vous courez après la mission, après la validation, après l’argent. Et l’autre personne en face – elle le perçoit, même sans le formuler consciemment.

À l’inverse, quand vous avez travaillé sur vous – pas parfaitement, juste sincèrement – vous entrez dans la pièce différemment. Vous n’avez pas besoin de la mission pour exister. Et paradoxalement, c’est ça qui fait que vous la décrochez plus souvent.

Ce n’est pas de la pensée magique. C’est de la psychologie sociale de base. Les gens font confiance à ceux qui ont confiance en eux-mêmes. Fin de l’histoire.

Décider d’être positif : le seul exercice concret de l’épisode

Il y a 3 ans – c’est le chiffre qu’elle donne – Aline s’est levée un matin avec une décision. Pas une révélation mystique. Une décision banale, presque bête :

Être positive. Consciemment. Dans chaque situation.

Et trouver quelque chose de positif même dans les moments merdiques. (Son mot, pas le mien – et c’est exactement le bon mot pour l’occasion.)

Ce qui est intéressant dans cet exercice, c’est que ce n’est pas du déni. Elle ne dit pas ‘d’ignorer les problèmes’. Elle dit de chercher activement la part positive, aussi petite soit-elle. Et après 3 ans, sa conclusion :

« Même des situations les plus merdiques du monde, il y a toujours toujours toujours au moins un petit aspect positif. Même s’il n’est pas majoritaire, il existe quand même. »

Trois ‘toujours’ de suite. Elle insiste. Et honnêtement, je suis à moitié convaincu – parce qu’il y a des situations où le positif est tellement minoritaire qu’on peut légitimement se demander si le chercher est utile ou si c’est une forme de complaisance. C’est la limite que j’assumerai ici : cette approche fonctionne bien pour les aléas du quotidien entrepreneur, moins bien face à des crises graves ou à des situations d’injustice structurelle. Nuance nécessaire.

Mais pour le business au quotidien – un client qui annule, un lancement qui sous-performe, un partenariat qui tombe à l’eau – oui. Chercher le positif, même micro, ça change la trajectoire mentale qui suit l’événement. Et c’est ça qui compte pour continuer à avancer. C’est d’ailleurs une compétence que les entrepreneurs qui savent dire non maîtrisent souvent mieux que les autres : ils choisissent où mettre leur énergie.

L’aura dont on parle sans jamais expliquer d’où elle vient

Vous connaissez ce type de personne. Celle qu’on suit sur Instagram sans trop savoir pourquoi. Celle dont on lit chaque newsletter. Celle qu’on recommande sans qu’elle l’ait demandé. On dit qu’elle a ‘une belle énergie’, une ‘aura’.

C’est souvent le genre d’explication qui m’énerve parce qu’elle ne dit rien. Mais Aline en donne une version un peu plus opérationnelle :

Ce rayonnement – enfin, ce qu’on appelle comme ça faute de mieux – vient du fait que la personne n’a plus peur de l’opinion des autres. Elle ne se demande plus si elle ‘spam’ son audience, si elle est trop présente, si les gens l’aiment. Elle a une seule envie : partager ce qu’elle a. Et cette absence de besoin de validation, ça se sent. Immédiatement.

Et c’est un cercle : plus vous avez travaillé votre mindset entrepreneur, moins vous cherchez l’approbation, plus vous rayonnez naturellement, plus vous attirez des gens et des opportunités. Ce n’est pas de la loi de l’attraction au sens ésotérique – c’est juste que les gens préfèrent travailler avec des gens qui n’ont pas besoin d’eux pour aller bien.

Aline elle-même : il y a 4 ans, elle ne parlait pas aux inconnus. L’idée d’aller boire un café avec quelqu’un rencontré sur Instagram lui semblait ‘la lune’. Aujourd’hui elle enregistre des podcasts sans notes, à cœur ouvert, sur des sujets profonds. Ce n’est pas une transformation fictive. C’est 4 ans de petits carrés retournés.

Des entrepreneurs comme Anthony Gonnet, qui a bâti des audiences massives par email, diront probablement la même chose : la technique ne suffit pas si la posture intérieure ne suit pas.

Comment on fait, concrètement – sans que ça ressemble à une liste de résolutions

Récapituler en 3 bullets égaux et symétriques serait exactement ce qu’il ne faut pas faire. Aline ne résume pas comme ça – elle part dans des directions, revient, ajoute ‘ah oui et les livres aussi j’ai oublié’. Ça sonne vrai parce que c’est vrai.

Donc voilà comment j’interprète sa méthode, sans la trahir :

Première chose : décider. Pas ‘essayer d’être positif’. Décider. C’est une action consciente, pas un état qui arrive. Et cette décision se renouvelle chaque matin, pas une fois pour toutes.

Deuxième chose : aller chercher les pépites activement. Ça peut être des podcasts, des livres, des vidéos, des séminaires, des gens dans votre entourage proche. L’important c’est que le contenu consommé contienne ces petites phrases qui font ‘sursauter’. Pas du contenu confortable qui confirme ce que vous savez déjà – du contenu qui retourne des carrés noirs.

  • Les livres (elle l’a oublié puis ajouté – c’est souvent les meilleurs conseils, ceux qu’on ajoute en aparté)

Et pour trouver ces mentors – même ceux qu’on ne rencontrera jamais en vrai, comme Sue Bryce pour Aline – il faut accepter que les bons pour vous ne seront pas les bons pour votre voisin. Amy Porterfield ne va pas parler à tout le monde. Franck Nicolas non plus. C’est une affaire personnelle, pas une playlist universelle.

Troisième chose – et c’est peut-être la plus difficile : accepter que ça prenne du temps. Pas des décennies. Aline parle de 3-4 ans. Mais pas 3 semaines non plus. Ce qui veut dire être patient avec soi-même dans les phases où rien ne semble changer. Et continuer quand même à consommer, à chercher, à retourner des carrés.

Ceux qui ont réussi des transformations business significatives – comme Matthieu Verne dans le rachat d’entreprises ou Léo Poitevin dans le travail en remote – parlent tous, à un moment ou un autre, d’une transformation de posture qui a précédé la transformation de résultats. Le mindset entrepreneur d’abord. Le reste suit.

Mais bon – est-ce que tout le monde a vraiment envie de faire ce travail ? Aline pose la question sans la poser : ‘il y a des gens qui ne font pas ce travail et qui se contentent très bien de leur petite vie.’ Ce n’est pas un jugement. C’est juste un constat. Et si vous lisez ça jusqu’ici, vous avez probablement déjà répondu pour vous-même.

Questions fréquentes

Comment travailler son mindset entrepreneur concrètement ? +
Il n'existe pas de méthode unique ni de formation miracle. Le mindset entrepreneur se construit à travers la somme de centaines de petites phrases, idées et expériences qui créent des prises de conscience progressives. Concrètement : décider consciemment d'être positif, consommer du contenu inspirant chaque jour (podcasts, livres, vidéos), et identifier des mentors dont les contenus contiennent ces petites pépites qui débloquent quelque chose en vous.
Combien de temps faut-il pour changer son mindset entrepreneur ? +
Aline de TheBBoost évoque 3 à 4 ans pour une transformation profonde - elle était timide, ne parlait pas aux inconnus, et aujourd'hui elle enregistre des podcasts à cœur ouvert sans notes. Mais des changements perceptibles arrivent bien plus tôt : quelques semaines suffisent pour que la positivité consciente devienne un réflexe, selon son expérience.
Le mindset a-t-il vraiment un impact sur les résultats business ? +
Oui, et c'est mesurable dans les interactions commerciales. En rendez-vous client, un entrepreneur qui a travaillé son mindset ne se présente plus en position de demandeur. Il entre dans un échange équilibré. Les prospects perçoivent cette différence - consciemment ou non - et font davantage confiance à quelqu'un qui n'a pas besoin de leur validation pour exister.
Où trouver des contenus pour développer son mindset entrepreneur ? +
Aline cite des noms comme Sue Bryce, Amy Porterfield, Jenna Kutcher, Franck Nicolas et Brooke Castillo - mais elle insiste : ce qui marche pour elle ne marchera pas forcément pour vous. L'idée est de trouver des personnes dont les contenus contiennent des phrases qui vous 'choquent' dans le bon sens, qui retournent quelque chose en vous. Ça peut être des podcasts, des vidéos, des livres ou même des gens de votre entourage.
Peut-on développer son mindset entrepreneur sans formation payante ? +
Absolument. Aline est explicite là-dessus : il n'existe pas de formation choc qui change tout en quelques heures de vidéo. Le mindset entrepreneur se développe gratuitement, par l'accumulation de contenu gratuit ou accessible - podcasts, livres de bibliothèque, vidéos YouTube. L'investissement est en temps et en régularité, pas nécessairement en argent.
Quelle est la différence entre mindset entrepreneur et développement personnel classique ? +
Pas grand-chose dans les fondements - Aline le dit elle-même, 'mindset, développement personnel, leadership, vous appelez ça comme vous voulez'. La nuance : appliqué à l'entrepreneuriat, le travail sur soi a des répercussions directes sur la relation client, la communication sur les réseaux sociaux, la capacité à se vendre et à fixer ses prix sans se dévaloriser.

Épisodes similaires

  • Business & Entrepreneuriat