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Les 10 points commun de nos plus gros comptes Meta Ads

Épisode diffusé le 17 décembre 2024 par Danilo Mura Duchesnes

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Scaler sur Meta Ads au-delà de 1000 euros par jour, ce n’est pas une question de chance. Ni de budget de départ. Danilo Duchesne, fondateur de DHS Digital – une agence Social Ads qui accompagne des marques de 1 à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires – a passé 5 ans à regarder des comptes dépenser 10, 30, 50, parfois 200 000 euros par mois sur la plateforme. Et il a fini par voir un motif. Dix fois le même motif, en fait. Ce qu’il partage dans ce podcast, c’est pas une liste de hacks. C’est un diagnostic de ce qui sépare les comptes qui plafonnent de ceux qui continuent à monter.

Le product market fit : le socle avant de scaler sur Meta Ads

Ça paraît évident. Ça l’est. Et pourtant c’est là que la plupart des comptes se plantent avant même d’avoir vraiment commencé à investir sérieusement.

Danilo est direct là-dessus :

« Si vous avez un produit qui est trop niché, malheureusement à un moment vous allez finir par saturer vos audiences parce que il y a simplement pas, il y a plus de nouvelles personnes à aller chercher. »

C’est exactement le problème. Un marché étroit, c’est un plafond bas. Et sur Meta, tu le touches beaucoup plus vite que tu ne le penses.

L’exemple qu’il développe le plus, c’est Detective Box – la marque fondée par Émilie Bernier, passée par l’émission Qui Veut Être Mon Associé. Des enquêtes criminelles immersives à résoudre chez soi, en famille, en couple ou seul. Danilo pointe quatre éléments qui font que ce produit coche toutes les cases : proposition de valeur innovante, marché peu saturé (Émilie a passé 18 mois à construire son enquête – personne d’autre n’a fait ça sur le marché français), audience potentielle quasi-illimitée, et positionnement prix qui tient face aux alternatives. 99 euros pour une expérience unique, là où un jeu de société classique tourne entre 15 et 50 euros. C’est pas du tout la même chose, mais la comparaison ne fait pas peur à l’acheteur. Pour voir à quel point la stratégie Meta de Detective Box a été poussée, l’épisode complet avec Émilie Bernier est vraiment éclairant.

Bref. Sans ce socle – un produit qui peut toucher n’importe qui et une USP claire – le reste de la liste ne sert à rien. Tu peux avoir les meilleures créas du monde, si ton marché addressable est trop petit, tu vas saturer.

25 campagnes actives : pourquoi autant ?

Le chiffre surprend. Leur plus gros compte tourne actuellement avec 25 campagnes actives – et ça augmente à mesure que les budgets grimpent.

La logique est simple pourtant. Chaque campagne couvre une gamme de produits distincte. Si tu donnes à Meta une seule campagne avec trois ou quatre créas, il va choisir ce qu’il veut diffuser. Et pas forcément ce que toi tu veux pousser.

« On est obligé finalement d’avoir beaucoup de campagnes pour diffuser tous les produits de la gamme. En plus de ça, chaque campagne donc par gamme va posséder sa propre campagne Advantage Plus pour scaler avec les meilleurs visuels. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Mais en pratique, ça veut dire une structure de compte qui dépasse ce que la plupart des annonceurs imaginent. Pour aller plus loin sur ce sujet, la structure de compte idéale sur Meta Ads en e-commerce détaille exactement comment organiser tout ça.

Il y a aussi une deuxième logique qui s’installe avec le temps : certains comptes passent d’une organisation par produit à une organisation par persona. Parce qu’un même produit peut répondre à des besoins très différents selon la personne en face. Et les messages ne sont pas les mêmes. Plus le compte grossit, plus la segmentation devient fine – et plus le nombre de campagnes augmente mécaniquement.

Audiences larges, tests permanents : le duo qui permet de scaler sur Meta Ads

Contre-intuitif pour beaucoup. Quand les budgets montent, l’instinct c’est souvent de vouloir mieux cibler. Moins large. Plus précis.

Danilo fait exactement l’inverse. Les campagnes qui diffusent le plus sur leurs gros comptes, par ordre d’importance : Advantage Plus Shopping en premier, puis ciblage large sociodémographique, puis intérêts, puis audiences similaires à 5% et plus. Large. Très large.

La raison ? Meta élargit de toute façon vos audiences depuis deux ans. Même une audience restreinte, il va la faire gonfler. Autant partir large d’emblée quand ton produit peut toucher n’importe qui.

Sur les tests – et c’est le 4e point de la liste – certains comptes investissent plus de 20% de leur budget dans du testing. Ce qui est vraiment énorme, pour reprendre ses mots. La question que tout le monde pose : qu’est-ce qu’on teste exactement ? Ça dépend de la maturité du compte.

« Est-ce que vous avez un compte mature, c’est-à-dire un compte qui a des concepts winner et des produits winner. Dans ce cas-là, vous allez tester des déclinaisons de ces concepts winner parce que vous avez pas forcément envie de toujours réinventer la roue. »

Pour un compte qui débute, tu testes les produits. Pour un compte mature, tu testes des déclinaisons – même axe sur un autre produit, même concept dans un autre format, même message avec une couleur différente ou un autre profil démographique mis en avant. La méthode des 5 étapes pour itérer et décliner des créas Facebook Ads performantes couvre exactement ce process en détail.

Un truc que Danilo mentionne et qu’on sous-estime souvent : les campagnes de test d’audience. Le principe – prendre des créas déjà gagnantes et les tester sur de nouvelles audiences potentielles. Pas de nouvelles créas sur de nouvelles audiences. Des gagnantes sur de l’inconnu. Les chances de trouver une audience winner sont bien plus élevées comme ça.

Formats créatifs : tout tester, vraiment tout

Statiques, GIFs, vidéos UGC, vidéos motion, Reels reposts, carrousels, collections. La liste est longue. Et Danilo insiste : quand tu dépenses des dizaines de milliers d’euros par mois, tu dois couvrir tous les formats pour toucher l’entièreté de l’audience susceptible d’acheter.

Le format qui cartonne le plus en ce moment sur leurs comptes ? Le FGC – Founders Generated Content. Le fondateur de la marque qui raconte l’histoire, les produits, pourquoi ça existe. Pas de script lisse. Une vraie présence humaine.

Ce qui m’a scotché dans cette partie, c’est la double logique marque/créateur sur les formats statiques. Même message, deux traitements radicalement différents. D’un côté une belle photo produit épurée avec la tagline de la marque. De l’autre, la même idée vue du point de vue d’un créateur – capture d’écran style Instagram, texte brut, authenticité assumée. Les deux fonctionnent. Pas pour les mêmes personnes, pas dans les mêmes contextes. Pour aller plus loin sur la stratégie créa Meta Ads et comment construire une approche cohérente, c’est un sujet qui mérite un article entier.

Les concepts les plus utilisés en ce moment : bénéfice produit avec USP et deux ou trois avantages pointés visuellement, social proof avec témoignage, comparaison concurrents (le format « No SE »), problème-solution, et le « trois raisons de » – simple, direct, ça fonctionne encore.

Landing pages, offres et organique : ce que les gros comptes font en dehors de l’algo

Trois points de la liste qui sont moins « Meta » et plus « business » – et c’est probablement pour ça qu’ils sont sous-estimés.

Sur les landing pages : l’idée c’est d’adapter le message selon où en est le prospect dans sa prise de conscience. Quelqu’un qui ne sait pas encore qu’il a mal au dos ne va pas cliquer sur « achetez notre siège ergonomique ». Il faut d’abord lui planter la graine. Danilo donne l’exemple de Bloom Paris avec une tagline pensée pour le top of funnel : « Découvre comment 100 000 télétravailleurs ont renforcé leur dos sans aller à la salle de sport. » Ça capte. Ça éduque. Et ça mène doucement vers la conversion.

Pour Gaia – une marque de vélos électriques – la stratégie est encore plus structurée. Top of funnel : landing page qui explique l’intérêt du vélo électrique en ville pour une famille, avec comme CTA la configuration du vélo (pas l’achat). Middle of funnel : retargeting sur une page dédiée à l’essai en boutique. Bottom of funnel : renvoi direct vers la page produit. Trois niveaux, trois messages, trois destinations. C’est ce qu’on appelle optimiser l’ensemble du funnel d’acquisition pour dépenser plus et mieux.

Sur les offres : sans calendrier marketing structuré, impossible de scaler sur meta ads au-delà d’un certain seuil. Danilo cite Nutri Pur comme exemple – nouvelles résolutions en janvier, offre anniversaire, fidélité, lancements produits, opérations saisonnières. Chaque offre justifie une nouvelle campagne et booste les campagnes existantes. Tu es doublement gagnant.

Sur l’organique (et c’est le point 9, souvent le plus négligé) : les marques qui dépensent beaucoup ont une présence forte hors publicité. Reels réguliers, collaborations influenceurs, interactions en stories, personal branding du CEO sur LinkedIn. Et – ce que Danilo pointe comme une mine d’or sous-exploitée – réutiliser le contenu organique performant directement en pub. Prendre un Reel qui a fait des vues, lui ajouter un bouton « Acheter », le balancer en campagne. Les interactions organiques restent visibles. La preuve sociale est déjà là.

« Je trouve que le contenu organique est tellement sous-exploité en publicité et le pire, c’est que tous les annonceurs ont ce contenu à disposition mais ils ne pensent jamais à s’en servir et pourtant, c’est une véritable mine d’or pour votre compte publicitaire. »

Franchement, la plupart passent à côté de ça. C’est gratuit, c’est déjà validé par une audience réelle, et ça ressemble à du vrai contenu parce que c’en est un.

Notoriété : le levier que tout le monde oublie quand on veut scaler sur Meta Ads

Dernier point – et celui que Danilo présente comme le plus négligé des dix.

Quand tu dépenses beaucoup en conversion uniquement, l’algorithme finit par tourner en rond. Il va chercher les personnes les plus susceptibles de convertir dans ton audience. Sauf qu’il y en a beaucoup moins que la taille totale de l’audience. Résultat : même en augmentant le budget de 30 ou 50%, la couverture stagne. On touche les mêmes gens, plus souvent. Le CPM monte. Le CPA monte. Ça coûte plus cher pour les mêmes résultats.

La solution, c’est d’alimenter le haut du tunnel avec des campagnes de notoriété – et plus précisément des campagnes de vue de vidéo. Pas de trafic. Vue de vidéo.

« Chaque personne va rentrer dans un bucket prédéfini. On va avoir les acheteurs potentiels, les personnes en mode lèche-vitrine qui vont ajouter au panier sans acheter, les clickers – ça on aime un peu moins – et les spectateurs de vidéo. »

L’idée : diffuser des vidéos de marque qui expliquent pourquoi vous existez et quels problèmes vous résolvez. Ça augmente la taille des audiences recibles. Et ça amène de nouvelles personnes dans les buckets d’intention d’achat. Les personnes qui ont regardé 75% ou 95% de la vidéo sont ensuite retargetées – elles sont bien plus qualifiées que celles qui ont vu 3 secondes.

Ce qui m’agace un peu dans la façon dont ce point est souvent traité dans le secteur, c’est qu’on réduit la notoriété à « dépenser de l’argent sans compter ». C’est pas ça. C’est nourrir l’algorithme pour qu’il ait plus de matière à travailler. Si tu cherches à savoir quand scaler vos campagnes Facebook Ads et comment reconnaître les signaux qui indiquent que le moment est venu, c’est une question qui mérite d’être posée avant de tout miser sur la conversion.

Une limite à garder en tête – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt – c’est que tout ça suppose un budget minimum pour que les algorithmes aient assez de données. En dessous d’un certain seuil, certains de ces 10 points sont difficilement applicables. 25 campagnes actives avec 500 euros par mois de budget total, ça n’a aucun sens. Ces principes s’appliquent à des comptes qui ont déjà prouvé quelque chose. Pas à des comptes qui débutent.

Mais pour ceux qui sont déjà là, qui cherchent à passer un cap – la liste est là. Et elle est plus simple à comprendre qu’à exécuter.

Questions fréquentes

Quel budget minimum pour scaler sur Meta Ads ? +
Il n'y a pas de seuil universel, mais les principes décrits ici s'appliquent à des comptes qui dépensent au moins quelques milliers d'euros par mois. En dessous, certains éléments - comme avoir 25 campagnes actives ou investir 20% du budget en testing - n'ont pas de sens. L'essentiel est d'avoir déjà validé un product market fit et quelques créas gagnantes avant de vouloir scaler.
Combien de campagnes faut-il avoir pour scaler sur Meta Ads ? +
Selon Danilo Duchesne de DHS Digital, leur plus gros compte tourne avec 25 campagnes actives. Chaque campagne couvre une gamme de produits, un persona ou une phase du funnel distincte. Ce nombre augmente naturellement avec le budget.
Faut-il cibler large ou précis pour scaler sur Meta Ads ? +
Large. Meta élargit de toute façon les audiences depuis 2 ans, même les petites. Les campagnes qui diffusent le plus sur les gros comptes utilisent l'Advantage Plus Shopping, le ciblage large sociodémographique et des audiences similaires à 5% et plus. Le ciblage ultra-précis est contre-productif quand les budgets montent.
Quel format créatif fonctionne le mieux sur Meta Ads en 2024 ? +
Le FGC - Founders Generated Content - est actuellement le format qui performe le mieux sur les comptes DHS. C'est le fondateur de la marque qui parle directement des produits et de l'histoire de l'entreprise. Mais la vraie réponse, c'est tous les formats : statiques, GIFs, UGC, Reels, carrousels. Chaque utilisateur réagit différemment selon le format.
Pourquoi faire des campagnes de notoriété quand on veut scaler sur Meta Ads ? +
Parce que les campagnes de conversion seules finissent par saturer l'algorithme. Il cible toujours les mêmes personnes les plus susceptibles d'acheter, la couverture stagne, le CPM monte, et les CPA s'envolent. Les campagnes de vue de vidéo alimentent de nouvelles audiences dans le funnel et donnent à l'algorithme plus de matière à travailler.
Qu'est-ce que le product market fit à large échelle sur Meta Ads ? +
C'est avoir un produit qui peut s'adresser à presque n'importe qui, avec une USP claire. Les vêtements, compléments alimentaires, chaussures - ou des produits comme Detective Box qui créent leur propre catégorie. Sans ça, tu satures ton audience avant même d'atteindre des budgets significatifs.

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