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7 trucs à tester maintenant sur Facebook ads

Épisode diffusé le 15 novembre 2024 par Danilo Mura Duchesnes

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Sur facebook ads, un clic coûte entre 50 centimes et 1 euro. Une vue de vidéo ? Entre 1 et 2 centimes. Soit 50 fois moins cher. Ce chiffre, Danilo Duchesnes – fondateur de DHS Digital, agence d’acquisition multi-levier – le sort comme ça, presque en passant, dans un épisode de son podcast Le Rendez-vous Marketing. Et pourtant, c’est probablement l’un des écarts de prix les plus sous-exploités de toute la pub digitale.

Sept stratégies. C’est ce qu’il propose pour améliorer ses performances sur facebook ads et accélérer avant le Q4. Certaines sont techniques – la campagne DABA multifeed, le Dynamic Creative Testing. D’autres sont presque triviales – une capture d’écran d’une note iPhone transformée en pub. Mais le fil rouge, c’est ça : arrêter de faire des campagnes qui ressemblent à des campagnes, et commencer à faire des trucs que les gens regardent vraiment.

Ce qui m’a frappé en écoutant cet épisode, c’est moins les stratégies elles-mêmes que la logique derrière. Danilo ne parle pas de hacks. Il parle de comportements – ce que les utilisateurs ont l’habitude de voir, ce qui déclenche leur attention, ce qui les fait rester. Et ça change tout à la façon dont on aborde la création publicitaire.

Les créas familières sur facebook ads : l’interface qui accroche

Premier conseil, et probablement le plus simple à tester immédiatement. L’idée : intégrer dans tes visuels des éléments que l’utilisateur a l’habitude de voir dans sa vie quotidienne. L’application Notes sur iPhone. Les stories Instagram avec leurs sondages. Les notifications de rappel. Les conversations iMessage.

Danilo donne un exemple concret :

On avait mis dans la créa ‘tu payes combien pour ta téléphonie d’entreprise’. Donc ça c’était la question et on a mis différentes options. Parmi ces options, on a mis moins de 20 € par mois qui est justement le prix que notre annonceur propose.

Dit comme ça, c’est presque trop simple. Mais c’est exactement le problème – les annonceurs cherchent des solutions complexes quand l’attention, elle, fonctionne sur la reconnaissance.

Cinq formats sont évoqués : la note iPhone (texte, proposition de valeur, call to action, capture d’écran – deux minutes de travail), le faux sondage Instagram, la notification de rappel produit, la conversation iMessage et – plus niche – la capture d’écran d’une interface métier comme le gestionnaire de pub Facebook pour cibler des media buyers. Ce dernier format, c’est du ciblage par le contexte visuel. (Ce qui est rare, et clairement sous-utilisé dans le secteur B2B.)

La recherche d’idées de publicités Facebook commence souvent par regarder ce que font les concurrents. Le problème, c’est que tout le monde regarde les mêmes bibliothèques de pubs. Les créas familières, elles viennent d’ailleurs – de l’observation de ce que les gens utilisent vraiment sur leur téléphone.

Reels organiques : le contenu qui existe déjà travaille pour toi

Deuxième stratégie, et celle-là, elle m’agace un peu – pas parce qu’elle ne marche pas, mais parce que si peu de marques la font vraiment.

Le principe : récupérer un Reel qui a bien fonctionné en organique et le sponsoriser. Pas en créant une nouvelle campagne from scratch. En boostant directement depuis le gestionnaire de pub pour conserver la preuve sociale – likes, commentaires, partages – qui a été accumulée naturellement.

On avait récupéré le réel, on l’a boosté et on a bien sûr inséré un lien vers le produit en question. Donc ça c’est un truc qui est très simple à mettre en place parce qu’il suffit de récupérer un contenu organique qui existe déjà.

Simple. Trop simple, presque. Et pourtant.

Le détail qui change tout : le Reel doit avoir fonctionné organiquement avant. Pas en termes de likes – en termes de vues réelles. Et il doit introduire un produit de façon éducative, pas promotionnelle. Dans l’exemple donné, c’est une experte qui explique les effets du magnésium sur le sommeil. Ce n’est pas une pub. C’est du contenu qui vend par accident.

Bref, si tu as une bibliothèque de Reels organiques et que tu ne l’as jamais fouillée pour tes campagnes facebook ads, tu rates quelque chose.

Dynamic Creative Testing : tester 9 combinaisons en une seule campagne

Troisième truc, plus technique. Le Dynamic Creative Testing – ou DCT – c’est un paramètre qu’on active au niveau de l’ensemble de publicité. Tu fournis à Meta plusieurs créatifs, plusieurs textes, plusieurs titres et plusieurs call to action. Meta génère toutes les combinaisons possibles et diffuse celles qui performent le mieux.

Trois créatifs + trois textes + trois titres = neuf combinaisons. Automatiquement. Sans créer neuf campagnes séparément.

On avait testé une dizaine de créatifs que c’était quand même beaucoup de créatifs à tester pour ce client en question. On a testé plusieurs textes, plusieurs titres et plusieurs call to action et on avait constaté que le call to action obtenir un devis fonctionnait plutôt bien.

Ce que j’aime dans cet exemple, c’est la granularité. On ne sait pas juste quelle pub marche – on sait quel call to action, quel texte, quel visuel. C’est une différence énorme pour la suite.

Deux usages : soit tu utilises le DCT pour scaler des éléments qui ont déjà prouvé leur efficacité, soit tu t’en sers pour tester rapidement un volume important de créatifs sur un nouveau produit. (Et dans ce deuxième cas, évite de mélanger des créatifs très différents – le signal devient illisible.)

Pour aller plus loin sur l’itération de créas Facebook Ads, il y a une logique d’escalier – on teste, on identifie le gagnant, on décline. Le DCT accélère juste la première marche.

Advantage Plus Shopping : la campagne facebook ads qui redistribue les cartes

Quatrième stratégie, et celle-là, Danilo en parle depuis un moment. L’Advantage Plus Shopping, c’est une campagne semi-automatisée : pas de ciblage manuel, pas d’audiences à paramétrer. Ton seul levier, c’est la créa. Meta fait le reste.

La promesse officielle : -12% de CPA en moyenne selon une étude interne de Meta. La réalité terrain que Danilo décrit :

Pour l’avoir testé sur de nombreux clients, on a parfois obtenu des résultats bien supérieurs que une diminution de 12 % du CPA, parfois on est allé jusqu’à 50 % de diminution du CPA.

50%. C’est pas une optimisation marginale, c’est une refonte de l’économie d’une campagne.

Mais il y a un piège classique. Quand tu configures une campagne Advantage Plus Shopping, tu peux indiquer à Meta quelles sont tes audiences de clients existants. Et si tu ne fixes pas un plafond de budget sur ces audiences – genre 5 à 10% maximum – Meta va naturellement aller chercher des conversions faciles chez des gens qui te connaissent déjà. Résultat : tes chiffres sont beaux, mais tu ne fais pas vraiment de l’acquisition. Tu retarges sans le savoir.

Deuxième point d’attention : analyser régulièrement la répartition nouveaux clients / clients existants dans les résultats de la campagne. Si 50% de tes ventes viennent de clients existants alors que tu as mis un plafond à 10%, baisse à 5% voire 0%.

Et enfin – le conseil le plus important selon Danilo – n’utilise jamais l’Advantage Plus Shopping pour tester des créas inconnues. C’est une campagne pour scaler, pas pour apprendre. Tu y mets tes meilleures créas des 3 à 6 derniers mois, point.

Pour la structure globale du compte autour de cette campagne, la structure de compte Meta Ads e-commerce pose les bases de comment articuler Advantage Plus avec les autres campagnes.

Vues de vidéo : constituer des audiences à 1 centime

Cinquième stratégie. Et là, le chiffre que j’évoquais en intro prend tout son sens.

Une vue de vidéo True Play (15 secondes ou moins) coûte entre 1 et 2 centimes sur facebook ads. Un clic coûte entre 50 centimes et 1 euro. L’écart est réel, documenté, et sous-exploité par la majorité des annonceurs.

Danilo propose deux usages distincts. Le premier : créer une audience de reciblage à partir des personnes qui ont regardé 95% d’une vidéo – ce qui signifie qu’elles ont regardé quasi jusqu’au bout, donc qu’elles sont au moins intéressées. Cette audience coûte une fraction du prix d’une audience de visiteurs site.

Le deuxième usage est plus subtil. Lancer des campagnes vidéo avec un objectif de notoriété – pas de conversion – sur ses meilleures audiences d’acquisition. Objectif : exposer plus de personnes à la marque pour un coût dérisoire, réchauffer les audiences avant le Q4 (et ça, c’est exactement le bon timing pour le faire), et alimenter en parallèle les audiences de reciblage vidéo.

Est-ce qu’un clic sur le site représente une intention d’achat plus forte qu’une vue de vidéo ? Oui, clairement. Mais cette objection ne suffit pas à invalider la stratégie. Les deux ne s’excluent pas.

DABA et DABA multifeed : le catalogue produit comme arme secrète

Sixième stratégie, et probablement la plus technique de l’épisode. La campagne DABA – Dynamic Ads Broad Audience – c’est une campagne qui utilise ton catalogue produit comme publicité et qui cible une audience large. Meta va chercher des personnes avec des comportements d’achat similaires à tes produits. Pas tes audiences enregistrées. Des signaux comportementaux.

L’intérêt principal : aller chercher des poches d’audience que ni une campagne CBO classique ni l’Advantage Plus Shopping ne touchent forcément.

Mais la version avancée – le DABA multifeed – c’est là que ça devient intéressant. Sur un catalogue de prêt-à-porter avec chaussures, robes, t-shirts et sacs, tu crées des ensembles de produits par catégorie. Un ensemble de publicité par catégorie dans ta campagne DABA. Résultat :

Tu vois immédiatement quelles catégories convertissent et lesquelles brûlent du budget. Tu coupes les ensembles non rentables. Tu scales les audiences qui répondent – et comme tout est automatisé via le catalogue, scaler ne demande pas de travail créatif supplémentaire.

On avait réussi à scaler plusieurs audiences d’ensemble de produits qui étaient prometteurs et on a même battu nos campagnes de vente manuel et d’advantage plus shopping qui était en concurrence avec notre Daba multifeed.

Battu l’Advantage Plus Shopping. Sur un client lingerie. En début d’année. C’est le genre de résultat qui fait changer de stratégie.

Une limite réelle : ça ne fonctionne que si ton catalogue est propre et fonctionnel. Si tes fiches produits sont incomplètes, si les images sont mauvaises, si les catégories ne sont pas structurées – la campagne va être médiocre peu importe le budget. Et sur la façon de construire une stratégie créa Meta Ads qui tient la route, il faut penser catalogue autant que visuels.

Cost Cap : la campagne facebook ads pour les contraintes de CPA absolues

Septième et dernière stratégie. Le Cost Cap, c’est simple dans le principe : tu fixes à Meta un CPA maximum à ne pas dépasser, et Meta ne dépense que quand il peut respecter cette contrainte.

La difficulté, c’est la gestion au quotidien. Une campagne Cost Cap ne dépense pas toujours son budget. Les jours sans opportunité, elle peut rester à 30% du budget alloué. C’est déroutant si tu n’y es pas préparé.

Danilo donne une règle pratique : si tu dépenses habituellement 100€ par jour, mets un budget de 300€ sur une campagne Cost Cap. L’idée n’est pas de dépenser 300€ – c’est de donner suffisamment de marge à Meta pour qu’il puisse dépenser les 100€ les jours où les conditions sont bonnes.

Et le Cost Cap, c’est pas une stratégie par défaut. C’est une réponse à une contrainte spécifique : un produit avec une marge fixe, une offre avec un CPA cible non négociable, une période où on ne peut pas se permettre de déborder. Sur facebook ads, c’est l’outil de précision – pas l’outil de volume.

Sur le pilotage du budget retargeting Meta Ads, la logique est similaire : on définit des contraintes avant de définir des budgets, pas l’inverse.

Sept stratégies, donc. Certaines se testent en deux minutes (la note iPhone), d’autres demandent une infrastructure catalogue propre (DABA multifeed). Mais toutes partagent la même logique : sur facebook ads, l’algorithme a besoin de signal, et ton travail c’est de lui en donner – via les créas, via la structure de campagne, via les audiences que tu construis au fil du temps.

Ce que l’épisode ne dit pas explicitement mais qui transparaît partout : ces stratégies fonctionnent ensemble, pas isolément. Le Cost Cap sans créas testées en DCT, c’est une boîte noire. L’Advantage Plus Shopping sans avoir d’abord construit des audiences vidéo, c’est du gaspillage. Et les créas familières sans analyse de performance créa sérieuse, c’est du tâtonnement.

La question qui reste ouverte : laquelle de ces sept stratégies représente le gain le plus rapide pour ton compte spécifiquement ? Ça dépend de là où tu en es – et c’est probablement la vraie variable que personne ne peut répondre à ta place.

Questions fréquentes

C'est quoi le Dynamic Creative Testing sur facebook ads ? +
Le Dynamic Creative Testing - ou DCT - est une option activable au niveau de l'ensemble de publicité dans le gestionnaire Meta. Tu fournis plusieurs créatifs, textes, titres et call to action, et Meta génère automatiquement toutes les combinaisons possibles. Par exemple, 3 créatifs x 3 textes x 3 titres = 27 combinaisons testées simultanément. Tu identifies rapidement les éléments qui performent le mieux, individuellement et en combinaison.
Comment fonctionne la campagne Advantage Plus Shopping sur facebook ads ? +
L'Advantage Plus Shopping est une campagne semi-automatisée où tu n'as aucun ciblage manuel à paramétrer. Tu fournis des créatifs, Meta s'occupe de trouver les audiences. Ton seul levier d'optimisation, c'est la créa. Meta promet une réduction du CPA de 12% en moyenne selon ses études internes, mais des résultats terrain peuvent aller jusqu'à -50% selon Danilo Duchesnes. La règle d'or : n'y mettre que des créatifs qui ont déjà prouvé leur efficacité ailleurs - c'est une campagne d'accélération, pas de test.
Quel est l'intérêt des vues de vidéo par rapport aux clics sur facebook ads ? +
Une vue de vidéo True Play coûte entre 1 et 2 centimes sur facebook ads, contre 50 centimes à 1 euro pour un clic. Soit 50 fois moins cher. Cet écart permet de constituer des audiences de reciblage de qualité pour un coût dérisoire, notamment en ciblant les personnes ayant regardé 95% d'une vidéo. Un clic représente une intention d'achat plus forte, mais les deux stratégies sont complémentaires.
Qu'est-ce qu'une campagne DABA multifeed sur Meta Ads ? +
La DABA (Dynamic Ads Broad Audience) est une campagne qui utilise ton catalogue produit comme publicité et cible une audience large via les comportements d'achat détectés par Meta. La version multifeed consiste à créer des ensembles de produits par catégorie dans ton catalogue - chaussures, robes, sacs par exemple - puis un ensemble de publicité par catégorie dans ta campagne. Tu identifies ainsi quelles catégories convertissent vraiment, tu coupes les autres et tu scales les audiences rentables. Particulièrement efficace pour les e-commerces avec une large gamme de produits.
Comment configurer une campagne Cost Cap sur facebook ads ? +
Dans le gestionnaire de publicités Meta, au niveau du budget de ta campagne ou de ton ensemble de publicité, tu trouves une option 'Stratégie d'enchère'. Par défaut, c'est 'Volume le plus élevé'. Tu changes pour 'Objectif de coût par résultat' et tu fixes le CPA maximum que Meta ne peut pas dépasser. Astuce pratique : si tu dépenses habituellement 100€/jour, mets un budget de 300€ - la campagne ne dépensera pas forcément tout, mais elle aura la marge nécessaire pour trouver des opportunités rentables.
Comment éviter l'erreur de paramétrage classique sur l'Advantage Plus Shopping ? +
L'erreur fréquente : ne pas activer de plafond de budget sur les audiences de clients existants. Sans ce plafond, Meta va naturellement aller chercher des conversions faciles auprès de personnes qui te connaissent déjà, ce qui gonfle artificiellement les performances sans faire de vraie acquisition. La recommandation de Danilo Duchesnes : fixer un plafond à 5-10% maximum sur les audiences de clients existants, puis analyser régulièrement la répartition nouveaux clients / clients existants dans les résultats.

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