campagne emailing

[Best Episode] 6 facteurs essentiels pour booster vos campagnes d’emailing avec Rebecca Dvash d’Active Trail – Episode 251

Épisode diffusé le 27 avril 2026 par Estelle Ballot

Écouter l'épisode :

0:00 --:--
Vitesse

Une campagne emailing qui performe, ce n’est pas une question de chance ou de volume. C’est une question de choix – les bons outils, les bons paramétrages, et quelques réflexes que la majorité des gens ne prennent pas le temps d’acquérir. Rebecca Dvash, marketing manager d’Active Trail depuis 4 ans sur les marchés français et espagnol, avec plus de 10 ans de marketing digital derrière elle, a posé les choses à plat dans un épisode du Podcast du Marketing. Ce qu’elle dit est simple. Trop simple, parfois, pour qu’on y croie vraiment.

Le truc c’est que beaucoup de solopreneurs et de PME construisent leur stratégie email sur du sable. Ils ont une liste, un outil, ils envoient. Et ils se demandent pourquoi les taux d’ouverture stagnent à 18%, pourquoi personne ne clique, pourquoi leurs promos tombent dans les spams. La réponse n’est jamais dans la rédaction de l’objet. Enfin, pas que là.

Six facteurs. C’est ce que Rebecca identifie pour qu’une campagne emailing sorte vraiment de la masse. Et franchement, plusieurs de ces points m’ont rappelé des erreurs que j’ai vues – et faites – pendant des années.

Le logiciel que tu choisis conditionne tout le reste

Commençons par ce que personne ne veut entendre : l’outil compte vraiment. Pas parce qu’un logiciel va faire le travail à ta place – mais parce qu’un mauvais outil va te freiner à chaque étape.

Rebecca est directe là-dessus. Un éditeur drag-and-drop correct, une bibliothèque de templates dans différentes industries pour s’inspirer, la gestion des colonnes, l’intégration vidéo dans le corps d’email. C’est le minimum. Et au-delà du minimum, il y a des fonctionnalités qui font une vraie différence sur les taux de conversion.

« Le compte à rebours, il est très utilisé pour les sites e-commerce qui font des ventes flash. C’est tu vois vraiment une grosse différence sur les taux de conversion. »

Dit comme ça, ça paraît anecdotique. Mais quand tu vois les chiffres sur une vente flash avec et sans compte à rebours, tu comprends vite pourquoi le principe de rareté n’est pas une vue de l’esprit.

Il y a aussi l’envoi prédictif – une fonctionnalité qui analyse l’historique d’ouverture de chaque contact pour déterminer le meilleur moment d’envoi individuel. Pas le meilleur moment en général, le meilleur moment pour cette personne précise. C’est de l’optimisation granulaire, et c’est ce qui sépare une campagne emailing correcte d’une campagne qui cartonne.

Et puis il y a la data marketing par IA, dont Rebecca parle avec un enthousiasme qui m’a un peu surpris. L’idée : prédire les achats futurs en croisant l’historique d’achat avec des profils similaires. Si tu as acheté du lait pour bébé, dans un an tu reçois des campagnes adaptées aux enfants de 1 an. Simple, efficace, et franchement assez redoutable comme logique.

Mobile d’abord – et c’est pas négociable en 2024

60%, 70%, parfois plus. C’est la part des emails ouverts sur mobile selon les secteurs. Pourtant, on continue à voir des newsletters de grandes boîtes qui s’affichent en pattes de mouche sur un écran de 6 pouces.

Estelle Ballot le dit elle-même dans l’épisode, avec une franchise que j’apprécie :

« Je suis obligée d’agrandir l’écran pour pouvoir le lire, c’est pas du tout – pour moi pour le coup, c’est pas daté. Et attention hein, je parle pas de newsletter de débutant, je parle de newsletter de très grosses boîtes. »

Voilà. Les grosses boîtes aussi ratent leur campagne emailing sur mobile. C’est pas un problème de budget.

Rebecca va plus loin que le simple responsive design. Elle parle de blocs dynamiques qui masquent certains éléments sur mobile pour éviter les emails trop longs, de CTA – boutons d’appel à l’action – qui s’affichent différemment selon l’écran. Et surtout, elle insiste sur des rapports statistiques séparés desktop/mobile. Ce qui m’a un peu secoué, parce que je ne pensais pas que c’était encore une fonctionnalité différenciante en 2024 – mais apparemment si.

Le conseil pratique qu’elle donne est basique mais souvent négligé : s’envoyer la campagne à soi-même et l’ouvrir sur son téléphone avant d’appuyer sur envoyer. Pas une preview dans l’interface. Une vraie ouverture, sur le vrai appareil. C’est 2 minutes qui peuvent t’éviter d’envoyer une campagne emailing illisible à toute ta liste.

Ciblage et personnalisation : les 10 000 abonnés ne veulent rien dire

Rebecca sort la phrase qui fait mal :

« Il faut vraiment que ta base de données, elle soit propre, qu’il y ait pas des adresses qui datent de 3 ans ou les adresses n’existent plus ou alors des personnes qui n’ouvrent jamais les mails. »

Estelle renchérit avec une honnêteté que j’aurais envie d’encadrer : elle est à 10 000 abonnés, elle en est fière – et elle reconnaît que le chiffre rond ne veut rien dire si les contacts ne sont pas les bons. Ce qui est rare dans le secteur, où les vanity metrics sur la taille de liste font encore tourner les têtes.

La logique est simple. Des contacts inactifs qui n’ouvrent pas tes emails font chuter ton taux d’engagement global. Google et Yahoo voient ça. Et ils décident, en partie sur cette base, si ta prochaine campagne emailing atterrit en boîte de réception ou en spam.

La solution avant la suppression sèche : le scénario de réactivation. Un SMS, une offre, quelque chose qui pousse le contact endormi à réagir. Et si rien ne se passe, on le retire. Estelle partage son truc – envoyer un email avec pour objet « je vous ai retiré de ma base email » au passé, avec un lien pour rester si on le souhaite. C’est un peu manipulateur sur les bords (elle l’admet), mais ça fonctionne pour récupérer des gens qui ne lisent pas mais veulent rester.

Sur la personnalisation, Rebecca parle de segmentation en temps réel par IA, croisement de données socio-démographiques et transactionnelles, marketing multi-canal depuis une seule plateforme. Pour aller plus loin sur la logique de personnalisation et ce qu’elle déclenche psychologiquement, le principe de réciprocité explique bien pourquoi un message personnalisé crée un engagement différent.

La délivrabilité – le sujet que personne ne lit jusqu’au bout

C’est la partie technique. Celle que tout le monde zappe et qui fait couler les campagnes.

En 2024, Google et Yahoo ont durci leurs exigences. SPF, DKIM – des clés techniques qui authentifient ton domaine d’expéditeur. Si tu les as pas configurées, tu risques d’être rejeté par les serveurs de messagerie avant même d’arriver dans les spams. Et envoyer depuis une adresse Gmail perso ? C’est maintenant interdit pour les envois en volume. C’est fini.

Rebecca précise aussi un seuil chiffré qui mérite attention : un taux de plainte inférieur à 0,3%. Ce n’est pas le taux de désinscription – ça, c’est normal et sain. C’est le taux de contacts qui signalent activement ton email comme spam, souvent en cochant une case à la désinscription. 0,3%, c’est très bas. Et le dépasser, c’est jouer avec le feu sur la réputation de son domaine.

Estelle fait une remarque que je trouve juste :

« Moi je trouve que c’est très très bien parce qu’en fait l’idée là, c’est de faire en sorte que les gens qui reçoivent des emails sont des gens qui ont envie de recevoir des emails. »

C’est exactement le problème. On a normalisé l’idée qu’une campagne emailing c’est du volume. Plus on envoie, à plus de monde, mieux c’est. RGPD et les nouvelles exigences Google sont en train de tuer cette logique – lentement, mais sûrement.

Un bouton de désinscription visible en bas de chaque email. Un envoi depuis un nom de domaine propre. Des listes nettoyées régulièrement. Ce sont des basiques – mais ils conditionnent directement si ta campagne emailing atterrit ou s’évapore.

Les intégrations tierces : le test que peu de gens font avant de signer

Estelle balance un exemple concret qui résume le problème mieux que n’importe quelle définition technique. Elle est en train de changer de logiciel de comptabilité. Elle est contente du service. Mais il n’y a pas d’intégration Zapier. Résultat : chaque vente de formation génère une facture manuelle. 20, 30, 50 fois la même opération.

Elle tire la conclusion elle-même :

« Les intégrations tierces parties, c’est devenu un prérequis absolument essentiel. Donc ça faites attention parce que vous allez vous retrouver bloqué ou en tout cas, vous allez perdre du temps si vous êtes sur un logiciel qui vous donne pas cette opportunité là. »

Pour une campagne emailing, ça se traduit concrètement : connexion avec un CRM, avec Google Analytics pour tracker les conversions post-clic, avec Shopify ou WooCommerce pour déclencher des scénarios d’automation sur des événements e-commerce. Si ton outil emailing ne parle pas à tes autres outils, tu vas construire des workarounds manuels – et à un moment, tu vas juste arrêter de le faire.

C’est souvent là que ça coince. Pas dans la création de la campagne, mais dans la chaîne qui l’entoure. Si tu construis un tunnel de vente automatisé, l’email n’est qu’un maillon – et il doit communiquer avec tous les autres.

Le support technique : le critère qu’on sous-estime au moment du choix

Dernier facteur. Le moins glamour. Et probablement celui sur lequel on se fait le plus avoir.

Tu es en train de finaliser une campagne emailing pour un lancement. Il est 23h. Quelque chose ne fonctionne pas dans le scénario d’automation. Tu cherches dans la documentation. Rien. Tu ouvres un ticket. Réponse dans 48h.

Rebecca est nette là-dessus : il faut pouvoir parler à quelqu’un tout de suite. Pas attendre des heures. Pas un système de tickets qui tourne dans le vide. Un humain, disponible, qui connaît le produit.

Ce critère paraît évident – et pourtant, combien de gens choisissent leur logiciel emailing sur le tarif d’entrée ou le nombre de templates sans jamais tester le support avant de signer ? C’est une erreur que j’ai moi-même faite il y a longtemps avec un outil qui était parfait sur le papier et inexistant dès que quelque chose plantait.

La qualité du support conditionne aussi ta capacité à progresser. Un bon accompagnement dans la mise en place des paramétrages techniques – SPF, DKIM, domaine d’expéditeur – peut faire la différence entre une campagne emailing qui atterrit et une qui disparaît. Pour des créateurs de contenu ou des solopreneurs qui n’ont pas d’équipe technique, c’est même vital.

Pour aller chercher d’autres leviers qui renforcent l’efficacité de tes emails au niveau du contenu, les ressources sur les 4 étapes d’une newsletter inoubliable sont un bon complément, tout comme la question de comment écrire une page de vente efficace – parce qu’une campagne emailing qui envoie vers une page qui ne convertit pas, c’est du budget gaspillé à l’arrivée. Et si tu travailles sur l’aspect psychologique de tes messages, les mécaniques de biais narratif et persuasion expliquent pourquoi certains emails accrochent et d’autres non.

Ce que Rebecca décrit au final, c’est moins une liste de fonctionnalités qu’une façon de penser l’email comme un système – pas comme un canal isolé. Chaque campagne emailing s’inscrit dans un parcours, une segmentation, une chaîne d’outils qui doivent se parler. Le reste – les beaux templates, les objets optimisés – c’est de la surface.

Questions fréquentes

Comment améliorer le taux d'ouverture d'une campagne emailing ? +
Plusieurs leviers agissent directement sur le taux d'ouverture. La personnalisation de l'objet et du prénom du destinataire reste efficace, mais ce qui compte davantage c'est la propreté de la liste : des contacts inactifs depuis plus de 10 envois tirent mécaniquement le taux vers le bas. L'envoi prédictif - qui analyse l'heure d'ouverture habituelle de chaque contact - peut aussi faire gagner plusieurs points de taux d'ouverture sans changer une ligne du contenu.
Qu'est-ce que la délivrabilité en emailing et comment l'améliorer ? +
La délivrabilité désigne la capacité de tes emails à arriver en boîte de réception et non en spam. Elle dépend de paramètres techniques - clés SPF et DKIM, envoi depuis un nom de domaine propre et non une adresse Gmail - mais aussi du comportement de ta liste. Un taux de plainte supérieur à 0,3% ou une base pleine d'adresses invalides dégradent rapidement la réputation de ton domaine d'expéditeur.
Faut-il supprimer les contacts inactifs de sa liste email ? +
Pas immédiatement. La bonne pratique est d'abord de tenter une réactivation via un scénario automation - un SMS, une offre, un email de dernier recours. Si aucune réaction après plusieurs tentatives, oui, la suppression est recommandée. Garder des contacts qui n'ouvrent jamais une campagne emailing nuit à la réputation d'envoi et peut faire atterrir les messages suivants en spam.
Quelle est la différence entre se désinscrire et signaler un spam ? +
Une désinscription est normale et saine - la personne utilise le lien prévu à cet effet. Un signalement spam, c'est la personne qui clique sur 'courrier indésirable' dans sa messagerie, parfois en cochant une case de motif à la désinscription. C'est ce deuxième chiffre que Google et Yahoo surveillent. Le seuil critique est 0,3% de taux de plainte.
Pourquoi les intégrations tierces sont importantes pour une campagne emailing ? +
Parce qu'une campagne emailing n'existe jamais seule. Elle s'inscrit dans un parcours client qui implique un CRM, une plateforme e-commerce, des outils d'analytics. Sans connexion Zapier ou API avec ces systèmes, chaque action devient manuelle. À terme, les automatisations ne se font plus, les données ne circulent plus, et l'efficacité globale s'effondre.
Comment optimiser une campagne emailing pour mobile ? +
Trois réflexes concrets. D'abord, prévisualiser l'email sur mobile avant tout envoi - et s'envoyer un test réel sur son téléphone. Ensuite, utiliser des blocs dynamiques pour masquer les éléments trop lourds sur petit écran. Enfin, analyser les statistiques desktop et mobile séparément pour détecter des comportements différents selon le support.

Épisodes similaires

  • Copywriting & Vente