Choisir un coach ou formation quand tu lances ou fais croître ton business, c’est souvent là que les entrepreneurs brûlent 2 000, 5 000, parfois 10 000 euros – et qu’ils repartent avec des PDF bien présentés et zéro transformation. Aurélie Gauthey, coach business derrière le podcast Née pour Impacter, a consacré un épisode entier à ce sujet. Pas pour te pondre une liste générique. Parce qu’elle s’est elle-même plantée, plusieurs fois. Et qu’elle aurait aimé avoir ces conseils avant.
Ce qui m’a frappé en écoutant cet épisode, c’est qu’elle ne te donne pas un framework propre en 7 étapes avec des bullets parfaitement alignés. Elle te raconte. Elle s’agace. Elle fait des apartés. Et quelque part, c’est pour ça que ça sonne juste.
Parce que le vrai problème avec les investissements ratés, ce n’est pas qu’on manque d’information. C’est qu’on achète la mauvaise réponse à la mauvaise question – au mauvais moment.
Quand tu paies pour la vitrine plutôt que pour la compétence
Premier réflexe à désactiver quand tu veux choisir un coach ou formation : confondre la présence en ligne avec l’expertise. Aurélie le pose clairement dès le début de son épisode.
Tu peux rencontrer une excellente coach que tu aimes suivre parce qu’elle fait des réels incroyables sur Instagram et qu’elle vend en plus de ça, quelle chance, une formation pour créer de beaux réels. Sauf que toi, ta problématique actuelle la véritable problématique c’est que tu ne vends pas ton offre car tu n’as pas de système de vente prédictible, authentique, humain qui te ressemble.
C’est exactement le problème. Et c’est tellement fréquent que ça en devient presque banal.
Le truc, c’est que les plateformes de contenu créent une illusion de proximité. Tu regardes quelqu’un pendant six mois sur Instagram, tu l’entends parler, tu connais son chat et ses vacances en Toscane. Et du coup, quand elle sort une formation, ton cerveau fait le raccourci : je la connais, donc elle est compétente sur ce dont j’ai besoin. Sauf que non.
Aurélie donne trois exemples concrets dans l’épisode – et les trois sont du même acabit. Tu veux développer ton audience sur un deuxième réseau ? Commence par maîtriser le premier. Tu ne sais pas qui est ton client idéal ? Créer des lead magnets ne va rien régler. Les blocages réels derrière le manque de résultats sont rarement là où on croit les trouver.
La question à se poser avant tout investissement : quel est mon vrai problème aujourd’hui – pas dans six mois, pas celui que quelqu’un m’a dit d’avoir ? Et est-ce que cette personne est experte exactement là-dessus ?
Le moment où j’ai compris pourquoi les témoignages ne suffisent pas
Six ans de recul. C’est ce qu’Aurélie a pour parler de son premier investissement raté. Elle avait vu les témoignages, elle a fait confiance. Et puis voilà ce qui s’est passé en séance.
J’arrive en séance, je lui montre ma page de vente en lui disant ben voilà ce que j’ai fait, qu’est-ce que tu en penses ? Et là elle me répond – je tombe de 10 étages – mais écoute Aurélie, je pense que tu es capable de beaucoup plus. Moi ce que je te propose, c’est d’aller chercher véritablement à l’intérieur de toi comment tu pourrais rendre cette page encore plus irrésistible.
Dit comme ça, ça fait mal pour les bonnes raisons.
Parce que la posture purement coaching – celle qui te renvoie systématiquement à ton intérieur sans jamais te donner une information concrète – peut être totalement inadaptée quand tu as un problème business tangible. Une page de vente qui ne convertit pas, ça n’a pas besoin de méditation intérieure. Ça a besoin de quelqu’un qui sait ce qui cloche dans la structure, l’offre, le positionnement.
C’est là qu’Aurélie fait une distinction que beaucoup de gens mélangent – et c’est peut-être la partie la plus utile de tout l’épisode.
Coach, consultant, mentor : choisir un coach ou formation adaptée à ton stade
Trois rôles différents. Trois façons de t’accompagner. Et un seul qui correspond à ce dont tu as besoin maintenant – pas en théorie, maintenant.
Le coach te laisse chercher les solutions en toi. Utile pour les blocages profonds, les décisions qui touchent à tes valeurs, les endroits où tu te sabotes (et si tu veux creuser ce point, ce que Aurélie dit sur la peur de réussir et l’auto-sabotage vaut le détour). Mais si ton problème c’est que tu n’as pas de système de vente, aller chercher à l’intérieur ne va rien produire de concret.
Le consultant analyse et te donne des solutions concrètes. C’est lui qui te dit : voilà les cinq façons de vendre tes offres, voilà les avantages et inconvénients de chacune, voilà laquelle correspond à ton profil. Information que tu ne pouvais pas générer seule parce qu’elle n’existait pas dans ton système neuronal – la formulation d’Aurélie, et elle est bonne.
Le mentor, lui, t’inspire par ce qu’il a vécu. Ses erreurs, ses chutes, ses paliers. Pas juste ses succès packagés en bullet points.
Moi ce que j’amène dans mes mentoring, dans mes accompagnements, c’est mélanger les trois quand tu peux le faire. Parce que déjà mets-toi en tant que cliente, tu aimerais que je t’explique comment j’ai travaillé mon organisation et ma productivité au quotidien, qu’est-ce que j’ai essayé qui n’a pas fonctionné, et te dire ah ouais, mais je savais même pas que ça existait.
Ce qui est rare dans le secteur – vraiment rare – c’est quelqu’un qui combine les trois sans te noyer dans l’un au détriment des autres. La plupart choisissent un registre et y restent, parce que c’est plus simple à vendre.
Et franchement, la plupart des entrepreneurs passent à côté de cette distinction quand ils veulent choisir un coach ou formation. Ils cherchent « le meilleur coach business » sans se demander quel type d’accompagnement leur situation réclame vraiment.
Ce que personne ne dit sur le match énergétique
La pédagogie, les valeurs, la vision de la réussite. Aurélie passe en revue ce que tu dois vérifier avant de signer. Mais le critère qui m’a le plus accroché, c’est celui sur l’énergie. Pas au sens développement personnel flou du terme. Au sens très concret.
Elle raconte qu’elle travaille avec une psy spécialisée profils HPI/HPE. Et qu’elle a failli rester avec une autre – plus douce, plus apaisante, a priori un bon contrepoids à son énergie forte. Sauf que cette praticienne ne la confrontait jamais. Et qu’un jour, l’autre lui a sorti ça :
C’est bon, tu as l’intention d’arrêter de te mentir ou on continue à faire semblant ?
Voilà.
Aurélie a éclaté de rire. Et elle a su. C’est ça le match – pas quelqu’un qui te ressemble trait pour trait, mais quelqu’un dont la façon d’intervenir déclenche quelque chose chez toi. Prise de conscience, inconfort productif, envie de bouger.
La concession réelle ici, et Aurélie la ferait probablement elle-même : ce critère est le plus subjectif de tous. Il n’existe pas de test pour le mesurer. Ce qui bousculait Aurélie peut très bien paralyser quelqu’un d’autre. Tout ce qu’on peut faire, c’est se voir coacher en direct – et observer ce que ça produit en nous.
C’est d’ailleurs son deuxième critère non négociable : ne jamais investir chez quelqu’un qu’on n’a pas vu à l’oeuvre. Pas dans un post bien léché. En direct, en train de coacher quelqu’un d’autre. Les vérités cash sur le business en ligne que peu de monde ose dire incluraient probablement celle-là en premier.
La vision de la réussite : un filtre que tu n’utilises pas assez
60 000 euros de chiffre d’affaires mensuel avec des crises d’angoisse et un enfermement progressif. C’est le cas qu’Aurélie cite – une coach qu’elle suivait et qui atteignait ses objectifs financiers tout en expliquant ouvertement combien elle le vivait mal.
Résultat ? Aurélie n’a pas investi chez elle. Pas parce que les résultats n’étaient pas là. Parce que le chemin ne lui correspondait pas.
C’est un filtre que beaucoup d’entrepreneurs n’appliquent pas quand ils veulent choisir un coach ou formation. On regarde les chiffres mis en avant, les témoignages clients, le nombre d’abonnés. On ne demande pas : est-ce que la façon dont cette personne a construit son business correspond à ce que je veux construire, moi ?
Aurélie donne un deuxième exemple – des entrepreneurs qui parlent de rachats d’entreprises, de revente, de scalabilité pure. Excellents là-dedans. Mais si ce n’est pas ta direction, tu vas passer six mois à absorber des stratégies que tu n’utiliseras jamais. Structurer sa croissance sans sacrifier son équilibre – c’est ça la vraie question pour beaucoup d’entrepreneures qui écoutent ce podcast.
Et ça pose une question qui va au-delà du simple choix de formation. Ça touche à la façon dont tu fixes tes tarifs et ta vision du succès – parce que les deux sont souvent plus liés qu’on ne le croit.
Voir coacher avant de payer : le seul vrai test
Dernier point, et peut-être le plus pratique pour choisir un coach ou formation. Avant d’engager quoi que ce soit, va observer la personne dans sa zone de génie. Live Instagram, coaching de groupe ouvert, épisode de podcast où elle accompagne quelqu’un en direct.
Le critère n’est pas : est-ce que ses conseils sont bons ? Le critère est : est-ce que ses réponses instantanées me parlent, me bousculent, me donnent envie de bouger maintenant ?
Aurélie le dit avec cette formulation qui m’a arrêté : si depuis que tu l’as rencontrée, tu as déjà mis en place des actions – c’est go. Si tu attends d’avoir payé pour commencer à bouger, c’est un signal.
Et il y a un angle business là-dedans qu’elle explique bien. Si toi tu accompagnes des clients, si tu vends du coaching ou du conseil, montrer comment tu travailles en direct – en live, en podcast, dans des coachings offerts – c’est la meilleure stratégie de conversion qui existe. Pas parce que c’est généreux. Parce que ça crée le match ou l’absence de match, et ça qualifie tes futurs clients mieux que n’importe quelle page de vente. Les modèles de vente pour coaches et consultants qui fonctionnent sur la durée reposent presque tous là-dessus.
Reste une question ouverte – et Aurélie ne la pose pas directement mais elle flotte dans tout l’épisode : combien de mauvais investissements faut-il faire avant de construire ce filtre ? Parce que la lucidité qu’elle décrit, elle vient clairement de ses erreurs passées. Et tout le monde ne peut pas se payer six ans de tâtonnement pour l’acquérir.











