facebook ads stratégie

7 trucs à tester maintenant sur Facebook ads

Épisode diffusé le 2 novembre 2023 par Danilo Duchesnes

Écouter l'épisode :

0:00 --:--
Vitesse

Une facebook ads stratégie qui tourne, ça ne ressemble pas à ce que la plupart des annonceurs font. Danilo Duchesnes, fondateur de DHS Digital et voix derrière le podcast Le Rendez-vous Marketing, l’a dit sans détour dans cet épisode : avant le Q4, il y a sept leviers précis à activer – et la majorité des comptes n’en utilisent aucun correctement. Pas un. Zéro.

Ce qui m’a frappé en écoutant cet épisode, c’est la densité. Pas de remplissage, pas de théorie abstraite sur « l’importance du ciblage ». Danilo sort des chiffres, des exemples clients, des cas concrets. Une vue de vidéo coûte entre 1 et 2 centimes sur Facebook, un clic coûte entre 50 centimes et 1 euro. Soit un ratio de 1 à 50. Ce genre de détail change la façon dont tu alloues ton budget – ou du moins, il devrait.

L’épisode couvre sept stratégies, du test créatif au paramétrage de campagne. Certaines prennent deux minutes à déployer. D’autres demandent un catalogue fonctionnel et un minimum d’historique. Mais toutes répondent à la même obsession : dépenser moins pour obtenir plus, sans sacrifier l’acquisition au profit du retargeting sur des audiences déjà chaudes.

Voilà ce que j’ai retenu. Et ce que j’aurais aimé qu’on me explique il y a cinq ans quand je couvrais les premières campagnes Facebook pour Journal du Net.

Les créas « familières » : le truc le plus simple que personne ne teste vraiment

Le premier conseil de Danilo, c’est d’intégrer des éléments familiers dans les visuels. Derrière ce terme un peu générique se cache quelque chose de précis : reproduire des interfaces que les utilisateurs voient tous les jours – l’app Notes de l’iPhone, les stories Instagram avec leurs sondages, les notifications de rappel, les conversations iMessage.

L’idée est simple. Trop simple, en fait, pour que la plupart des équipes créa la prennent au sérieux.

« Un média buyer sur Facebook a l’habitude de voir l’interface de son gestionnaire de publicité. Et donc si j’intègre cet élément – par exemple en faisant une vidéo Loom de pub ou en faisant une capture d’écran de pub – je vais pouvoir attirer son attention. »

C’est exactement le problème avec les créas génériques : elles ne ressemblent à rien que l’utilisateur reconnaît instinctivement.

Danilo donne cinq exemples concrets. La note iPhone – tu écris ta proposition de valeur dedans, capture d’écran, publicité. Deux minutes. Le sondage Instagram – pour un client en téléphonie, la question « tu payes combien pour ta téléphonie d’entreprise ? » avec les options de réponse, dont la moins chère correspond au prix du produit. La notification de rappel pour un produit en précommande. La conversation iMessage – Danilo l’a utilisé pour son propre webinaire Black Friday 2023, avec un échange fictif où quelqu’un lui demande de l’aide.

Ce qui compte ici, c’est la réplication fidèle. Si tu fais une fausse notification iPhone, elle doit ressembler à une vraie notification iPhone. Sinon le cerveau de l’utilisateur la classe immédiatement dans la catégorie « pub » et zappe. Si tu veux aller plus loin sur la production de créas Facebook Ads de qualité, il y a eu un épisode entier là-dessus.

Mais bon – est-ce que ça marche encore dans six mois quand tout le monde aura copié le format ? C’est la vraie question.

Booster ses Reels : récupérer ce qui marche déjà en organique

Deuxième levier : sponsoriser les Reels qui ont déjà fonctionné en organique. En apparence, c’est évident. Dans la pratique, la majorité des annonceurs ne le fait pas – ou le fait mal.

Le principe est simple. Tu identifies un Reel qui a généré des vues naturellement. Tu le boostes via le gestionnaire de publicité (pas via le bouton « Booster » de l’interface Instagram – la nuance compte pour conserver la preuve sociale). Tu ajoutes un lien vers la page produit.

« On avait récupéré un témoignage – c’était plutôt une conversation d’une experte qui expliquait les bienfaits du magnésium sur le sommeil. C’était un réel hyper intéressant parce qu’il nous expliquait finalement que le magnésium permet d’améliorer la qualité du sommeil. Donc ça introduisait parfaitement le produit. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Et ça l’est – à condition de choisir les bons Reels.

Danilo insiste sur un point : le contenu doit avoir fonctionné organiquement avant d’être sponsorisé. Un Reel à zéro vue qu’on booste parce qu’on pense qu’il est bon, c’est pas la même chose qu’un Reel qui a déjà prouvé qu’il accroche des gens sans budget derrière. L’algorithme l’a validé, les utilisateurs l’ont validé. Tu fais juste amplifier.

Et l’autre intérêt, c’est la preuve sociale. Les likes, les commentaires, les partages du contenu organique restent visibles sur la version sponsorisée si tu passes par le gestionnaire de publicité. Ça change la perception de la publicité pour quelqu’un qui tombe dessus à froid.

Le Dynamic Creative Testing : une facebook ads stratégie pour tester vite et large

Troisième outil : le Dynamic Creative Testing – ou DCT pour ceux qui l’utilisent vraiment. C’est une option au niveau de l’ensemble de publicité, « contenu publicitaire dynamique », une case à cocher.

Tu fournis à Meta un ensemble de créatifs, de textes, de titres et de call to action. Meta génère toutes les combinaisons possibles et te dit ce qui fonctionne – non seulement quelle combinaison globale gagne, mais aussi quel élément individuel tire les performances.

« Si par exemple vous donnez à Facebook trois créatifs, trois textes et trois titres, Meta va créer neuf combinaisons et vous allez voir rapidement celle qui fonctionne le mieux. »

Danilo cite un cas dans l’automobile (ce qui est rare dans le secteur – la plupart des annonceurs auto restent sur Google Ads). Ils ont testé une dizaine de créatifs, plusieurs textes, plusieurs call to action. Résultat inattendu : « Obtenir un devis » surclassait « En savoir plus » de façon significative. Le genre de découverte que tu ne fais pas sans test systématique.

Deux usages distincts selon lui. Soit tu l’utilises en phase de test, quand tu as beaucoup de créatifs à évaluer rapidement. Soit tu l’utilises pour scaler, en ne mettant que des éléments qui ont déjà montré un potentiel – et là tu cherches la meilleure combinaison entre des assets performants. Pour ceux qui veulent creuser les fondamentaux du copywriting sur Facebook Ads, les textes que tu vas injecter dans le DCT, ça commence là.

Advantage Plus Shopping : accélérateur, pas terrain de test

Quatrième campagne : l’Advantage Plus Shopping. Danilo en a déjà beaucoup parlé sur le podcast, et pour cause – c’est la campagne Meta qui fait le plus parler d’elle depuis 2022.

Le pitch de Meta : zéro ciblage manuel, le machine learning fait tout, et selon leur étude interne, ça réduit le CPA de 12 % en moyenne. Danilo dit avoir atteint jusqu’à -50 % de CPA sur certains clients. Ce sont des chiffres qui méritent d’être testés.

Mais il y a une erreur de paramétrage que presque tout le monde fait. La voilà :

  • Ne pas activer le plafond de budget sur les audiences existantes – ce qui laisse Meta dépenser une part importante du budget sur des clients qui auraient acheté de toute façon.

Tu listes tes audiences personnalisées (clients existants, visiteurs récents) dans la campagne et tu fixes un pourcentage maximum – 5 ou 10 % du budget. Sans ce plafond, Advantage Plus Shopping va naturellement aller chercher les conversions faciles, c’est-à-dire les gens qui te connaissent déjà. Tes métriques s’améliorent en surface, ton acquisition réelle stagne.

Le deuxième réflexe : analyser la répartition nouveaux clients / clients existants dans les résultats. Si tu as mis 10 % de plafond et que 50 % de tes ventes viennent de clients existants, il y a un bug quelque part – ou une audience personnalisée mal configurée.

Et le point le plus important : Advantage Plus n’est pas une campagne de test. Tu n’y mets que tes meilleures créas, celles qui ont démontré leur efficacité sur une période de 3 à 6 mois. C’est une campagne d’accélération. Si tu veux approfondir, il y a 5 conseils de pro pour scaler avec Advantage Plus Shopping dans un article dédié.

Les vues de vidéos : 1 centime l’audience, si tu t’y prends bien

Cinquième stratégie. Et c’est là que les chiffres deviennent vraiment intéressants.

Une vue de vidéo True Play (15 secondes ou moins) coûte entre 1 et 2 centimes sur Facebook. Un clic coûte entre 50 centimes et 1 euro. Le ratio est de 1 à 50. Danilo l’a dit, et je pense que beaucoup d’annonceurs lisent ce chiffre sans réaliser ce qu’il implique concrètement.

Oui, un clic représente une intention plus forte qu’une vue. Mais une vue de vidéo à 95 % – quelqu’un qui a regardé presque jusqu’au bout – c’est une audience extrêmement qualifiée pour le retargeting, construite à un coût dérisoire.

« Grâce aux vues de vidéos, vous allez pouvoir constituer des audiences de qualité pour un prix dérisoire. Certains vont me dire qu’un clic sur le site web, ça va représenter une intention d’achat plus forte… Vous avez raison de le penser parce que c’est le cas. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il ne faut absolument pas utiliser les vues de vidéos. »

Voilà. La nuance est là.

Danilo propose deux approches. La première : créer une audience de retargeting sur les vues à 95 % de tes vidéos existantes (celles qui durent au moins 15 secondes et présentent ta marque ou ton produit). Allouer un budget spécifique à cette audience. La deuxième : lancer des campagnes de notoriété avec l’objectif « vues de vidéos », cibler tes meilleures audiences d’acquisition, et réchauffer ces audiences avant le Q4 à un coût minimal. Double effet – notoriété et constitution d’audience chaude pour le retargeting.

C’est une approche de ciblage par la créa qui change la logique habituelle : au lieu de partir de l’audience, tu pars du comportement face à la vidéo.

DABA multi-feed : quand ton catalogue devient ton meilleur média buyer

Sixième levier : les campagnes DABA – Dynamic Ads Broad Audience. Réservé aux e-commerçants avec un large catalogue et une segmentation produit claire.

Le principe de base : Meta utilise ton catalogue produit pour cibler des personnes ayant eu des comportements d’achat similaires. Pas de ciblage manuel, les publicités sont des carrousels ou des collections dynamiques générés automatiquement depuis ton catalogue.

Mais là où ça devient vraiment intéressant – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me explique plus tôt – c’est le DABA multi-feed. Tu segmentes ton catalogue en ensembles de produits (chaussures, robes, sacs pour un site de prêt-à-porter), et tu crées un ensemble de publicité par catégorie dans ta campagne DABA. Ce qui te donne un niveau de contrôle et d’analyse que la DABA classique ne permet pas.

Danilo cite un test en lingerie en début d’année. Les campagnes DABA multi-feed ont battu les campagnes de vente manuelles ET Advantage Plus Shopping qui étaient en concurrence directe. Ce n’est pas anodin – ça veut dire que l’algorithme de ciblage basé sur le comportement d’achat similaire peut surpasser des campagnes optimisées manuellement par des experts.

Les avantages concrets : tu coupes rapidement les ensembles de produits qui ne convertissent pas (et donc tu évites le gaspillage budgétaire sur des catégories mortes), et tu scales graduellement les ensembles qui performent sans toucher à la structure globale. Pour voir comment des marques e-commerce gèrent ce type de stratégie dans la pratique, l’exemple de 900.care concentré à 100% sur Facebook Ads est instructif sur les choix de focalisation.

Mais ça demande un catalogue propre, bien structuré, avec des flux à jour. Si ton catalogue est le bazar, cette stratégie ne marchera pas – ou pire, elle va dépenser ton budget sur des produits en rupture.

Cost Cap : la facebook ads stratégie pour les annonceurs avec des contraintes dures

Septième et dernier levier : la campagne Cost Cap. C’est la stratégie d’enchères la moins utilisée, et sans doute la plus mal comprise.

Le principe : tu fixes à Meta un CPA maximum absolu – par exemple 30 euros si ton CPA cible est 25 euros. Meta s’engage à ne pas dépasser ce plafond. En échange, il peut ne pas dépenser tout ton budget si les opportunités disponibles ne lui permettent pas de rester dans tes objectifs.

C’est là que la plupart abandonnent. Leur campagne dépense 30 euros par jour sur un budget de 100 euros et ils la coupent en disant que ça ne marche pas.

Danilo donne deux conseils techniques précis. D’abord, fixer le Cost Cap suffisamment proche de ton CPA cible réel – déterminé par des tests préalables, pas sorti de nulle part. Ensuite, mettre un budget journalier nettement plus élevé que ce que tu dépenses d’habitude – si tu dépenses habituellement 100 euros, mets 300 euros. Meta ne les dépensera pas tous, mais il aura la latitude de saisir les opportunités quand elles se présentent.

La limite est réelle et Danilo l’assume : cette campagne est plus difficile à scaler. Et les jours de forte concurrence (Black Friday, fêtes), elle peut se retrouver complètement bloquée parce que les CPM explosent et qu’elle ne trouve plus d’opportunités dans ses contraintes de coût. C’est une campagne pour des annonceurs avec des contraintes de rentabilité non négociables sur certains produits – pas pour tout le monde, pas tout le temps.

Pour comparer avec d’autres indicateurs personnalisés pour mesurer la performance de vos campagnes Facebook Ads, il faut d’abord savoir ce qu’on optimise. Et le Cost Cap force à répondre à cette question avant de lancer quoi que ce soit.

Sept stratégies donc. Certaines se déploient en vingt minutes, d’autres demandent un travail de fond sur le catalogue ou l’historique créatif. Mais elles ont toutes un point commun : elles partent d’une logique de contrainte budgétaire et de qualité d’audience, pas de volume pour le volume. Ce qui, en approchant du Q4 avec des CPM qui vont mécaniquement grimper, n’est pas le pire des principes directeurs.


Épisodes similaires

  • Social Ads & Acquisition