Doubler ses budgets Meta Ads en 6 mois sans exploser son CPA – c’est exactement ce qu’a réussi Wecasa, et la stratégie créa Meta Ads qu’Alexandra Lopes a déployée pour y arriver n’a rien d’un coup de chance. Alexandra est traffic manager chez Wecasa, une startup qui propose des services à domicile – ménage, garde d’enfants, coiffure – et qui investit chaque mois des dizaines de milliers d’euros sur Facebook et Instagram. Pas des petits budgets à cinq cents euros qu’on teste un weekend.
Dans un épisode du Rendez-Vous Marketing de Danilo Duchesnes, elle a détaillé – avec une précision rare – comment elle pense ses créas, comment elle teste, comment elle itère. Et comment elle a construit une machine à scaler qui s’appuie sur la créa autant que sur la structure de compte. Ce qui m’a frappé en écoutant cet échange, c’est que le vrai secret n’est pas dans les outils. C’est dans la discipline.
Ce que la plupart des annonceurs ratent sur les hooks vidéo
Alexandra a commencé à utiliser l’UGC en 2022. Pas par effet de mode – parce que ça marchait. Les vidéos de créateurs ont déclenché une vraie dynamique sur leur compte Meta, et depuis, Wecasa teste de tout : micro-trottoir, ASMR (ces vidéos avec des bruits doux et un micro hypersensible – cire qui s’arrache, sons texturés), formats natifs, tendances organiques recyclées en paid.
Mais le vrai travail, c’est sur les hooks. Alexandra est très claire là-dessus : le hook, c’est ce qui capte l’attention dans les premières secondes et qui va déterminer si l’utilisateur reste assez longtemps pour convertir. La métrique qu’elle regarde en priorité ? Le taux de visionnage. Si une créa a un bon hook rate mais un CPA catastrophique, elle ne la coupe pas – elle cherche ce qui cloche après le hook.
On peut très bien plutôt que de quiller une ad qui a des mauvaises perf mais qui a par exemple un bon hook, on va essayer d’aller voir ce qu’on peut faire au niveau peut-être du CTA ou la raccourcir.
Voilà. Dit comme ça, c’est du bon sens. Mais combien d’annonceurs coupent une créa après 48h parce que le CPA est mauvais, sans jamais regarder si le hook fonctionnait ?
Les messages qu’Alexandra utilise en acquisition sont construits autour des freins réels de la cible. Pas des bénéfices produit. Des problèmes vécus. ‘Toi aussi tu as pas le temps’, ‘si tu as l’impression de pas profiter assez de tes proches’… Elle va chercher l’irritant avant de présenter la solution. C’est une approche créative éprouvée en Facebook Ads – mais beaucoup la théorisent sans vraiment l’appliquer au niveau du hook.
Un seul message par mois – et on itère dessus
Là où j’attendais une réponse complexe sur les volumes de production, Alexandra a dit quelque chose de contre-intuitif. Un seul message testé par mois pour les nouveautés. Pas deux, pas cinq. Un.
Concrètement : elle identifie un hook, le fait décliner sur plusieurs concepts différents – vidéos UGC, statiques, formats motion – et observe ce qui prend. Si un concept ne marche pas avec ce hook, elle change le hook sur le même concept plutôt que d’abandonner tout le concept. Et si un concept cartonne, elle prépare une V2 et une V3 avant même que la créa commence à s’essouffler.
Une créa qui donne un bon CPA ou un bon ROAS, elle peut très bien tourner pendant 5-6 mois. Mais c’est pas pour autant qu’il faut se tourner les pouces quoi. Donc après tu prépares en quelque sorte de la suite.
C’est exactement le problème que j’observe chez la majorité des annonceurs : ils attendent que la créa soit morte pour penser à la remplacer. Wecasa fait l’inverse – la créa winner finance la production de la prochaine.
Cette approche est d’autant plus cohérente que Wecasa a un studio créa en interne (ce qui est rare dans le secteur – la plupart des marques délèguent tout à des agences). Le studio produit les statiques et les vidéos motion. Les UGC sont externalisés depuis environ un an, avec une base de créateurs contactés et rémunérés directement. Et pour la démarche d’itération créa, l’intégration entre la traffic manager et l’équipe créa est clairement la clé de leur vélocité.
La stratégie créa Meta Ads ne suffit pas sans la bonne structure de compte
Produire de bonnes créas, c’est nécessaire. C’est pas suffisant. Alexandra a été précise sur ce point – et c’est là que l’épisode devient vraiment intéressant pour quelqu’un qui gère des budgets à cinq chiffres.
Pour doubler les budgets entre le Q4 et le Q1 sans exploser les CAC, elle a multiplié par quatre le volume de campagnes. Une seule campagne d’acquisition en début de période, elle est passée à sept ou huit. Pourquoi ? Parce qu’une seule campagne ne permet pas de tester de façon lisible. Si tu mixes stories et feed dans la même campagne, l’algorithme répartit le budget à sa guise – et tu ne sais jamais si c’est la créa ou le placement qui explique la performance.
On a pu observer parfois des créas qui marchent pas du tout en story mais qui vont cartonner en feed. Et de les avoir dans la même campagne, c’était assez limitant.
Du coup, Wecasa a séparé les campagnes par placement. Stories d’un côté, Feed de l’autre. Ce n’est pas la recommandation officielle de Meta – qui préfère que tu laisses l’algorithme choisir – mais ça donne une lisibilité incomparable sur ce qui performe vraiment. Pour aller plus loin sur ce sujet, la structure de compte Meta Ads idéale en e-commerce fait l’objet d’un article dédié sur ce site – et ce que décrit Alexandra s’inscrit dans cette logique.
Autres variables testées en parallèle : audiences Advantage+ (ce que Alexandra appelle ‘audience plus’ – le ciblage large sans contrainte géographique, une brique extraite des campagnes ASC+), ciblage par âge élargi, nouveaux genres, campagnes d’install app versus acquisition web. Tout ça en séquentiel, pas en simultané. On teste une variable à la fois pour savoir ce qui marche.
Comment tester une créa sans fausser les résultats
Le process de testing de Wecasa, c’est simple sur le papier et quasi-impossible à tenir sans discipline. Alexandra prend sa meilleure campagne – celle dont elle connaît la structure, l’audience, le bidding – et elle y branche les créas à tester. L’idée : si une créa ne prend pas dans la meilleure audience, elle n’a quasiment aucune chance de marcher ailleurs.
Elle n’isole pas encore chaque créa dans sa propre adset (la méthode la plus scientifique, qu’elle reconnaît elle-même). Elle branche deux ou trois nouveaux concepts en même temps dans une campagne de testing. Et si un concept ne prend pas, elle change le hook – pas le concept entier.
Ce qui est intéressant – et souvent sous-estimé – c’est le meeting hebdomadaire avec l’équipe créa. Alexandra leur partage les KPI d’engagement ET de conversion. Pas juste le CTR ou le hook rate. Le CPA prime toujours.
Ce qui va toujours primer pour nous, ça va être la conversion, le CPA. C’est pas parce que enfin malheureusement si une créa elle a un très bon hook et un très bon CTR mais un CPA et un ROI mauvais, ben elle sera coupée.
Les créateurs en interne voient les chiffres chaque semaine. Ils comprennent pourquoi un hook ne marche pas. Et ça change tout à la qualité des itérations suivantes. Pour comprendre quels indicateurs surveiller précisément, analyser la performance d’une créa Facebook Ads avec les bons KPI est un prérequis – et c’est exactement ce que fait Alexandra chaque semaine avec son équipe.
Acquisition vs retargeting : des créas vraiment différentes ?
Sur la question acquisition versus retargeting, Alexandra a une réponse nuancée – et honnête. L’objectif est de différencier au maximum. En acquisition : des hooks qui soulèvent un problème, UGC, formats vidéo natifs. En retargeting : de la réassurance.
Wecasa a une spécificité : le client ne choisit pas son prestataire. C’est la plateforme qui propose un pro. Ce qui peut bloquer. Donc le retargeting va chercher à lever ce frein – qualité du réseau, sélection des pros en interne, note de 4,9/5 sur 300 000 avis. Des messages qui finissent de convaincre quelqu’un qui a déjà montré de l’intérêt.
En pratique, Alexandra admet que la production est majoritairement tournée vers l’acquisition. Du coup, le retargeting utilise plus de statiques – plus rapides à produire. Mais il y a des vidéos en retargeting qui marchent, et des statiques en acquisition qui performent. La frontière n’est pas aussi nette qu’on le croit. C’est un sujet qui mérite d’être tranché pour chaque compte – et si tu te poses encore la question, séparer ses créas entre acquisition et retargeting sur Meta Ads est une décision structurante.
Le Target CPA comme filet de sécurité – et pourquoi ils l’ont abandonné
Dernier point, souvent évité dans les discussions sur Meta Ads : le Target CPA. Alexandra l’a utilisé comme protection au moment d’ouvrir de nouvelles campagnes sur des placements inexplorés depuis 2021. Pas pour performer mieux – pour ne pas que ça explose pendant la phase d’apprentissage.
La logique : quand tu relances une campagne feed qui dormait depuis deux ans, tu ne sais pas comment l’algo va se comporter. Le Target CPA te donne un plafond. Tu montes le budget progressivement et tu surveilles. Une fois que la confiance est installée sur le placement et l’audience, tu bascules sur du sans contrainte.
Mais attention – Alexandra le dit clairement – ces campagnes sont instables. La moindre modification repart en phase d’apprentissage. Modifier une créa, toucher à l’audience, changer le budget : tout peut tout casser. Ou tout exploser dans le bon sens. C’est une stratégie créa Meta Ads qui demande une surveillance quotidienne, pas une campagne qu’on lance et qu’on oublie.
Aujourd’hui, Wecasa est sorti du Target CPA sur ces campagnes-là. Elles tournent en mode standard. La stratégie créa Meta Ads a fait son travail : créer les conditions du scale sans prendre de risque inconsidéré. Ce que beaucoup de marques auraient voulu savoir avant de doubler leurs budgets du jour au lendemain…



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