question puissante business

31. La question puissante pour passer ton business au niveau supérieur : + de clients , + de ventes, + de visibilité

Épisode diffusé le 23 janvier 2025 par Aurélie Gauthey

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Une question puissante business, parfois, ca fait plus de dégâts qu’un audit de six mois. Aurélie Gauthey – coach business, fondatrice du podcast Entrepreneur née pour impacter – en a posé une seule à ses clientes en Mastermind. Et six réponses sont arrivées, toutes différentes, toutes brutalement honnêtes. Six femmes qui savaient exactement ce qui les bloquait. Qui le savaient depuis longtemps. Et qui ne le faisaient pas.

Le truc c’est que la plupart des articles sur le mindset entrepreneurial te donnent des listes. Des frameworks. Des matrices 2×2. Moi, quand j’ai écouté cet épisode, j’ai fait pause. Pas pour noter. Pour répondre à la question moi-même. Et clairement, j’aurais pas aimé ma réponse.

Voilà ce que j’ai retenu de ces sept minutes – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise il y a dix ans quand je tournais en rond sur des articles qui ne rankaient pas et des newsletters que personne n’ouvrait.

Ce que la plupart des entrepreneurs font à la place de ce qu’ils savent qu’ils doivent faire

Remettons les choses en place. Aurélie Gauthey ne parle pas d’un nouveau système. Pas d’un tunnel en sept étapes. Elle pose une question puissante business qui ressemble à une gifle douce :

Qu’est-ce que je sais que je dois faire qui ferait réussir mon business aujourd’hui mais que je ne fais pas.

Dit comme ça, ça a l’air simple. Trop simple. Et c’est exactement pour ça que ça fonctionne.

La mécanique derrière cette question, c’est qu’elle court-circuite la rationalisation. Tu ne demandes pas ‘qu’est-ce que je devrais explorer’, tu ne demandes pas ‘quelles sont mes pistes de croissance’. Tu demandes ce que tu sais déjà. Ce qui est déjà là, dans ta tête, depuis des semaines. Ce que tu n’as pas fait parce que tu avais une bonne raison – enfin, une raison qui te semblait bonne.

Et là, un truc se passe. Quelque chose se desserre.

Six réponses qui ressemblent à un miroir

Aurélie Gauthey a partagé six retours de ses clientes. Je les aurais bien listé proprement, mais trois d’entre eux méritent qu’on s’arrête vraiment dessus, parce qu’ils parlent à des profils très différents d’entrepreneurs.

La première cliente a dit : elle sait qu’elle doit lancer de la pub. Elle a les ressources, elle a le budget. Mais elle ne sait pas exactement comment. Alors elle attend. La réponse d’Aurélie : elle a répondu aux questions, et la cliente a lancé sa pub derrière. Fin de l’histoire. Trois mois d’attente pour une conversation de vingt minutes (et c’est souvent là que ça coince – l’obstacle réel est dix fois plus petit que l’obstacle imaginé).

La deuxième a dit qu’elle devait arrêter une collaboration qui la mettait mal dans son équipe. Pas ‘je réfléchis à reconfigurer mon organigramme’. Elle savait. Elle ne le faisait pas. Sur la gestion des limites en entreprise, c’est un sujet qui revient tout le temps chez les dirigeantes qui ont du mal à couper ce qui les draine.

La troisième – et c’est celle qui m’a le plus frappé – a dit qu’elle devait poser des limites à sa famille et à son mari pour qu’ils comprennent que son activité est une vraie entreprise, pas un hobby. Pas un problème de stratégie. Un problème de reconnaissance. De posture.

Je dois poser des limites à ma famille et à mon mari sur le fait que c’est une véritable entreprise, non un amusement et non une association à but non lucratif.

C’est exactement le problème. Et c’est le genre de chose qu’aucun outil marketing ne peut résoudre à ta place.

Pourquoi une question puissante business dérange là où un framework rassure

Voilà ce qui m’agace dans 80% des contenus business qu’on lit : ils rassurent. Ils te donnent une méthode, un plan, une checklist – et tu repars avec l’impression d’avoir avancé sans avoir bougé d’un centimètre.

Une question puissante business, elle, fait exactement l’inverse. Elle te met face à quelque chose que tu savais déjà. Elle ne t’apprend rien. Elle t’empêche de continuer à faire semblant de ne pas savoir.

Aurélie Gauthey cadre ça avec une formule qu’elle a empruntée à un entrepreneur qu’elle a rencontré :

Réfléchis aux questions que tu t’es posées aujourd’hui. Est-ce qu’elles peuvent t’expanser ? Si tu te poses des questions comme ‘on mange quoi à midi, on regarde quoi à la télé, tiens je vais mettre quoi comme photo sur mon carrousel’… c’est pas les véritables questions qui vont te permettre d’aller chercher un gros palier d’expansion.

Voilà. C’est brutal parce que c’est vrai. Et le carrousel Instagram – je l’ai mis exprès – c’est pas une métaphore inventée. C’est la vraie réponse de quelqu’un qui passe ses matinées à optimiser une vignette plutôt qu’à appeler un prospect.

Sur la question du business qui stagne, les causes sont souvent moins techniques qu’on ne le croit. Elles sont là, dans les angles morts qu’on évite de regarder.

La question bonus – celle qu’on pose rarement après

Une fois que tu as ta réponse – une fois que tu sais ce que tu ne fais pas – Aurélie Gauthey glisse une deuxième question puissante business dans la foulée.

De quoi ai-je concrètement besoin aujourd’hui pour le mettre en place ?

Trois scénarios concrets ressortent ici. Est-ce qu’il manque du courage – et dans ce cas, ‘faut oser bouger simplement le cucu’, selon ses mots exacts, et j’apprécie la franchise. Est-ce qu’il manque une formation ou un coaching ? Ou est-ce qu’il manque un recrutement, une délégation, une ressource externe ?

La distinction est importante. Parce que confondre un problème de courage avec un problème de compétence, ça coûte. Tu vas te former sur la pub alors que tu sais très bien comment faire de la pub – tu as juste peur de dépenser. Ou inversement, tu vas ‘oser’ lancer un truc pour lequel tu n’as pas les bases, et tu vas planter par manque de méthode réelle. Si tu hésites sur l’investissement à faire, la question du bon choix entre formation et coaching mérite d’être posée sérieusement avant de sortir ta carte bleue.

Et dans le cas de la cliente qui devait prendre des vacances – oui, c’était l’une des six réponses – la question de quoi elle avait besoin, c’était peut-être juste la permission. Ce que j’entends régulièrement chez des indépendants qui n’ont personne pour leur dire ‘c’est ok, tu peux déconnecter’.

Ce que cette approche dit de comment on prend (mal) ses décisions

Revenons un instant sur la mécanique de cette question puissante business, parce qu’il y a quelque chose d’intéressant dans la structure même de l’exercice proposé par Aurélie Gauthey.

Elle dit : respire profondément, mets la main sur ton cœur, et sans réfléchir, sans mentaliser – accueille la première chose qui vient.

C’est une approche somatique. Volontairement anti-analytique. Et franchement, dans un contexte business où tout le monde te dit de raisonner avec des KPIs, ça détonne. Mais c’est cohérent : si la réponse était dans les tableaux Excel, tu l’aurais déjà trouvée.

La première réponse qui arrive – avant la rationalisation, avant les ‘oui mais c’est compliqué parce que’ – c’est souvent la vraie. C’est celle que tu évites. C’est celle qui déclenche un léger malaise dans le plexus solaire quand tu la formules à voix haute (c’est un signe que t’as trouvé).

Pour les entrepreneurs qui cherchent à atteindre leurs objectifs avec clarté, ce type d’exercice d’introspection rapide peut parfois remplacer des heures de planification qui tournent en rond.

Une limite que je vais assumer ici

Soyons honnêtes deux minutes. Cette question puissante business – dans sa version courte, sept minutes de podcast – ne marche pas pour tout le monde de la même façon.

Pour quelqu’un qui débute, la réponse peut être trop vague. ‘Je dois trouver des clients’ – ok, mais ça ne dit pas grand-chose de l’action suivante. Pour quelqu’un en pleine crise, la question peut générer de l’anxiété plutôt que de la clarté, parce que la liste de ce qu’il ne fait pas est trop longue pour être utile.

L’exercice fonctionne mieux quand on est dans un espace un minimum stabilisé – pas en train d’éteindre des incendies, pas en train de tout remettre en question. Et c’est probablement pour ça qu’Aurélie Gauthey précise qu’elle réserve habituellement ce type de questions à ses clientes de mentoring ou de Mastermind. Le contexte accompagné change tout. Une question posée seul devant son écran ne produit pas le même résultat qu’une question posée dans un cercle de pairs avec quelqu’un pour creuser la réponse.

Mais bon – l’avoir posée seul, et avoir eu une réponse qui gêne un peu, c’est déjà un départ. Et pour ceux qui ont tendance à s’autosaboter sans s’en rendre compte, cette friction initiale est souvent le premier signal qu’il y a quelque chose à regarder.

La vraie question, finalement, c’est pas de savoir si la méthode est parfaite. C’est de savoir si ta réponse, celle qui est venue en premier – tu es prêt à faire quelque chose avec.

Questions fréquentes

C'est quoi une question puissante business ? +
Une question puissante business est une interrogation qui contourne la rationalisation pour toucher ce que tu sais déjà mais que tu évites d'adresser. Elle ne t'apprend rien de nouveau - elle t'empêche de continuer à ignorer ce que tu sais déjà. Dans l'épisode d'Aurélie Gauthey, la question centrale est : 'Qu'est-ce que je sais que je dois faire qui ferait réussir mon business aujourd'hui mais que je ne fais pas ?' Son efficacité vient du fait qu'elle s'adresse à la connaissance intuitive, pas à l'analyse rationnelle.
Comment identifier ce qui bloque vraiment mon business ? +
Poser une question puissante business de type introspectif - sans réfléchir, sans mentaliser - permet souvent d'identifier l'obstacle réel en quelques secondes. La première réponse qui arrive, avant la rationalisation, est généralement la bonne. Les exemples concrets cités dans le podcast incluent : ne pas lancer sa pub, ne pas déléguer, ne pas poser de limites à son entourage, ou ne pas prendre de repos.
Est-ce que le coaching ou le Mastermind est nécessaire pour progresser en business ? +
Pas obligatoirement - mais le contexte accompagné change la qualité des réponses. Une question posée seul peut rester floue ou générer de l'anxiété. Dans un Mastermind ou avec un coach, la même question produit des décisions concrètes, comme le montrent les six exemples partagés par Aurélie Gauthey dans son podcast.
Quelle est la différence entre un problème de courage et un problème de compétence en entrepreneuriat ? +
Confondre les deux coûte cher. Un problème de courage se résout en agissant malgré la peur - pas besoin de formation supplémentaire. Un problème de compétence, lui, nécessite une vraie acquisition de savoir-faire. La question à se poser après avoir identifié ce qu'on ne fait pas : 'De quoi ai-je concrètement besoin pour le mettre en place ?' Courage, formation, recrutement ou délégation - la réponse oriente l'action suivante.
Pourquoi les entrepreneurs savent ce qu'ils doivent faire mais ne le font pas ? +
La peur est la raison la plus fréquente - peur d'investir, peur d'échouer, peur du regard des autres. Mais il y a aussi le manque de validation externe, le sentiment de ne pas être légitime, ou simplement l'habitude de remettre à plus tard ce qui dérange. La question puissante business d'Aurélie Gauthey force à nommer cet écart entre savoir et agir.
Est-ce que cette méthode de questionnement fonctionne pour tous les entrepreneurs ? +
Elle fonctionne mieux dans un contexte stabilisé - pas en pleine crise, pas quand on remet tout en question. Pour un débutant, la réponse peut être trop vague pour être actionnable. Pour quelqu'un en mode pompier, la liste de ce qu'il ne fait pas risque d'être paralysante plutôt qu'utile. L'exercice prend toute sa valeur quand il est suivi d'une deuxième question : 'De quoi ai-je concrètement besoin pour passer à l'action ?'

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