Les coulisses business entrepreneur, en général, personne ne les montre vraiment. On voit les chiffres annoncés, les lancements qui cartonnent, les posts Instagram avec la belle lumière dorée et le café qui fume. Ce qu’on ne voit pas, c’est la session de comptabilité un lundi matin où tu réalises que tes 500 000 € de janvier ne sont pas les 500 000 € sur ton compte. Ce qu’on ne voit pas, c’est la coach qui arrive dans une salle de 99 femmes entrepreneurs en voulant se cacher dans un trou de souris. Aurélie Gauthey – mentor business depuis 7 ans, créatrice du podcast Née pour Impacter, à l’origine de près de 3 millions générés via la méthode des challenges – a décidé de tout raconter. Sans script. En pyjama du matin. Et c’est précisément pour ça que ça vaut la peine d’en parler.
Quand les coulisses business entrepreneur commencent par refuser la perfection
La première chose qu’Aurélie dit dans cet épisode, c’est qu’elle l’enregistre sans préparation. Caméra allumée, collier mis en vitesse, doudou du matin encore sur elle. Ce n’est pas un gimmick marketing. C’est une prise de position.
Le truc avec le perfectionnisme, c’est qu’il ne ressemble pas toujours à ce qu’on croit. Ce n’est pas forcément quelqu’un qui passe 6 heures sur un montage vidéo. C’est souvent quelqu’un qui ne fait jamais la vidéo parce que la lumière n’est pas bonne, le micro pas top, le fond pas assez propre. Et du coup – rien.
«Quand tu commences à te mettre des todo de pour faire une bonne vidéo, il faut avoir la lumière, le machin, le truc, le bidule. Ça t’étouffe tellement et ça te semble tellement difficile pour ton côté légèrement perfectionniste aigu que tu ne le fais pas.»
Voilà. Le perfectionnisme n’est pas un trait de qualité mal calibré. C’est un mécanisme d’évitement qui porte un beau costume.
Ce qui m’agace dans la plupart des discours sur le sujet, c’est qu’on dit toujours «vise l’excellence, pas la perfection» – comme si c’était une question de degré. Ce n’est pas ça. C’est une question de mouvement. Tu fais ou tu ne fais pas. Et les coulisses business entrepreneur d’Aurélie ce jour-là, c’est une femme qui choisit de faire – imparfaitement, délibérément.
Elle appelle ça être un «chewing-gum». Tu essaies, tu vas vers ce qui te fait vibrer, tu vois ce que ça donne. Ce qui est intéressant – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt dans ma carrière – c’est que cette posture n’est pas une posture de débutant. C’est souvent celle des gens qui ont déjà tout essayé autrement et qui ont compris que le plan parfait ne déclenche rien.
99 femmes, une salle de networking et la peur du rejet : comment elle a retourné la situation
Deuxième épisode des coulisses business entrepreneur : un événement à Lyon. 99 femmes entrepreneures. Pour quelqu’un qui se décrit comme HPI, HPE, multipotentiel et sociable uniquement quand elle est en posture d’experte sur scène – autant dire que c’est le scénario cauchemar.
Ce qu’elle fait alors est assez malin. Avant d’arriver, elle envoie un message dans le groupe pour proposer un verre la veille. Créer un environnement rassurant avant d’être dans le grand bain. Se donner une entrée latérale plutôt que de plonger depuis le grand plongeoir.
«J’ai choisi de prendre la situation en main et de pouvoir créer un environnement qui me rassurait, qui me mettait beaucoup plus à l’aise que d’arriver le jour J devant 100 personnes.»
Simple. Efficace. Et pourtant, combien de gens font ça ?
Deux connexions immédiates avec Amélie et Claudia – «des âmes sœur business», comme elle dit. Et trois quarts d’heure avant la fin, une inconnue lui demande d’intervenir dans 15 jours devant 300 entrepreneurs. Elle dit oui. Son cerveau dit non. Son corps dit «300 ?».
Mais elle y va. Et là, elle explique quelque chose de vraiment concret sur les paliers de croissance et l’exposition répétée : plus tu rapproches tes essais dans le temps, moins chaque nouvelle tentative fait peur. Si tu te lances une fois par an, les «bouboules» sont là à chaque fois. Si tu te lances tous les mois, ton système nerveux apprend que ça ne tue pas.
Ce n’est pas de la motivation. C’est de la neurologie de base – et ça change tout.
Personal shopper, couleurs et le moment où elle s’est sentie invisible
Ça, je ne l’avais pas vu venir dans cet épisode des coulisses business entrepreneur. Un rendez-vous avec une personal shopper qui retourne littéralement son dressing – toutes les pièces sorties, posées sur le lit, analysées une par une.
La conclusion ? Aurélie portait du flashy – bleu électrique, couleurs vives. Et ça attire. Oui. Mais ça impressionne tellement que les gens n’osent pas s’approcher. La personal shopper lui explique aussi que les bijoux ronds envoient un signal de communication, que le noir ferme l’énergie, que chaque fréquence visuelle parle avant qu’on ouvre la bouche.
Résultat : elle doit aller à l’événement des 300 entrepreneurs dans des tons neutres. Beige. Marron. Des couleurs dans lesquelles elle se sent – et elle le dit sans détour – «fade» et «inaperçue».
«Ça me demandait de faire un gros travail sur moi parce que revenir à du beige, à des tons plus neutres, plus calmes, je me sens totalement invisible. C’est comme si on m’enlevait mes câbles de super pouvoir.»
Franchement, la plupart passeraient à côté de ce passage. Mais il dit quelque chose d’essentiel sur l’alignement : parfois ce qui te donne de l’énergie à l’intérieur crée exactement l’effet inverse à l’extérieur. Et construire une liberté incarnée, c’est aussi accepter de tester des hypothèses sur soi-même.
Elle accepte l’expérience. Elle ne sait pas ce que ça va donner. C’est ça, être un chewing-gum.
Les chiffres réels : ce que personne ne te dit sur les 500 000 € de janvier
500 000 euros. En un mois. C’est le chiffre qu’Aurélie mentionne pour son lancement de janvier. Et là, dans les coulisses business entrepreneur, arrive un moment de comptabilité qui mérite qu’on s’y arrête.
La plupart des entrepreneurs – et des coaches qui affichent leurs chiffres sur Instagram – annoncent le montant signé. Le chiffre contractuel. Mais ce n’est pas ce qu’il y a sur le compte. Parce que les accompagnements se paient en 2, 3, 6, 9 fois. Donc en février, il y a peut-être 200 000 réels. En mars, 340 000. En avril, 390 000.
Ce qui m’a scotché dans cette partie, c’est que sa comptable lui pose la question frontalement : «Qu’est-ce que tu veux comme tableau ?» Et Aurélie répond : les chiffres réels. Pas ce qu’elle a vendu – ce qu’elle a en banque. Parce que c’est ça qui lui permet de décider si elle investit en publicité ce mois-ci ou si elle attend.
Sept ans de mentor business. Et c’est la première fois qu’on lui posait cette question. (Ce qui est assez stupéfiant pour un secteur qui vend des formations sur la gestion d’entreprise à 2000 € l’unité.)
Dans la même logique, elle raconte la réunion avec son agence publicitaire. Un autorépondeur qui ne délivre plus qu’à 8-10% au lieu de 40%. Un coaching offert qui risque de ne jamais atteindre les inscrits. Et là, en direct, avec deux dirigeants d’agence et son bras droit : comment on contourne le problème ? Retargeting vidéo, diffusion sur tous les canaux en parallèle, Telegram, podcast, réseaux. Pas «ou» – «et». Les deux.
«Je fais pas de ou, je fais du et. Je veux faire cette stratégie et on essaie celle-là. OK, combien on investit ? Je sais pas, j’ai jamais essayé.»
C’est exactement le problème avec la plupart des formations en marketing digital : elles enseignent à choisir la meilleure option. Alors que parfois, la bonne décision c’est de tout tester en même temps et d’accepter de perdre de l’argent sur une moitié pour gagner sur l’autre.
Recrutement : pourquoi elle a tout repris à zéro avec sa nouvelle collaboratrice
Dans les coulisses business entrepreneur, le recrutement est presque toujours la partie qu’on ne montre pas. Les appels tendus, les malentendus sur les missions, les collaborateurs qui partent au bout de deux mois parce que «la vision n’était pas alignée» – formule polie pour dire que personne n’avait vérifié ce que l’autre entendait vraiment par «stratégie».
Aurélie raconte son erreur passée. Une personne recrutée pour gérer la stratégie réseaux sociaux. Elle, elle entend : tunnels, objectifs par post, amener quelque part. L’autre entend : beaux visuels, beau texte. Résultat deux mois plus tard : zéro vente, zéro contact, et une incompréhension totale des deux côtés.
Du coup, pour ce nouveau recrutement – une customer care chargée du bien-être des clients et de la communauté – elle refait tout différemment. Deuxième entretien seule avec la candidate. Et là : «Dis-moi ce que tu as compris de ta mission.» Point par point. Re-validation de chaque détail. Et – c’est là que ça devient intéressant – elle explique aussi comment elle fonctionne, elle. Ses moments où elle est «cache». Sa difficulté à recevoir 10 messages négatifs en début de journée sans que ça plombe tout.
Elle donne ses «parts d’ombre» autant que ses «parts de lumière». (Et ça, c’est rare dans un contexte professionnel.)
Sur le sujet de la délégation réussie, si tu veux aller plus loin, il y a tout un travail à faire sur les 9 étapes pour recruter sereinement – et c’est exactement le genre de process qu’Aurélie commence à intégrer ici.
Quand une cliente défie la grille tarifaire : la leçon de vente inattendue
Trente ou quarante calls de présentation du Mastermind Manifest Illimité – un programme à 10 places par an, pour les entrepreneurs qui génèrent déjà 2000 à 5000 € par mois et veulent passer au palier suivant en travaillant moins. Et jusqu’ici, jamais personne n’avait fait ça.
Une ancienne cliente. Facilités de paiement proposées. Et elle répond : «Moi je veux payer en une fois. Qu’est-ce que tu m’offres ?»
Aurélie dit qu’elle a ri. Puis qu’elle a répondu que la cliente était exactement le profil qu’elle voulait dans son mastermind – qu’elle paie en une fois ou en cinq fois, elle était là de toute façon. Ce qui est une très bonne réponse de vente, soit dit en passant : transformer une objection-négociation en confirmation d’adhésion.
Mais la vraie leçon est ailleurs. Sept ans de mentor, des dizaines de calls de vente – et il a fallu cette situation inédite pour qu’elle réalise qu’elle n’avait jamais pensé à ce cas. Ce qui rappelle que les questions qui débloquent un palier business viennent rarement de soi-même. Elles viennent de quelqu’un qui ose challenger ce qu’on tient pour acquis.
Le moment où elle coupe une interview en live – et pourquoi c’est une leçon de leadership
Dernière scène marquante des coulisses business entrepreneur : une master class en live pour le sommet des coachs influents, avec Nasima. Aurélie parle de l’importance de l’histoire personnelle pour connecter avec sa communauté. Et dans le chat, ça part dans un sens qu’elle n’avait pas prévu.
Des participantes commencent à raconter leurs traumatismes d’enfance. La blessure du père, de la mère. L’accumulation de «moi j’ai souffert de ça». Un glissement vers ce qu’elle appelle le «bullshit de l’étiquette victimaire».
Elle coupe. En plein live. Elle demande l’autorisation à la présentatrice : «Est-ce qu’on peut arrêter là parce que c’est pas le message que je veux transmettre ?» Et elle redirige vers «comment créer la suite ?»
Ce qui est remarquable là-dedans, ce n’est pas l’audace – c’est la clarté. Elle sait précisément ce qu’elle veut transmettre et ce qu’elle ne veut pas cautionner. Et elle agit là-dessus en temps réel, devant tout le monde, sans chercher à ménager les susceptibilités. Construire un leadership solide implique souvent de poser des limites claires, même dans des situations publiques où c’est inconfortable.
Mais ce n’est pas de la brutalité. Juste avant, elle accompagne une cliente en mentoring qui est en hyper-réactivité face à un client qui n’a pas respecté les termes d’un contrat. Le travail qu’elle fait là – repérer la «petite fille qui ressent l’injustice» derrière la panique professionnelle, calmer le système nerveux avant de prendre une décision factuelle – c’est exactement l’inverse du coupe-court. C’est la nuance. Savoir quand aller vite et quand ralentir. Et c’est peut-être ça, la compétence centrale de quelqu’un qui gère une croissance sans s’épuiser.
Cet épisode se termine sur un massage. Planifié dans l’agenda. Pas en bonus, pas «si j’ai le temps». Et c’est sans doute la donnée la plus stratégique de toutes celles qu’elle partage dans cet épisode – même si ça ne ressemble pas à de la stratégie.











