Du chaos à la clarté : la méthode de reporting facebook ads qui a tout changé
Le reporting est une pierre angulaire pour toute agence ou marketeur qui gère des campagnes publicitaires. C’est le pont entre les actions menées et les résultats obtenus, le langage commun entre le technicien et le client. Pourtant, cette tâche essentielle est souvent synonyme de chaos, de perte de temps et de frustration. Antoine Gané de J7 Media, une agence gérant plus de 50 millions de dollars de budget média par an, le confirme : « Le reporting chez J7 a été littéralement une histoire, je vous dirais d’horreur un peu depuis 5, 6, 7 ans. »
Dans une formation exclusive, il partage sans filtre le parcours de son agence, des rapports manuels archaïques aux solutions logicielles hors de prix, jusqu’à la création de leur propre outil. Une évolution qui leur a permis de prendre de bien meilleures décisions et de solidifier la relation avec leurs clients. Si vous êtes responsable marketing, data analyst, ou même créatif, cette méthode risque de transformer votre approche du reporting Facebook Ads.
La préhistoire du reporting : 40% du temps perdu dans des google docs
Qui n’a jamais connu la douleur du reporting manuel ? Cette tâche fastidieuse qui semble parfois occuper plus de temps que la gestion stratégique des campagnes elle-même. Antoine Gané partage une anecdote révélatrice sur les débuts de J7 Media : « Ça, c’est nos rapports de 2017. Oh oui. Un Google Doc. Et quand je vois ça, ça me donne un petit peu mal à la tête. » L’agence envoyait à ses clients des tableaux créés à la main, avec des chiffres recopiés un par un et des captures d’écran des visuels publicitaires.
Le constat était sans appel et beaucoup s’y reconnaîtront : « Je faisais des calculs avec mes équipes à l’interne, 30 à 40 % de leur temps était fait sur du reporting. 30 à 40 % du temps ! Quand leur temps devrait être mis sur faire de la stratégie et bien gérer leur compte client. » Ce chiffre est alarmant. Quand près de la moitié du temps d’un expert est consacrée à une tâche à faible valeur ajoutée, l’agence ne se dirige pas dans la bonne direction. C’est un problème partagé par de nombreux propriétaires d’agences, freelances et media buyers qui se sentent prisonniers du reporting manuel.
Pourquoi un reporting rigoureux est non négociable pour devenir un « trusted advisor »
Malgré sa lourdeur, le reporting a toujours été considéré comme essentiel chez J7. Pourquoi ? Parce qu’il est le fondement de la confiance. Antoine l’explique très clairement : « Le reporting, ça sert à bâtir une relation de confiance avec l’annonceur. » Il ne s’agit pas simplement de livrer des chiffres, mais de transformer le rôle du media buyer.
Devenir le conseiller de confiance du client
« Nous, on dit tout le temps à nos équipes à l’interne : vous n’êtes plus un media buyer, vous devenez un trusted advisor. » Ce ‘conseiller de confiance’ est la personne capable de guider son client au quotidien. Mais comment y parvenir sans data solide ? « Comment peut-on conseiller un client si on n’a pas des chiffres, du data sous la main qui explique qu’est-ce qu’on est en train de faire et qu’est-ce qu’on veut faire dans le futur ? Si on ne pose pas le data là, on ne peut pas être pris au sérieux. » Le reporting est la preuve tangible de l’expertise et de la stratégie mise en place.
Un point de repère et un carnet de bord
Au-delà de la relation client, le reporting sert de boussole interne. Pour un media buyer, c’est le moyen de « suivre les bonnes métriques, notre CPA, notre évolution de budget, c’est primordial pour savoir ce qu’on fait au quotidien. » C’est aussi un « carnet de bord en cas de changement d’équipe. » Dans une agence ou une entreprise, les équipes évoluent. Avoir un historique de données qualitatives et quantitatives est crucial pour assurer une transition fluide et capitaliser sur les apprentissages passés.
La quête de l’outil parfait : un parcours semé d’embûches et de problèmes d’attribution
Face à l’inefficacité du reporting manuel, J7 Media a testé une myriade de logiciels, espérant trouver la solution miracle. La liste est longue : Wicked Reports, Triple Whale, Lifely, Irus, SegMetrics, et même des templates Looker Studio (anciennement Data Studio) connectés via Supermetrics. Chacun promettait la lune, notamment sur le front de l’attribution Facebook Ads, le nerf de la guerre depuis iOS 14.
Le problème restait pourtant le même. « Même si on commençait à payer très très cher pour ces logiciels de reporting, on avait encore des problèmes d’attribution », confie Antoine. Il décrit un scénario classique : Facebook Ads Manager rapporte 5000$ de ventes pour 1000$ d’investissement, Google Ads rapporte 5000$ de son côté, mais le chiffre d’affaires total n’est que de 8000$, et non 10000$. « Toutes les plateformes sont en train de se dire ‘c’est moi qui ai fait la vente’. » Ces logiciels, malgré leurs promesses, ne parvenaient pas à résoudre ce casse-tête fondamental.
La méthode des 3 piliers pour une attribution fiable en 2025
Après 13 ans d’expérience, Antoine Gané est catégorique : « En 2025, je peux vous le dire hors de tout doute, il y a aucun logiciel qui va être capable de vous donner une très bonne attribution. » La solution ne réside pas dans un seul outil, mais dans une approche méthodique. Il préconise de trouver sa propre vérité en croisant trois sources de données distinctes :
- Les données de votre site web ou CRM : C’est votre source de vérité absolue. Les chiffres de ventes ou de leads enregistrés dans votre back-end (Shopify, WooCommerce, Salesforce, etc.) sont incontestables.
- Les données des plateformes publicitaires : Les chiffres fournis par Meta, Google, TikTok, etc. sont à prendre en compte, mais avec du recul, en comprenant leurs propres modèles d’attribution.
- Les données d’un logiciel tiers : Un outil de reporting externe peut apporter une troisième perspective et aider à modéliser les données.
L’objectif n’est pas de trouver une correspondance parfaite, mais de « trouver tranquillement des corrélations entre l’un et l’autre. » C’est ce travail d’analyse et de recoupement qui permet de se forger une conviction éclairée sur la performance réelle des campagnes.
Data blaster : la naissance d’une solution co-créée par une agence
Frustrée par les limites et les coûts exorbitants des solutions existantes, J7 Media a décidé de prendre le taureau par les cornes. La rencontre entre Antoine Gané et Kylian, un entrepreneur tech, a été le point de départ. « Au départ, il venait voir J7 pour présenter son produit, pour qu’on devienne client. Puis finalement, en discutant ensemble, on s’est juste aperçu : pourquoi on travaillerait pas ensemble ? »
L’idée était simple : combiner les 13 ans d’expérience terrain de J7 Media avec l’expertise technique des équipes de Kylian pour construire l’outil de reporting Facebook Ads dont ils avaient toujours rêvé. C’est ainsi qu’est né Data Blaster, avec un objectif clair : résoudre les problèmes fondamentaux rencontrés par les agences au quotidien.
L’analyse créative au cœur du réacteur
L’un des premiers enjeux identifiés était le volet créatif. Comment analyser efficacement la performance des publicités ? Antoine a une vision forte sur le sujet : « La meilleure manière de me ruiner en 2025, c’est de devenir un creative strategist mais à un niveau rarement atteint. » Ce rôle hybride, capable de bâtir des contenus de haute qualité basés sur une lecture fine de la data, est l’avenir du media buying. Le problème ? Les outils existants ne sont pas adaptés. Les créatifs ne veulent pas passer du temps dans la complexité du gestionnaire de publicités Facebook. Des outils comme Motion existent, mais leur prix est prohibitif. « Ce logiciel-là, par contre, il coûte 500 € par mois. Moi j’ai 60 comptes chez J7. Je veux pas commencer à payer 500 € par mois pour chacun de mes comptes. Ça va me coûter 30 000 € par mois. » Data Blaster a été conçu pour intégrer cette analyse créative de manière accessible et intuitive.
Le workflow de reporting automatisé de J7 Media en action
Concrètement, à quoi ressemble le reporting chez J7 Media aujourd’hui avec Data Blaster ? L’agence utilise deux formats principaux, en fonction des besoins.
Looker studio pour les rapports stratégiques
Pour les rapports mensuels ou trimestriels, l’agence utilise des dashboards Looker Studio. Le connecteur Data Blaster permet de créer automatiquement des rapports complets qui centralisent les données de Meta et Google, affichent les KPIs clés (investissement, achats, CPA, valeur de conversion) et présentent même les performances des meilleures créas. « Ça, on peut le faire plus rapidement que Super Metrics pour quatre fois moins cher », précise Antoine. Le seul bémol de Looker Studio reste sa relative lenteur, car chaque changement de date ou de filtre envoie une nouvelle requête à l’API de la plateforme.
Google sheets pour la réactivité hebdomadaire
C’est là que la magie opère. Pour les rapports hebdomadaires, essentiels à leur agilité, J7 Media privilégie des templates Google Sheets automatisés. La différence est saisissante. « Regardez la vitesse que ça va. Je peux arriver, je peux prendre Mars, je peux prendre Avril. Regardez à la vitesse que je suis capable d’avoir mes chiffres. » En un clic, les clients peuvent voir où ils en sont dans le mois par rapport au mois précédent, l’évolution sur les 7 derniers jours, et le détail semaine par semaine du budget, du coût par lead, etc. Cette rapidité et cette clarté permettent des discussions stratégiques ultra-efficaces chaque semaine, renforçant le statut de ‘Trusted Advisor’ de l’agence.
En passant du chaos des Google Docs à la clarté d’un système de reporting automatisé, rapide et centré sur l’analyse, J7 Media a non seulement optimisé ses opérations internes, mais a surtout renforcé la valeur perçue par ses clients. Une démonstration que le bon reporting Facebook Ads n’est pas une corvée, mais un véritable levier de croissance stratégique.
FAQ sur le reporting facebook ads
Pourquoi le reporting Facebook Ads est-il si compliqué aujourd’hui ?
Le reporting est devenu complexe principalement à cause des problèmes de tracking et d’attribution introduits par des changements comme iOS 14. Les plateformes publicitaires ont une vision limitée et souvent optimiste de leur propre impact, ce qui crée des écarts avec les données de vente réelles et rend l’analyse difficile.
« Dites-nous avec ce qui s’est déroulé avec iOS 14, avec les changements au niveau des cookies tiers, avec 250 000 plateformes d’attribution nouvelles qu’on se faisait proposer à longueur de journée, le reporting […] a été assez complexe et chaotique. » – Antoine Gané
Combien de temps une agence devrait-elle passer sur le reporting ?
Idéalement, le moins de temps possible sur la collecte manuelle des données. Une agence performante automatise la génération de rapports pour que ses experts puissent consacrer leur temps à l’analyse et à la stratégie. Si le reporting manuel occupe 30 à 40% de leur temps, c’est un signal d’alarme indiquant une forte inefficacité.
« Quand 30 à 40 % du temps de tes équipes à l’interne est mis sur du reporting et non sur de la stratégie, tu t’en vas pas au bon endroit. » – Antoine Gané
Quel est le meilleur type de rapport pour un client : hebdomadaire ou mensuel ?
Les deux sont complémentaires. J7 Media préconise un reporting hebdomadaire pour le suivi opérationnel et la réactivité, permettant d’ajuster rapidement les campagnes. Le rapport mensuel (et trimestriel) sert, lui, à prendre du recul, analyser les tendances de fond et définir les grandes orientations stratégiques.
« Nous chez J7, on fait des rapports hebdo. […] Faites le calcul, 60 clients, quatre rapports par mois qu’on doit envoyer, plus par la suite un rapport mensuel, plus par la suite un rapport trimestriel. » – Antoine Gané
Comment résoudre les problèmes d’attribution publicitaire sur Facebook ?
Il n’y a pas de solution miracle. La méthode la plus fiable consiste à ne pas se fier à une seule source de données. Il faut croiser les informations de trois piliers : les données de la plateforme publicitaire (ex: Meta), les données de votre propre site ou CRM (votre source de vérité), et éventuellement les données d’un outil tiers pour obtenir une vue modélisée.
« Ce que vous devez faire à la place c’est trouver votre attribution de trois manières différentes : Les données de votre site web, les données de plateformes publicitaires puis par la suite, vous allez être capable de contrevérifier ça avec des données tierces. » – Antoine Gané
Un outil de reporting peut-il garantir une attribution 100% exacte ?
Non. En 2025, aucun logiciel ne peut prétendre à une attribution parfaite et incontestable. Les outils peuvent aider à modéliser et à visualiser les données, mais ils restent sujets à des biais. La clé est d’utiliser ces outils comme une aide à la décision, tout en gardant son propre système (site web/CRM) comme référence ultime.
« En 2025, je vous le dis il y a pas un logiciel qui peut vous régler hors de tout doute vos enjeux d’attribution. » – Antoine Gané
Qu’est-ce qu’un « creative strategist » et pourquoi est-ce important pour le reporting ?
Un creative strategist est un profil hybride qui maîtrise à la fois la lecture approfondie des données publicitaires et la conception de contenus créatifs performants. C’est crucial car les données du reporting doivent directement nourrir la stratégie créative pour améliorer les résultats en continu. Un bon outil de reporting doit donc faciliter cette analyse des créas.
« Un creative strategist c’est quelqu’un qui va être capable de bâtir des contenus de haute qualité basé sur une lecture de data. Et ça c’est très difficile. » – Antoine Gané
Quelle est la différence entre un rapport sur Looker Studio et un sur Google Sheets ?
Looker Studio est excellent pour créer des dashboards visuels et interactifs, idéaux pour des rapports mensuels ou trimestriels. Cependant, il peut être lent car chaque modification de filtre interroge à nouveau l’API. Google Sheets, connecté à un outil comme Data Blaster, est beaucoup plus rapide pour l’analyse de données brutes et le suivi hebdomadaire, offrant une réactivité quasi instantanée.
« Les Looker Studio, vous l’avez sûrement déjà expérimenté dans le passé, malheureusement c’est lent. […] C’est là qu’on utilise ce qu’on appelle nos rapports automatisés Sheet à l’interne. » – Antoine Gané
Comment un bon reporting aide-t-il à devenir un « trusted advisor » ?
Un bon reporting transforme une conversation basée sur des opinions en une discussion stratégique basée on des faits. En présentant des données claires, en expliquant les performances et en proposant des actions concrètes basées sur ces chiffres, le media buyer passe du statut de simple exécutant à celui de conseiller stratégique de confiance, indispensable à la croissance de son client.
« On dit tout le temps nos équipes […] vous n’êtes plus un média buyer, vous devenez un trusted advisor. Et le trusted advisor essentiellement, il devient la personne qui est capable de conseiller son client au quotidien. » – Antoine Gané



