Du chaos à la clarté : notre méthode de reporting Facebook Ads révélée
Le reporting est une pierre angulaire pour toute agence qui gère plusieurs canaux d’acquisition comme Facebook Ads, Google Ads ou même l’emailing. C’est le socle qui permet de prendre de bien meilleures décisions. Pourtant, cette tâche peut vite devenir un véritable cauchemar. Chez J7 Media, l’agence que je représente, le reporting a été, pendant des années, une histoire d’horreur. Comme le confie Antoine Gagné, co-fondateur de J7 Media, lors de notre dernière formation : « Le reporting chez J7 a été littéralement une histoire, je vous dirais d’horreur un peu depuis 5, 6, 7 ans. Souvent dans nos contenus, on parle des bons coups de J7, je peux vous dire une chose, le reporting ça a été assez chaotique. »
Cette complexité s’est accrue avec les défis récents : iOS 14, la fin des cookies tiers, l’émergence de multiples plateformes d’attribution… Si vous êtes responsable marketing, data analyst, ou même membre d’une équipe créative, vous avez certainement ressenti cette frustration. Aujourd’hui, nous allons vous dévoiler la méthode de reporting Facebook Ads que nous utilisons pour tous nos clients, une méthode qui nous a permis de passer du chaos à la clarté et qui, nous l’espérons, vous inspirera.
L’ère du reporting manuel : une perte de temps et d’efficacité
Pour comprendre d’où nous venons, il faut revenir quelques années en arrière. Chez J7 Media, qui gère aujourd’hui plus de 50 millions de dollars de budget média par an pour 60 à 70 clients, les débuts du reporting étaient archaïques. « Regardez bien ça, nous chez J7, on fait des rapports hebdo. […] Ça c’est nos rapports de 2017. Oh oui. Un Google Doc. » raconte Antoine. Des tableaux créés à la main dans un Google Doc, des chiffres recopiés manuellement, des visuels ajoutés un par un… un processus laborieux et source d’erreurs.
Le coût caché du reporting manuel
Le principal problème de cette approche n’est pas seulement l’esthétique discutable des rapports. C’est le temps. « Je faisais des calculs avec mes équipes à l’interne, 30 à 40 % de leur temps étaient fait sur du reporting. 30 à 40 % du temps quand leur temps devrait être mis sur faire de la stratégie et bien gérer leur compte client. » C’est un constat alarmant partagé par de nombreux propriétaires d’agences, freelances et media buyers. Quand une part aussi importante des ressources est consacrée à la compilation de données plutôt qu’à leur analyse et à l’action stratégique, l’agence ne va pas dans la bonne direction.
L’importance fondamentale d’un bon reporting
Malgré ces difficultés, nous n’avons jamais cessé de croire en l’importance capitale du reporting. C’est un outil essentiel pour trois raisons majeures :
- Bâtir une relation de confiance : Un bon reporting transforme un media buyer en ‘Trusted Advisor’. C’est le conseiller de confiance qui guide son client avec des chiffres et des données tangibles. Sans data, impossible d’être pris au sérieux.
- Servir de point de repère : Pour un media buyer, le reporting est un tableau de bord indispensable pour suivre les métriques clés comme le CPA ou l’évolution du budget et savoir où il va au quotidien.
- Créer un carnet de bord : Les équipes changent, les responsables marketing évoluent. Le reporting assure une continuité en accumulant un historique qualitatif et quantitatif qui peut être transmis à la prochaine personne en charge du compte.
La quête de l’outil parfait : entre promesses et déceptions
Conscients des limites du reporting manuel, nous nous sommes lancés dans une quête effrénée de l’outil de reporting d’agence parfait. Nous avons tout testé. « Je vous les nomme, […] Wicked Reports, […] Triple Whale, un logiciel exceptionnel pour du e-commerce, […] on a testé Lifetimely, Iros, Segmentrix, des templates avec Looker Studio… Ce qui nous a obligé à utiliser un outil que vous avez sûrement également testé, Super Metrics. »
Le problème était toujours le même. Malgré des abonnements très coûteux, parfois 1500 à 2000 dollars par mois par rapport, les problèmes fondamentaux persistaient, notamment celui de la data attribution. Ces logiciels promettaient la lune, mais la réalité était tout autre. Les chiffres fournis ne correspondaient pas toujours à la réalité du back-end, et les divergences entre les plateformes (Facebook Ads, Google Ads) créaient une confusion permanente.
La vérité sur l’attribution en 2025
Après 13 ans d’expérience, nous sommes arrivés à une conclusion claire. « En 2025, je peux vous le dire hors de tout doute, il y a aucun logiciel qui va être capable de vous donner une très bonne attribution. » La solution n’est pas dans un outil magique, mais dans une méthode rigoureuse. La bonne approche consiste à trianguler les informations de trois sources différentes :
- Les données de votre site web ou de votre CRM (votre source de vérité absolue).
- Les données des plateformes publicitaires (Facebook, Google…).
- Les données d’un logiciel tiers.
C’est en contre-vérifiant continuellement ces trois sources que l’on peut se faire une idée précise de ce qui se passe réellement et trouver des corrélations fiables.
Data Blaster : notre solution pour allier data et créativité
Frustrés par les limites et les coûts des solutions existantes, une rencontre a tout changé. La collaboration avec Kylian, un entrepreneur avec une vision technique et publicitaire forte, a mené à une association et à la création de Data Blaster. Notre objectif était de construire un outil qui répondrait enfin aux vrais enjeux des agences modernes.
Le Creative Strategist : le rôle d’avenir
L’un des enjeux fondamentaux que nous voulions adresser est la symbiose entre le media buyer et le créatif. « Je crois hors de tout doute qu’il y a une symbiose qui est en train de s’intégrer entre le média buyer et ce qu’on pourra appeler le concepteur publicitaire, le designer graphique, le creative strategist. » explique Antoine. Le creative strategist du futur est une personne capable de bâtir des contenus de haute qualité basés sur une lecture experte des données. Le problème ? Les équipes créatives détestent naviguer dans la complexité d’un gestionnaire de publicités Facebook. Il fallait donc un outil qui leur parle, qui leur permette d’analyser les créas Facebook Ads de manière simple et visuelle.
Un outil plus puissant, plus rapide et moins cher
Nous voulions un outil capable de :
- Centraliser tout le volet acquisition (Facebook, Google, etc.).
- Centraliser les résultats de vente et d’emailing.
- Bâtir des ‘fondations financières’ de manière automatique.
- Rendre l’analyse créative accessible et intuitive.
Et surtout, nous voulions rendre cette puissance accessible. Des outils comme Motion, spécialisés dans l’analyse créative, coûtent 500€ par mois et par compte. Pour une agence avec 60 clients, c’est tout simplement inenvisageable. Data Blaster a été conçu pour être jusqu’à quatre fois moins cher que les alternatives du marché, tout en étant plus rapide.
Démonstration : du Looker Studio aux Google Sheets ultra-rapides
Data Blaster propose deux approches complémentaires pour le reporting publicitaire automatisé.
Les rapports Looker Studio
Pour ceux qui utilisent déjà Looker Studio (anciennement Data Studio), notre connecteur, une excellente alternative à Super Metrics, permet de créer des tableaux de bord complets en un clic. Vous pouvez y visualiser vos investissements, le nombre d’achats, le CPA, la valeur de conversion, et même les performances de vos meilleures créas, pour Meta et Google. Bien que plus rapide que ses concurrents, Looker Studio a une lenteur inhérente : chaque changement de date ou de filtre (une ‘requête’) interroge l’API de Meta, ce qui peut prendre plusieurs secondes. C’est donc une solution parfaite pour des rapports mensuels ou trimestriels.
La puissance des rapports sur Google Sheets
Là où notre solution brille particulièrement, c’est avec nos rapports sur Google Sheets, que nous utilisons pour notre reporting hebdomadaire Facebook Ads. La différence de technologie rend l’expérience quasi instantanée. « Regardez la vitesse que ça va. Je peux arriver. Je peux prendre mars. Je peux prendre avril. Regardez la vitesse que je suis capable d’avoir mes chiffres. » Pourquoi cette rapidité ? Contrairement à Looker Studio, les données sont déjà chargées dans le Sheet, ce qui permet des manipulations et des analyses en temps réel.
Nos templates gratuits permettent de visualiser en un clin d’œil :
- Les performances du mois en cours vs le mois précédent.
- Les résultats des 7 derniers jours.
- L’évolution semaine par semaine du budget et du coût par lead.
- La performance par canal (Meta, Google, Shopify…).
- L’analyse fine des fenêtres d’attribution pour ne pas être trompé par les vues à un jour.
Cette approche nous a permis de standardiser un reporting de haute qualité, de libérer un temps précieux pour nos équipes et de fournir à nos clients une clarté inégalée sur la performance de leurs campagnes.
FAQ sur le reporting Facebook Ads
Pourquoi le reporting manuel est-il un problème pour les agences ?
Le reporting manuel est un problème majeur car il est extrêmement chronophage et source d’erreurs. Il peut monopoliser jusqu’à 40% du temps d’un spécialiste, un temps qui serait bien mieux investi dans l’analyse stratégique et l’optimisation des comptes clients, ce qui est le cœur de métier d’une agence.
« 30 à 40 % de leur temps étaient fait sur du reporting. 30 à 40 % du temps quand leur temps devrait être mis sur faire de la stratégie et bien gérer leur compte client. Quand 30 à 40 % du temps de tes équipes est mis sur du reporting et non sur de la stratégie, tu t’en vas pas au bon endroit. »
Comment résoudre les problèmes d’attribution sur Facebook Ads ?
Il n’existe pas de solution logicielle miracle. La méthode la plus fiable consiste à trianguler les données de trois sources distinctes : les données de votre propre site web ou CRM (votre source de vérité), les données fournies par les plateformes publicitaires (comme le gestionnaire de publicités Facebook), et enfin les données d’un outil de reporting tiers. En comparant et en cherchant des corrélations entre ces trois sources, on obtient une vision beaucoup plus juste de la performance réelle.
« Ce que vous devez faire à la place c’est trouver votre attribution de trois manières différentes : les données de votre site web, les données de plateforme publicitaire puis par la suite vous allez être capable de contre-vérifier ça avec des données tierces. C’est la meilleure chose après 13 ans en affaire que j’ai été capable d’analyser. »
Quel est le meilleur type de rapport pour un client : hebdomadaire ou mensuel ?
J7 Media privilégie un reporting hebdomadaire pour un suivi réactif et agile, complété par des rapports mensuels et trimestriels plus stratégiques. Le rapport hebdomadaire permet d’ajuster rapidement les campagnes et de maintenir une communication transparente et continue avec le client, ce qui renforce la confiance.
« Nous chez J7, on fait des rapports hebdo. OK. Faites le calcul, 60 clients, quatre rapports par mois qu’on doit envoyer plus par la suite un rapport mensuel, plus par la suite un rapport trimestriel. »
Qu’est-ce qu’un ‘creative strategist’ et pourquoi ce rôle est-il crucial ?
Le ‘creative strategist’ est un profil hybride, à la croisée des chemins entre le media buyer expert en data et le concepteur publicitaire. C’est une personne capable de lire et d’interpréter les données de performance pour ensuite concevoir des publicités (vidéos, images, textes) de haute qualité qui répondent directement à ces analyses. Ce rôle est crucial car la performance publicitaire en 2025 dépend massivement de la qualité et de la pertinence des créatifs.
« Un creative strategist c’est quelqu’un qui va être capable de bâtir des contenus de haute qualité basés sur une lecture de data. Et ça c’est très difficile. […] Le creative strategist avancé, c’est cette personne là qui est capable de mixer les deux comme pas possible. Une excellente lecture des chiffres et une excellente compréhension de la création. »
Data Blaster est-il une bonne alternative à Super Metrics ?
Oui, Data Blaster se positionne comme une alternative très compétitive. Pour les utilisateurs de Looker Studio, son connecteur remplit les mêmes fonctions que Super Metrics, mais il est conçu pour être plus rapide et jusqu’à quatre fois moins cher. De plus, il offre des fonctionnalités avancées via ses propres templates Google Sheets, notamment pour l’analyse créative et une réactivité accrue.
« Si vous voulez des Looker Studio […] littéralement la même chose que Super Metrics fait ou que tout autre connecteur fait, dites-vous une chose, on est capable de le faire avec Meta. On est capable de le faire avec Google. […] Et ça on peut le faire plus rapidement que Super Metrics pour quatre fois moins cher. »
Comment analyser les performances des créas publicitaires efficacement ?
Pour analyser efficacement les créas, il faut un outil qui sort de la complexité du gestionnaire de publicités et présente les données de manière visuelle et intuitive. L’objectif est de permettre aux équipes créatives, qui ne sont pas des experts en data, de comprendre rapidement quelles publicités fonctionnent, pourquoi, et de s’en inspirer. C’est une des vocations de Data Blaster.
« On ne peut pas intégrer l’équipe de création avec un gestionnaire de pub Facebook parce qu’il y a aucune personne de mon équipe de création qui a envie d’aller passer du temps dans le gestionnaire de pub Facebook, ils trouvent ça trop compliqué, impossible à suivre. Donc on va trouver une manière de les aider. »
Peut-on centraliser le reporting de plusieurs canaux (Facebook, Google) ?
Absolument. C’est l’un des objectifs principaux d’un bon outil de reporting. Il doit être capable de centraliser les données de différentes plateformes d’acquisition (comme Facebook Ads et Google Ads) dans un seul et même tableau de bord. Cela permet d’avoir une vue d’ensemble de la performance, de comparer les canaux et de prendre des décisions budgétaires éclairées.
« Ce qui est très intéressant dans ce qu’on appelle notre rapport multicanal ici, c’est que tu peux mettre littéralement tous les canaux publicitaires que tu voudrais Facebook, Google, Shopify comme je vous le mentionnais. »
Quels sont les avantages d’un reporting sur Google Sheets par rapport à Looker Studio ?
Le principal avantage de Google Sheets, avec une technologie comme celle de Data Blaster, est la rapidité. Contrairement à Looker Studio qui doit interroger l’API de la plateforme publicitaire à chaque changement de filtre (ce qui crée de la latence), un rapport Google Sheets bien conçu charge les données en amont, permettant une exploration et une manipulation des chiffres quasi instantanée. C’est idéal pour des analyses fréquentes et réactives, comme les rapports hebdomadaires.
« Comparativement à un Google Sheet, Looker Studio va continuellement à chaque requête que tu lui fais […] interroger l’API de Meta. […] Ben ça des fois ça peut prendre 10, 15 secondes, c’est super long. Notre technologie le fait un petit peu plus vite […] mais ça reste une technologie […] plus lente que ce qu’on peut avoir avec Sheet. »



