consultant google ads freelance

#1 – Construire une carrière de freelance en Google Ads (très) rentable en 36 mois avec Bruno Guyot de Blaise&Bruno

Épisode diffusé le 1 juillet 2020 par Danilo Duchesnes

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Devenir consultant google ads freelance rentable en moins de trois ans, avec famille, sans agence derrière soi, et sans devenir fou – c’est le pitch de Bruno Guillot, que j’ai eu l’occasion d’écouter dans le premier épisode du Rendez-vous Marketing de Danilo Duchesnes. Sur le papier, ça ressemble à un de ces titres de podcast qui promettent beaucoup et délivrent peu. Sauf que Bruno détaille vraiment comment ça marche. Et ce qu’il raconte sur la fraude display, sur la façon de ‘sentir’ un algorithme, ou sur ce modèle à deux associés non-juridiques – c’est pas ce qu’on lit partout.

Bruno Guillot est basé à Évian. Il a fait deux ans en agence en Suisse avant de se lancer en solo en janvier 2018. Sa femme était au chômage à ce moment-là. Deux enfants en bas âge. Et pourtant, en quatre mois, il avait déjà une dizaine de clients – uniquement par le réseau et les partenariats, sans contenu, sans site vitrine, sans LinkedIn performatif. Aujourd’hui, entre trois et cinq demandes entrantes par semaine arrivent sur son bureau. Le contenu y contribue maintenant, dit-il. Mais au démarrage, si il avait compté là-dessus, il n’aurait pas mangé.

Ce qui m’a le plus intrigué dans cet épisode, c’est pas tant la technique Google Ads – même si on y revient longuement – c’est ce modèle hybride qu’il a construit avec Blaise Remondin. Deux indépendants, pas d’entité juridique commune, un fichier partagé, tout en 50/50. Rare. Et ça tient.

Blaise et Bruno : le modèle d’associés qui n’en sont pas

Au début, Blaise Remondin – consultant google ads freelance depuis huit ou neuf ans au moment de l’enregistrement – donnait du travail à Bruno en sous-traitance. Classique. Le genre de démarrage qu’on n’avoue pas toujours dans les podcasts ‘succès’.

Puis quelque chose a changé. Bruno le décrit bien :

« Au fur et à mesure, on a commencé à vraiment développer une marque ensemble, développer des clients ensemble. Puis à un moment donné avec le temps et la confiance, on s’est dit écoute, on va arrêter de se prendre la tête. Tout ce que tu factures, tu le mets dans le fichier, tout ce que je facture, je le mets dans le fichier et puis on fait 50/50. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Ça l’est pas, évidemment – mais le fait que leurs chiffres d’affaires respectifs soient à peu près équivalents rendait l’accord logique. Pas de frustration, pas de déséquilibre perçu.

La complémentarité, elle, est réelle. Blaise a un réseau commercial fort et une approche copywriting – il travaille les annonces, les messages, le texte. Bruno est le profil technique : structure des campagnes, gestion des enchères, tracking, Analytics. Sur Google Ads, ils sont interchangeables. Ce qui veut dire que quand l’un prend des vacances, l’autre tient les comptes. (Et c’est souvent là que ce genre de partenariat informel plante – quand la première urgence cliente arrive en août.)

Trois portes d’entrée coexistent : les leads qui viennent via Bruno, ceux qui viennent via Blaise, et ceux qui arrivent via leur marque commune. Peu importe par où ça entre, ça finit dans le pot commun. Pour un freelance qui débute et cherche ses premiers clients, ce modèle mérite vraiment d’être étudié avant de partir en solo total.

Trouver des clients quand on se lance : l’erreur que Bruno n’a pas faite

Danilo Duchesnes, l’hôte du podcast, le reconnaît lui-même : lui a passé ses six premiers mois à créer du contenu et à construire son site. Bruno, lui, a résoté. Et il a mangé beaucoup plus vite.

« Au démarrage, si j’avais compté que sur le contenu, j’aurais pas mangé. »

Voilà. C’est brutal, c’est honnête, et c’est exactement ce que la plupart des nouveaux freelances n’entendent pas assez. Le contenu, ça construit une audience sur la durée. Ça ne paye pas le loyer en mois trois.

Bruno précise quand même – et c’est une nuance importante – qu’il faisait déjà du contenu à l’époque, notamment sur les forums Google. Il était modérateur de fait, membre actif, reconnu. Ce travail de forum lui a ouvert une opportunité de publier sur le site officiel de Google. Pour l’autorité et la crédibilité d’un consultant google ads freelance, c’est difficile de faire mieux comme signal externe.

Mais la leçon reste la même : au démarrage, cherche d’abord des partenaires qui ont déjà des clients que tu veux. Des gens débordés, qui ont intérêt à déléguer. Pas des inconnus à qui tu envoies un message LinkedIn froid en demandant ‘si tu as des missions à me passer’. Bruno l’a rencontré en agence, la relation existait déjà. C’est ça, le truc.

Et d’ailleurs, sur la question de l’attribution des efforts marketing – est-ce que c’est le contenu qui a ramené les clients, ou le bouche-à-oreille, ou le réseau ? – l’attribution reste un vrai casse-tête, même pour les pros.

consultant google ads freelance : Google Search d’abord, tout le reste ensuite

80 %. C’est la part des clients de Bruno qui commencent par du Search. Pas du Shopping, pas du YouTube, pas du Display. Du Search. Des annonces textuelles dans la page de résultats Google.

Bruno appelle ça la ‘stratégie de domination’. L’idée est simple : commence par cueillir les fruits faciles – les gens qui cherchent activement une entreprise comme la tienne. Ils existent, ils tapent des requêtes pertinentes, et tu n’es pas visible. Règle ça d’abord.

« On va commencer en search parce que de toute façon, il y a des gens qui activement recherchent des entreprises comme la tienne dans ta zone de chalandise. Aujourd’hui ils te trouvent pas, allons les chercher. »

C’est exactement le problème. La logique est imparable.

Pour les e-commerçants, le raisonnement bascule vers Google Shopping – toujours la première priorité avant le Search. Et une fois que tu as maximisé ces canaux à forte intention, tu te retrouves plafonné par le volume de recherche existant. C’est là que tu commences à regarder le Display, la vidéo YouTube, les campagnes Discovery. Pas avant.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise – enfin, ce que j’aurais voulu entendre plus tôt – c’est que cette hiérarchie existe vraiment et que la plupart des annonceurs la court-circuitent en voulant ‘être partout’ dès le départ. Ça coûte, ça plante, et après ils disent que Google Ads ne marche pas pour eux.

Google vs Facebook : l’automatisation ne se ressemble pas

Danilo pose la question à Bruno : est-ce que Google Ads est vraiment plus complexe que Facebook Ads ? La réponse est nuancée – et honnête.

Sur Facebook, l’automatisation via le Power 5 et le CBO (optimisation du budget de campagne) fonctionne vraiment bien. Bruno le reconnaît sans fausse modestie :

« Je trouve que dans l’ensemble les résultats ils sont très bons et que ça devient même très difficile manuellement de faire mieux que la machine. »

Sur Google, c’est différent. Un consultant google ads freelance expérimenté peut encore faire mieux que les campagnes 100 % automatisées. Ce n’est pas le cas sur Facebook. La machine Google est moins aboutie, selon Bruno – et la gestion manuelle des enchères, de la structure, des exclusions de mots-clés reste un vrai avantage concurrentiel pour qui sait s’en servir.

Ce qui change en revanche, c’est la façon d’interagir avec les campagnes automatisées. Bruno utilise une formule que j’ai trouvée assez juste :

« Tu dois ressentir l’algorithme. C’est vraiment ça en fait, tu dois faire de l’empathie pour l’algorithme et comprendre où est-ce qu’il en est, où est-ce qu’il galère et tu vas lui donner de l’oxygène. »

Empathie pour l’algorithme. Ca aurait pu sonner creux. Mais dans le contexte, c’est concret : tu regardes où il bloque, tu ajustes le budget ou les enchères pour lui donner de la marge de manœuvre, et tu observes comment il réagit. Ce n’est pas du tout la même chose que de tout paramétrer manuellement.

Sur la distinction entre les deux plateformes, la comparaison avec le programmatique est aussi intéressante – les mêmes questions de placement, de fraude et de contrôle se posent, mais avec d’autres mécanismes.

Le display et la fraude : le truc que personne ne te dit avant de dépenser

Là, Bruno lâche quelque chose de vraiment utile. Le Display Google – ces annonces qui s’affichent sur des milliers de sites tiers – est gangrené par la fraude. Pas un peu. Vraiment.

Le mécanisme est pervers. Des opérateurs montent des sites fantômes avec du contenu scrapé, font tourner des bots ou des cliqueurs humains à bas coût, et génèrent de fausses conversions. Google, qui favorise les sites sur lesquels les annonceurs convertissent le plus, envoie de plus en plus de trafic sur ces sites frauduleux. Cercle vicieux.

La solution de Bruno ? Rendre la conversion difficile à falsifier. Un formulaire standard, n’importe qui peut le remplir avec des fausses données. Un double opt-in SMS ou email, c’est une autre affaire. La conversion ne se déclenche que quand la personne confirme son identité – par son numéro de téléphone ou en cliquant sur un lien de confirmation email. Les bots ne passent pas.

Quand tu arrives à contourner la fraude, dit-il, le Display marche très bien. Mais combien d’annonceurs ont arrêté le Display Google en se disant que ça ne fonctionnait pas, sans jamais avoir mis en place ce type de filtre ? (La plupart, probablement.)

C’est un peu le même problème qu’avec les bloqueurs de publicité – le trafic mesuré n’est jamais tout à fait le trafic réel, et les chiffres qu’on regarde sont toujours un peu faux dans un sens ou dans l’autre.

Une concession quand même : cette solution double opt-in ajoute de la friction pour les vrais prospects aussi. Un utilisateur qui doit confirmer son email ou son numéro avant d’être comptabilisé comme conversion, c’est un utilisateur qui peut abandonner en route. Les taux de conversion bruts vont baisser – même si la qualité des leads remonte. C’est un arbitrage, pas une solution parfaite.

Ce qu’on retient d’un parcours qui ne ressemble à aucun template

Quatre mois pour bâtir une dizaine de clients sans contenu. Un associé non-juridique avec qui tout est en 50/50. Une expertise Display construite autour de la lutte anti-fraude. Et une philosophie de démarrage qui dit : cherche des partenaires avant de chercher des abonnés.

Ce qui distingue Bruno Guillot en tant que consultant google ads freelance, c’est pas juste la technique – c’est qu’il a construit un modèle économique qui résiste à la solitude du freelance. La plupart craquent seuls sur des comptes compliqués, sans personne à qui parler. Lui a trouvé une façon de ne jamais vraiment être seul, sans pour autant porter le poids d’une structure.

Et pour les questions de tracking et d’attribution – savoir ce qui ramène vraiment des clients entre le Search, le Display et le reste – l’email retargeting est souvent la pièce manquante que les consultants google ads freelance oublient d’intégrer dans leur stack.

Reste la question du passage à l’échelle. Bruno dit qu’il reçoit trois à cinq demandes par semaine. Combien il en accepte ? Comment il choisit ? Sur ce point, l’épisode reste vague – et c’est peut-être là que se joue vraiment la différence entre un freelance qui tourne à plein régime et un qui construit quelque chose de durable. Mais ça, c’est peut-être pour un prochain épisode.

Questions fréquentes

Comment devenir consultant google ads freelance sans passer par une agence ? +
Bruno Guillot l'a fait en partant d'un poste en agence pendant deux ans, puis en se lançant en solo avec un réseau déjà constitué. Il insiste sur les partenariats dès le départ : trouver des consultants ou prestataires qui ont déjà des clients et qui ont besoin de déléguer. C'est plus rapide que d'attendre que le contenu ramène des leads, surtout dans les six premiers mois.
Combien de temps faut-il pour avoir ses premiers clients en tant que consultant google ads freelance ? +
Bruno Guillot a mis quatre mois pour construire une dizaine de clients, uniquement via le réseau et les partenariats. Son associé Blaise Remondin lui a donné ses premières missions en sous-traitance, ce qui a accéléré le démarrage. Sans réseau préexistant, le délai peut être plus long.
Google Ads est-il plus difficile à gérer que Facebook Ads ? +
Selon Bruno Guillot, oui - principalement parce que Google Ads regroupe des environnements très différents : Search, Shopping, Display, YouTube, Discovery. Chaque format suit une logique distincte. Sur Facebook, même en élargissant à Instagram et Messenger, la logique reste plus uniforme. L'automatisation est aussi plus aboutie sur Facebook, où la machine est difficile à battre manuellement.
Comment éviter la fraude sur le Display Google ? +
Bruno Guillot recommande de rendre la conversion difficile à falsifier. Un formulaire standard peut être rempli par des bots ou des cliqueurs frauduleux. En imposant un double opt-in - confirmation par SMS ou par email - la conversion ne se déclenche que quand la personne prouve qu'elle est réelle. Cela élimine la majorité de la fraude, mais ajoute de la friction pour les vrais prospects.
Par quel type de campagne Google Ads commencer quand on est une petite entreprise ? +
Par le Search, quasi systématiquement. C'est ce que Bruno Guillot appelle la stratégie de domination : aller chercher en priorité les gens qui recherchent déjà une entreprise comme la vôtre. Pour les e-commerçants, le point de départ est Google Shopping. Le Display, YouTube et Discovery viennent ensuite, une fois la rentabilité établie sur les canaux à forte intention.
Faut-il un associé ou un partenaire pour réussir en tant que consultant google ads freelance ? +
Pas obligatoirement, mais le modèle de Bruno Guillot avec Blaise Remondin montre les avantages d'un tandem : couverture en cas de vacances, complémentarité technique et commerciale, partage du risque sans structure juridique commune. Ce qui fonctionne dans leur cas, c'est une confiance construite sur plusieurs années et des chiffres d'affaires équilibrés des deux côtés.

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