Logo de l'épisode Tremplin Numérique (Nicolas) - Pousser la vente de lien à son maximum 🔗 | E19 du podcast Les Makers | Podcast

Tremplin Numérique (Nicolas) – Pousser la vente de lien à son maximum 🔗 | E19

Épisode diffusé le 24 juillet 2023 par Les Makers | Podcast

Écouter l'épisode :

L’IA en SEO : une révolution en marche ou une bombe à retardement ?

L’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres, transformant des secteurs entiers à une vitesse déconcertante. Dans le monde du SEO et de l’édition de site, elle représente à la fois une opportunité sans précédent et un risque majeur. Je dois l’admettre, ma perspective a radicalement changé en très peu de temps. Comme je le disais récemment, mon opinion sur la nécessité d’apprendre les bases du développement web a été complètement bouleversée par les progrès fulgurants de l’IA. ‘Tu vois, j’aurais été 100 % d’accord avec toi avec GPT 3.5. Avec GPT-4, on va dire que je suis 50 % d’accord avec toi et je pense que si on se refait un call dans un an, je suis 0 % d’accord avec toi.’ Cette phrase, lancée dans une conversation, résume parfaitement le vertige que nous ressentons tous. La technologie évolue si vite que les certitudes d’hier sont les doutes d’aujourd’hui et probablement les erreurs de demain. Un jeune qui se lance dans trois ans d’études aujourd’hui pourrait voir son expertise devenir obsolète avant même d’avoir son diplôme. C’est dans ce contexte de changement permanent que nous, éditeurs de sites, devons naviguer à vue, en adaptant constamment nos stratégies. Mon parcours, avec mon associé Romain, est l’histoire d’une adaptation perpétuelle, d’une quête de ce qui fonctionne ‘maintenant’, tout en gardant un œil sur l’horizon. Cet article n’est pas un manuel de vérités absolues, mais le partage transparent de notre voyage, de nos erreurs et des stratégies qui nous ont permis de construire un véritable écosystème de sites centré sur la monétisation, et notamment sur la vente de lien.

L’aventure Tremplin Numérique : de l’agence web à l’empire de l’édition de site

L’histoire de notre agence, Tremplin Numérique, n’a rien d’un conte de fées planifié. C’est avant tout l’histoire de deux amis d’enfance, Romain et moi, passionnés par le web depuis le collège. On bricolait déjà des petits trucs à droite à gauche, chacun de notre côté, bien avant d’imaginer en faire un métier. En 2019, juste avant que le monde ne soit mis sur pause par le Covid, on a décidé de structurer cette passion en créant une petite agence web. L’idée de départ était classique : trouver des clients, leur créer des sites vitrine ou e-commerce, et les aider à se positionner sur Google. Un chemin balisé et rassurant. Mais le web, comme la vie, est rarement un long fleuve tranquille. Notre agence a évolué au même rythme effréné que le web lui-même.

Nous avons rapidement compris que pour être crédibles et efficaces pour nos clients, nous devions maîtriser notre sujet sur le bout des doigts. Nous avons donc commencé à monter nos propres projets pour tester nos stratégies SEO. C’est là que tout a basculé. Nous avons exploré différentes avenues : le dropshipping, l’e-commerce, les prestations SEO pures… Comme je le dis souvent, ‘on navigue un peu à vue quoi. Donc on a pas trop de plans, on a pas trop d’objectifs’. Cette flexibilité est devenue notre plus grande force. C’est en créant des sites satellites pour pousser un de nos sites principaux que nous avons eu une révélation : certains de ces petits sites, montés à la va-vite avec des thèmes basiques, généraient plus de trafic que le projet ‘sérieux’ qu’ils étaient censés soutenir. Le plan initial tombait à l’eau, mais une opportunité bien plus grande venait de se présenter. Nous étions assis sur une mine d’or potentielle sans même le savoir. Ces sites ‘satellites’ sont devenus notre priorité et ont marqué notre pivot définitif vers l’édition de site à grande échelle.

La chronologie d’une croissance exponentielle

Notre parcours peut se résumer en quelques étapes clés. L’année 2020, marquée par les confinements, a été un accélérateur incroyable. Pendant que beaucoup étaient à l’arrêt, nous avons ‘charbonné’ et créé des dizaines de sites. En 2021, les premiers revenus significatifs sont arrivés, validant notre intuition. C’est à ce moment que nous avons découvert et structuré la monétisation via la publicité, l’affiliation et surtout, la vente de lien. L’année 2022 a été celle de la concentration. Nous avons pris une décision radicale mais nécessaire : arrêter toutes les autres activités, y compris le e-commerce et le dropshipping, pour nous focaliser à 100% sur ce qui fonctionnait le mieux, l’édition de sites. C’est le pouvoir du focus. Enfin, 2023 est devenue l’année de la consolidation et de la récolte. Notre portefeuille était devenu si grand qu’il fallait ‘lâcher du lest’. Nous avons commencé à vendre certains de nos sites, ce qui a généré des revenus importants et prouvé la valeur des actifs que nous avions créés. Ce qui avait commencé comme un side-project est devenu une machine bien huilée, nous permettant non seulement de bien vivre, mais de réinvestir massivement pour continuer à grandir.

Le point de départ de toute cette aventure a été une contrainte fondamentale : le manque de moyens. Cette absence de budget nous a forcés à être ingénieux et à trouver des solutions alternatives pour créer du contenu. C’est cette nécessité qui a donné naissance à notre première stratégie de contenu à grande échelle, une méthode qui a posé les fondations de tout notre système.

La traduction automatique : notre première arme de création de contenu de masse

Quand on démarre de zéro, chaque euro compte. En 2020, notre principale contrainte n’était pas le temps ou les compétences techniques, mais l’argent. Nous n’avions tout simplement pas les moyens de faire appel à des rédacteurs pour alimenter nos sites. ‘On a commencé, on avait même pas l’argent pour payer des textes. On avait pas payer de la rédaction, voilà.’ Face à ce mur, il fallait trouver une solution créative. La réponse est venue d’une idée simple, presque basique : la traduction. Pourquoi réinventer la roue quand des milliers d’articles de qualité existent déjà dans d’autres langues ? Nous avons donc commencé par traduire des articles anglais en français pour les publier sur nos sites. C’était une méthode rapide, gratuite et qui nous permettait de publier du contenu en volume. Mais la véritable illumination est venue très vite, après seulement deux semaines d’expérimentation.

Le principe : comment transformer un article en dix

La logique était implacable. Si nous pouvions traduire des articles de l’anglais vers le français, pourquoi ne pas faire l’inverse et traduire nos propres articles français vers d’autres langues ? Cette idée a été le véritable point de départ de notre stratégie multilingue. Nous nous sommes dit : ‘si on traduit des articles en anglais et on les publie en français sur notre site, pourquoi on les traduirait pas nous-même en espagnol, en polonais, en italien ?’. Le calcul était simple et terriblement efficace. Un article qui génère 1000 clics par jour en France pourrait potentiellement en générer des milliers d’autres en touchant les marchés espagnol, italien, allemand, russe, turc… En dupliquant un site dans cinq nouvelles langues, on ne multipliait pas le trafic par cinq, mais par six au total. À cette époque, les algorithmes de Google étaient beaucoup plus permissifs. La stratégie fonctionnait à merveille. Un site avec un trafic modeste en français pouvait devenir une machine à trafic internationale en quelques semaines. C’était l’âge d’or de la traduction automatique pour le SEO.

Les risques et les leçons : quand Google frappe à la porte

Évidemment, cette approche n’était pas sans risque. Notre enthousiasme initial nous a poussés à aller trop vite, sans prendre assez de précautions. Nous utilisions des outils comme Google Traduction ou DeepL en mode ‘brut’, sans aucune relecture ni amélioration humaine. Le résultat était souvent un contenu bancal, rempli d’incohérences et de tournures de phrases étranges. Google, qui n’est pas dupe, a fini par s’en rendre compte. Les premières pénalités sont tombées, et elles ont été douloureuses. ‘Ça nous a fait sauter beaucoup de sites parce qu’on a mal fait au début bien sûr.’ Chaque site pénalisé était une leçon. Nous avons appris à la dure qu’il y avait une différence entre automatisation intelligente et contenu de mauvaise qualité. Nous avons compris que même la traduction automatique nécessitait une supervision humaine pour être viable sur le long terme. Malgré ces revers, la stratégie restait globalement rentable. Même après un filtre Google qui divisait notre trafic par dix, le volume total restait souvent supérieur à ce que le site aurait généré en restant uniquement en français. La leçon était claire : le volume et l’internationalisation sont des leviers puissants, mais ils doivent être maniés avec soin. La qualité, même perçue, reste le juge de paix. Cette expérience nous a conduits à affiner nos processus, en intégrant une touche humaine là où elle était la plus nécessaire, et en perfectionnant les outils qui géraient le volume.

Passer de la création de contenu par traduction à une gestion efficace de centaines de sites et de milliers d’articles nécessitait une autre brique essentielle : l’automatisation de la publication. C’était la seule façon de ne pas se noyer sous la masse et de pouvoir réellement scaler nos opérations.

L’automatisation, le pilier de notre croissance

Dès le début de notre aventure dans l’édition de site, nous avons eu une certitude : le travail manuel à grande échelle était une impasse. Nous étions deux, avec des ambitions démesurées par rapport à nos ressources. L’idée de publier manuellement des centaines, voire des milliers d’articles, était tout simplement impensable. ‘On savait très bien dès le début que si on partait sur une strat où il fallait publier des articles à la main soi-même, c’était mort. Parce que enfin voilà, on aurait jamais pu faire ce qu’on a fait.’ L’automatisation n’était donc pas une option, mais une condition sine qua non de notre existence et de notre croissance. Nous avons immédiatement cherché et mis en place des outils pour prendre en charge les tâches les plus répétitives et chronophages, au premier rang desquelles se trouvait la publication de contenu.

Les outils du quotidien : WP Automatic et WP All Import

Pour mettre en musique notre stratégie, nous nous sommes appuyés sur deux plugins WordPress qui sont devenus les véritables moteurs de notre production : WP Automatic et WP All Import. WP Automatic est un outil incroyablement polyvalent qui peut scraper du contenu depuis n’importe quelle source (flux RSS, articles d’autres sites, etc.), le traduire à la volée via des API, et le publier automatiquement sur nos propres sites. C’était la pierre angulaire de notre stratégie de traduction de masse. De l’autre côté, WP All Import nous permettait de gérer des volumes encore plus importants. Le principe est de préparer d’immenses fichiers (CSV ou XML) contenant des milliers d’articles, puis de les importer en une seule fois dans WordPress. Le plugin se charge ensuite de créer chaque article, de le catégoriser et de le planifier sur plusieurs mois ou années. Cette approche nous offrait un contrôle total sur le calendrier de publication et nous permettait de donner l’illusion d’une activité éditoriale régulière et humaine, même sur des centaines de sites simultanément.

La stratégie hybride : l’alliance de l’humain et de la machine

L’automatisation pure et dure a ses limites, comme nous l’avons appris avec nos premières pénalités Google. Nous avons donc développé une approche hybride, un système à deux vitesses qui combine le meilleur des deux mondes. Le gros de notre production restait entièrement automatisé pour garantir le volume et la couverture de nombreuses niches. Cependant, nous avons mis en place une boucle de rétroaction : dès qu’un article généré automatiquement commençait à attirer un trafic significatif, il était signalé. C’est à ce moment que l’intervention humaine entrait en jeu. ‘Quand les articles commençaient à ranker, on les arrangeait directement, on nettoyait les coquilles, on réécrivait, on refaisait des images.’ Nous transformions un contenu brut et fonctionnel en un article de qualité, propre et agréable à lire. Cette stratégie de ‘façade’ était essentielle. Sur la page d’accueil de nos sites, nous mettions en avant uniquement ces articles ‘premium’, polis à la main. Un visiteur, et surtout un acheteur de lien potentiel ou un quality rater de Google, ne voyait qu’une vitrine impeccable. Il fallait creuser profondément dans les archives du site pour trouver les dizaines de milliers d’articles moins reluisants qui constituaient le véritable moteur de trafic. Cette dualité entre la masse et la qualité nous a permis de scaler tout en maintenant une apparence professionnelle et en minimisant les risques.

Cette philosophie de l’automatisation intelligente a naturellement trouvé un nouveau terrain de jeu avec l’émergence des intelligences artificielles génératives. Ce qui était possible avec la traduction est devenu décuplé avec l’IA, apportant avec elle une nouvelle vague d’opportunités, mais aussi des menaces bien plus importantes.

L’arrivée de l’IA : entre opportunité explosive et risque majeur

L’intelligence artificielle générative a débarqué dans notre écosystème comme un raz-de-marée. Pour des éditeurs de sites comme nous, habitués à l’automatisation et à la production de contenu en volume, c’était une évolution logique, une version sous stéroïdes de nos méthodes de traduction. Aujourd’hui, ne pas utiliser l’IA serait une erreur stratégique, car elle simplifie considérablement la vie et ouvre des possibilités de création quasi infinies. Cependant, l’euphorie des débuts doit laisser place à une analyse lucide des risques. Je vois autour de moi, chez d’autres confrères éditeurs, une multitude d’approches différentes, ce qui prouve bien que personne n’a encore la recette miracle.

Le spectre des stratégies IA : du ‘full auto’ à la co-création

Le monde des éditeurs de sites s’est divisé en plusieurs camps face à l’IA. Il y a les adeptes du ‘full-auto’, les plus audacieux ou les plus pressés. ‘Il y en a qui sont full, qui relisent même pas.’ Ils génèrent des milliers d’articles et les publient tels quels, misant sur la quantité brute pour capter du trafic à court terme. Ensuite, il y a l’approche ‘IA + relecture’, où une intervention humaine vient corriger les erreurs les plus flagrantes. Un cran au-dessus, on trouve la stratégie ‘IA + réécriture’ : un véritable rédacteur utilise le texte de l’IA comme une base, mais le remanie en profondeur pour y ajouter son style et son expertise. Enfin, il y a ceux qui utilisent l’IA comme un assistant surpuissant, pour générer des plans, trouver des idées ou rédiger des brouillons, avant de prendre entièrement la main. Chaque stratégie a ses avantages et ses inconvénients, et il est encore trop tôt pour dire laquelle sera gagnante sur le long terme.

Ma vision du futur : pourquoi le 100% IA est une bombe à retardement

Mon intuition, forgée par des années à observer les réactions de Google, me dit que la stratégie du 100% IA non supervisé est extrêmement dangereuse. Nous sommes dans une phase de flou, mais l’histoire du SEO nous a appris que Google finit toujours par rattraper les abus. Je suis persuadé que nous nous dirigeons vers un filtre algorithmique majeur, un ‘Panda’ de l’IA. ‘Je pense qu’il va avoir un de ces un jour un tu sais un filtre à la Panda, un gros filtre de qualité sur la qualité du du contenu.’ La logique est simple : des outils existent déjà pour détecter avec une précision croissante si un texte a été généré par une machine. Si nous, simples utilisateurs, y avons accès, Google dispose de technologies bien plus avancées. Le jour où ils décideront d’intégrer massivement ce critère dans leur algorithme, des millions de pages, voire de sites entiers, s’effondreront. C’est pourquoi je lance un avertissement, surtout aux nouveaux éditeurs : ‘Si vous êtes un éditeur aujourd’hui que vous avez peu de sites et que vous vous dites ‘je vais faire de l’IA partout, c’est super’… sur une stratégie long terme, c’est pas un bon plan.’ Comme pour la traduction, la clé résidera dans la valeur ajoutée humaine. Utiliser l’IA pour créer un plan, puis le développer soi-même, ou faire réécrire un texte généré par un expert, voilà des approches qui me semblent pérennes. Le risque n’est pas l’outil, mais l’usage paresseux que l’on en fait.

Cette prudence face aux nouvelles technologies, tout en les exploitant au maximum, est le reflet d’une philosophie plus globale. Une mentalité de ‘maker’, qui consiste à apprendre en faisant, à tester sans cesse et à rester suffisamment agile pour pivoter quand le vent tourne.

La philosophie du Maker : se former, tester et rester agile

Le parcours qui nous a menés là où nous sommes aujourd’hui n’est pas le fruit d’un grand plan stratégique, mais d’une succession d’expérimentations, d’adaptations et d’une passion inébranlable pour le web. Cette approche, que l’on pourrait qualifier de ‘philosophie du Maker’, repose sur trois piliers : une formation continue par la pratique, une culture du test permanent, et une agilité à toute épreuve pour naviguer dans un écosystème en changement constant. C’est un état d’esprit qui privilégie l’action sur la théorie et l’expérience sur les certitudes.

Apprendre le SEO : au-delà des écoles et des formations

J’ai suivi un cursus classique dans une école du web, et je ne crache pas dessus. Cela m’a donné un cadre et des bases solides. Cependant, je suis convaincu que tout ce que j’y ai appris, j’aurais pu l’apprendre par moi-même. ‘En école, tu es dépendant de tes profs en fait. Si tu as des bons profs, tu es bien, si tu as des mauvais profs, bon bah tu vas rien apprendre.’ La véritable formation a commencé quand je suis rentré chez moi et que j’ai commencé à créer mes propres sites, à mettre en pratique ce que je voyais en cours et à explorer ce que l’on ne nous enseignait pas. C’est là que j’ai découvert le côté ‘underground’ du SEO, les stratégies Grey Hat et Black Hat. Il y a un aspect que j’adore dans ce domaine : ‘j’aime bien un peu tout ce qui est transgression, borderline et tout. Et si tu fais ça avec Google, tu te mets hors la loi de Google mais tu restes dans la légalité du point de vue des lois de ton pays.’ Ce jeu du chat et de la souris avec l’algorithme est intellectuellement stimulant. C’est un défi permanent qui force à rester créatif et à ne jamais se reposer sur ses lauriers.

L’édition de site, le terrain de jeu ultime

Pour quelqu’un qui aime expérimenter, l’édition de site est le modèle économique parfait. Contrairement au travail en agence pour des clients, où l’on est contraint par une feuille de route et des objectifs précis, l’édition de site offre une liberté totale. ‘C’est vraiment ta carte blanche, tu fais ce que tu veux, tu crées autant de sites que tu veux, tu fais du propre, du sale, tu rankes sur tout sur n’importe quoi.’ Cette liberté nous permet de tester les stratégies les plus folles sur un petit périmètre, d’observer ce qui fonctionne, et de déployer ensuite les méthodes éprouvées sur l’ensemble de notre portefeuille. C’est aussi un formidable vecteur d’apprentissage. En lançant des sites sur des dizaines de thématiques différentes, on accumule une culture générale impressionnante. ‘Tu apprends les plantes, tu apprends les chiers, tu apprends les animaux, tu apprends les pilules, les compléments alimentaires, la médecine, tu apprends tout en fait.’ Chaque nouveau site est une nouvelle aventure, une nouvelle opportunité d’apprendre et de monétiser. C’est cette curiosité insatiable qui est le véritable moteur de notre passion et de notre succès.

Conclusion : le futur de l’édition de site est hybride

Notre voyage avec Tremplin Numérique, de la petite agence web à un vaste réseau de sites générant des revenus substantiels grâce à la vente de lien, est une illustration parfaite de l’adage ‘la nécessité est mère de l’invention’. Partis de rien, nous avons dû innover, automatiser et prendre des risques calculés pour nous faire une place. La traduction automatique a été notre premier levier de croissance, l’automatisation de la publication notre colonne vertébrale, et l’IA est aujourd’hui notre nouvelle frontière, à la fois prometteuse et périlleuse. Le fil rouge de cette aventure reste le même : une adaptation constante et une approche pragmatique. Les outils changent, les algorithmes évoluent, mais les principes fondamentaux demeurent. Le volume et la vitesse, permis par l’automatisation, sont des atouts indéniables. Mais la qualité, la pertinence et la valeur ajoutée humaine restent, et resteront probablement toujours, les arbitres finaux du succès à long terme. Pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’édition de site, le message est clair : n’ayez pas peur d’expérimenter et d’utiliser tous les outils à votre disposition, y compris les plus puissants comme l’IA. Mais ne leur cédez jamais entièrement le contrôle. Soyez le stratège, le superviseur, celui qui apporte la touche finale de qualité qui fera toute la différence. Le futur n’est ni 100% humain, ni 100% machine. Il est hybride. C’est dans cet équilibre subtil que se trouvent les plus grandes opportunités.

Foire aux Questions (FAQ)

Quelle est la meilleure stratégie pour démarrer dans la vente de lien sans budget ?

Pour débuter dans la vente de lien sans aucun budget, la créativité est votre meilleur atout. La stratégie initiale que nous avons employée consistait à créer du contenu à coût zéro en utilisant la traduction automatique. Vous pouvez identifier des articles de qualité dans des langues étrangères, les traduire en français, puis les publier sur votre site. Une fois que vous avez un premier site en français, vous pouvez appliquer la même logique en sens inverse : le traduire dans plusieurs autres langues pour multiplier votre audience et donc la valeur de votre site pour la vente de lien. C’est une méthode qui demande du temps et de la rigueur, mais elle permet de construire un actif sans investissement financier initial.

‘On a commencé, on avait même pas l’argent pour payer des textes. On avait pas payer de la rédaction, voilà. Et on se dit bah qu’est-ce qu’on peut faire ? Donc le plus simple c’est la traduction.’

L’utilisation de contenu 100% IA est-elle une stratégie SEO viable à long terme ?

Non, je pense que c’est une stratégie très risquée et probablement non viable sur le long terme. Bien que l’IA soit un outil formidable pour accélérer la production, publier du contenu 100% généré par une machine sans aucune relecture ni valeur ajoutée humaine vous expose à de futures pénalités de Google. Les algorithmes de détection de contenu IA s’améliorent constamment. Il est presque certain qu’un jour, un filtre majeur déclassera massivement ces contenus de faible qualité. Une approche plus sûre consiste à utiliser l’IA comme un assistant pour générer des plans ou des brouillons, puis de les faire enrichir et valider par un humain pour garantir la qualité et l’originalité.

‘Je pense que sur une stratégie long terme, c’est pas un bon plan. … Je pense qu’il va avoir un jour un gros filtre de qualité sur la qualité du contenu.’

Comment automatiser la publication de contenu sur un grand nombre de sites WordPress ?

L’automatisation de la publication est cruciale pour gérer un portefeuille de sites. Nous utilisons principalement deux plugins WordPress. Le premier, WP Automatic, est idéal pour scraper du contenu de sources externes (comme des flux RSS), le traduire à la volée et le publier de manière continue. Le second, WP All Import, est parfait pour la publication de masse planifiée. Il permet d’importer un énorme fichier contenant des milliers d’articles et de les programmer pour qu’ils soient publiés progressivement sur plusieurs mois ou années. Cette combinaison d’outils permet de maintenir une activité éditoriale constante sur des centaines de sites sans intervention manuelle quotidienne.

‘On savait très bien dès le début que si on partait sur une strat où il fallait publier des articles à la main soi-même, c’était mort. … Nous ce qu’on utilise beaucoup c’est le plugin WP automatique. Mais il y a aussi le plugin … WP all in port.’

Le SEO multilingue via traduction automatique est-il encore efficace aujourd’hui ?

C’est une stratégie devenue bien plus complexe et risquée qu’auparavant, mais elle peut encore être efficace si elle est bien menée. La traduction 100% automatique et brute, comme celle de DeepL sans relecture, est de plus en plus détectée et pénalisée par Google. Cependant, même après avoir subi un filtre qui divise le trafic par 10 ou 20, nous constatons souvent que le trafic total du site multilingue reste supérieur à ce qu’il aurait été en restant uniquement en français. La clé est donc de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et, idéalement, de prévoir une étape de relecture ou d’amélioration pour les langues et les articles les plus stratégiques.

‘La traduction ça devient ça devient mort en fait. Et la traduction automatique je parle. … Même si on s’est mangé un gros filtre … on continue à faire aujourd’hui plus de trafic qu’on aurait fait si on avait gardé le site uniquement en français.’

Comment gérer le risque de pénalité Google quand on utilise des techniques ‘borderline’ ?

La gestion du risque est essentielle. Une bonne pratique consiste à appliquer une stratégie de ‘façade propre’. Cela signifie que la page d’accueil et les principales pages de votre site doivent être impeccables, avec du contenu de haute qualité, relu et bien présenté. Le contenu de masse, généré automatiquement, doit être plus profond dans l’architecture du site. De plus, il est crucial d’adopter une approche hybride : une fois qu’un article automatisé commence à générer du trafic, il faut investir du temps pour l’améliorer manuellement. Cela montre à Google que vous vous souciez de la qualité et de l’expérience utilisateur, tout en bénéficiant de l’effet de masse de l’automatisation.

‘Tu avais que 10 articles que tu voyais sur la page d’accueil. Les 10 articles c’était des articles traduits automatiquement de base mais que nous on avait réécrit proprement à la main. … Ils voyaient pas derrière, tu avais 200 000 articles 100 % traduction automatique.’

Faut-il une formation ou une école pour devenir expert en SEO ?

Une école peut fournir un bon cadre et des bases théoriques, mais elle n’est absolument pas indispensable. La véritable expertise en SEO s’acquiert sur le terrain, par la pratique et l’expérimentation. Le plus important est d’avoir la passion et la curiosité de tester des choses par soi-même. Créez vos propres sites, essayez différentes stratégies, analysez vos résultats, et apprenez de vos erreurs. Les meilleures leçons sont celles que l’on tire de ses propres expériences. Le SEO est un domaine qui évolue si vite que la capacité à apprendre par soi-même est bien plus précieuse qu’un diplôme.

‘J’aime pas trop le principe de cracher sur les études dans la mesure où tu peux apprendre des trucs super en école mais tu peux apprendre exactement les mêmes choses par toi-même.’

Qu’est-ce que l’édition de site et pourquoi est-ce un bon business model ?

L’édition de site consiste à créer, développer et monétiser ses propres sites web, par opposition à travailler pour des clients. C’est un excellent business model car il offre une liberté totale et un potentiel de revenus passifs et scalables. Vous êtes votre propre patron : vous choisissez les thématiques, les stratégies de contenu (propre ou ‘sale’), et les méthodes de monétisation (vente de lien, affiliation, publicité…). Chaque site est un actif numérique qui prend de la valeur avec le temps. C’est un terrain de jeu infini pour tester des stratégies SEO, apprendre de nouvelles choses et construire un portefeuille diversifié qui n’est pas dépendant d’un seul client ou d’un seul marché.

‘C’est vraiment ta carte blanche, tu fais ce que tu veux, tu crées autant de sites que tu veux, tu fais du propre, du sale, tu rankes sur tout sur n’importe quoi. après tu dis ‘ah ben putain, ça je peux faire de l’argent’. Ça c’est bien pour de l’affi, ça c’est bien pour de la vente de lien.’

Comment savoir quels articles automatisés méritent une réécriture manuelle ?

Le principal indicateur est le trafic. Une fois qu’un article généré automatiquement commence à se positionner sur Google et à attirer un nombre significatif de visiteurs, il devient un candidat prioritaire pour une amélioration manuelle. C’est un signal que le sujet intéresse et que Google lui accorde déjà une certaine confiance. Investir du temps pour nettoyer les coquilles, réécrire les phrases maladroites, ajouter des images de qualité et approfondir le contenu va permettre de consolider et d’améliorer son positionnement. C’est une application du principe de Pareto (loi des 80/20) : concentrer ses efforts manuels sur les 20% d’articles qui génèrent 80% du trafic.

‘Un article qui est traduit automatiquement forcément s’il commence à faire beaucoup de trafic, je pense qu’il vaut mieux un peu repasser dessus, l’arranger dans la langue… c’est vraiment le truc que Google aime pas.’


Épisodes similaires