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Stéphane Madaleno – Le parcours de l’un des meilleurs SEO de France | E15

Épisode diffusé le 13 février 2023 par Les Makers | Podcast

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De MacGyver à millionnaire du web : mon histoire jamais racontée

On entend souvent parler de réussite fulgurante, de business en ligne qui explosent du jour au lendemain. Mais la réalité est souvent bien différente. C’est une histoire de bricolage, de nuits blanches, de doutes, et parfois, de circuits imprimés grillés. Avant de devenir un nom connu dans le SEO français, avant les outils SaaS et les revenus à cinq chiffres par mois, j’étais juste un gamin inspiré par MacGyver, un fer à souder à la main. J’ai toujours eu cet esprit de ‘maker’, cette envie de démonter, de comprendre, d’améliorer. Mes parents, d’origine portugaise, travaillaient dur, ma mère concierge, mon père maçon. L’argent de poche n’était pas une évidence, il fallait se débrouiller. C’est cette nécessité, couplée à une passion pour le bricolage, qui a allumé la première étincelle de mon parcours entrepreneurial. Personne ne se doute que tout a commencé avec une console de jeux et une puce électronique. Cette histoire, je ne l’ai jamais vraiment racontée en détail. C’est l’histoire brute d’un parcours d’entrepreneur SEO, avec ses hauts vertigineux et ses échecs cuisants. Comment passe-t-on de la soudure dans sa chambre d’ado à la première page de Google sur les requêtes les plus compétitives de France ? Comment transforme-t-on une compétence technique en un écosystème de business résilient ? C’est ce que je vais vous dévoiler, sans filtre, pour la toute première fois.

Des soudures de consoles au premier appartement : la naissance d’un SEO

Tout a démarré de manière presque anecdotique. J’étais encore à l’école, fan de bidouille électronique. Un ami, sachant que je maîtrisais la soudure grâce aux cours de technologie et aux kits Velleman que je commandais pour Noël, est venu me voir avec un défi : installer une puce sur sa Xbox. C’était le début de mon premier vrai business. Sans le savoir, je venais de mettre le pied dans un engrenage qui allait définir ma carrière. Cette première tentative a été un échec cuisant. Le fer à souder que j’utilisais était trop grossier, trop puissant. J’ai littéralement grillé la carte mère de sa console. Un désastre. Mais au lieu de m’arrêter, cet échec a été un catalyseur. Il y avait un besoin clair sur le marché, et j’avais entrevu une opportunité. J’ai donc investi dans du matériel de précision, un fer avec une panne en cuivre bien plus fine, et j’ai réessayé sur une nouvelle console. Cette fois, ce fut un succès. Le bouche-à-oreille a fait le reste. Un pote en a parlé à un autre, et bientôt, je me suis retrouvé avec un carnet de commandes bien rempli. C’est là que le digital a fait son entrée.

La découverte du référencement local : une révélation simple mais puissante

Pour structurer mon activité et trouver plus de clients, je me suis tourné vers les forums spécialisés de l’époque, comme Xabox. C’est là que j’ai créé mon premier profil public de ‘poseur de puces’, sous le pseudonyme de ‘Stefu le fou’. Pour être visible, j’ai commencé à m’inscrire sur tous les annuaires que je pouvais trouver. Sans aucune connaissance théorique du SEO, j’ai appliqué une logique simple : être présent partout où les gens pouvaient me chercher. En moins de deux mois, le résultat était stupéfiant. J’étais premier sur ‘pose de puce Nice’ et toutes les déclinaisons possibles. Ma perception du référencement était alors très naïve, mais incroyablement motivante.

Je me suis dit c’est incroyable, le référencement en fait, c’est c’est tellement simple. Et à l’époque, je vivais encore chez ma mère et du coup bah j’avais plein de demandes par jour.

Cette simplicité apparente venait d’un contexte très particulier : une forte demande pour une offre quasi inexistante, donc une concurrence nulle. C’était une leçon fondamentale : le succès en SEO est toujours un rapport entre la demande et la concurrence. J’ai eu la chance de commencer sur un terrain de jeu facile, ce qui a bâti ma confiance pour la suite.

700 € en une journée : quand le digital décuple un business physique

L’impact du SEO a été immédiat et massif. Mon activité, initialement un passe-temps lucratif, est devenue une véritable entreprise. Je recevais des appels tous les jours. Des pères de famille débarquaient chez mes parents avec des consoles valant plusieurs centaines d’euros. Pour les rassurer, car j’avais à peine 17 ans, j’ai mis en place une pratique unique : j’autorisais les clients à rester à côté de moi pendant que j’opérais. Cette transparence totale a été un gage de confiance et de qualité. Le travail était propre, minutieux, sous le regard attentif du propriétaire. Les journées étaient intenses, surtout le week-end. Je me souviens d’un samedi où j’ai enchaîné les consoles, atteignant un record personnel de 700 € de chiffre d’affaires en une seule journée. C’était une somme colossale pour l’étudiant que j’étais. Cet argent, gagné grâce à une compétence manuelle décuplée par le référencement, m’a permis de prendre mon indépendance. C’est avec ce business que j’ai financé mon premier appartement. Le SEO n’était plus un concept abstrait, c’était la clé de ma liberté.

Cette première expérience a été fondatrice. J’avais compris le pouvoir d’être visible sur Google. Après les consoles, j’ai appliqué la même méthode lors d’un stage chez mon beau-père, qui faisait du dépannage de chaudières. En quelques mois, il était premier sur toutes les requêtes locales. C’était la confirmation que le processus était reproductible. Mais je sentais que le SEO local n’était qu’un avant-goût de ce qui était possible. Je voulais passer à l’échelle supérieure, attaquer des marchés nationaux où les enjeux financiers étaient d’un tout autre ordre.

L’assaut des niches ultra-concurrentielles : mutuelles, crédits et revenus à 5 chiffres

Passer du SEO local à la compétition nationale, c’est comme passer d’une course de karting à la Formule 1. Les règles de base sont les mêmes, mais la vitesse, les enjeux et la technologie requise sont incomparables. Le tournant pour moi a été la découverte d’un outil qui a changé ma façon de travailler : Zenoposter. À l’époque, je n’étais pas développeur, mais j’avais cette fibre de ‘maker’ qui me poussait à automatiser. Zenoposter m’a permis de créer des scripts pour automatiser des tâches répétitives, notamment la soumission de formulaires, sans avoir à écrire une seule ligne de code complexe. J’ai poussé l’outil dans ses retranchements, en automatisant non seulement la publication de commentaires, mais aussi tout le processus de validation par email. Je pouvais créer un email, m’inscrire sur un site, lire le mail de confirmation, en extraire le code et finaliser l’inscription, le tout de manière 100% automatisée. Personne ne faisait ça à l’époque. C’était mon arme secrète.

Sans cet outil, je suis rien. Voilà, c’est en gros, j’ai tout fait toutes mes armes là-dessus. Je pense l’avoir fait connaître aussi à la communauté française parce que j’étais un des des premiers.

Cette maîtrise de l’automatisation m’a ouvert les portes des niches les plus lucratives et les plus compétitives du web français.

‘Mutuelle Pas Cher’ : le premier jackpot à 8000 €/mois

C’est en parlant de Zenoposter que j’ai été contacté par une personne évoluant dans la niche de la mutuelle santé. Il m’a demandé de le former, et de cette rencontre est née une collaboration. Nous avons lancé un site ensemble, ‘radar mutuel’, avec un objectif clair : se positionner sur le mot-clé ‘mutuel pas cher’. C’était ma première incursion dans le monde de la vente de lead. Le principe est simple : nous créons un comparateur, les visiteurs remplissent un formulaire avec leurs besoins, et nous vendons ces informations qualifiées à des courtiers ou des compagnies d’assurance. Chaque formulaire soumis générait une commission. Quand le site a atteint la première position, les revenus ont suivi. Rien que sur ce mot-clé, le site générait entre 7000 et 8000 € par mois. C’était une révélation. Je découvrais le pouvoir des revenus dits ‘passifs’. Bien sûr, le travail en amont était colossal, mais une fois le site positionné, l’argent tombait, que je sois devant mon ordinateur ou non.

Le Graal du SEO : conquérir ‘Mutuel’ et atteindre 40 000 €/mois

Après ce premier succès, j’ai décidé de viser encore plus haut. Mon partenaire ayant dû arrêter pour des raisons de santé, j’ai lancé un nouveau projet, seul, avec l’ambition d’attaquer la requête reine du secteur : ‘mutuel’. Juste ce mot. Une requête légendaire pour les SEO, un véritable Everest digital. J’ai lancé un nouveau site, un comparateur, en commettant au passage une erreur de débutant : choisir un nom de domaine avec un accent, ‘mutuelle-santé.fr’ avec l’accent sur le ‘é’. Cela m’a causé d’innombrables problèmes techniques avec l’encodage des URLs, une leçon que je retiens encore aujourd’hui. Malgré cela, à force de travail, de liens et d’optimisation, le site a atteint la première position. Il est resté premier pendant près de deux ans. À ce niveau, les revenus changent de dimension. En cumulant la requête principale et toute la longue traîne associée, le site générait entre 30 000 et 40 000 € par mois. C’était un sentiment de fierté immense de voir mon petit site se classer au-dessus des géants du secteur.

Rachat de crédit et au-delà : la machine à cash-flow

Fort de cette expérience, j’ai compris que j’avais une méthode reproductible. J’ai donc appliqué la même stratégie à d’autres niches tout aussi compétitives. Je me suis lancé dans le rachat de crédit, en utilisant cette fois un nom de domaine expiré puissant pour gagner du temps. J’ai réussi à me classer troisième sur ‘rachat de crédit’ pendant plusieurs mois, une autre performance significative. Ensuite, je me suis attaqué à la requête ‘crédit’, encore plus large. Mon site ‘mon-credit.org’ a été premier pendant près de quatre ans, se retrouvant au milieu de toutes les grandes banques françaises sur la première page de Google. Chacun de ces sites représentait des revenus mensuels de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Mais j’ai aussi appris une dure leçon : en SEO, rien n’est éternel. Les sites finissaient toujours par glisser après quelques années, malgré tous mes efforts. C’était un cycle constant : deux pas en avant, un pas en arrière. J’ai compris que pour bâtir quelque chose de vraiment durable, je devais voir au-delà de l’édition de sites.

Générer de tels revenus semblait être l’objectif ultime. Mais dans le monde du SEO, rien n’est permanent. Chaque sommet est suivi par le risque d’une chute brutale. C’est à ce moment-là que mon parcours a pris un tournant crucial, né d’une idée qui semblait brillante sur le papier, mais qui allait se révéler être mon plus grand échec professionnel.

L’échec qui valait de l’or : la leçon du courtier en crédit

Quand vous générez des dizaines de milliers d’euros par mois en affiliation, une pensée finit inévitablement par germer : et si je supprimais les intermédiaires ? Je voyais les commissions que je touchais sur la vente de leads pour le rachat de crédit, et je savais que ce n’était qu’une infime partie de ce que le courtier final gagnait, qui lui, prenait un pourcentage sur des montants de crédits énormes. La tentation était trop forte. J’ai décidé de devenir moi-même courtier. J’ai convaincu un ami qui avait des compétences dans la finance, et nous avons monté une nouvelle société, ‘Preto’. Nous nous sommes lancés à corps perdu dans le projet. Nous avons passé tous les agréments en accéléré pour devenir officiellement courtiers en crédit, obtenant les licences nécessaires. Sur le papier, le plan était parfait : j’avais la source de leads la plus qualifiée qui soit – mes propres sites en première position sur Google – et mon associé avait la compétence pour traiter les dossiers. Nous allions internaliser toute la chaîne de valeur et maximiser les profits. Mais la réalité du terrain nous a frappés de plein fouet.

Ça a été un flop total parce que à partir du moment où tu traites toi-même les dossiers, en fait tu passes du temps avec les clients… En fait, c’est une perte de temps. Et en fait tu te rends compte qu’en fait je suis pas fait du tout pour ça.

Nous sommes passés d’un business de ‘revenus passifs’ à un métier de service extrêmement chronophage. Les allers-retours avec les clients, les dossiers incomplets, les relances incessantes… C’était un cauchemar logistique et humain. Nous passions nos journées à courir après des papiers au lieu de nous concentrer sur ce que nous savions faire : le SEO et la génération de trafic. Nous avons perdu près de deux ans dans cette aventure, pour finalement revendre la société pour une bouchée de pain. Ce fut un échec financier et une perte de temps considérable. Mais avec le recul, cette leçon a été l’une des plus précieuses de ma carrière. Elle m’a appris l’importance de se concentrer sur ses points forts et de ne pas se laisser aveugler par l’appât du gain. Tout n’est pas rose dans l’entrepreneuriat, et cet échec m’a forcé à redéfinir ma stratégie pour l’avenir.

Cette prise de conscience – que ma force résidait dans le SEO et l’automatisation, et non dans la gestion de clientèle – a fait pivoter ma carrière une fois de plus. Au lieu de vouloir être un simple joueur sur le terrain, j’ai décidé de devenir celui qui construit les outils pour tous les joueurs.

De l’éditeur de sites au créateur de SaaS : la diversification comme armure anti-Google

L’expérience de courtier et la nature cyclique de mes sites SEO m’ont convaincu d’une chose : je devais construire un business plus sûr, plus résilient. C’est à ce moment-là qu’une opportunité inattendue s’est présentée : rejoindre l’équipe fondatrice de Qwant, le moteur de recherche français. J’ai accepté, un peu pour rigoler, sans croire que le projet durerait. Finalement, j’y suis resté plusieurs années. Cette expérience a été un tournant, non pas pour le poste en lui-même, mais pour les personnes que j’y ai rencontrées. Qwant, par sa nature ambitieuse, a attiré des talents exceptionnels, des développeurs et des data scientists de très haut niveau. J’ai énormément appris à leur contact, mais surtout, j’ai trouvé les piliers de mes futurs projets.

Bâtir une équipe de choc : la rencontre avec mes futurs associés

C’est chez Qwant que j’ai rencontré ceux qui sont aujourd’hui mes associés. D’abord, Adrien Delmar, un data scientist brillant qui travaillait sur les algorithmes de pertinence du moteur. Il est aujourd’hui le cerveau derrière Allocan, notre outil de recherche de mots-clés. Ensuite, Frédéric Ludini, un développeur full-stack d’une efficacité redoutable. C’est avec lui que nous avons commencé à développer des outils pour nos propres besoins. Cette synergie de compétences – ma vision SEO et ‘maker’, la rigueur data d’Adrien et le génie du code de Frédéric – a été l’étincelle qui a tout changé. Nous n’étions plus seulement des éditeurs de sites subissant les foudres de Google ; nous devenions des créateurs de solutions, capables de bâtir nos propres outils pour maîtriser notre destin.

Une suite d’outils nés du terrain : de SEO Hero Ninja à Textker

Chaque outil que nous avons créé est né d’un besoin personnel, d’un problème que nous rencontrions en tant que SEO. Le premier, que beaucoup connaissent, est SEO Hero Ninja, un outil d’analyse que j’utilisais depuis des années. Puis nous avons enchaîné : Indexmenow pour forcer l’indexation des pages sur Google, Easy Index pour la vérifier, Scrapmino pour scraper les résultats de recherche massivement. Plus récemment, nous avons lancé Textker, un générateur de contenu par IA qui se base sur les pages déjà positionnées pour créer des textes optimisés. Chacun de ces SaaS est une brique de notre écosystème. Ils nous servent pour nos propres projets, mais ils sont aussi devenus une source de revenus stable et récurrente, complètement décorrélée des aléas des mises à jour de Google. C’était le début de ma stratégie de diversification, une armure pour ne plus jamais me retrouver démuni face à un changement d’algorithme.

Construire des SaaS et générer des leads étaient deux piliers puissants. Mais un troisième allait tout rassembler, créant un écosystème commercial véritablement résilient et unique sur le marché français.

L’écosystème complet : la franchise SEO et la location de sites

Le SEO, c’est aussi et surtout une affaire de réseau. J’ai toujours participé à des événements, des ‘apéros SEO’, notamment à Nice. C’est l’un des conseils les plus importants que je puisse donner : sortez de chez vous, rencontrez des gens. C’est lors d’une de ces rencontres que j’ai sympathisé avec les dirigeants d’une agence de référencement local. De nos discussions est née une idée : combiner nos forces. D’un côté, j’avais un réseau de sites privés extrêmement puissant, positionné sur des millions de mots-clés, que je n’utilisais que pour mes projets. De l’autre, ils avaient une force commerciale et une structure pour gérer des centaines de clients. Nous avons décidé de créer une franchise, See U Better. Le concept est simple : nous fournissons à nos franchisés, des agences partout en France, l’accès exclusif à notre réseau de sites pour le netlinking. C’est un avantage concurrentiel énorme. Aujourd’hui, nous comptons une trentaine d’agences et plus de mille clients. Cette activité d’agence est le pilier le plus stable de mon écosystème.

Aujourd’hui sur les sites locaux enfin sur l’ensemble de mes réseaux, il y a à peu près 2 millions de mots-clés positionnés. Sachant qu’aucun de mes sites se trouve sur des plateformes de vente. C’est uniquement réservé sur notre franchise SEO.

En parallèle, nous avons développé un autre modèle économique : la location de sites. Nous créons des sites optimisés pour des requêtes locales, comme ‘artisan + ville’, nous les positionnons en première page de Google, puis nous les louons clés en main à des artisans qui n’ont ni le temps ni les compétences pour s’occuper de leur visibilité en ligne. C’est un revenu mensuel récurrent supplémentaire. Entre la vente de leads, les abonnements à nos outils SaaS, les revenus de la franchise et la location de sites, j’ai construit un système où si un pilier faiblit, les autres continuent de soutenir l’ensemble. C’est ma réponse à la précarité du métier de simple éditeur de sites. C’est la diversification qui m’assure de ne jamais me retrouver avec rien du jour au lendemain à cause d’une mise à jour Google.

Conclusion : la véritable feuille de route de l’entrepreneur web

Mon parcours, de la soudure de puces à cet écosystème complexe, s’est étalé sur plus d’une décennie. Il n’y a pas eu de raccourci magique. Chaque étape a été construite sur la précédente, chaque succès a financé le suivant, et chaque échec a enseigné une leçon inestimable. Si je devais résumer la feuille de route, elle tiendrait en quelques principes. D’abord, commencer petit et maîtriser une compétence à fond. Pour moi, ce fut le SEO local, une porte d’entrée parfaite. Ensuite, ne pas avoir peur de viser haut et d’attaquer des marchés difficiles, car c’est là que se trouvent les récompenses les plus importantes. Puis, accepter l’échec. Ma tentative de devenir courtier a été douloureuse, mais elle m’a obligé à me connaître et à définir ma véritable zone de génie. Enfin, et c’est le plus important, diversifier. Ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier, surtout quand ce panier est contrôlé par Google. L’édition de sites, le SaaS, l’agence, la location : ces piliers sont mon assurance vie entrepreneuriale. Mon histoire n’est pas celle d’un génie visionnaire, mais celle d’un ‘maker’ pragmatique qui a construit, testé, échoué, appris et recommencé, brique par brique, jusqu’à bâtir une forteresse. C’est un chemin long, exigeant, mais c’est le seul qui mène à une réussite solide et durable.


Questions fréquentes sur le parcours de Stéphane Madaleno

Quel a été le tout premier business de Stéphane Madaleno ?

Le tout premier business de Stéphane Madaleno était une activité physique et locale : la pose de puces sur des consoles de jeux comme la Xbox. Inspiré par sa passion pour le bricolage et la série MacGyver, il a commencé à proposer ce service à des amis, puis a développé son activité grâce au bouche-à-oreille et à sa première incursion dans le référencement naturel. Ce business lui a permis de financer son premier appartement et a été le point de départ de sa découverte du pouvoir du SEO pour acquérir des clients.

C’est là où j’ai commencé mon premier business qui est le business de la pose de puces sur les consoles et la réparation de consoles. Voilà. Donc j’ai commencé avec sa console. Ça a mal commencé parce que en fait, j’ai grillé sa sa sa console.

Comment le SEO local a-t-il lancé sa carrière ?

Le SEO local a été le véritable catalyseur de sa carrière. En cherchant à promouvoir son activité de pose de puces, il s’est inscrit sur de nombreux annuaires et forums. En moins de deux mois, il s’est retrouvé en première position sur Google pour des requêtes comme ‘pose de puce Nice’. Ce succès rapide, sur un marché à forte demande et faible concurrence, lui a donné une vision très positive et accessible du référencement. Il a ensuite reproduit ce succès pour l’entreprise de dépannage de chaudières de son beau-père, ce qui a validé sa compétence et l’a encouragé à s’attaquer à des marchés plus vastes.

En moins d’un mois, en 2 mois, j’étais premier sur pause de puce Nice, sur toutes les consoles… et je me suis dit c’est incroyable, le référencement en fait, c’est c’est tellement simple.

Quels revenus peut-on espérer en se positionnant sur un mot-clé comme ‘mutuelle’ ?

Se positionner sur des mots-clés ultra-concurrentiels comme ‘mutuelle’ peut générer des revenus extrêmement importants, principalement via la vente de leads. Stéphane Madaleno cite deux exemples concrets. Sur la requête ‘mutuel pas cher’, son site générait entre 7000 et 8000 € par mois. Lorsqu’il a réussi à se classer premier sur la requête principale ‘mutuel’, les revenus mensuels, en incluant toute la longue traîne, atteignaient entre 30 000 et 40 000 €. Ces chiffres illustrent le potentiel financier colossal des niches liées à la finance et à l’assurance.

Et là on monte de niveau, c’est à peu près euh 30 à 40000 € par mois. Sachant que c’est pas uniquement mutuel, il y avait d’autres mots-clés de longue traîne sur mutuel et cetera.

Pourquoi Stéphane Madaleno déconseille-t-il les noms de domaine avec des accents ?

Il déconseille fortement les noms de domaine accentués suite à une mauvaise expérience personnelle. Pour son site visant la requête ‘mutuel’, il a choisi un nom de domaine contenant un ‘é’ (le santé avec l’accent). Techniquement, cela se traduit par des encodages complexes et ‘bizarres’ dans les URLs (Punycode). Cette particularité lui a causé de nombreux problèmes techniques et de compatibilité avec certains systèmes, compliquant la gestion et l’optimisation du site. C’est une leçon pratique : pour éviter des maux de tête inutiles, il est préférable de toujours opter pour des noms de domaine sans caractères spéciaux ni accents.

C’était le comparateur Mutuelle Santé, le santé avec l’accent, tu sais. Ce qui fait que c’est les noms de domaine avec des encodages bizarres dans les URL, et ça m’a foutu plein de problèmes. Donc, je vous déconseille vraiment les noms de domaine accentués.

Quelle est la plus grande erreur que Stéphane Madaleno a faite dans son parcours ?

Sa plus grande erreur, qu’il qualifie de ‘flop total’, a été de vouloir devenir courtier en crédit pour internaliser les leads qu’il générait. Aveuglé par les marges potentiellement plus élevées, il a sous-estimé la complexité et la charge de travail du métier de courtier. Il a passé près de deux ans à gérer des clients, des dossiers administratifs et des tâches pour lesquelles il n’avait ni l’envie ni les compétences, délaissant son véritable point fort : le SEO. Cette expérience lui a coûté beaucoup de temps et d’argent mais lui a appris la leçon cruciale de se concentrer sur son domaine d’expertise.

On a perdu 1 an, 2 ans de de de de travail pour rien en essayant de vouloir en fait être trop gourmand et en voulant passer en direct en fait. Alors que finalement, on aurait mieux fait de partir sur d’autres niches d’affiliation.

Pourquoi la diversification des revenus est-elle si importante en SEO ?

La diversification est présentée comme une véritable ‘armure’ contre l’instabilité inhérente au SEO. Stéphane Madaleno a constaté que même les sites les mieux positionnés finissent par décliner à cause des mises à jour de Google. Se reposer sur une seule source de revenus, comme la vente de leads d’un seul site, est extrêmement risqué. C’est pourquoi il a construit un écosystème avec plusieurs piliers : la vente de leads sur diverses thématiques, les abonnements à ses outils SaaS (Textker, Indexmenow), les revenus de sa franchise d’agences SEO (See U Better) et la location de sites. Si un pilier est touché par une crise ou une mise à jour, les autres assurent la stabilité financière de l’ensemble.

Avoir quand même des clients, c’est bien d’avoir les deux. Voilà. C’est bien c’est bien même d’avoir les trois, ça veut dire un autre SAS des sites qui font des leads. Euh je fais aussi de la location de site.

Quels sont les principaux outils SaaS créés par Stéphane Madaleno et son équipe ?

En collaboration avec ses associés rencontrés chez Qwant, Stéphane Madaleno a développé une suite d’outils SaaS pour répondre à ses propres besoins de SEO. Parmi les plus connus, on trouve : SEO-Hero.ninja (analyse SEO), Indexmenow (pour forcer l’indexation sur Google), Easy Index (pour vérifier l’indexation en masse), Scrapmino (un scraper de SERP), Allocan (un outil de recherche de mots-clés en développement) et Textker (un outil de génération de contenu par IA optimisé pour le SEO). Chaque outil est conçu pour résoudre un problème spécifique rencontré sur le terrain.

C’est lui qui avait qui avait commencé aussi SEO Hero que tu connais, que tu as cité. Euh Indexno qui est un outil du coup pour forcer les indexations sur Google, Easy Index… Scrapmino… et le tout dernier qu’on a sorti il y a quelques jours Textker.

Comment le networking a-t-il influencé le succès de Stéphane Madaleno ?

Le networking a joué un rôle absolument fondamental à plusieurs moments clés de son parcours. C’est en discutant sur des forums qu’il a trouvé ses premiers clients pour les puces de consoles. C’est en parlant de ses compétences en automatisation qu’il a rencontré son premier partenaire pour la niche des mutuelles. Son passage chez Qwant a été déterminant non pas pour le poste, mais pour les rencontres qui ont mené à la création de ses outils SaaS avec ses associés actuels. Enfin, c’est en participant à des ‘apéros SEO’ à Nice qu’il a rencontré les partenaires avec qui il a fondé la franchise See U Better. Il encourage activement à sortir et à créer du lien, car c’est ce qui débloque les opportunités les plus importantes.

Je vous encourage à sortir de chez vous, à rencontrer des gens, à faire le réseau parce que c’est ça qui m’a aussi permis de débloquer pas mal de choses.


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