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Léo Poitevin – Job de rêve, vacances illimitées et retraite à 35 ans | E14

Épisode diffusé le 6 février 2023 par Les Makers | Podcast

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De salarié à nomade digital : mon parcours SEO atypique, loin des clichés de l’entrepreneuriat

Quand on pense au succès dans le monde du business en ligne, l’image qui vient souvent à l’esprit est celle de l’entrepreneur, celui qui a tout quitté pour lancer son propre projet. Pourtant, mon histoire est la preuve qu’on peut vivre une aventure professionnelle exaltante, voyager à travers le monde et atteindre un haut niveau d’expertise tout en étant… employé. Je m’appelle Léo Poitevin, et aujourd’hui, je suis Head of SEO chez Green Tomato Media, vivant ma meilleure vie à Chiang Mai, en Thaïlande. Mais le chemin pour en arriver là n’a pas été une ligne droite. Il a été pavé de doutes, de pivots, d’une passion dévorante pour le SEO et de quelques tweets bien sentis.

Contrairement à beaucoup dans cet écosystème, je ne suis pas un entrepreneur. Comme je le dis souvent : ‘je suis un employé, je ne suis pas un entrepreneur moi’. Et je le revendique avec fierté, car j’ai trouvé un épanouissement total dans ce statut, qui me permet de me concentrer sur ce que j’aime le plus : casser des algorithmes. Mon parcours est celui d’un jeune qui a commencé par des études très classiques, un DUT informatique, pour ensuite bifurquer vers le marketing, découvrir le SEO par hasard et se laisser consumer par cette passion. C’est une histoire qui montre que le ‘job de rêve’ n’est pas forcément synonyme de création d’entreprise, mais plutôt de trouver l’environnement qui vous pousse à devenir la meilleure version de vous-même.

Cet article n’est pas un guide pour devenir riche rapidement. C’est le partage authentique de mon expérience, des bancs de l’IUT à la direction stratégique SEO d’une grande entreprise internationale, en passant par les nuits blanches sur des projets freelance et l’école de la vie à Malte, au cœur de l’une des industries les plus compétitives du web. Vous découvrirez comment un simple concours universitaire a changé ma vie, comment Twitter m’a ouvert les portes d’une carrière internationale en moins de 24 heures, et pourquoi une année passée dans la ‘fosse aux lions’ du SEO à Malte en vaut cinq ailleurs. C’est un voyage au cœur du SEO, mais aussi une réflexion sur la carrière, les choix de vie et le pouvoir de la passion.

Les origines d’une vocation : du code au SEO, la découverte d’une passion

Mon histoire avec le digital n’a pas commencé par le SEO, mais par la ligne de code. J’ai un parcours que certains pourraient juger ‘pas typique’ dans le milieu, car je ne suis pas un pur autodidacte. J’ai fait des études pour apprendre mon métier, en commençant par un DUT informatique. J’étais plongé dans le développement, apprenant à coder, à construire des applications, à penser de manière logique et structurée. Cependant, au fil des projets, une vérité s’est imposée à moi : ‘j’étais pas un très très bon développeur. J’étais ok développeur mais j’étais pas très très bon’. C’était un constat lucide, sans amertume. Je pouvais faire le travail, mais il me manquait cette étincelle, cette obsession qui caractérise les meilleurs dans leur domaine.

Le pivot : quand le marketing rencontre la technique

Ce qui me différenciait de mes camarades purement ‘tech’, c’était une sensibilité que je n’arrivais pas encore à nommer. J’avais ‘un sens business, un sens marketing, un sens de la communication que les autres développeurs avaient pas du tout’. Je ne voulais pas seulement construire l’outil, je voulais comprendre pourquoi on le construisait, pour qui, et comment il allait trouver son public. Cette prise de conscience a été le premier grand tournant de ma carrière. J’ai décidé de ne pas m’acharner dans une voie où je ne serais jamais excellent, mais de capitaliser sur cette dualité. J’ai donc enchaîné avec une licence pro en e-marketing, un moyen de rattraper mon ‘retard’ sur les fondamentaux du business et de créer un pont entre mes compétences techniques et une nouvelle vision stratégique. C’est dans ce nouveau contexte, à la croisée des chemins, que le SEO est entré dans ma vie.

Le concours qui a tout changé : plus qu’une bonne note, une révélation

La rencontre a eu lieu dans un cadre académique, mais elle a été tout sauf théorique. Mon professeur de SEO, un excellent pédagogue, a eu une idée géniale pour nous évaluer : un concours. Le principe était simple et redoutablement efficace. Il nous a donné un mot-clé, des sites web vierges, et a lancé le défi : ‘les premiers qui sont sur ce keyword à la fin de l’année auront la meilleure note’. Pour la première fois, ce n’était plus une question de réciter des concepts, mais de les appliquer, de se battre contre un algorithme et contre les autres groupes. Une compétition pure et dure. Ce défi a allumé une flamme en moi. Je me suis littéralement ‘buté’ sur ce projet, passant des heures à tester, à lire, à optimiser, à construire des liens. Le résultat a dépassé toutes mes espérances. Non seulement mon groupe a gagné ‘haut la main’, mais ce succès a eu une saveur particulière. Comme je le dis souvent, ‘j’ai plus que découvrir une bonne note, je découvre une passion’. C’était ça, l’étincelle que je cherchais. Le SEO était le terrain de jeu parfait où ma rigueur technique et mon intuition marketing pouvaient enfin collaborer pleinement.

L’école du terrain : freelance, édition de site et premières armes chez CDiscount

Une fois la passion découverte, il était hors de question de la laisser confinée aux salles de classe. Je ressentais un besoin viscéral de me confronter au réel, de mettre les mains dans le cambouis et de voir si mes compétences naissantes pouvaient avoir un impact concret. C’est ainsi que, parallèlement à mes études et à mon alternance, j’ai plongé dans le grand bain du SEO ‘en conditions réelles’. Ma dernière année d’alternance s’est déroulée chez CDiscount, une expérience formatrice au cœur d’une véritable ‘machine de guerre’ du e-commerce. Mais en parallèle, j’avais soif d’autonomie et de résultats rapides, ce qui m’a naturellement poussé vers le freelancing et l’édition de mes propres sites.

Les débuts en freelance : la soif d’apprendre et de monétiser

Ma première mission freelance n’avait rien de glamour. Elle est venue du bouche-à-oreille, presque par hasard, parce que je ‘saoulais les gens’ en parlant de SEO à longueur de journée. Une connaissance de ma copine de l’époque avait un shop qui ne décollait pas. J’ai sauté sur l’occasion, proposant les ‘meilleurs prix du marché’ parce que mon unique motivation était d’apprendre. J’ai facturé 300 euros pour une mission sur laquelle ‘j’ai passé des dizaines et des dizaines d’heures’. C’était économiquement absurde, mais pédagogiquement inestimable. J’ai adoré chaque seconde. Cette première expérience m’a donné la confiance nécessaire pour aller plus loin. J’ai commencé à utiliser la plateforme Malt, et fidèle à ma nouvelle passion, ma première pensée n’a pas été de remplir mon profil, mais de comprendre l’algorithme de la plateforme pour le ‘casser’. En appliquant des principes SEO au moteur de recherche de Malt, j’ai rapidement obtenu de la visibilité et décroché d’autres clients.

L’édition de site : la révélation Corléon et mes 10 premiers ‘expies’

En parallèle du freelance, un autre univers s’est ouvert à moi : celui de l’édition de site. Le déclic est venu d’une vidéo devenue mythique pour toute une génération de SEO : celle de Corléon et Romain Pirotte sur ‘Baby Cook’. Cette vidéo a été une véritable prise de conscience, elle m’a ouvert les yeux sur le potentiel de créer ses propres actifs numériques. Inspiré, je me suis lancé avec un ami. On a monté nos ’10 premiers sites’, sans grande stratégie au départ. C’était l’époque de l’expérimentation pure : ‘je foutais de la traîtres dessus ou du contenu copié ou des trucs que j’avais acheté sur Fiverr de merde’. C’était loin d’être parfait, mais c’était le début de l’aventure. Ces petits sites, même s’ils ne généraient pas des fortunes, étaient mon laboratoire. C’est là que j’ai connecté toutes les pièces du puzzle : mes compétences techniques pour gérer les sites, les bases théoriques du SEO, et l’expérimentation pratique de la vente et de l’échange de liens. C’était un écosystème d’apprentissage complet : CDiscount pour la vision ‘gros site’, le freelance pour la diversité des clients, et mes propres sites pour une liberté totale de test.

Twitter, mon meilleur levier de carrière : décrocher un job à l’étranger en 24h

À la fin de mes études, diplôme en poche, j’avais accumulé un bagage d’expériences variées, mais une envie me taraudait plus que tout : voyager. J’avais toujours eu cette ambition, et le moment semblait parfait pour la concrétiser. C’est à ce moment-là que j’ai découvert la puissance insoupçonnée de Twitter, un outil qui allait littéralement transformer ma carrière en l’espace d’une journée. J’avais commencé à être assez actif sur la plateforme, partageant mon quotidien de SEO chez CDiscount. Mon profil intéressait, car à l’époque, il y avait ‘pas de SEO grand compte e-commerce qui tweetait à propos de la vie d’un SEO grand compte e-commerce’. Je n’étais pas le meilleur expert, mais j’offrais une fenêtre sur un monde que peu de gens connaissaient de l’intérieur, quitte à me prendre ‘des tirs’ pour avoir partagé des informations jugées trop stratégiques.

Le tweet qui a tout changé

Fort de ma petite audience de 300 ou 400 followers, j’ai décidé de lancer une bouteille à la mer. Un simple tweet : ‘Ouais, est-ce qu’il y a pas qui cherche quelqu’un pour travailler à l’étranger’. Je ne m’attendais à rien de spectaculaire, mais la magie de la communauté SEO a opéré. Quasiment instantanément, Rémi Nasta, un ami de la communauté, m’a répondu en me disant que Romain Pirotte cherchait du monde. Le même Romain Pirotte dont j’avais dévoré la vidéo sur l’édition de site, une de mes idoles. Le processus s’est alors enclenché à une vitesse hallucinante. Un échange de tweets, nos numéros WhatsApp, un appel de 20 minutes avec Romain qui me dit : ‘écoute pour moi c’est bon, tu as le bon profil’. Un rapide test d’anglais le lendemain, et la proposition était sur la table : venir travailler à Malte dans deux ou trois semaines. C’était ‘instantané’. J’étais embauché par Blue Window, une grosse boîte d’édition de site, pour partir vivre à l’autre bout de la Méditerranée.

La puissance du réseau et du personal branding

Cette expérience a été une leçon fondamentale pour moi. La puissance de Twitter et de la communauté SEO est phénoménale. Même avec une petite audience, si vous partagez de la valeur, si vous êtes authentique, vous pouvez toucher les bonnes personnes au bon moment. Aujourd’hui encore, en tant que Head of SEO, Twitter reste mon outil numéro un. C’est là que je fais du ‘réseautage H24’, que je trouve des solutions à des problèmes complexes en échangeant avec des experts plus forts que moi. Quand vous êtes censé être le meilleur SEO de votre boîte, où allez-vous chercher de l’aide ? Sur Twitter. C’est un débloqueur de problèmes, un créateur d’opportunités et un formidable outil de personal branding. Mon histoire, comme celle de beaucoup d’autres, prouve qu’un profil bien géré et une participation active à la communauté peuvent avoir un impact bien plus grand qu’un CV parfaitement formaté envoyé à des centaines d’entreprises.

L’école de Malte : 2 ans de plongée dans la fosse aux lions du SEO

À 22 ans, j’ai donc fait mes valises pour Malte. Cette décision a été un tournant majeur, tant sur le plan personnel que professionnel. J’ai dû faire un choix difficile, celui de privilégier cette opportunité incroyable, quitte à me séparer de ma copine de l’époque. Mais ‘j’étais trop passionné par le SEO, cette opportunité pro était trop belle’. Je ne le regrette pas, car ce qui m’attendait à Malte allait définir le reste de ma carrière. J’ai débarqué chez Blue Window, une entreprise spécialisée dans l’édition de site sur une niche aussi lucrative que redoutable : le casino en ligne. C’est là que j’ai vraiment compris ce que signifiait le SEO à très haut niveau.

Un an à Malte, cinq ans d’expérience en France

Il y avait une légende qui circulait parmi les expatriés SEO à Malte, et j’ai vite compris qu’elle était vraie : ‘un an à Malte, c’est 5 ans en France en terme d’expérience SEO’. Pourquoi ? Parce que l’environnement est radicalement différent. Quand vous arrivez dans une structure qui domine une niche aussi concurrentielle, on vous donne des moyens que vous n’auriez jamais ailleurs. Les budgets sont colossaux, les ressources quasi illimitées et les attentes extrêmement élevées. On me confiait des sites qui étaient des monstres, avec pour objectif de se positionner sur les requêtes les plus difficiles du monde, comme ‘best casino’. L’expérience est décuplée parce que vous êtes constamment poussé dans vos retranchements. Vous fréquentez les meilleurs, vous testez en permanence, et vous n’avez pas le droit à l’erreur. C’est un accélérateur de carrière phénoménal.

CDiscount vs Casino en ligne : deux métiers, une seule discipline ?

Mon expérience précédente chez CDiscount m’a énormément appris, mais en arrivant à Malte, j’ai compris que j’allais exercer un métier complètement différent. Il n’y avait ‘aucune tâche en commun’. Le SEO est un domaine vaste, avec des spécialisations qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. Chez CDiscount, j’apprenais en observant une machine parfaitement huilée, une ‘joaillerie’ technique optimisée depuis des années. Mon rôle était de comprendre et de maintenir cet équilibre complexe. Dans l’édition de site à Malte, mon rôle était de partir à la guerre. Il fallait ‘envoyer du lien, il faut faire de la page. Tu vois il faut faut faut déboîter du taf’. C’est du ‘surgical edition’, où chaque action est mesurée pour son impact direct sur le ranking. Romain Pirotte me l’avait bien dit lors de notre premier appel : mon expérience CDiscount était intéressante, mais ce qui l’avait convaincu, c’est que je faisais du PBN et de l’édition de site en perso. Il savait que je comprenais la mentalité nécessaire pour ce type de combat.

La réalité du SEO ultra-concurrentiel

Concrètement, mon quotidien consistait en deux choses : le contenu et les liens. Je commandais des contenus, je préparais les meilleurs briefs possibles, et surtout, je faisais du lien. Massivement. Dans ces niches, c’est la guerre du lien. Pour espérer gratter le top 10, il vous faut des centaines, voire des milliers de domaines référents. L’investissement est colossal. Quand vous devez investir 100 000€ en liens juste pour ‘essayer’ de vous positionner, vous comprenez l’enjeu. J’étais donc ce ‘mec à temps plein’ qui faisait du lien et du contenu. J’ai passé un an sur les marchés anglophones, une expérience intense où j’ai touché du doigt la difficulté de performer sans être un locuteur natif. Quand vous devez analyser la sémantique d’une page au mot près pour la énième fois, la maîtrise culturelle et linguistique de la langue est un atout majeur. Ces deux ans et demi à Malte m’ont forgé. J’ai appris à sentir une SERP, à prédire ses évolutions, à construire des stratégies robustes et à gérer une pression constante. J’adorais ça.

Conclusion : trouvez votre propre ‘Malte’

Mon parcours, de mon DUT informatique à mon poste actuel en Thaïlande, en passant par les tranchées du SEO à Malte, est la preuve qu’il n’existe pas un seul chemin vers la réussite et l’épanouissement professionnel. Je n’ai pas suivi la voie de l’entrepreneuriat, et pourtant, je vis une aventure que beaucoup qualifieraient de ‘job de rêve’. La clé n’a jamais été le statut, mais la passion. C’est cette curiosité insatiable pour le SEO qui m’a poussé à expérimenter, à apprendre sans cesse et à saisir les opportunités, même les plus intimidantes.

L’enseignement le plus précieux que je tire de ces années est double. Premièrement, la puissance de la communauté est réelle et tangible. Mon histoire avec Twitter n’est pas une anecdote, c’est la démonstration qu’en partageant authentiquement et en s’investissant dans un réseau, on peut provoquer sa propre chance et ouvrir des portes que l’on n’aurait jamais cru accessibles. Deuxièmement, la croissance la plus rapide se trouve toujours en dehors de sa zone de confort. Mon ‘Malte’ a été cette expérience ultra-intensive dans une niche concurrentielle qui a compressé cinq ans d’apprentissage en un. C’était difficile, exigeant, mais absolument transformateur.

Alors, que vous soyez étudiant, freelance, ou en poste dans une grande entreprise, je vous invite à chercher votre propre ‘Malte’. Quel est l’environnement, le projet ou le défi qui vous forcera à vous dépasser ? Où se trouvent les gens qui vous tireront vers le haut ? N’attendez pas la permission. Lancez vos propres sites, participez aux conversations, suivez votre curiosité avec acharnement. Car au final, que l’on soit entrepreneur ou employé, le véritable moteur du succès reste le même : une passion dévorante pour ce que l’on fait.

FAQ : les questions clés sur mon parcours d’expert SEO

Comment peut-on débuter en SEO quand on est encore étudiant ?

La meilleure façon de débuter est de mettre immédiatement les mains dans le cambouis, même si c’est à petite échelle. En parallèle de mes études, j’ai commencé par faire du freelance pour des connaissances et j’ai monté mes propres petits sites. C’était mon laboratoire personnel. Cela permet de tester en conditions réelles les concepts appris en cours, de faire des erreurs et d’apprendre de manière exponentielle. L’expérience pratique, même sur des ‘micro business’, a une valeur immense et montre aux recruteurs que vous êtes passionné et proactif.

‘En simultané aussi je fais du freelance SEO quand je suis étudiant parce que j’ai envie de faire quelques euros et cetera, je commence à lancer des sites à vendre du lien des petits trucs quoi un peu en mode micro business 2018 pour un petit étudiant qui découvre le SEO.’

Est-il nécessaire d’être entrepreneur pour réussir dans le SEO ?

Absolument pas, et mon parcours en est la preuve. Je suis un employé épanoui et je compte le rester. Le succès dans le SEO n’est pas lié à un statut mais à la passion, l’expertise et la capacité à générer des résultats. On peut trouver des postes de salarié extrêmement stimulants, avec de grandes responsabilités, des budgets importants et une liberté d’action considérable, notamment dans des entreprises spécialisées en édition de site ou dans des agences de pointe. L’important est de trouver l’environnement qui vous correspond et qui vous pousse à progresser.

‘Je suis un employé, je ne suis pas un entrepreneur moi. […] Je suis employé encore et et je compte rester employé. C’est quelque chose dans lequel je suis extrêmement satisfait.’

Comment Twitter peut-il concrètement accélérer une carrière en SEO ?

Twitter est un outil de networking et de personal branding surpuissant dans la communauté SEO. En partageant mon expérience, même en tant que débutant chez CDiscount, j’ai attiré l’attention. Un simple tweet m’a permis de décrocher un job à l’étranger en 24 heures. C’est un lieu d’échange direct avec les meilleurs experts du domaine. Aujourd’hui, en tant que Head of SEO, je l’utilise quotidiennement pour résoudre des problèmes, rester à jour et recruter. Pour un jeune qui débute, c’est une vitrine exceptionnelle pour montrer sa motivation et ses compétences, bien plus efficace qu’un simple CV.

‘J’envoie sur Twitter ouais, est-ce qu’il y a pas qui cherche quelqu’un pour travailler à l’étranger. […] J’ai tweeté le lendemain j’avais la propal et voilà quoi. Ça a été instantané.’

Quelle est la plus grande différence entre le SEO pour un grand site e-commerce et l’édition de site ?

Ce sont deux métiers presque entièrement différents. Travailler pour un grand e-commerce comme CDiscount, c’est gérer et optimiser une machine énorme et complexe, déjà très puissante. On apprend en observant une ‘horlogerie parfaite’. L’édition de site, surtout dans une niche concurrentielle, c’est partir au combat. Il faut construire l’autorité de zéro, être extrêmement agressif sur la création de contenu et l’acquisition de liens. Le premier est un travail de maintenance et d’optimisation de l’existant, le second est un travail de construction et de conquête pure.

‘Ce n’est pas le même métier, c’est-à-dire que j’ai fait deux métiers complètement différents. Il n’y avait aucune tâche en commun. […] Il y a des branches de SEO qui n’ont rien en commun, aucune tâche.’

Pourquoi travailler dans une niche ultra-concurrentielle comme le casino en ligne est-il si formateur ?

Parce que cela vous force à atteindre un niveau d’excellence que vous n’atteindriez jamais ailleurs. Dans ces niches, les budgets sont colossaux, ce qui permet de tester des stratégies à grande échelle. La compétition est si féroce que la moindre erreur est sanctionnée. Vous êtes obligé de vous tenir à la pointe de l’innovation et de maîtriser parfaitement tous les aspects du SEO, du contenu au netlinking. C’est un accélérateur de compétences incroyable ; une année dans cet environnement vous apporte l’équivalent de plusieurs années d’expérience dans un secteur plus classique.

‘Il y avait une légende un peu qui était quand on était à Malte qui était un an à Malte, c’est c’est 5 ans en France en terme d’expérience SEO en fait parce que le les budgets que tu as, les gens que tu fréquentes, la discussion que tu as, le niveau auquel tu tu tu es est ultra ultra élevé.’

Quelles sont les compétences clés pour obtenir un poste en SEO à l’international ?

Au-delà des compétences techniques en SEO, la maîtrise de l’anglais est évidemment cruciale, pas seulement pour communiquer mais pour comprendre les nuances du marché. Avoir une expérience pratique, même personnelle, sur des projets comme l’édition de site ou le PBN est un énorme plus car cela prouve votre compréhension des aspects les plus ‘offensifs’ du SEO. Enfin, une forte capacité d’adaptation et une grande détermination sont essentielles. Il faut être prêt à se remettre en question constamment et à travailler dans un environnement où la pression et les attentes sont très élevées.

‘Il me dit bah écoute pour moi c’est bon, tu as le bon profil. Je te fais un test en anglais […] et si c’est ok, tu peux venir à Malte dans dans deux semaines trois semaines quoi.’

Est-ce un handicap de faire du SEO dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle ?

Oui, cela peut l’être, surtout au très haut niveau sur des requêtes basées sur le contenu. Pour des tâches techniques ou du e-commerce, c’est moins un problème. Mais quand il faut optimiser une page pour la dixième fois et que le succès dépend de la nuance d’un mot ou d’un sentiment, être natif est un avantage considérable. On a une compréhension intrinsèque de la culture, des expressions et du poids des mots que même un excellent non-natif aura du mal à égaler. Cela demande un effort supplémentaire pour compenser ce manque de sensibilité linguistique innée.

‘C’est très difficile de faire du SEO à mon avis quand tu es pas natif sur un langage […] parce qu’en fait le poids des mots et le sentiment qu’ils apportent c’est tu peux l’avoir presque qu’en étant natif.’

Qui est la nouvelle génération de SEO qui arrive sur le marché ?

C’est une génération de jeunes qui ont la vingtaine, qui sont souvent formés via des communautés en ligne et qui ont une ‘dalle’ incroyable. Ils veulent faire de l’édition de site, gagner de l’argent et sont prêts à se donner à fond. Ils sont pertinents, réfléchissent bien et sont très efficaces. Même s’ils sont encore jeunes, beaucoup d’entre eux vont devenir des ‘monstres’ du SEO dans les années à venir. C’est une nouvelle vague puissante qui arrive, même si, comme dans chaque génération, il y aura aussi des gens qui parlent beaucoup mais agissent peu.

‘C’est la nouvelle génération de SEO, là ils sont encore jeunes, mais en fait dans quelques années ils vont être fatal quoi. Il va y avoir beaucoup qui vont être des monstres.’


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