Forger un mindset de gagnant : mon histoire, de l’instinct à l’empire SEO
L’entrepreneuriat, c’est une flamme. On me demande souvent comment j’ai commencé, quel a été le déclic. La vérité, c’est que je n’ai pas le souvenir d’un déclic. Pour moi, c’est une évidence. ‘L’entrepreneuriat, je pense que tu l’as ou tu ne l’as pas’. C’est une conviction profonde qui a guidé toute ma vie. Si vous ressentez cette énergie en vous, cette envie irrépressible de construire, de créer, de résoudre des problèmes, alors vous avez déjà l’essentiel. Pourtant, la société, surtout en France, nous présente un tout autre chemin, un modèle bien balisé : va à l’école, obtiens un diplôme, trouve un bon emploi, et peut-être, un jour, si tu es courageux, tu pourras te lancer dans l’entrepreneuriat. Ce moule, je ne m’y suis jamais senti à l’aise. Il étouffe la flamme chez beaucoup de gens qui finissent par suivre des études qui ne les passionnent absolument pas, simplement parce que c’est ce qu’on attend d’eux.
Ma philosophie a toujours été radicalement différente, et elle se résume en une phrase que je répète souvent : ‘Lève-toi le matin pour quelque chose qui te fait vibrer, tu travailleras jamais en fait’. Et ce n’est pas une simple formule, c’est le moteur de toute mon existence. Cette approche m’a permis de transformer une passion dévorante pour l’informatique et les mécanismes du web en un véritable empire. Dans cet article, je vais vous partager mon parcours, sans filtre. Pas pour me vanter, mais pour vous montrer que le chemin vers le succès n’est pas une ligne droite tracée par un diplôme. C’est un sentier sinueux, fait de sacrifices, de décisions contre-intuitives et d’une détermination sans faille. Nous allons explorer comment j’ai transformé les contraintes de mon jeune âge en avantage, comment un gain à six chiffres est devenu la fondation de mon entreprise plutôt qu’un acompte pour un appartement, et comment ma fascination pour les algorithmes m’a permis de toujours garder une longueur d’avance. Préparez-vous à déconstruire les idées reçues pour bâtir votre propre mindset de gagnant.
L’étincelle entrepreneuriale : quand l’âge n’est qu’un chiffre
L’envie d’entreprendre ne demande pas de carte d’identité. Elle jaillit, souvent très tôt, comme une évidence. Pour moi, elle s’est manifestée bien avant la majorité, dans un désir brûlant de m’en sortir, de construire quelque chose par moi-même, de gagner de l’argent pour être libre. Issu d’une famille modeste, l’argent n’était pas une fin en soi, mais un moyen. Le moyen d’accéder à l’indépendance. Très jeune, j’ai compris une règle fondamentale du business en ligne : les niches les plus compétitives sont celles où il y a le plus d’argent. Alors que mes camarades pensaient aux sorties et aux vacances, mon esprit était obsédé par une seule question : comment faire de l’argent en dehors des heures de cours, c’est-à-dire la nuit, les mercredis après-midi et les week-ends ? Cette quête m’a mené vers des territoires inattendus, qui ont été mes premières salles de classe, bien plus formatrices que n’importe quel cours magistral.
Débuter dans l’arène : des mangas à la niche adulte
Mon tout premier terrain de jeu fut celui des mangas. Ironiquement, je n’en ai jamais lu ni regardé. Mon intérêt n’était pas pour le produit, mais pour le mécanisme. Je me suis rendu compte très vite de la puissance des micro-niches. Pourquoi ? Parce qu’une micro-niche signifie souvent un contenu rare et de qualité, et pour du contenu rare, les gens sont prêts à payer. C’est une leçon fondamentale. Mais le véritable tournant s’est produit lorsque j’ai identifié une des niches les plus lucratives du web : l’adulte. À 15-16 ans, je me suis heurté à un mur : pour s’inscrire aux programmes d’affiliation, il fallait être majeur. Un obstacle ? Non, un problème à résoudre. À cette époque, Google n’était pas le roi. Le trafic, le vrai, venait des ‘top lists’ et des annuaires. L’un d’eux, Rabbit Finder, était le Graal. Être validé sur cet annuaire pouvait vous apporter 10 000 visiteurs dans la journée. Mon premier site validé m’a rapporté entre 100 et 300 euros en une journée, grâce aux codes Allopass. C’était gigantesque pour moi. Mais j’ai vite compris la limite : une validation, un pic de gain, et puis plus rien. La solution était donc évidente : il fallait multiplier les sites. J’ai lancé un deuxième site, puis un troisième, en utilisant des sous-domaines pour limiter les coûts. Et là, j’ai découvert que c’était une source infinie. La machine était lancée.
Surmonter les barrières : être mineur et ambitieux
La contrainte de l’âge aurait pu tout arrêter. Comment gérer des affiliations pour adultes en étant mineur ? C’est là que le soutien familial, et un certain sens de la débrouillardise, sont entrés en jeu. J’ai proposé un deal à mon père, qui avait sa propre entreprise : ‘Inscris-toi sur les plateformes pour moi, et je te ferai une facture fictive chaque mois pour que tu puisses me reverser les commissions.’ Il a accepté. Ce fut ma première leçon de business structuré. Mais le véritable défi n’était pas administratif, il était personnel. J’ai fait un choix radical. ‘Quand mes potes vont en boîte et cetera, bah moi j’y vais pas quoi. J’y vais pas et je monte je monte des sites en fait à la chaîne comme une machine.’ Ce sacrifice n’en était pas un pour moi, car la passion était plus forte que tout. Je passais mes nuits à construire, à optimiser, à soumettre mes sites. Ce travail acharné a payé. À 17-18 ans, je gagnais 500 € par jour. À 18 ans, j’atteignais les 1000 € par jour. C’était démentiel. Cette expérience m’a appris que l’âge, le contexte, les diplômes ne sont que des variables. La seule constante qui détermine la réussite, c’est la faim. L’envie de réussir, la capacité à s’acharner quand les autres s’amusent. Que vous ayez 15, 19 ou 47 ans, si vous avez cette flamme, vous pouvez réussir. Il ne s’agit pas d’être le plus intelligent, mais le plus persévérant.
Passer de quelques centaines d’euros à un revenu quotidien à quatre chiffres avant même d’avoir l’âge légal pour voter change radicalement votre perception du monde et des opportunités. Ce n’était plus un jeu ou un hobby, c’était devenu une véritable entreprise, et chaque site était un actif. Cette période de travail intensif a non seulement bâti ma sécurité financière, mais elle a surtout forgé mon caractère et ma discipline. J’ai appris à penser en termes de systèmes, d’échelle et de retour sur investissement, bien avant de connaître les termes techniques. La prochaine étape n’était donc pas de profiter de cet argent, mais de le faire passer à un niveau supérieur, de le transformer en un levier pour construire quelque chose de bien plus grand et durable.
Le premier tournant : transformer 100 000 € en un empire
Le succès précoce peut être un piège. Gagner beaucoup d’argent jeune peut mener à des dépenses impulsives, à un sentiment d’invincibilité qui s’évapore aussi vite que les billets. Mais pour moi, ce premier grand succès financier a été un test de vision à long terme. Juste deux ou trois jours avant de passer mon bac, une opportunité s’est présentée : j’ai vendu l’un de mes sites pour 100 000 €. La décision a été instantanée et radicale. J’ai appelé mes parents et je leur ai dit : ‘Je ne passe pas le bac.’ J’ai préféré monter à Paris pour me consacrer à mes projets. Cette somme représentait bien plus qu’une sécurité financière ; c’était un capital de départ, une chance unique de construire les fondations de mon avenir. La question n’était pas ‘qu’est-ce que je vais m’acheter ?’ mais ‘comment vais-je investir cet argent pour qu’il me rapporte infiniment plus ?’. C’est ce changement de perspective qui sépare ceux qui ont un coup de chance de ceux qui bâtissent un empire.
Le choix qui a tout changé : un CMS propriétaire plutôt qu’un appartement
Face à cette somme, la réaction de mon entourage a été unanime et prévisible. Mes parents, avec leur bienveillance et leur désir de sécurité pour moi, m’ont dit : ‘Achète un appartement. Tu es jeune, ça te sécurisera ta vie.’ C’était le conseil de la raison, le chemin de la prudence. Mais je n’avais pas envie de sécurité, j’avais envie de vibrer, de construire, de prendre des risques calculés. J’ai donc fait l’exact opposé de ce que tout le monde attendait. J’ai pris mon téléphone et j’ai appelé un développeur exceptionnel avec qui je travaillais. Je lui ai dit : ‘J’ai besoin de toi à temps plein pendant un an. Combien ça coûte ?’ On s’est mis d’accord sur un tarif mensuel élevé, et je lui ai confié la quasi-totalité de mes 100 000 €. L’objectif ? Construire mon propre CMS (Content Management System) de génération de sites. À l’époque, personne en France n’avait un outil aussi puissant. Au lieu d’acheter des murs, j’ai investi dans du code. Au lieu d’un actif passif, j’ai créé un actif stratégique. ‘J’ai pris cet argent et au lieu d’acheter des appartements ou autre, bah j’ai monté un CMS qui a tenu ma boîte depuis bah depuis en fait.’ Aujourd’hui encore, cet outil est le cœur de mon entreprise, y compris de NextLevel. C’était le meilleur investissement de ma vie.
Définir sa propre réussite : la liberté au-delà des symboles
Cette décision de réinvestir massivement révèle une facette profonde de mon mindset : ma définition du succès a toujours été très personnelle, déconnectée des marqueurs sociaux habituels. Bien sûr, aujourd’hui, j’ai une belle voiture et une belle maison, mais ce ne sont pas ces choses qui définissent ma réussite. Depuis tout petit, j’avais une vision très claire, presque simpliste, de ce que ‘réussir sa vie’ signifiait pour moi. Je l’ai souvent dit à ma femme, que je connais depuis l’adolescence : ‘J’aurais réussi ma vie […] quand je pourrais aller à un magasin type Carrefour et acheter ce que je veux en fait.’ Sans regarder le prix. Si je veux deux kilos de viande, je les prends. Ça peut paraître fou, mais c’était ça, mon rêve. C’était le symbole ultime de la liberté : ne plus être contraint par le prix sur les besoins essentiels. Le jour où j’ai pu faire mes courses sans compter, j’ai senti que j’avais franchi un cap fondamental. C’est à ce moment-là que j’ai estimé avoir réussi. Cette vision ancre vos ambitions dans le réel et vous protège de la course sans fin vers des symboles de richesse qui ne vous correspondent pas forcément.
Avoir une vision claire de ce que signifie le succès pour soi est un guide puissant. Cela permet de prendre des décisions qui, pour d’autres, semblent insensées, mais qui sont parfaitement alignées avec vos objectifs profonds. L’investissement dans mon CMS était une de ces décisions. Il ne s’agissait pas de reporter la gratification, mais de choisir une forme de gratification différente : celle de construire un avantage compétitif unique. Cet actif technologique m’a non seulement donné une avance considérable, mais il a aussi nourri ma plus grande passion : celle de comprendre et de jouer avec les algorithmes. C’est ce jeu intellectuel qui est devenu le véritable moteur de mon innovation.
Dans la tête de l’algorithme : la passion de décortiquer pour dominer
Le succès en ligne n’est pas qu’une question de business ou de travail acharné. C’est aussi un jeu intellectuel. Un jeu contre une machine, un algorithme. Pour moi, c’est une fascination absolue. Qu’il s’agisse de Google, de Facebook à l’époque, ou plus récemment de TikTok ou Discover, je suis totalement captivé par la logique qui les anime. Comprendre un algorithme, c’est comme résoudre une énigme complexe. C’est un défi constant qui demande de la créativité, de la rigueur et une capacité à penser différemment. Beaucoup de gens voient les mises à jour d’algorithmes comme des menaces. Je les vois comme de nouvelles règles du jeu à apprendre. Cette passion pour la résolution de problèmes est au cœur de ma stratégie. C’est elle qui me pousse à tester sans relâche, à remettre en question les certitudes et à chercher la faille, non pas pour tricher, mais pour comprendre les véritables règles du jeu, celles qui ne sont pas écrites dans la documentation officielle. C’est un état d’esprit qui transforme la contrainte technique en une opportunité de croissance.
La stratégie du ‘mille-feuille’ : tester, itérer, recommencer
Comment décortiquer un système aussi complexe que l’algorithme de Google ? Ma méthode est empirique et je l’appelle la ‘stratégie du mille-feuille’. Elle consiste à superposer des couches de tests et d’apprentissages. ‘Tu vas trouver une solution puis une autre puis une autre, l’algo va la corriger, ça retombe à zéro, ça remonte, ça remonte, ça remonte et en fait Google ce n’est que ça’. C’est un cycle sans fin d’itération. Par exemple, pendant une année entière, les redirections 301, une technique SEO de base, ne fonctionnaient plus du tout. La plupart des gens ont simplement abandonné la technique. Mais c’est une erreur de penser qu’une règle est gravée dans le marbre. Google gèle souvent des aspects de son algo pour contrer le spam, puis les réactive plus tard car ils sont fondamentaux à son fonctionnement. J’ai donc continué à tester, et un an plus tard, les 301 fonctionnaient à nouveau parfaitement. La leçon ? Ne jamais prendre un échec ou un changement pour une fin en soi. Il faut constamment retester les anciennes méthodes. La clé est de documenter ses tests : ‘si je fais A + B, j’obtiens C. OK. Si je fais A + B + D, qu’est-ce que ça donne ? Rien ? OK, je reviens en arrière.’ C’est ce processus méticuleux qui permet de construire une compréhension profonde et nuancée de l’algorithme.
Penser contre-courant : l’exemple de la balise title
Le plus grand piège en SEO, c’est de suivre aveuglément les ‘bonnes pratiques’ sans les comprendre. Ces règles sont souvent basées sur des conventions ou des contraintes visuelles, pas sur le fonctionnement réel de l’algorithme. L’exemple de la balise title est parfait pour illustrer cela. Tous les outils, tous les experts vous diront qu’une balise title doit avoir une longueur X pour ne pas être coupée dans les résultats de recherche de Google. C’est une contrainte purement visuelle, psychologique. Mais qu’est-ce que Google lit vraiment ? Poussé par cette question, j’ai mené une expérience qui semble absurde : ‘Bah moi je me suis amusé de mettre en balise title des textes de 500 mots. Et en fait bah, ça fonctionne.’ Le moteur prend en compte l’intégralité du texte, même s’il ne l’affiche pas. Cette simple expérience démolit une décennie de dogmes SEO. Cela montre que pour vraiment innover, il faut oser tester l’absurde, questionner les fondations de notre savoir. C’est ce mindset de ‘hacker’, au sens noble du terme, qui permet de découvrir des leviers de performance que personne d’autre ne voit, car tout le monde est trop occupé à suivre les mêmes règles. Avoir un grand parc de sites, comme c’est notre cas, est un avantage immense pour cela : nous pouvons tester en masse et voir les tendances des mises à jour de Google 5 à 6 jours avant le reste du marché.
Cette curiosité insatiable pour les mécanismes internes des plateformes est plus qu’un atout technique, c’est une philosophie. Elle m’a appris que la connaissance la plus précieuse est celle que l’on acquiert par soi-même, par l’expérimentation. Cependant, ce parcours technique et entrepreneurial ne se fait pas en vase clos. Il est profondément influencé par notre environnement le plus proche : notre famille. Le soutien, mais aussi les frictions qui peuvent naître du succès, sont des composantes humaines tout aussi déterminantes que la maîtrise d’un algorithme.
L’écosystème du succès : famille, soutien et gestion de la réussite
On ne construit jamais un succès seul. Même l’entrepreneur le plus solitaire est le produit d’un environnement, d’une éducation, de soutiens visibles ou invisibles. Dans mon cas, la famille a joué un rôle absolument fondamental, non pas en m’apportant un capital financier, mais en créant un terreau fertile pour mes ambitions. Mon père, lui-même entrepreneur dans l’hébergement et la création de sites internet, a été un catalyseur. Il a compris ma passion avant même que je ne la comprenne moi-même. Il a encouragé cette flamme au lieu de l’éteindre au nom de la sécurité ou du parcours scolaire classique. Ce soutien inconditionnel a été ma première grande chance. Cependant, la réussite, surtout quand elle est rapide et visible, ne génère pas que des encouragements. Elle amène aussi son lot de complexités humaines, de jalousie et d’incompréhension, même au sein du cercle familial élargi. Apprendre à naviguer ces eaux troubles est une compétence aussi cruciale que de savoir optimiser un site web.
Un soutien indéfectible : l’héritage entrepreneurial familial
Dès le début, je n’ai jamais rencontré de barrières de la part de mes parents. Au contraire. Mon père a non seulement accepté de m’aider pour les affiliations quand j’étais mineur, mais il a fait bien plus. Il a vu que ce que je faisais n’était pas un simple passe-temps. ‘Mon père […] il m’autorisait à ne pas aller à l’école pour monter des sites internet pour ses clients d’hébergement.’ Imaginez la confiance et la vision qu’il fallait avoir pour faire ça. Il a privilégié ma passion et mon apprentissage pratique à l’éducation formelle. C’était un environnement ‘marche ou crève’, où il fallait s’en sortir par le travail. Ma mère gérait l’administratif en plus de son propre travail, mon frère et moi étions dans le bain. Cette culture du travail et de l’autonomie a été mon meilleur diplôme. Je n’ai jamais demandé d’aide financière, j’ai toujours préféré acheter mes propres ‘perceuses’ plutôt que de les emprunter, pour ne rien devoir à personne. Cette indépendance farouche, je la dois à cette éducation qui valorisait l’action et la responsabilité.
Le revers de la médaille : gérer la jalousie et l’incompréhension
Le succès a un prix, et il se paie souvent en relations humaines. Si ma famille proche m’a toujours soutenu, la réussite a créé des tensions dans mon entourage plus large. Des jugements de valeur, de l’incompréhension. ‘Pourquoi lui et pas moi ?’ C’est une réaction humaine, surtout en France où le rapport à l’argent et à la réussite est complexe. J’ai mis très, très longtemps à gérer ça. ‘J’ai mis très longtemps presque avoir honte d’avoir bah réussi quelque chose quoi.’ On se sent presque coupable de gagner plus que les autres, alors qu’on a simplement travaillé plus, sacrifié plus. C’est un poids psychologique lourd à porter. Parallèlement, il y a le désir de redonner, de remercier ceux qui vous ont aidé. J’ai une anecdote que je n’ai jamais racontée : en quittant le domicile familial, j’ai appris que mes parents avaient plusieurs mois de loyer de retard. J’ai contacté leur propriétaire, j’ai demandé le montant, qui était de 7 ou 8000 €, et j’ai tout réglé sans leur dire. Je ne leur ai avoué que plusieurs mois après. C’était ma façon de leur dire merci, de boucler une boucle. De leur montrer que tous ces sacrifices, toutes ces heures passées devant un écran, c’était aussi pour eux. C’est un aspect essentiel du mindset de gagnant : ne jamais oublier d’où l’on vient et pourquoi on a commencé cette course folle.
Conclusion : votre mindset, votre victoire
Au terme de ce parcours, des nuits blanches à coder des sites pour adultes aux décisions stratégiques qui ont façonné mon entreprise, un fil rouge demeure : le mindset. Ce n’est pas une formule magique, mais un muscle qui se renforce chaque jour. Il se nourrit de la conviction que l’entrepreneuriat est une vocation, que l’âge n’est qu’un prétexte et que les diplômes ne définissent pas votre potentiel. Il s’affûte dans les choix difficiles, comme celui de réinvestir 100 000 € dans un outil invisible plutôt que dans des murs rassurants. Il grandit avec la passion de comprendre les systèmes, de tester les limites, de refuser les ‘bonnes pratiques’ pour créer les siennes. C’est un état d’esprit qui vous pousse à définir votre propre version du succès, qu’il s’agisse de pouvoir remplir un caddie à Carrefour sans compter ou de bâtir un leader de l’industrie.
Mon histoire est la preuve vivante que la persévérance et la vision à long terme triomphent toujours. Elle montre que derrière chaque succès, il y a des sacrifices, des doutes et une gestion complexe des relations humaines. Mais surtout, elle prouve que la flamme de la passion est le carburant le plus puissant qui soit. Si vous ressentez cette flamme en vous, ne la laissez personne l’éteindre. N’attendez pas la permission, le bon diplôme ou le moment parfait. Le moment parfait, c’est maintenant. Questionnez, testez, échouez, apprenez, et surtout, levez-vous chaque matin pour quelque chose qui vous fait vibrer. Car c’est là que réside le véritable secret : quand la passion guide vos actions, le travail devient un jeu, et la victoire, une conséquence inévitable.
Questions fréquentes sur le mindset entrepreneurial et le parcours de Julien Jimenez
Faut-il un diplôme pour réussir dans l’entrepreneuriat en ligne ?
Absolument pas. Le parcours de Julien Jimenez est l’exemple même que la passion, la détermination et l’apprentissage par la pratique sont bien plus déterminants qu’un diplôme. Le système éducatif traditionnel nous formate pour un chemin sécurisé, mais la fibre entrepreneuriale s’épanouit souvent en dehors de ce cadre. Julien a lui-même arrêté ses études juste avant le bac pour saisir une opportunité qui a changé sa vie. L’essentiel est de trouver un projet qui vous anime profondément, car c’est cette motivation intrinsèque qui vous donnera la force de surmonter les obstacles, bien plus efficacement qu’un morceau de papier. La compétence s’acquiert sur le terrain, pas seulement dans les amphis.
‘Lève-toi le matin pour quelque chose qui te fait vibrer, tu travailleras jamais en fait. Et c’est le cas.’
Comment trouver ses premières idées de business rentables quand on débute ?
La clé est d’observer et d’identifier les micro-niches où il y a à la fois une demande et une rareté de contenu de qualité. Julien a commencé avec les mangas, non par passion pour le sujet, mais en identifiant un besoin. Il a ensuite appliqué cette logique à plus grande échelle dans la niche adulte, l’une des plus compétitives. L’idée est de chercher là où il y a de l’argent et de la compétition, puis de trouver un angle d’attaque spécifique, un sous-segment mal desservi. Ne cherchez pas l’idée révolutionnaire, mais plutôt un problème existant pour lequel vous pouvez apporter une meilleure solution ou un contenu que les gens sont prêts à payer pour obtenir.
‘Je me rends compte que très très vite il faut aller dans des microniche crative parce que qui dit microniche dit contenu de qualité mais dit aussi des contenus rares. Et contenu rares, ça veut dire que les gens sont prêts à payer.’
Est-ce une bonne idée de réinvestir tous ses premiers gains dans son entreprise ?
C’est une décision stratégique qui peut être extrêmement puissante si elle est bien pensée. Plutôt que de voir ses premiers 100 000 € comme une récompense personnelle, Julien Jimenez les a considérés comme un capital d’amorçage. Il a tout investi dans la création d’un actif stratégique : un CMS propriétaire. Ce choix, à l’opposé du conseil conventionnel ‘d’acheter un appartement’, lui a donné un avantage concurrentiel majeur et durable. La leçon est de penser à long terme : un plaisir immédiat (voiture, luxe) est éphémère, tandis qu’un investissement dans un outil ou une compétence clé peut générer des retours sur des décennies.
‘J’ai pris cet argent et au lieu d’acheter des appartements ou autre, bah j’ai monté un CMS qui a tenu ma boîte depuis bah depuis en fait.’
Comment Julien Jimenez a-t-il géré le fait de se lancer en étant mineur ?
Il a transformé l’obstacle en une opportunité de structurer son activité. La principale contrainte était légale : impossible de s’inscrire sur des plateformes d’affiliation pour adultes. Plutôt que d’abandonner, il a trouvé une solution créative et pragmatique en impliquant son père, qui avait déjà une entreprise. Il lui a proposé un accord clair : son père s’inscrivait officiellement, et lui gérait toute l’activité en contrepartie d’un système de facturation interne. Cette expérience lui a non seulement permis de contourner la barrière de l’âge mais l’a aussi initié très tôt aux bases de la gestion d’entreprise, transformant une contrainte administrative en un apprentissage accéléré.
‘Je dis à mon père écoute papa toi tu as une boîte […] est-ce que toi tu peux t’inscrire sur les sur les plateformes et et moi je bah comme ça je toucherai des commissions.’
Quelle est la ‘stratégie du mille-feuille’ pour comprendre l’algorithme de Google ?
C’est une méthode de test itérative et continue. L’idée est de ne jamais considérer une règle SEO comme définitive. L’algorithme de Google est en constante évolution, gelant parfois certaines techniques pour les réactiver plus tard. La stratégie du mille-feuille consiste à superposer les tests : on trouve une solution qui fonctionne (couche 1), puis on en ajoute une autre (couche 2), etc. Quand l’algorithme change et qu’une couche ‘tombe’, on ne repart pas de zéro. On analyse, on comprend, et on reconstruit. Cela implique de retester régulièrement d’anciennes techniques que tout le monde a abandonnées, comme les redirections 301 que Julien a vu redevenir efficaces après une longue période d’inactivité.
‘C’est ce que j’appelle la stratégie mille feuilles. Tu vas trouver une solution puis une autre puis une autre, l’algo va la corriger, ça retombe à zéro, ça remonte, ça remonte, ça remonte et en fait Google ce n’est que ça.’
Comment gérer la pression sociale et la jalousie quand on commence à réussir ?
C’est l’un des aspects les plus difficiles et les moins discutés de l’entrepreneuriat. Julien Jimenez admet avoir mis très longtemps à surmonter un sentiment de honte ou de culpabilité face à sa propre réussite, surtout vis-à-vis de son entourage. La clé est d’accepter que la réussite va inévitablement créer des frictions et de l’incompréhension. Il faut apprendre à se détacher du jugement des autres et à se concentrer sur ses propres objectifs et valeurs. Il est crucial de comprendre que votre succès est le résultat de votre travail et de vos sacrifices, et non une injustice envers les autres. S’entourer de personnes qui comprennent votre parcours et vous soutiennent est également fondamental.
‘J’ai mis très longtemps presque avoir honte d’avoir bah réussi quelque chose quoi. Dans dans dans le modèle familial que j’avais quoi.’
Quelle est la définition du succès pour un entrepreneur comme Julien Jimenez ?
Le succès est une notion profondément personnelle, qui va bien au-delà des symboles de richesse extérieurs. Pour Julien, la véritable réussite n’a pas été l’achat d’une belle voiture, mais d’atteindre un niveau de liberté très concret et personnel : pouvoir faire ses courses dans un supermarché comme Carrefour sans avoir à regarder les prix. Cet objectif, qui peut sembler modeste, représente en réalité une libération fondamentale des contraintes financières du quotidien. Définir son propre ‘Carrefour’ est essentiel pour tout entrepreneur, car cela donne une boussole interne qui guide les décisions et maintient la motivation sur le long terme, indépendamment de la validation sociale.
‘J’aurais réussi ma vie et c’est ça va paraître complètement fou hein mais quand je pourrais aller à un magasin type Carrefour et acheter ce que je veux en fait. Voilà.’




