Introduction : Le rêve interdit d’une vie sur la plage
Combien de fois nous a-t-on dit que nos rêves étaient irréalistes ? Que la vie, la ‘vraie’, se résumait à un parcours balisé : de bonnes notes, un diplôme, un travail stable et la sécurité avant tout. Pour beaucoup, cette voie est une évidence. Pour d’autres, c’est une cage dorée qui étouffe une aspiration plus profonde, celle de la liberté. J’ai longtemps fait partie de cette deuxième catégorie. Quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard, ma réponse détonnait complètement avec les attentes du système. Je répondais sans détour : ‘moi je veux être sur la plage avec un cocktail quoi’. Inutile de vous dire que cette phrase a provoqué plus de sourires condescendants que d’encouragements. On me disait que j’étais ‘complètement fou’, que ‘ça, ça n’existe pas’.
Cette anecdote, c’est le point de départ de mon histoire. Une histoire qui n’est pas celle d’un génie de l’école ou d’un héritier, mais celle d’un jeune qui se sentait en décalage, à qui on répétait sans cesse qu’il avait ‘du potentiel mais qu’il gâche tout’. Cette pression, ces croyances limitantes que les autres projetaient sur moi, auraient pu me convaincre que j’étais, comme certains le pensaient, ‘vraiment con’. Mais au fond de moi, une petite voix me disait que mon chemin était ailleurs. Ce chemin, je l’ai découvert presque par hasard, grâce à une simple publicité sur internet qui a agi comme un véritable électrochoc.
Dans les lignes qui suivent, je vais vous raconter mon parcours, sans filtre. Comment, avec mon frère, nous sommes passés de l’incompréhension totale du monde du business à des mois à plus de 80 000€ avec une boutique de dropshipping dans une niche improbable. Je vous expliquerai le déclic qui a tout changé, la puissance d’un partenariat fraternel, et pourquoi la décision la plus folle de ma vie – tout quitter à un mois d’un diplôme – a été la meilleure que j’aie jamais prise. Ce n’est pas juste une histoire de chiffres, c’est l’histoire d’une transformation, d’un état d’esprit qui se forge dans le risque, la pression et l’apprentissage constant. Si vous vous êtes déjà senti en décalage, si vous rêvez de construire votre propre voie, alors ce qui suit pourrait bien être le déclic que vous attendiez.
Le déclic : Quand une simple publicité brise les chaînes du système
Avant de découvrir l’entrepreneuriat, mon rapport au monde professionnel était quasi inexistant. Le système scolaire et moi, nous n’avons jamais été de grands amis. J’avais cette incapacité profonde à me projeter dans un ‘travail’ classique. L’idée de suivre un chemin prédéfini, dicté par d’autres, me semblait absurde. J’ai tout de même tenté de jouer le jeu, poussant jusqu’à un BTS en alternance dans une entreprise de logiciels pour aéroports. C’était respectable, concret, mais terriblement vide de sens pour moi. Chaque jour, je sentais un décalage grandissant entre la vie qu’on me proposait et celle que j’aspirais à vivre, même si cette dernière était encore floue.
Le point de bascule est arrivé de la manière la plus inattendue qui soit : une publicité sur internet. Ce n’était même pas une formation que j’ai achetée, juste une vidéo.
‘J’ai j’ai j’ai découvert une publicité sur Internet qui d’un mec qui expliquait en fait qu’il arrivait à voyager grâce au e-commerce […] il arrivait à faire le tour du monde et continuer à s’enrichir derrière son ordinateur.’
Cette simple phrase a fait l’effet d’une bombe dans mon esprit. Depuis mon enfance, je passais des heures sur mon ordinateur à jouer à des jeux vidéo. Et là, on me montrait qu’il était possible de faire ‘la même chose mais dans la vraie vie’, de transformer cet outil de divertissement en un levier de liberté. C’était la première fois que quelqu’un mettait des mots et des images sur ce rêve que tout mon entourage qualifiait d’impossible.
Ce ‘vendeur de rêves’, comme on pourrait l’appeler, n’a pas eu besoin de me convaincre avec un argumentaire complexe. Le message en lui-même a suffi à créer un ‘déclic’. Il venait de me prouver que la vie que je voulais, celle d’être ‘sur la plage avec un cocktail’, n’était pas un fantasme d’adolescent immature, mais une réalité accessible pour certains. Ce fut une véritable validation. Soudainement, toutes les limites que les professeurs, les conseillers d’orientation et même mes proches m’avaient inconsciemment imposées se sont effondrées. Leur vision du monde, bienveillante mais restrictive, n’était pas la seule vérité. Il existait une autre voie, et j’avais la furieuse envie de l’explorer. Sans attendre le webinaire pour lequel je m’étais inscrit, j’ai plongé tête la première. ‘En attendant le jeudi, j’étais déjà en train de d’éplucher tout Internet sur comment ça fonctionne, c’est quoi dropshipping, c’est quoi e-commerce.’ L’étincelle était là, il ne restait plus qu’à allumer le feu.
L’audace de s’affranchir du regard des autres
Cette prise de conscience a été libératrice, mais elle m’a aussi confronté à une résistance énorme. Mon entourage ne comprenait pas. Leurs doutes étaient le reflet de leurs propres peurs et de leur propre conception de la réussite. C’est une expérience que beaucoup d’entrepreneurs vivent : ce sentiment d’isolement lorsque votre vision se heurte au scepticisme général. On vous traite de ‘rêveur’, on vous met en garde contre les risques, on essaie de vous ramener sur le ‘droit chemin’. Comme le racontait Florian pendant notre discussion, cette opposition peut être une source de frustration immense, mais elle peut aussi devenir un carburant extraordinaire. Se faire dire ‘tu es complètement con, c’est impossible ce que tu veux faire’ peut soit vous anéantir, soit allumer en vous une rage de prouver le contraire.
Pour moi, c’était exactement ça. Toute ma scolarité, j’ai entendu la même rengaine : ‘il a du potentiel mais il gâche tout’. À force de l’entendre, j’ai failli y croire. Mais ce déclic a ravivé une confiance que je pensais perdue. Je me suis dit : ‘non, c’est pas possible’. Cette nouvelle conviction m’a donné la force de me lancer à 200%, non pas pour les autres, mais pour moi. Pour me prouver que cette petite voix intérieure qui me disait que j’étais ‘différent’ et que j’allais ‘réussir à faire un truc un jour’ avait raison. C’est à ce moment précis que l’aventure a vraiment commencé, en duo avec la seule personne qui, je le savais, ne me jugerait pas : mon frère.
De l’idée à l’action : le lancement explosif d’un empire de pêche
Une fois la décision prise, tout est allé très vite. Armés de cette nouvelle vision et d’une motivation sans faille, mon frère et moi nous sommes lancés dans le grand bain du e-commerce fin 2016, début 2017. Notre choix s’est porté sur une niche à laquelle nous ne connaissions absolument rien : la pêche. L’idée est venue d’un ami expert en SEO, qui nous a simplement dit : ‘en vrai la pêche c’est une bonne niche’. Sans plus d’analyse, nous avons foncé. Notre premier produit était un leurre de pêche un peu spécial, qui vibrait et faisait de la lumière. Un gadget parfait pour créer un ‘effet waouh’ en vidéo.
Et là, contre toute attente, l’impensable s’est produit.
‘Premier produit, première pub, tout. Tout tout premier, tout fonctionne.’
C’était surréaliste. On a commencé avec des budgets publicitaires dérisoires, 5 ou 10 euros par jour, et les ventes ont commencé à tomber immédiatement. Une vente, puis deux, dix, cinquante. La courbe sur Shopify grimpait en flèche et nous étions comme des spectateurs de notre propre succès. Nous ne comprenions absolument pas ce qui se passait. J’étais aux commandes de Facebook Ads, augmentant les budgets presque au hasard, et ça continuait de fonctionner. Mon frère gérait le design et la boutique, et nous étions tous les deux abasourdis. On a scalé ‘tout bêtement avec une publicité’, sans faire de tests, sans stratégie complexe, en dépensant jusqu’à 2 000 ou 3 000 euros par jour ‘sans jamais comprendre ce qu’on faisait sur Facebook’.
Avec le recul, j’ai compris les raisons de ce succès fulgurant. Premièrement, le produit était excellent et se démarquait. Deuxièmement, et c’est le plus important, nous avions créé une offre que nos concurrents n’avaient pas. Ils vendaient le leurre à l’unité autour de 12-13€. Nous, un peu naïvement, on a lancé une offre ‘un acheté, un offert’ à 25€. Cette offre a tout changé. Elle augmentait la valeur perçue et rendait notre publicité bien plus rentable. Mais sur le moment, nous étions persuadés d’avoir simplement ‘craqué le code’. J’étais euphorique, je faisais des calculs sur un coin de table : ‘Je multipliais le profit qu’on faisait par jour par le nombre de jours qu’il y avait dans une année. Je me disais bon, globalement là dans 2-3 ans, normalement on est millionnaire.’ C’était une période d’innocence et d’excitation pures. On avait l’impression que le monde nous appartenait et que rien ne pouvait nous arrêter.
L’art de s’associer : la puissance du duo fraternel
Ce succès initial, aussi rapide et déroutant fût-il, n’aurait jamais été possible si j’avais été seul. Toute cette aventure, depuis le premier jour, je l’ai vécue avec mon frère. C’est un élément fondamental de mon parcours, et probablement la plus grande force de nos entreprises. On me demande souvent comment on fait pour travailler en famille. Pour nous, c’est une évidence. Comme je le disais, on se sent un peu ‘comme PNL’. Au-delà de la blague, il y a une vérité profonde : nous sommes radicalement différents mais parfaitement complémentaires.
Mon frère a un parcours beaucoup plus scolaire, il est carré, organisé, structuré. C’est lui qui gère la partie administrative, les tunnels de vente, toute la machinerie qui fait tourner l’entreprise. Moi, je suis à l’opposé.
‘Je suis trop dans tous les sens, je suis pas organisé. […] Je suis très très bon dans dans tout ce qui est création, dans tout ce qui est imagination mais c’est vrai que parfois dans tout ce qui est structure […] j’arrive pas quoi.’
La simple idée de m’occuper de la comptabilité ou de l’administratif est une source d’angoisse terrible. C’est le genre de tâches qui me ‘donnent des cauchemars’. Si j’avais dû gérer ça seul, l’entreprise n’aurait probablement jamais survécu à ses premiers mois. Notre duo fonctionne sur cet équilibre : je suis le créatif, le visionnaire qui part dans tous les sens pour trouver de nouvelles idées, et il est l’intégrateur, celui qui canalise cette énergie, la structure et la transforme en un système fonctionnel.
Cette complémentarité est renforcée par deux piliers essentiels. Le premier, c’est notre base de valeurs commune. Ayant reçu la même éducation, nous partageons une vision du monde, une éthique de travail et des principes fondamentaux qui nous alignent sur les décisions importantes. Le second, et le plus précieux, c’est la confiance. ‘Il y a une confiance qui est qui est quasi inégalable.’ Dans le monde du business, où les trahisons et les conflits d’intérêts sont monnaie courante, savoir que vous pouvez compter à 1000% sur votre associé est un avantage inestimable. Je n’ai jamais à me demander s’il va me ‘la faire à l’envers’. Cette sécurité psychologique me libère l’esprit et me permet de me concentrer sur là où j’apporte le plus de valeur : la stratégie, la vision, la réflexion. C’est un luxe incroyable qui nous a permis de naviguer les périodes de stress intense, comme ce fameux Black Friday de 2020 où j’ai fait un burnout. Sans lui pour tenir la barre, tout se serait effondré.
Brûler ses bateaux : la stratégie radicale pour s’engager à 100%
Au milieu de l’euphorie de notre premier succès, alors que les chiffres s’envolaient, j’étais toujours officiellement étudiant en BTS, en alternance. Le décalage entre ma vie ‘réelle’ et ma vie d’entrepreneur devenait schizophrénique. En cours, j’étais un étudiant lambda. Le soir, je gérais des milliers d’euros de budget publicitaire. J’approchais de la fin de mon cursus, à seulement un mois de l’examen final. Objectivement, j’allais l’avoir. C’était la voie de la raison, la sécurité que tout le monde me conseillait de conserver ‘au cas où’.
Mais une idée radicale a commencé à germer dans mon esprit.
‘Je me suis dit ‘Mais attends, en fait j’ai pas envie d’avoir de diplôme. J’ai pas envie de pouvoir… En fait, j’étais tellement amoureux de ce que je venais de découvrir […] que je me suis dit je veux pas du tout avoir de porte de sortie, quoi. C’est ça ou rien. »
J’ai donc pris la décision la plus irrationnelle aux yeux de tous : j’ai démissionné de mon alternance et quitté mon école, un mois avant d’être diplômé. Personne n’a compris. Mes professeurs, ma famille, mon employeur, tous pensaient que je faisais une erreur monumentale. Ils me disaient ‘au pire, tu vas plus en cours, tu passes le truc, tu l’as’. Mais pour moi, ce diplôme n’était pas une opportunité, c’était une menace. C’était un plan B, une sécurité qui risquait de diluer mon engagement et ma détermination.
Je voulais brûler tous mes bateaux, me retrouver dos au mur, sans aucune possibilité de retour en arrière. Cette stratégie du ‘bord du précipice’ n’est pas pour tout le monde, mais pour ma personnalité, c’est un moteur surpuissant. Je fonctionne bien sous stress, à la dernière minute. En me plaçant volontairement dans cette situation de ‘ça ou rien’, je me forçais à donner le meilleur de moi-même. C’était un acte de foi total en mon projet et en mes capacités. C’est une mentalité que j’essaie encore de recréer aujourd’hui, par exemple en surinvestissant dans un coaching ou un mastermind. En engageant des sommes qui nous mettent dans l’inconfort, on se force à rentabiliser cet investissement, on se met en mouvement. C’est un signe qu’on se fait confiance. Cette décision de quitter l’école a été un point de non-retour psychologique. À partir de ce jour, je n’étais plus un étudiant qui faisait du e-commerce. J’étais un entrepreneur, à 100%.
La fin de l’innocence : quand le succès s’essouffle, la véritable formation commence
Notre succès initial a duré environ trois mois et demi. Trois mois et demi de croissance folle, portés par un seul produit et une seule offre. Mais comme toutes les belles histoires, celle-ci a connu un tournant. Lentement mais sûrement, nous avons commencé à sentir que les performances diminuaient. La rentabilité s’érodait jour après jour. Tant que ça restait positif, on continuait, un peu dans le déni. Mais le jour où on a frôlé le point de non-rentabilité, la réalité nous a frappés de plein fouet. L’illusion d’avoir ‘craqué le code’ s’est envolée. C’est précisément à ce moment-là que notre véritable apprentissage a commencé.
‘C’est vraiment quand on a commencé à voir le truc se se stabiliser sur quelque chose de presque pas rentable qu’on a vraiment commencé à se former.’
Finie la naïveté, place au travail. Je me suis plongé corps et âme dans la compréhension de Facebook Ads : les tests, l’analyse de données, les stratégies de scaling, l’optimisation. On a commencé à tester de nouveaux produits dans notre niche, à relancer notre produit initial avec de nouvelles publicités, de nouvelles approches. On ne se contentait plus de jeter de l’argent sur la plateforme en espérant que ça marche. On devenait des professionnels. En parallèle, on a compris l’importance de ne pas dépendre d’une seule source de trafic. On a commencé à travailler le SEO, à développer un blog sur Shopify. Notre trafic organique a grimpé, nous positionnant numéro 1 sur des requêtes de longue traîne peu concurrentielles comme ‘leurre vibrant’. On envoyait tellement de trafic payant que Google nous récompensait naturellement.
Cette période a marqué une transition majeure dans notre état d’esprit. On est passé d’une mentalité de ‘dropshipper’ à celle d’un ‘e-commerçant’ qui construit une marque. On a poussé le service client à un niveau obsessionnel. J’appelais personnellement les clients, je prenais des nouvelles de leurs sessions de pêche, on envoyait des cadeaux dans les commandes. On cherchait à créer une véritable expérience. C’est aussi cette quête de professionnalisme qui a signé la fin de ce premier projet. En voulant aller plus loin, en contactant des experts de la pêche, on s’est rendu compte de la complexité de la niche (pêche en mer vs eau douce, types de poissons, etc.) et des limites de nos produits venant de Chine. On était arrivés au bout de ce qu’on pouvait faire sans être nous-mêmes des passionnés experts. On en avait marre de la pêche. On a donc pris la décision difficile mais nécessaire de tourner la page, riches d’une expérience inestimable. On avait appris une leçon fondamentale : chaque centime compte. Le fait d’investir notre propre argent nous a inculqué une rigueur et une obsession de la performance qui sont aujourd’hui la pierre angulaire de notre agence.
Conclusion : De la naïveté à l’expertise, les leçons d’un parcours
Mon histoire, de ce rêve de cocktail sur la plage à la gestion d’une agence florissante, est avant tout une histoire d’apprentissage. Le point de départ n’a pas été un plan d’affaires millimétré, mais un simple déclic, une autorisation que je me suis donnée de croire en une autre voie. Le succès fulgurant de notre première boutique de pêche a été une bénédiction, non pas pour l’argent qu’elle a généré, mais pour ce qu’elle nous a enseigné. Elle nous a montré que c’était possible, mais elle nous a surtout appris, dans sa chute, que la chance ne dure qu’un temps et que seules les compétences permettent de construire sur le long terme.
Ce parcours n’aurait jamais eu la même saveur, ni probablement le même succès, sans mon frère. Notre complémentarité a été notre plus grand atout, transformant mes idées désordonnées en une machine fonctionnelle. Et la décision radicale de ‘brûler mes bateaux’ en quittant mes études a cimenté mon engagement, me forçant à transformer ce projet en ma seule et unique réalité. C’est dans la pression et l’absence de plan B que j’ai trouvé les ressources pour avancer.
Aujourd’hui, l’expérience acquise en dépensant notre propre argent, en traquant chaque centime, en optimisant chaque étape du parcours client par nécessité, est ce qui fait notre force. Nous ne sommes pas une agence qui a appris la théorie dans les livres ; nous avons appris dans les tranchées, avec la peur au ventre de voir notre compte en banque virer au rouge. Si je devais laisser un message à celui que j’étais, et à tous ceux qui se sentent en décalage, ce serait celui-ci : faites confiance à cette petite voix. Osez suivre le déclic, même s’il semble irrationnel. N’ayez pas peur de l’échec, car c’est là que la véritable formation commence. Et entourez-vous de personnes qui complètent vos faiblesses. Votre parcours ne sera peut-être pas linéaire, mais il sera le vôtre, et c’est tout ce qui compte.
Foire aux questions (FAQ)
1. Quel a été le véritable déclic pour lancer un business en ligne ?
Le déclic n’est pas venu d’une longue réflexion stratégique, mais d’une simple publicité en ligne. C’était un homme qui expliquait comment il parvenait à voyager à travers le monde tout en gagnant sa vie grâce à son ordinateur et l’e-commerce. Cette vision a instantanément fait écho à mon désir profond de liberté et à mon aspiration à une vie non conventionnelle, loin du système classique. Cela a agi comme une révélation, me montrant qu’un autre modèle de vie, que je croyais impossible, existait réellement. Ce fut le point de départ de recherches effrénées sur le sujet.
‘Juste le message en fait en lui-même c’était genre un déclic pour moi parce qu’on m’a toujours dit que bah en fait ce que moi je voulais, ça n’existait pas.’
2. Pourquoi votre premier site de dropshipping a-t-il si bien fonctionné ?
Le succès initial a reposé sur une combinaison de facteurs, en partie due à la chance. Nous avions un produit avec un fort ‘effet waouh’ (un leurre de pêche lumineux et vibrant) dans une niche peu exploitée en dropshipping à l’époque. Mais l’élément décisif, que nous avons mis en place un peu naïvement, était notre offre. Au lieu de vendre le produit à l’unité comme nos concurrents, nous avons créé une offre ‘un acheté, un offert’ à un prix plus élevé. Cela a considérablement augmenté la valeur perçue et la rentabilité de nos publicités, ce qui nous a permis de scaler très rapidement.
‘On a réussi grâce à ça à à faire fonctionner le produit, chose que les concurrents n’arrivaient pas mais à l’époque on l’a fait un peu je sais pas, naïvement quoi.’
3. Est-ce indispensable de s’associer pour réussir en e-commerce ?
Pour moi, c’était indispensable. J’ai un profil très créatif et visionnaire, mais je suis extrêmement désorganisé pour tout ce qui est administratif, comptable ou structurel. Mon frère, lui, est très carré et organisé. Notre complémentarité est la clé de notre succès. Si j’avais été seul, l’entreprise n’aurait pas survécu. Avoir un associé de confiance qui comble vos faiblesses vous permet de vous concentrer sur vos points forts et de construire une base beaucoup plus solide. La confiance mutuelle et les valeurs partagées sont également des atouts inestimables.
‘Clairement, si j’étais seul à gérer la boîte, je sais pas comment je ferais. Je suis trop dans tous les sens, je suis pas organisé.’
4. Faut-il abandonner ses études pour devenir entrepreneur ?
Ce n’est absolument pas une obligation, mais pour moi, c’était une nécessité psychologique. J’ai quitté mon BTS un mois avant l’examen final parce que je ne voulais aucune porte de sortie. Ce diplôme représentait un plan B, une sécurité qui aurait pu m’empêcher de m’investir à 200%. Cette stratégie de ‘brûler ses bateaux’ m’a mis dans une situation où l’échec n’était pas une option. Cela dépend vraiment de la personnalité de chacun. Pour quelqu’un comme moi qui travaille bien sous pression, c’était un puissant moteur.
‘Je voulais pas de je voulais pas de sécurité, je voulais vraiment brûler tous mes bateaux et me dire il y aura pas de retour en arrière, c’est ça ou rien.’
5. Comment avez-vous géré la baisse des performances de votre premier produit ?
Au début, nous étions un peu dans le déni, continuant à dépenser tant que c’était rentable. Cependant, lorsque les performances ont vraiment chuté, cela nous a forcés à sortir de notre zone de confort et à nous former sérieusement. C’est à ce moment que le véritable apprentissage a commencé. J’ai plongé dans les stratégies publicitaires avancées sur Facebook, nous avons commencé à tester de nouveaux produits, à améliorer nos créatives et à diversifier nos sources de trafic en nous intéressant au SEO. L’échec a été notre meilleur professeur.
‘C’est quand ça a commencé à ne plus fonctionner qu’on a commencé à apprendre. Parce que à ce moment-là en fait, moi j’étais dans ma tête, c’était bon, quoi. Genre c’est facile.’
6. Quelle est l’importance de l’expérience client, même en dropshipping ?
C’est fondamental. Dès le début, même en étant des ‘dropshippers’, nous avons cherché à professionnaliser notre approche. Nous traitions l’argent que nous investissions avec un immense respect, car c’était le nôtre. Cette mentalité nous a poussés à optimiser chaque détail : le taux d’ajout au panier, le checkout, le service client. J’appelais personnellement les clients, nous envoyions des petits cadeaux… Cette obsession de l’expérience client nous a non seulement permis de fidéliser, mais a aussi forgé l’ADN de notre future agence, où nous traitons l’argent de nos clients avec la même rigueur.
‘On on on se mettait constamment à la place en fait de nos utilisateurs quand on allait sur notre site parce qu’on investissait trop d’argent en fait et c’était notre argent donc ça faisait vraiment peur.’
7. Comment avez-vous géré la pression et le risque de burnout ?
La pression était immense, surtout au début. Le fait d’être à la performance sur nos clients nous obligeait à être excellents partout, ce qui représentait une charge de travail colossale. Personnellement, j’ai fini par faire un burnout lors d’un Black Friday. C’est un risque bien réel quand on est passionné et qu’on ne compte pas ses heures. Le fait d’être deux avec mon frère a été un soutien crucial. Avoir un partenaire solide permet de partager le fardeau, de se relayer dans les moments difficiles et d’avoir quelqu’un qui peut tenir la barre quand l’un de nous flanche.
‘Arrive le Black Friday, je fais un burnout parce que trop de taf, trop de pression, trop de tout.’




