Meta Ads en 2026 : Le jeu a changé, voici les nouvelles règles pour gagner
Si l’année 2025 vous a semblé intense, voire chaotique, dans l’écosystème de la publicité en ligne, vous n’êtes pas seul. Entre les algorithmes de plus en plus puissants, une IA omniprésente qui redéfinit nos métiers et des stratégies qui fonctionnaient hier devenues obsolètes aujourd’hui, le sol s’est dérobé sous les pieds de nombreux annonceurs. Les anciennes méthodes, basées sur le peaufinage technique des audiences et le micro-management des budgets, ne tiennent tout simplement plus la route. Alors que nous entrons de plain-pied en 2026, une question brûle toutes les lèvres : comment performer sur Meta Ads quand les règles du jeu ont été entièrement réécrites ? C’est une problématique que nous vivons au quotidien chez DHS Digital, et c’est précisément ce que nous avons décortiqué dans notre dernier podcast.
Dans cet épisode du ‘Rendez-vous e-commerce’, j’ai eu la chance de réunir un panel d’experts de l’agence pour faire le point. David, notre Head of Media and Performance, ainsi que Maline et Elizabeth, piliers de notre studio et expertes en creative strategy, ont partagé leurs visions sans filtre. Nous avons mis sur la table ce qui nous a tous secoués l’an dernier et, surtout, ce que nous anticipons pour les mois à venir. Comme je le disais en introduction de notre discussion : ‘on ne sait jamais vraiment prédire le futur mais on peut en tout cas donner des idées basées sur ce qui s’est passé notamment l’année dernière ce qui a été je pense une des plus intenses sur dans l’écosystème, on va dire Meta e-commerce IA.’
Cet article est la synthèse et l’approfondissement de cette conversation cruciale. Nous allons explorer ensemble les grands changements qui redéfinissent la performance sur Meta : l’avenir du media buying, le rôle désormais central de la creative strategy, et l’impact bien réel de l’intelligence artificielle sur nos métiers et la production publicitaire. Accrochez-vous, nous allons plonger au cœur des nouvelles règles du jeu pour vous donner les clés d’une stratégie Meta Ads gagnante en 2026.
La fin d’une ère : le media buyer est-il vraiment mort ?
C’est la question provocatrice qui agite le secteur depuis des mois. Les marketers les plus audacieux, moi y compris, n’hésitent pas à clamer que ‘le media buyer est mort’ pour souligner l’ampleur de la transformation. Mais qu’en est-il vraiment ? La réalité est, comme souvent, plus nuancée. Le rôle n’est pas mort, il a muté en profondeur, au point de devenir méconnaissable pour quiconque l’aurait quitté il y a seulement deux ans. Cette métamorphose n’est pas un simple ajustement ; c’est une redéfinition complète des compétences et de la valeur ajoutée attendues.
L’évolution inévitable du Performance Manager : de la technique à la stratégie
Le premier constat, partagé par toute l’équipe, est le temps décroissant passé dans l’interface du Business Manager de Meta. Fini l’époque où la performance reposait sur une jonglerie quotidienne avec les budgets, les audiences et l’activation manuelle des créas. Comme le souligne David, ‘en 2025, c’est l’année où j’ai passé le moins de temps dans le business manager à optimiser mes audiences, à optimiser mes budgets, à faire de l’activation de la désactivation créa. Tout ça globalement maintenant est géré automatiquement.’
Cette automatisation, poussée par des algorithmes comme Andromeda, a rendu obsolète une grande partie du travail technique qui définissait le media buyer. La plateforme gère désormais le pilotage des budgets entre les créas avec une efficacité redoutable. Elizabeth, qui a vu son propre poste évoluer en trois ans chez DHS, le confirme : le focus n’est plus sur l’optimisation technique, mais sur une vision globale. Il s’agit de suivre la performance au niveau de l’entreprise, de comprendre l’impact des offres et, surtout, de maîtriser la stratégie créative. Son métier a changé, et il continuera de le faire. Cette transition du ‘media buyer’ au ‘performance manager’ est fondamentale. Le nouveau rôle exige une compréhension bien plus large de l’écosystème marketing, une capacité à penser en termes de système plutôt qu’en termes de campagnes isolées. La valeur n’est plus dans le clic, mais dans la vision stratégique qui orchestre tous les leviers de croissance.
L’arrivée de l’IA : de l’outil à l’agent autonome (Manus)
Si l’automatisation a initié le changement, l’intelligence artificielle est sur le point de l’achever. L’annonce du rachat de Manus par Meta a envoyé une onde de choc. Manus n’est pas un simple outil d’aide à la décision ; c’est un agent IA autonome conçu pour prendre en charge l’ensemble du processus : analyse du contexte business, définition de la stratégie, génération des concepts créatifs et lancement des campagnes. Pour certains, c’est une menace existentielle. Pour nous, c’est l’aboutissement logique de l’évolution du métier.
David a une vision très claire de ce futur proche : ‘d’ici peut-être 3-4 ans, je pense que ce qui va se passer pour les rôles de performance, c’est qu’on va avoir un profil média or senior qui va en fait devoir gérer plusieurs agences IA et simplement faire de l’arbitrage entre les propositions des différents agents.’ La compétence clé ne sera plus l’exécution, mais l’arbitrage. Il faudra être capable de nourrir l’IA avec le bon contexte, de challenger ses propositions et de choisir la meilleure solution. Cela demande une expertise senior, une compréhension profonde du marketing et du business du client. C’est le fameux ‘T-shape marketer’ : un expert qui doit désormais élargir ses compétences horizontales (CRO, emailing, finance) pour piloter l’ensemble du système. L’humain reste au centre, non pas comme un opérateur, mais comme un chef d’orchestre. Il ne s’agit plus de savoir ‘comment faire’, mais de décider ‘quoi faire’ et ‘pourquoi le faire’.
Si le ‘comment’ est de plus en plus géré par des algorithmes et des IA, la véritable valeur ajoutée se déplace logiquement vers le ‘quoi’ et le ‘pourquoi’. Qu’est-ce qui va nourrir ces systèmes intelligents ? Quel message va résonner auprès de l’audience ? C’est ici que la creative strategy, autrefois une simple composante, devient le cœur battant de toute la machine publicitaire. Le levier de performance principal a basculé, et il est temps de s’adapter.
Creative Strategy : Le nouveau champ de bataille de la performance
Pendant des années, la performance sur Meta était un jeu d’ingénieur. On testait des audiences, on optimisait des placements, on ajustait des enchères. La créa était importante, mais elle s’insérait dans une structure technique qui primait. Aujourd’hui, les rôles sont inversés. La structure technique est simplifiée à l’extrême, confiée à l’algorithme. Le seul véritable levier qu’il nous reste pour influencer la performance, c’est la création publicitaire. Comme le soulignait David en début de discussion, le sujet numéro un pour nous en 2025 a été la stratégie créative. Nous avons dû réinventer tous nos processus, de la recherche à la production, car c’est là que se joue désormais la partie.
Le règne des Personas : de la segmentation à l’hyper-personnalisation
Le concept de ‘buyer persona’ n’est pas nouveau, mais son application dans le contexte de Meta a radicalement changé. Il y a quelques années, la tendance était de créer un message assez générique pour plaire au plus grand nombre et laisser l’algorithme trouver les acheteurs. Aujourd’hui, c’est l’inverse. L’algorithme a besoin de diversité et de signaux clairs. La clé est de créer des stratégies créatives ultra-spécifiques pour chaque persona identifié. Maline, notre Creative Strategist, explique notre nouvelle approche : ‘on voit ça un peu comme un entonnoir […] on va tester en premier lieu des segments de marché donc du moins des macro persona […] et petit à petit, on va affiner au maximum jusqu’à arriver à des angles hyper spécifiques pour tel ou tel parcours d’achat ou tel ou tel moment de vie.’
Ce processus est méthodique. On commence par identifier des grands groupes de clients avec des problématiques distinctes. Par exemple, pour un de nos clients dans le bien-être féminin, nous avons identifié deux macro-personas très différents : les jeunes mamans en post-partum et les femmes en période de ménopause. Leurs problèmes, leurs frustrations et leurs aspirations sont radicalement opposés. Nous testons d’abord des messages larges pour chaque groupe. Ensuite, en analysant les données, nous affinons en micro-personas (ex: la jeune maman qui veut perdre du poids vs celle qui lutte contre la fatigue). Chaque micro-persona aura droit à des angles, des visuels et des messages uniques. Cette granularité permet de nourrir l’algorithme avec une incroyable diversité de signaux et de toucher chaque segment de l’audience avec une pertinence maximale.
UGC et FGC : le carburant de la diversité créative
Comment incarner concrètement cette multitude de personas ? Le format roi pour y parvenir est sans conteste l’UGC (User Generated Content) et ses dérivés. Pourquoi ? Parce qu’il offre une authenticité et une capacité d’identification inégalées. Maline l’exprime parfaitement : ‘pour moi l’UGC ou le FGC, c’est une manière vraiment de contextualiser un produit ou du moins d’avoir une représentation d’un persona auquel la cible va pouvoir s’identifier de manière vraiment spécifique.’
Voir une ‘vraie’ personne, qui nous ressemble, utiliser un produit dans un contexte de vie réaliste est infiniment plus puissant qu’un spot publicitaire lisse et impersonnel. Pour nos personas de mamans et de femmes ménopausées, nous n’allons pas utiliser les mêmes créatrices de contenu. Chaque créatrice doit être le reflet crédible de la cible. Cela nous permet de tester une infinité de variations : différents âges, différents styles de vie, différents contextes d’utilisation (à la maison, au sport, au travail…). Ces formats sont devenus les ‘top performers’ et ‘top spenders’ sur la plupart de nos comptes, car ils constituent le point d’entrée idéal pour un trafic qualifié et engagé. Le défi, bien sûr, est de produire ce volume et cette diversité de manière continue sans faire exploser les budgets. Un défi qui nous amène directement à l’intersection de la créativité et de la technologie.
Maintenant que nous comprenons l’importance capitale de nourrir la plateforme avec une grande variété de créas spécifiques à chaque persona, une question se pose : comment juger de leur efficacité ? Les anciennes méthodes d’analyse, créa par créa, basées sur un simple CPA, sont-elles encore valables dans cet écosystème complexe ? La réponse, comme vous vous en doutez, est non. L’arrivée d’Andromeda nous force à repenser entièrement notre façon de lire les données.
Repenser l’optimisation à l’ère d’Andromeda
L’un des changements les plus déroutants pour les annonceurs est la nouvelle logique d’optimisation imposée par l’algorithme de Meta, souvent désigné sous le nom de projet Andromeda. L’ancien réflexe, ancré depuis des années, était simple : une créa a un CPA trop élevé, on la coupe. C’était une logique d’optimisation locale et isolée. Aujourd’hui, cette approche est non seulement inefficace, mais elle peut être carrément contre-productive et nuire à la performance globale du compte publicitaire.
La vision holistique du Buyer Journey
Andromeda ne raisonne plus au niveau d’une créa, mais au niveau du compte et du parcours d’achat global de l’utilisateur (‘buyer journey’). Il analyse l’ensemble des créatifs disponibles et les déploie stratégiquement en fonction de la maturité de chaque prospect. Une créa peut servir à attirer l’attention (haut de funnel), une autre à éduquer (milieu de funnel), et une troisième à convertir (bas de funnel). Couper une créa, c’est comme retirer une pièce d’un moteur en marche. Comme l’explique Elizabeth, ‘il faut plus voir une désactivation de visuel comme un cas isolé maintenant. Parce que par exemple si j’ai une créa qui est top spend et qu’elle est un peu au-dessus de mon CPA, le réflexe général c’est de désactiver ce genre de créa. Et ben en fait ça peut avoir un impact sur l’ensemble du buyer journée sur ton compte.’
Cette créa au CPA élevé est peut-être votre meilleur point d’entrée. Elle génère un volume massif de trafic qualifié qui sera ensuite ‘réchauffé’ et converti par d’autres publicités plus directes. En la coupant, vous asséchez tout le système. La nouvelle façon de penser est systémique : tant que la performance globale du compte est bonne ou en amélioration, on doit faire confiance à l’algorithme et analyser les rôles de chaque créa plutôt que leur performance individuelle de conversion. On ne regarde plus une créa, on regarde comment les créas fonctionnent ensemble, comme une équipe.
Les nouvelles métriques qui comptent : au-delà du CPA
Si le CPA seul n’est plus le juge de paix, sur quoi devons-nous nous baser pour évaluer le rôle et la santé d’une créa ? La réponse est dans les ‘métriques de storytelling’ et d’engagement. Pour une créa de haut de funnel, dont le but est de capter l’attention et de générer du trafic, nous allons regarder d’autres indicateurs. Le ‘hook rate’ (taux de rétention sur les 3 premières secondes) nous dit si notre accroche est efficace. Les taux de visionnage (25%, 50%, 75%) nous indiquent si l’histoire captive l’audience. Le CTR (taux de clics) et le CPC (coût par clic) mesurent sa capacité à générer du trafic à un coût raisonnable.
Une créa peut avoir un CPA 50% au-dessus de la cible, mais si son ‘hook rate’ est excellent et qu’elle génère des coûts par ajout au panier très bas, c’est un signal fort qu’elle engage la bonne audience, même si celle-ci ne convertit pas immédiatement. On doit également prêter attention aux signaux sociaux : les commentaires, les partages, les ‘likes’. Comme le rappelle Elizabeth, ‘on reste sur un réseau social donc les gens sont là pour pour se divertir, pour commenter, interagir.’ Une publicité qui génère beaucoup d’interactions positives est une créa qui nourrit l’algorithme et construit une audience engagée pour l’avenir. L’analyse devient donc plus fine, plus qualitative, et requiert une compréhension profonde de la fonction de chaque contenu dans l’écosystème global.
Cette nouvelle philosophie d’optimisation a des conséquences directes sur la manière dont nous structurons nos campagnes et dont nous envisageons la production de contenu à l’avenir. Si le volume et la diversité sont les clés, comment les produire de manière durable ? Et si tout est géré de manière holistique, faut-il encore segmenter nos campagnes ? Abordons ces questions pratiques pour conclure.
L’avenir : production IA et structures de campagnes
Comprendre les nouvelles règles du jeu est une chose, les appliquer en est une autre. Deux questions pratiques se posent immanquablement pour les annonceurs : comment produire suffisamment de contenu diversifié sans se ruiner, et comment structurer ses campagnes pour être en phase avec ces nouvelles logiques algorithmiques ? L’avenir de la performance sur Meta se joue à l’intersection de la technologie de production et de la simplicité stratégique.
La promesse de l’IA dans la production d’UGC
Le principal goulot d’étranglement de la creative strategy est la production. Si nous devons créer du contenu spécifique pour 5 personas différents, avec plusieurs angles et contextes pour chacun, les coûts et la logistique peuvent vite devenir un cauchemar. C’est ici que l’IA générative promet une véritable révolution. Bien que la technologie ne soit pas encore totalement mature, son évolution est fulgurante. Elizabeth est optimiste : ‘pour moi d’ici max 6 mois, on pourra déjà produire tout un contenu UGC avec Lia.’
Aujourd’hui, nous utilisons déjà l’IA pour générer des ‘b-rolls’ (plans d’illustration) ou pour améliorer des vidéos existantes. Demain, nous pourrons générer des avatars de créateurs entièrement numériques, correspondant parfaitement à nos personas, et leur faire dire n’importe quel script dans n’importe quel décor. Cela résoudra le triple problème du coût, du volume et de la personnalisation. Imaginez pouvoir tester 5 créateurs différents pour un même produit en quelques clics, sans avoir à organiser de tournage. Cette avancée technologique sera le catalyseur qui permettra à toutes les marques, et pas seulement aux plus grandes, d’appliquer une stratégie créative véritablement diversifiée et granulaire. La compétence ne sera plus la production, mais la direction artistique et le ‘prompting’ de ces IA créatives.
Structure de campagne : faut-il encore séparer acquisition et remarketing ?
Face à un algorithme qui gère tout de manière globale, la tentation est grande de tout consolider dans une seule et unique campagne, notamment avec les campagnes Advantage+ Shopping (ASC+). Si la simplification est une tendance de fond, faut-il pour autant abandonner toute structure ? La réponse de notre équipe est nuancée. Pour un compte qui débute ou avec un petit budget, une seule campagne ASC+ peut être suffisante. Cependant, pour un compte plus mature, comme ceux dépensant 30 000€ par mois ou plus, la prudence reste de mise.
David, se qualifiant lui-même de ‘la vieille école’ sur ce point, préfère conserver une séparation claire : ‘J’aime bien avoir une campagne d’acquisition et une campagne de remarketing parce qu’il y a des toujours des notions déjà de pilotage du budget.’ Le principal risque d’une campagne unique est que Meta, dans sa quête d’efficacité à court terme, privilégie massivement les audiences de remarketing, plus faciles à convertir, au détriment de l’acquisition de nouveaux clients. Séparer les deux permet de garantir qu’un budget conséquent est bien alloué à la croissance et au renouvellement de l’audience. Elizabeth abonde dans ce sens, en réduisant la part du budget remarketing (hors périodes promotionnelles) et en laissant la campagne d’acquisition, souvent une ASC+, faire son travail de prospection, qui inclut de toute façon une part de remarketing. La règle d’or est donc : simplifier, oui, mais sans perdre le contrôle stratégique sur l’allocation des ressources entre la croissance future (acquisition) et la monétisation immédiate (remarketing).
Conclusion : S’adapter ou disparaître
Le message est clair : le marketing sur Meta a subi une transformation plus profonde ces 18 derniers mois que lors des cinq années précédentes. Tenter d’appliquer les anciennes méthodes est non seulement inefficace, mais c’est aussi un aller simple vers l’échec. Les nouvelles règles du jeu sont définies par une poignée de principes fondamentaux que chaque annonceur doit intégrer dès aujourd’hui.
Premièrement, le rôle humain a basculé de l’exécution technique à l’arbitrage stratégique. Le ‘Performance Manager’ de 2026 est un chef d’orchestre qui pilote des systèmes intelligents, et non plus un technicien qui ajuste des manettes. Deuxièmement, la creative strategy n’est plus une option, c’est le moteur principal de la performance. Une approche granulaire par personas, alimentée par un volume constant de contenus diversifiés comme l’UGC, est la nouvelle norme. Enfin, notre analyse de la performance doit être holistique. Nous devons cesser de juger les créas de manière isolée et apprendre à lire leur contribution à l’ensemble du parcours client.
L’IA, loin d’être une menace, est le grand facilitateur de cette nouvelle ère, que ce soit pour gérer les campagnes ou, bientôt, pour produire le contenu à l’échelle. S’adapter à ce nouveau paradigme n’est pas une question de confort, c’est une question de survie. Embrassez le changement, développez vos compétences stratégiques et créatives, et apprenez à collaborer avec l’algorithme. C’est en maîtrisant ces nouvelles règles que vous transformerez les défis d’aujourd’hui en opportunités de croissance pour demain.
Questions fréquentes sur la Stratégie Meta Ads en 2026
1. Le métier de media buyer sur Meta est-il vraiment en train de disparaître ?
Non, le métier ne disparaît pas, mais il se transforme radicalement. Le temps passé sur les optimisations techniques dans le Business Manager diminue drastiquement au profit d’une approche plus stratégique. Le nouveau ‘Performance Manager’ doit avoir une vision globale, incluant la stratégie créative, le suivi des offres, et même des notions de finance. Il s’agit moins de ‘faire’ dans la plateforme que de piloter un système global et, à terme, d’arbitrer les décisions proposées par des agents IA. L’expertise humaine devient cruciale pour la supervision et la stratégie de haut niveau.
‘Il est pas mort mais il y a une grosse évolution du métier qui n’a plus rien à voir ne serait-ce qu’il y a avec ce qu’il y avait un an ou deux.’
2. Pourquoi la stratégie créative est-elle devenue si importante sur Meta Ads ?
La stratégie créative est devenue le levier de performance numéro un car la plupart des autres variables (ciblage, placement, enchères) sont désormais gérées par l’algorithme de Meta. La plateforme étant devenue une ‘boîte noire’, le seul moyen pour les annonceurs de l’influencer est de lui fournir des ‘inputs’ de haute qualité, c’est-à-dire des créas diverses et pertinentes. Une bonne stratégie créative, basée sur des personas clairs et des angles variés, permet de guider l’algorithme et de toucher les bonnes personnes avec le bon message, ce qui est essentiel pour scaler intelligemment.
‘Le premier sujet en tout cas en 2025 et en tout cas pour l’agence DHS, ça a été le sujet de la stratégie créative. On a fortement développé au niveau de l’agence, développement des process, que ce soit au niveau de la recherche, au niveau de la partie idéation, de la partie production…’
3. Qu’est-ce que l’algorithme Andromeda et comment change-t-il l’optimisation des campagnes ?
Andromeda est le nom donné à la nouvelle génération d’algorithmes de Meta qui adopte une vision holistique de la performance. Au lieu d’optimiser chaque créa de manière isolée, il analyse comment l’ensemble de vos publicités fonctionnent ensemble pour accompagner un utilisateur tout au long de son parcours d’achat. Cela signifie qu’une créa avec un CPA élevé n’est plus forcément ‘mauvaise’ ; elle peut être un excellent point d’entrée qui génère du trafic qualifié converti plus tard par d’autres pubs. L’optimisation doit donc se faire au niveau du compte et non plus au niveau de la créa individuelle.
‘Andromeda maintenant sur un compte global va pouvoir analyser l’ensemble des créatifs et donc de pousser un créatif en fonction du parcours d’achat de la personne. Et donc c’est pour ça qu’il faut une diversité et un volume conséquent maintenant sur un compte.’
4. Doit-on encore couper une publicité si son CPA est trop élevé ?
Pas systématiquement. C’est même un réflexe qui peut être dangereux pour la performance globale. Avant de couper une créa qui dépense beaucoup avec un CPA élevé, il faut analyser son rôle dans l’écosystème. Regardez les métriques d’engagement : son ‘hook rate’, son taux de visionnage, son CTR. Si ces indicateurs sont bons, elle joue probablement un rôle crucial en haut de funnel. La couper pourrait assécher le trafic pour vos autres créas plus performantes en conversion. La décision doit être prise en regardant si la performance globale du compte se maintient ou s’améliore.
‘Si j’ai une créa qui est top spend et qu’elle est un peu au-dessus de mon CPA, le réflexe général c’est de désactiver ce genre de créa. Et ben en fait ça peut avoir un impact sur l’ensemble du buyer journée sur ton compte parce que ça se trouve en fait cette créa c’est ton point d’entrée sur l’ensemble des créas.’
5. Comment tester efficacement ses créas avec la nouvelle approche par personas ?
L’approche la plus efficace est de procéder en entonnoir. Commencez par tester des ‘macro-personas’, c’est-à-dire de grands segments de marché avec des problématiques distinctes (ex: jeunes mamans vs. femmes de plus de 50 ans). Une fois que vous avez identifié les segments les plus réactifs, affinez en testant des ‘micro-personas’ et des angles marketing hyper spécifiques à l’intérieur de ces segments. L’objectif est de valider d’abord les grandes directions avant de s’engager dans des tests d’angles très précis, ce qui permet d’optimiser les ressources et d’apprendre plus vite.
‘On voit ça un peu comme un entonnoir […] on va tester en premier lieu des segments de marché donc du moins des macro persona qui sont qui sont assez globaux […] et petit à petit, on va affiner au maximum jusqu’à arriver à des angles hyper spécifiques pour tel ou tel parcours d’achat.’
6. L’IA va-t-elle vraiment remplacer la production de contenu UGC par des humains ?
À terme, l’IA jouera un rôle prépondérant dans la production de contenu, y compris l’UGC. Si elle ne remplacera pas totalement les vrais créateurs, elle permettra de produire du contenu à une échelle et à un coût jusqu’ici impossibles. On peut imaginer générer des avatars photoréalistes correspondant à des personas spécifiques pour tester rapidement des scripts et des angles. Pour l’instant, l’IA est déjà très utile pour créer des éléments de production comme les b-rolls ou pour décliner des vidéos existantes, mais la génération complète d’UGC crédibles est attendue dans un avenir très proche.
‘Pour moi d’ici max 6 mois, on pourra déjà produire tout un contenu UGC avec Lia. Il y a déjà des marques qui le font […] aux US. Mais pour moi aujourd’hui c’est on on peut s’aider de la de la de Lia pour la production, surtout pour des des birôles.’
7. Est-il toujours pertinent de séparer les campagnes d’acquisition et de remarketing en 2026 ?
Oui, pour les comptes avec un certain niveau de dépenses (par exemple, plus de 20-30k€/mois), la séparation reste une bonne pratique. Bien que les campagnes Advantage+ Shopping gèrent les deux aspects, une campagne unique risque de voir l’algorithme surinvestir sur le remarketing car les conversions y sont plus faciles, au détriment de l’acquisition de nouveaux clients. Avoir une campagne d’acquisition dédiée avec son propre budget garantit que vous continuez à nourrir le haut de votre funnel et à assurer la croissance à long terme de votre marque. Pour les plus petits budgets, une approche consolidée peut suffire.
‘Moi je suis un peu de la vieille école. J’aime bien avoir une campagne d’acquisition et une campagne de remarketing parce qu’il y a des toujours des notions déjà de pilotage du budget […] c’est toujours le piège que Meta attribue le budget aux audiences engagées.’




