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4 experts révèlent ce qui fonctionne vraiment en créa Meta pour les marques D2C

Épisode diffusé le 8 janvier 2026 par Danilo Mura Duchesnes

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La créa n’est pas de l’art, c’est une science : la fin du mythe de l’inspiration

Bienvenue dans cet échange où nous allons plonger au cœur du réacteur des marques D2C qui scalent aujourd’hui : la stratégie créative. Si vous gérez des campagnes Meta Ads, vous l’avez sans doute constaté. L’époque où la magie résidait dans le ciblage ou le bid management est révolue. Aujourd’hui, avec des algorithmes comme Meta Andromeda, la différence entre une campagne qui stagne et une campagne qui explose se joue presque exclusivement sur la qualité et la pertinence de vos créas. Mais voilà le problème : pour beaucoup, la créativité reste un concept flou, presque mystique. On attend l’inspiration, on espère avoir ‘la’ bonne idée, et on se retrouve souvent à court de munitions face à la demande insatiable de l’algorithme.

Cette vision est non seulement paralysante, mais elle est surtout fausse. C’est le premier point que je veux déconstruire avec vous. Trop de gens pensent que la créa est purement abstraite, une sorte de fulgurance artistique. On me dit souvent : ‘il faut un hook, un corps de vidéo et un CTA’. Si c’était aussi simple, tout le monde réussirait. La réalité, c’est que derrière chaque publicité qui performe durablement, il y a une méthode, une structure, une science. Comme je le dis souvent,

‘la créa c’est de l’art, mais derrière cet art, il y a de la science.’

C’est cette approche qui permet de transformer une seule bonne idée en une source quasi inépuisable de publicités performantes. Il ne s’agit pas d’avoir 40 idées, mais de savoir comment transformer une seule idée en 40 variations pertinentes et testables.

Dans les lignes qui suivent, je vais vous partager le système que j’ai développé, notamment chez 900.care, pour sortir de l’impasse créative. Nous allons décortiquer ce que j’appelle ‘l’équation créative’, une formule simple mais redoutable pour structurer votre pensée et multiplier votre production. Nous verrons comment clarifier le vocabulaire (concept, angle, format, itération) pour que toute votre équipe parle le même langage et agisse avec précision. Enfin, je vous dévoilerai les processus, les KPIs et les sources d’inspiration que nous utilisons au quotidien pour alimenter la machine et prendre des décisions basées sur la data, et non sur l’intuition. L’objectif est clair : vous donner toutes les clés pour construire une stratégie créative qui ne dépend pas de la chance, mais d’un processus solide, pour attaquer les prochains mois avec un avantage concurrentiel décisif.

L’équation créative : la formule pour systématiser et scaler votre production publicitaire

Le plus grand changement de paradigme que vous pouvez opérer est de cesser de voir une publicité comme une entité unique et indivisible. Une créa qui fonctionne n’est jamais un coup de chance. C’est l’aboutissement d’une combinaison réussie de plusieurs variables. Le problème, c’est que la plupart des annonceurs ne savent pas identifier ces variables. Quand une publicité marche, ils sont contents mais incapables de répliquer le succès de manière fiable. Quand elle échoue, ils jettent tout et repartent de zéro, gaspillant au passage de précieux enseignements. Pour sortir de ce cycle, j’ai développé une formule que j’appelle ‘l’équation créative’. Elle est au cœur de toute notre stratégie et nous permet de comprendre pourquoi une créa fonctionne et, surtout, comment la décliner intelligemment.

Cette approche transforme la création en un processus logique et structuré, vous permettant de capitaliser sur chaque succès. Imaginez pouvoir décomposer n’importe laquelle de vos publicités gagnantes en ses éléments fondamentaux, puis de jouer avec ces éléments pour générer des dizaines de nouvelles versions, toutes basées sur une formule qui a déjà fait ses preuves. C’est exactement ce que permet cette équation. Elle vous donne un cadre pour l’expérimentation et vous assure de ne jamais être à court d’idées. C’est la clé pour passer d’une production artisanale à une production industrialisée, sans sacrifier la qualité.

La formule magique : Format x Angle Marketing x Persona x Produit

Alors, quelle est cette fameuse équation ? Elle est très simple dans sa formulation, mais extrêmement puissante dans son application. Pour moi, une créa publicitaire est le résultat de la multiplication de quatre variables fondamentales. Voici la formule :

Créa = Format x Angle Marketing x Persona x Produit

. Chaque publicité que vous lancez est une combinaison unique de ces quatre éléments. La beauté de cette équation, c’est qu’il suffit de changer une seule de ces variables pour créer une publicité entièrement nouvelle. C’est ça, le secret de la déclinaison à grande échelle. C’est comme ça qu’on arrive à produire 60 nouvelles vidéos par mois, non pas en ayant 60 idées de génie, mais en appliquant rigoureusement cette méthode.

Prenons un exemple concret. Imaginez que nous réalisons une publicité sous forme de ‘faux podcast’ (c’est le Format). L’idée est de mettre en scène une conversation authentique où l’on discute d’un problème. L’Angle Marketing pourrait être ‘David contre Goliath’, où notre petite marque dénonce les pratiques d’un grand groupe industriel. Le Persona ciblé est une femme de 30 ans, soucieuse de l’environnement. Et le Produit mis en avant est notre gel douche rechargeable. Cette combinaison fonctionne très bien. Que faire ensuite ? Au lieu de chercher une idée complètement différente, utilisons l’équation. Je peux garder le même format, le même angle et le même persona, mais changer le Produit pour notre dentifrice à croquer. Bam, nouvelle vidéo. Je peux ensuite revenir au gel douche, mais changer le Persona en faisant intervenir un homme de 40 ans pour voir si le message résonne différemment. Bam, encore une nouvelle vidéo. Je peux même garder tous les éléments constants, mais changer simplement l’Angle Marketing pour me concentrer sur le problème des déchets plastiques plutôt que sur l’affrontement avec les grands groupes. C’est infini. Cette structure vous oblige à penser de manière modulaire et vous donne une feuille de route claire pour vos tests.

Clarifier le vocabulaire : la clé pour une équipe alignée et efficace

Pour que cette équation fonctionne, il est impératif que toute l’équipe partage un vocabulaire commun. J’ai remarqué que beaucoup de confusion et d’inefficacité viennent du fait que les gens utilisent des termes comme ‘concept’, ‘angle’ ou ‘format’ de manière interchangeable. Or, chaque mot désigne une variable précise de notre équation. Voici comment je définis ces termes pour qu’on soit tous sur la même longueur d’onde. L’Angle Marketing, c’est le message clé, la première chose que l’on va dire pour capter l’attention. C’est l’accroche narrative. Par exemple : ‘Vous saviez que votre gel douche contient 80% d’eau ?’. C’est mon angle d’attaque. Ensuite, il y a le Format, que certains appellent ‘concept’. Pour moi, c’est ‘le papier cadeau dans lequel la créa est emballée’. Est-ce un UGC (User Generated Content), un micro-trottoir, un unboxing, un sketch humoristique, un format type Brut ? C’est l’habillage visuel et structurel de la vidéo.

Ensuite, bien sûr, il y a le Persona et le Produit, qui sont assez clairs. Mais il y a aussi la question des déclinaisons, itérations et hooks. Quand je parle de 60 nouvelles ‘vidéos’, je ne compte pas les variations de hook. Changer les trois premières secondes d’une vidéo, pour moi, ce n’est pas une nouvelle créa, c’est une déclinaison (ou V2) de la même vidéo. Une itération, c’est encore plus subtil. C’est changer un tout petit élément, comme l’arrière-plan sur une image statique. C’est un test très scientifique pour isoler une variable. Mais attention, la règle d’or est simple :

‘on itère sur quelque chose qui fonctionne.’

Si une créa a des performances désastreuses, ça ne sert à rien de changer la couleur du bouton d’appel à l’action. On la jette et on passe à une nouvelle combinaison de notre équation. Cette discipline et cette rigueur dans le vocabulaire sont essentielles pour ne pas perdre de temps et d’argent sur des optimisations futiles et pour concentrer ses efforts là où il y a un vrai potentiel.

Le quotidien d’un creative strategist : un pilotage par la data au service de l’idée

Le terme ‘creative strategist’ est devenu très à la mode, mais qu’est-ce que cela signifie concrètement au quotidien ? Oubliez l’image de l’artiste qui attend l’inspiration divine. Notre rôle est bien plus structuré et analytique. La moitié de notre temps n’est pas passée à avoir des idées, mais à créer les conditions pour que les bonnes idées émergent et, surtout, pour mesurer leur impact réel. Ma définition de la stratégie créa est simple : Qu’est-ce qu’on fait (les créas), avec quel budget, pour qui (l’audience) et comment on le mesure ? C’est un cycle continu qui va de la rédaction d’un brief à l’analyse fine des performances, en passant par la gestion de la production.

Chez 900.care, notre équipe de trois creative strategists est dédiée à 100% à ce cycle. Nous ne faisons pas de media buying directement, nous travaillons avec une agence partenaire. Cette spécialisation nous permet de nous concentrer sur notre cœur de métier : être les architectes de la performance publicitaire. Notre journée type est un mélange d’analyse de données, de rédaction, de collaboration avec les créateurs et les monteurs, et bien sûr, de sessions de brainstorming pour alimenter le pipeline. C’est un travail qui exige à la fois une grande créativité pour imaginer des concepts forts et une rigueur quasi scientifique pour les tester et les scaler.

Du brief à l’analyse : les étapes d’un processus créatif maîtrisé

Le processus commence toujours par l’application de notre fameuse équation créative. Le creative strategist va rédiger un brief détaillé qui définit précisément chaque variable : quel format (ex: UGC face caméra), pour quel angle marketing (ex: ‘le secret que les grandes marques ne veulent pas que vous sachiez’), pour quel persona (ex: jeune maman de 25-35 ans) et quel produit (ex: le kit d’essai). Le brief ne s’arrête pas là. J’aime y inclure entre trois et six variations de hooks prédéfinis. Ce sont des accroches testées qui fonctionnent bien, comme jeter un produit en reverse, une expression faciale surprenante, etc. Cela permet d’avoir de la matière pour créer des déclinaisons dès le départ.

Une fois le brief validé, il est transmis à l’équipe de production (créateurs de contenu, vidéastes). Le strategist peut être présent sur le tournage pour s’assurer que sa vision est bien respectée. Ensuite, il y a une phase d’allers-retours avec le monteur. C’est une étape cruciale, car

‘entre ta vision et ce qui est réalisé, bah il y a des changements, du coup le but c’est que la vision se retrouve.’

Une fois la vidéo finalisée, nous l’envoyons à notre agence qui se charge du lancement. Mais notre travail ne s’arrête pas là. C’est là que la phase d’analyse commence. Le strategist est formé pour lire les données du business manager et prendre des décisions : on coupe, on scale, ou on décline ? Ce cycle complet, de l’idée à la décision data-driven, est la clé pour ne pas naviguer à vue.

Piloter par la data : les KPIs qui comptent vraiment en phase de test

L’analyse est probablement la partie la plus critique et la plus mal comprise du processus. Beaucoup de gens se perdent en regardant le ROAS ou le CPA dès le premier jour sur une nouvelle créa. C’est une erreur. En phase de test, mon objectif n’est pas de voir si la créa vend immédiatement, mais de savoir si elle capte l’attention. Pourquoi ? Parce que

‘je considère que si mon brief il a été bien fait, il a été pensé pour faire de la vente. Donc la vidéo, elle est pensée pour vendre.’

La question en test est donc : est-ce que les gens s’arrêtent pour la regarder et est-ce qu’ils cliquent ?

Pour cela, je me concentre sur des métriques d’attention. Les principales sont le Hook Rate (le pourcentage de personnes qui regardent les 3 premières secondes), le Hold Rate (le pourcentage qui regarde une portion plus longue), et surtout le CTR (taux de clic) et le CPC (coût par clic). Un bon CTR et un CPC bas indiquent que votre message est pertinent et que votre créa suscite l’intérêt. Récemment, j’ai ajouté un KPI essentiel : le First Frame Retention. C’est le pourcentage de personnes qui, après une impression, commencent réellement à regarder la vidéo. Cela mesure l’impact de votre miniature. Vous seriez surpris de voir des écarts de 15% (de 75% à 90%) juste à cause d’une miniature plus ou moins percutante. Ce n’est qu’une fois que tous ces voyants sont au vert que nous décidons de scaler la créa. C’est à ce moment-là, en augmentant le budget, que nous validons si elle convertit réellement. Cette approche en deux temps permet de ne pas tuer dans l’œuf des créas prometteuses qui ont juste besoin d’un peu de budget pour trouver leur audience et de ne pas gaspiller d’argent sur des créas qui n’intéressent personne.

L’art de l’idéation infinie : comment ne jamais être à court de munitions créatives

C’est la question qui hante tous les marketeurs : ‘Comment trouver constamment de nouvelles idées ?’ Après plus de deux ans à me consacrer à la stratégie créative pour une marque comme 900.care, je peux vous dire que c’est le défi le plus complexe, surtout quand on a déjà testé énormément de choses. L’inspiration ne tombe pas du ciel. Elle se cultive, elle se provoque et, surtout, elle se systématise. Il ne s’agit pas d’attendre l’éclair de génie, mais de mettre en place des processus et des réflexes qui permettent de transformer le monde qui vous entoure en une source inépuisable d’idées publicitaires. La clé est de garder les yeux ouverts et de développer un muscle : celui qui consiste à se demander en permanence ‘Comment puis-je adapter cela pour ma marque ?’.

Pour ceux qui débutent, la tâche est plus simple. Le terrain de jeu est immense. Vous pouvez vous inspirer des meilleures marques D2C françaises ou américaines. Il y a tellement de formats et d’angles à tester que vous avez des mois, voire des années, de travail devant vous. Mais quand votre marque atteint un certain niveau de maturité, vous ne pouvez plus simplement copier les autres ; vous devez devenir celui qui innove. C’est là que des stratégies plus avancées d’idéation entrent en jeu, allant de l’analyse des tendances organiques à l’utilisation de l’IA, en passant par des brainstormings déstructurés avec des personnes extérieures au marketing.

De l’organique au payant : votre fil d’actualité est votre meilleure source d’inspiration

Mon premier réflexe pour trouver de nouvelles idées est de regarder ce qui fonctionne en organique. Les plateformes sociales sont des laboratoires géants qui révèlent en temps réel les formats qui captent l’attention. Mon travail consiste à identifier ces tendances émergentes et à les traduire en concepts publicitaires.

‘Dès que je vois un truc sur les réseaux sociaux, mon réflexe c’est de me dire : est-ce que c’est un nouveau concept qu’on est en train de voir émerger ?’

Je ne parle pas de suivre une trend TikTok musicale, mais de comprendre les évolutions profondes dans la manière de consommer du contenu. Par exemple, nous avons été parmi les premiers à faire des publicités au format ‘faux podcast’ ou ‘micro-trottoir’. D’où venait l’idée ? Simplement en observant le succès des podcasts d’infopreneurs ou des vidéos de rue virales. Je me suis dit : ‘on peut faire pareil, mais en intégrant notre produit’.

Cette veille doit être active. Regardez les concepts des grands YouTubeurs. Hugo Décrypt, avec son fond vert et son ton journalistique, nous a inspirés à tester un format similaire. Quand Squeezie lance un concept comme ‘L’imposteur’, je me demande immédiatement comment je pourrais adapter cette mécanique de jeu ou de suspicion pour parler de nos produits. Le principe est simple : si des millions de personnes sont captivées par un format en organique, il y a de fortes chances qu’une version publicitaire de ce format soit également efficace, car elle s’inscrit dans des codes que l’audience connaît et apprécie déjà. N’attendez pas que vos concurrents le fassent. Soyez celui qui adapte en premier les tendances de demain.

Les angles marketing intemporels qui résonnent à tous les coups

Au-delà des formats, il y a les angles marketing, les histoires que vous racontez. Et certaines histoires sont universelles et intemporelles. En maîtriser quelques-unes vous assure d’avoir toujours une base solide pour vos scripts. L’un de mes préférés est l’angle David contre Goliath. Il est incroyablement puissant. Il positionne votre petite marque courageuse contre un géant de l’industrie, créant un lien émotionnel fort avec le consommateur. Récemment, nous avons fait une vidéo où nous expliquions avoir reçu une mise en demeure d’un grand groupe. C’était une histoire vraie. Nous l’avons utilisée pour raconter notre combat : celui d’une petite marque qui dit la vérité face à des mastodontes.

‘Cette vidéo, elle cartonne, parce que les gens, ils kiffent donner du sens à leur achat.’

En achetant votre produit, le client ne fait pas qu’un simple achat, il rejoint une cause, il soutient le ‘petit’ contre le ‘gros’.

Un autre angle qui fonctionne toujours est l’histoire du fondateur. Pourquoi avez-vous créé cette marque ? Quelle frustration personnelle, quel problème avez-vous voulu résoudre ? L’authenticité de cette histoire, racontée par le fondateur lui-même, crée une connexion inégalable. Enfin, il y a le classique mais redoutable framework Problème-Agitation-Solution (PAS). L’erreur que beaucoup font est de se contenter d’énoncer le problème. La clé est dans l’agitation. Il ne suffit pas de dire ‘votre gel douche contient 80% d’eau’. Il faut agiter le problème : ‘…de l’eau que vous avez déjà dans votre robinet, qui est transportée par des camions qui polluent, dans une bouteille en plastique que vous allez jeter’. En faisant ça, vous faites prendre conscience au client de la gravité du problème. La solution que vous proposez n’en devient que plus désirable et évidente.

L’IA comme partenaire créatif pour tester et innover plus vite

Enfin, parlons d’un outil qui change la donne dans notre processus d’idéation et de test : l’intelligence artificielle. Je vois de plus en plus l’IA comme un partenaire créatif qui nous permet de tester des hypothèses à une vitesse et à un coût auparavant inimaginables. Concrètement, nous utilisons l’IA, notamment les technologies de clonage de voix et de vidéo, pour créer des versions ‘low-cost’ de nos concepts. Par exemple, nous pouvons prendre une interview existante de notre fondateur, et grâce à l’IA, lui faire dire un tout nouveau script pour un nouveau produit. Cela nous permet de tester l’efficacité d’un message ou d’un angle sans avoir à organiser un tournage complet.

Si la version IA performe bien en phase de test, alors nous validons l’hypothèse et nous investissons dans une ‘vraie’ production. Cela nous fait gagner un temps précieux et réduit considérablement le risque financier. Et les résultats sont bluffants. Récemment, une de nos créas IA est devenue notre top spender pendant une semaine. Je vous assure que la qualité est telle que la plupart des gens ne s’en rendent pas compte.

‘J’ai eu aucun commentaire qui me dit genre ‘c’est un fake’. Aucun.’

L’IA n’est pas là pour remplacer les créatifs, mais pour augmenter leurs capacités. Elle nous permet d’être plus audacieux, de tester plus de choses et, in fine, de trouver plus rapidement les combinaisons gagnantes de notre équation créative. C’est un avantage compétitif majeur pour les marques qui sauront s’en emparer.

Conclusion : Passez de l’artisanat à l’industrialisation de votre succès créatif

Au terme de cette plongée dans les rouages de la stratégie créative, j’espère vous avoir convaincu d’une chose : la performance sur les plateformes publicitaires modernes n’est plus une affaire de chance, mais de méthode. L’approche artisanale, où l’on attend l’inspiration et où chaque créa est un pari incertain, est vouée à l’échec face à la voracité des algorithmes. Le succès durable réside dans la capacité à transformer la créativité en un processus scientifique, répétable et scalable. C’est tout le sens de l’équation créative et de la méthodologie que nous avons explorées ensemble. Il ne s’agit pas de brider l’imagination, mais au contraire de lui donner un cadre structuré pour s’épanouir et un système fiable pour mesurer son impact.

Les points clés à retenir sont simples mais fondamentaux. Premièrement, pensez en systèmes. Adoptez l’équation ‘Format x Angle x Persona x Produit’ comme la grammaire de votre langage publicitaire. Deuxièmement, soyez rigoureux. Définissez un vocabulaire commun et itérez uniquement sur ce qui fonctionne. Troisièmement, pilotez par la data d’attention en phase de test, en vous concentrant sur le Hook, le CTR et le CPC avant de vous soucier du CPA. Enfin, cultivez votre inspiration de manière active, en transformant les tendances organiques et les angles marketing intemporels en munitions pour vos campagnes. En intégrant ces principes, vous ne serez plus jamais à court d’idées et, plus important encore, vous saurez comment transformer ces idées en résultats tangibles pour votre business. La stratégie créative est le nouveau champ de bataille de l’e-commerce. Avec la bonne méthode, vous avez toutes les armes pour le remporter.


Questions fréquentes sur la stratégie créative

Quelle est la différence fondamentale entre un angle marketing et un format ?

C’est une distinction cruciale pour bien structurer sa pensée. L’angle marketing, c’est le ‘quoi’ : le message principal, l’accroche narrative que vous allez utiliser pour capter l’attention. C’est la première chose que vous dites ou montrez pour faire prendre conscience d’un problème ou d’un bénéfice. Le format, c’est le ‘comment’ : le contenant, l’habillage de votre message. C’est la manière dont l’information est présentée visuellement et structurellement. Un même angle (par exemple, ‘notre produit est plus sain que celui des concurrents’) peut être décliné dans une multitude de formats : un témoignage client (UGC), une interview d’expert, un micro-trottoir, une animation, etc.

‘L’angle de marketing c’est la première chose que je vais dire dans une créa. […] Le format, […] c’est le papier cadeau dans lequel la créa est emballée genre c’est l’aspect du truc tu vois.’

Comment tester une créa publicitaire efficacement avec un petit budget ?

L’erreur est de vouloir valider la rentabilité (ROAS) dès le début. Avec un petit budget, concentrez-vous sur la validation de l’attention et de l’intérêt. La méthode est simple : allouez un budget fixe et limité, par exemple 20€ par jour pendant 5 à 7 jours. Durant cette période, votre seul objectif est d’analyser les métriques ‘haut de tunnel’ : le Hook Rate (les gens regardent-ils les 3 premières secondes ?), le CTR (cliquent-ils ?) et le CPC (à quel coût ?). Si ces indicateurs sont bons et dépassent vos benchmarks, cela signifie que votre créa est pertinente et engageante. Vous pouvez alors décider de lui allouer plus de budget pour voir si elle convertit. Cette méthode évite de gaspiller de l’argent sur des créas qui n’intéressent personne dès le départ.

‘Dans ma période de test, je veux juste voir si ma créa elle va apporter du bon clic et si elle a des bonnes stats de visionnage. […] Je regarde hook rates, taux de clic et éventuellement hold rate, CTR et du coup c’est CPC et CPM.’

Quand faut-il décider d’itérer sur une créa plutôt que d’en créer une nouvelle ?

La règle d’or est simple et non négociable : on n’itère que sur ce qui fonctionne déjà. L’itération (changer un petit élément comme un arrière-plan, un mot dans le titre, etc.) sert à optimiser ou rafraîchir une publicité qui a déjà de bonnes performances, pour essayer de faire encore mieux ou de prolonger sa durée de vie. Si une créa a un taux de clic catastrophique ou un coût par clic exorbitant, il est inutile de perdre du temps à essayer de la ‘sauver’ en changeant des détails. C’est le signe que le concept de base est mauvais. Dans ce cas, il faut l’arrêter et repartir sur une nouvelle combinaison de l’équation créative (nouveau format, nouvel angle…).

‘Il y a que deux raisons qui peuvent être intéressantes pour itérer une créa, c’est soit tu as une créa qui marche bien. Dans ce cas tu changes quelque chose pour essayer de la refresh. […] Ou tu as une hypothèse et tu vas la tester. Sinon ça sert à rien de refresh.’

Qu’est-ce que l’équation créative et comment l’utiliser concrètement ?

L’équation créative est une formule simple pour décomposer et structurer n’importe quelle publicité : Créa = Format x Angle Marketing x Persona x Produit. Pour l’utiliser, prenez une de vos publicités existantes (ou une idée) et identifiez chacune de ces quatre variables. Par exemple : Format = UGC, Angle = ‘gain de temps le matin’, Persona = ‘femme active 30-40 ans’, Produit = ‘shampoing sec’. Pour générer de nouvelles publicités, il vous suffit de ne changer qu’une seule variable à la fois. Gardez tout identique mais changez le Produit pour votre après-shampoing. Puis, revenez au shampoing sec mais changez l’Angle pour ‘économiser de l’eau’. Cette méthode vous donne un cadre systématique pour créer des dizaines de variations pertinentes à partir d’un seul succès initial.

‘Une créa c’est un format auquel tu appliques un angle marketing pour un persona pour un produit. Donc la formule magique […] ça donne format fois angle marketing fois persona fois produit. En fait ça tu as ta vidéo et il suffit d’enlever une variante pour avoir une autre vidéo.’

Comment trouver de nouvelles idées de créas publicitaires quand on a l’impression d’avoir tout testé ?

Lorsque vous atteignez un plateau, la meilleure source d’inspiration se trouve en dehors de la publicité. Observez activement les formats de contenu qui émergent et performent en organique sur les réseaux sociaux (TikTok, YouTube, Instagram). Analysez les concepts des YouTubeurs populaires, les formats de médias comme Brut, ou même les mèmes du moment. Votre travail est de vous demander : ‘Comment puis-je adapter cette tendance, ce format, cette manière de raconter une histoire à ma marque et à mon produit ?’. Par exemple, si les micro-trottoirs sont populaires, créez-en un sur une problématique liée à votre produit. L’innovation en publicité payante vient souvent de l’adaptation intelligente des codes de la culture organique.

‘Dès que je vois un truc sur les réseaux sociaux, mon réflexe c’est de me dire est-ce que c’est un nouveau concept qu’on est en train de voir […] émerger ? […] Est-ce que je peux l’adapter ? Par exemple, j’aime bien faire ça avec des youtubeurs. Regarde les concepts des youtubeurs.’

Comment l’intelligence artificielle peut-elle aider dans une stratégie créative ?

L’IA devient un formidable outil pour accélérer la phase de test et réduire les coûts. Au lieu de produire directement une vidéo coûteuse pour un nouveau concept, vous pouvez utiliser l’IA pour en créer une version rapide et peu chère. Par exemple, en utilisant des outils de clonage de voix et de vidéo (comme HeyGen), vous pouvez prendre des images existantes d’un porte-parole (comme le fondateur) et lui faire dire un tout nouveau script. Vous lancez cette créa IA en test. Si les métriques d’attention (CTR, CPC) sont excellentes, cela valide votre concept. Vous pouvez alors investir en toute confiance dans une vraie production de haute qualité, en sachant que l’idée a déjà prouvé son potentiel.

‘Ce qu’on aime bien faire, c’est dès qu’on a un concept qui peut être fait avec de l’IA, […] on le fait. Et on teste les scripts là-dessus et si ça marche bien après on le fera en vrai. […] Récemment on a eu […] une créa IA qui tournait en top spender pendant une semaine.’


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