Logo de l'épisode 105. Argent, famille et loyautés : ce qui t’empêche de réussir. Coaching cash sur l’argent ! du podcast Entrepreneure Née pour Impacter

105. Argent, famille et loyautés : ce qui t’empêche de réussir. Coaching cash sur l’argent !

Épisode diffusé le 4 décembre 2025 par Aurélie Gauthey

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Vous vous sous-estimez ? Et si le vrai problème n’était pas votre valeur, mais votre loyauté ?

Cette question, je l’entends presque tous les jours : ‘Pourquoi j’ai un problème de valeur ? Je me sous-estime, je brade ce que j’apporte, et je finis par me sentir abusée, totalement désalignée.’ C’est une sensation viscérale, une frustration qui ronge de l’intérieur. Vous savez que vous avez du talent, que vos services transforment des vies, mais au moment de donner votre prix, une force invisible vous paralyse et vous fait chuchoter un chiffre bien en dessous de ce que vous méritez. Vous vous justifiez en disant que c’est pour ‘avoir des témoignages’, pour ‘affiner l’offre’, mais au fond, vous sentez bien que c’est du ‘bullshit’. Vous sentez que quelque chose de plus profond est à l’œuvre.

Ce sentiment d’être abusée n’est pas une fatalité, c’est un symptôme. C’est le signal d’alarme que votre système interne est en conflit. D’un côté, votre ambition d’adulte, cette part de vous qui est née pour impacter, qui veut créer, grandir, et être récompensée pour sa juste valeur. De l’autre, une partie plus ancienne, plus jeune, terrifiée à l’idée de trahir. Trahir qui ? Trahir quoi ? C’est là que le coaching devient puissant. Car le plus souvent, le blocage ne se trouve pas dans votre stratégie marketing ou votre offre. Il est enfoui bien plus profondément, dans les racines de votre histoire, dans les serments silencieux que vous avez passés avec votre lignée.

Dans ce coaching en direct avec Virginie, nous allons plonger au cœur de ce mécanisme. Nous partons d’un problème de business en apparence simple – brader ses tarifs – pour mettre en lumière une structure énergétique complexe qui la maintient ‘petite’. Une histoire de loyauté familiale, de sacrifice maternel et de peur inconsciente de dépasser sa propre mère. Si vous vous reconnaissez dans ce sentiment de ramer à contre-courant, de faire un pas en avant et dix en arrière, alors cet article est pour vous. Préparez-vous à comprendre pourquoi vous vous sabotez et, surtout, à découvrir les clés pour reprendre votre juste place, sans culpabilité ni trahison.

Le symptôme visible : quand se sentir ‘abusée’ est un choix inconscient

Lorsque Virginie partage sa problématique, les mots sont forts : ‘je me sous-estime’, ‘je brade mes services’, ‘je me sens abusée’. C’est une spirale destructrice que beaucoup d’entrepreneures connaissent. On donne beaucoup, on reçoit peu, et un sentiment d’injustice s’installe. Pourtant, ma première question peut sembler provocatrice : ‘C’est quoi l’avantage pour toi d’être abusée ?’. La première réaction est toujours le rejet : ‘Il n’y a aucun avantage, c’est une situation que je ne veux plus !’. Mais notre inconscient est bien plus malin que ça. Il y a TOUJOURS un avantage, un bénéfice caché, qui maintient le comportement en place.

L’illusion des ‘avantages’ : comment on se ment pour rester en sécurité

Après un instant de résistance, les ‘avantages’ de Virginie émergent : recueillir des témoignages, voir que ça marche, consolider son offre. En surface, cela semble logique. C’est une stratégie de débutante pour gagner en confiance. Mais c’est un piège. Ces justifications sont une façon élégante de se mentir à soi-même. Le véritable avantage n’est pas là. Le véritable avantage, c’est que tant que l’on reste à ce niveau – celui où l’on ‘teste’, où l’on ‘valide’ – on ne prend pas de risque. On ne s’expose pas vraiment. On reste dans une zone de contrôle où l’échec est minimisé et où, surtout, la réussite est contenue. Brader ses prix, c’est s’assurer de ne pas grandir trop vite, de ne pas devenir ‘trop’. C’est une stratégie de survie de notre système nerveux qui a plus peur du succès et de ses conséquences que de l’échec.

Cette quête de réassurance externe est une fuite. Attendre que les témoignages vous donnent votre valeur, c’est confier les clés de votre royaume à d’autres. Votre valeur n’est pas conditionnée par l’approbation extérieure. Elle est intrinsèque. Le problème, c’est que vous avez appris, quelque part dans votre histoire, qu’il était dangereux d’affirmer cette valeur pleinement. Vous avez appris qu’il fallait ‘en chier’, comme le disait le grand-père de Virginie, et que l’argent ne ‘tombait pas du ciel’. Vous avez intégré que le succès devait être difficile, mérité à la sueur de votre front, et surtout, qu’il ne devait pas être trop facile ou trop grand.

Quand le travail acharné ne paie pas : l’écho des croyances ancestrales

La croyance qu’il faut souffrir pour réussir est un héritage toxique. Virginie mentionne son grand-père qui lui disait : ‘Tu attends avec les mains tendues que l’argent tombe du ciel.’ Cette phrase, même dite il y a des années, continue de vibrer en elle. Elle crée une obligation inconsciente de ‘prouver’ qu’elle se démène, qu’elle ne demande pas la facilité. Et quel meilleur moyen de prouver qu’on ‘en chie’ que de travailler beaucoup pour gagner peu ? Se sentir abusée devient alors la preuve irréfutable de son labeur. C’est une distorsion tragique : le manque de résultats devient la validation de l’effort. On se retrouve piégée dans une logique où plus on souffre, plus on se sent légitime, même si le compte en banque crie le contraire.

Ces voix du passé – un grand-père, une grand-mère, des parents – dictent nos comportements financiers sans même que nous en ayons conscience. Elles créent des règles invisibles : ‘il ne faut pas être trop chère’, ‘il faut tout donner’, ‘il faut se sacrifier’. Ces règles deviennent nos barreaux de prison. On s’épuise à vouloir réussir, mais notre énergie est constamment tirée vers le bas par ces anciens décrets. Le problème n’est donc pas votre capacité à vendre, mais votre permission inconsciente à recevoir. Et cette permission est directement liée à des dynamiques bien plus profondes, des dynamiques de loyauté et d’amour au sein de votre clan familial.

Nous avons effleuré la surface, le symptôme. Nous avons vu comment des croyances limitantes sur le travail et l’argent créent un terrain fertile pour l’auto-sabotage. Mais pour vraiment comprendre pourquoi vous vous maintenez dans cette situation, nous devons descendre d’un niveau. Nous devons parler de la figure la plus influente dans la construction de notre rapport au sacrifice et à la réussite : notre mère.

Le poids invisible des loyautés familiales : le serment fait à sa mère

Le véritable tournant du coaching avec Virginie n’est pas quand on parle d’argent, mais quand je lui demande : ‘Est-ce que tu as vu une figure féminine dans ta vie, se sacrifier pour sa famille ?’. La réponse est immédiate et sans équivoque : ‘Ma mère, oui, elle s’est entre guillemets sacrifiée professionnellement pour nous élever.’ Et là, tout s’éclaire. Le blocage de Virginie n’est pas un blocage business. C’est un blocage d’amour. Un blocage de loyauté.

Reproduire le schéma maternel pour se sentir aimée

De manière totalement inconsciente, Virginie est en train de rejouer l’histoire de sa mère. Elle a quatre enfants, elle se sent tiraillée entre son business et sa famille, et elle ‘se sacrifie’ en bradant ses tarifs, s’assurant ainsi de ne pas trop réussir. Pourquoi ? Par loyauté. Dans l’inconscient d’un enfant, l’amour est synonyme de ressemblance. Pour être aimée, pour appartenir au clan, je dois être comme toi. Si maman s’est sacrifiée, alors pour être une ‘bonne fille’ et une ‘bonne mère’, je dois moi aussi me sacrifier. Réussir pleinement, gagner beaucoup d’argent, développer une entreprise florissante alors que sa mère a mis sa carrière entre parenthèses serait, pour l’inconscient de Virginie, une forme de trahison.

C’est un mécanisme extrêmement puissant et subtil. Consciemment, Virginie me dit : ‘Mais ça, je veux plus justement, c’est quelque chose que j’ai plus envie de faire.’ Mais son inconscient, lui, n’est pas d’accord. Il est terrifié. Car rompre le schéma, c’est symboliquement dire à sa mère : ‘Ton modèle n’était pas le bon. Je choisis une autre voie.’ Et cette affirmation, aussi libératrice soit-elle, est perçue comme une attaque, un rejet, une perte d’amour. C’est pour cette raison que la question la plus importante est :

‘Est-ce que tu es prête à sacrifier ta loyauté envers ta mère ?’

La peur de trahir : quand réussir devient une faute

La culpabilité est le gardien de la loyauté familiale. Chaque fois que Virginie s’approche du succès, une petite voix lui murmure : ‘Et maman ? Et la famille ?’. On l’a vu en direct : un simple message anodin de sa mère (‘Coucou ma fille’) suffit à déclencher chez elle un sentiment de tiraillement. Elle a ressenti le besoin de le gérer immédiatement, de peur de ‘la mettre de côté’. Elle a elle-même utilisé le mot ‘trahir’. C’est la preuve que son système nerveux est programmé pour prioriser la connexion maternelle au détriment de son expansion professionnelle.

Ce conflit est épuisant. C’est lui qui crée le fameux ‘un pas en avant, dix en arrière’. Vous lancez une offre, vous avez des prospects, et soudain, vous tombez malade, un de vos enfants a besoin de vous, vous procrastinez… Votre système trouve toutes les excuses possibles pour vous empêcher de franchir le cap. Pourquoi ? Parce que si vous réussissez trop, vous dépassez maman. Si vous gagnez trop d’argent, vous montrez qu’il existait une autre voie que le sacrifice. Inconsciemment, vous avez peur que votre réussite mette en lumière son sacrifice, et que cela la blesse. Pour ne pas prendre ce risque, vous restez petite. Vous restez loyale. Vous restez en sécurité dans le schéma connu.

L’adulte qui veut grandir contre l’enfant qui veut appartenir

Ce conflit interne peut être vu comme une lutte entre deux parties de vous. Il y a l’adulte, la femme, l’entrepreneure qui me parle et qui dit : ‘Moi, je veux réussir. Moi, je veux gagner, moi je veux avoir des clients.’ C’est la part de vous qui aspire à la croissance, à l’impact, à la liberté. Et puis il y a la petite fille à l’intérieur, loyale et aimante, qui murmure : ‘On ne peut pas laisser maman de côté, on ne peut pas la trahir. La famille avant tout.’ C’est cette petite fille qui a peur d’être abandonnée si elle devient trop différente, trop brillante, trop riche. C’est elle qui appuie sur le frein à main chaque fois que l’adulte appuie sur l’accélérateur.

Tant que ces deux parties ne sont pas réconciliées, vous serez en permanence tiraillée. Vous ne pourrez pas créer à partir d’un espace de puissance et de sérénité, mais toujours à partir d’un espace de peur et de justification. La clé n’est pas de faire taire la petite fille, mais de la rassurer. De lui expliquer qu’on peut réussir ET rester connectée à sa mère, qu’on peut être riche ET être une bonne maman. Mais pour cela, il faut d’abord un acte de libération conscient et énergétique.

Le diagnostic est posé. Le problème n’est ni la confiance, ni la stratégie. C’est une chaîne invisible qui vous relie à un passé de sacrifice. La bonne nouvelle, c’est que les chaînes peuvent être brisées. Il est temps de passer à l’action et de reprendre votre pouvoir.

Reprendre son pouvoir : comment se libérer pour enfin réussir

Une fois que la racine du blocage est identifiée, le chemin vers la libération devient clair. Il ne s’agit plus de s’acharner sur des stratégies de vente qui ne fonctionnent pas, mais d’opérer un changement profond au niveau énergétique et identitaire. C’est un processus en deux actes : d’abord, on coupe ce qui nous retient ; ensuite, on construit ce vers quoi on veut aller. C’est la seule façon de créer un succès qui soit à la fois durable et aligné.

L’acte 1 : Couper les liens énergétiques du sacrifice

La première étape est un acte symbolique et énergétique puissant. Je dis à Virginie : ‘il faut que tu ailles couper énergétiquement avec les loyautés avec ta maman.’ Cela ne signifie pas couper la relation avec sa mère. Au contraire. Il s’agit de couper les liens d’attachement toxiques, les serments inconscients qui vous obligent à rejouer son histoire. Vous pouvez utiliser des outils comme la technique des bonshommes allumettes, que l’on trouve facilement en ligne, ou simplement passer par un rituel personnel. L’important est l’intention que vous y mettez.

Prenez le temps de lister tout ce que vous voulez couper. Le lien avec le sacrifice. Le lien avec la croyance qu’il faut souffrir. Le lien avec la peur de trahir. Le lien avec la culpabilité de réussir. Le lien avec l’obligation de rester ‘basse’ pour ne pas faire d’ombre. Coupez, coupez, coupez. C’est un acte de souveraineté. Vous déclarez à l’univers et à votre propre système que vous choisissez une autre voie. Vous honorez le chemin de votre mère et des femmes de votre lignée, mais vous ne le portez plus. Vous décidez d’écrire votre propre histoire, une histoire où la réussite et l’épanouissement sont possibles, sans sacrifice.

L’acte 2 : Définir votre propre vision de la réussite

Couper les liens libère de l’espace. Mais cet espace doit être rempli par une nouvelle vision, claire et précise. Car comme je le dis à Virginie, ‘quand tu dis je veux réussir, ça veut rien dire’. Votre inconscient a besoin d’une feuille de route. Sinon, par défaut, il reviendra aux anciens schémas. C’est à vous de définir le cadre de votre succès. C’est quoi, pour vous, réussir ? Est-ce travailler deux jours par semaine ? Est-ce avoir trois accompagnements par mois ? Attention au piège de rester petite ici aussi. Quand Virginie me dit ‘deux accompagnements’, je la pousse : ‘Et si tu osais en vouloir plus ?’

Prenez une feuille et écrivez concrètement ce que vous voulez. Combien de jours par semaine voulez-vous travailler ? Quels sont les moments non-négociables avec votre famille ? Le mercredi après-midi ? Tous les soirs à partir de 18h ? Combien d’argent voulez-vous générer par mois pour vivre confortablement ET kiffer ? 3000€ ? 4000€ ? 10000€ ? Soyez précise. C’est cette clarté qui va permettre à votre inconscient de comprendre la destination. Il va réaliser que votre vision du succès n’est pas une menace pour votre famille, mais au contraire, un moyen de mieux en profiter. Vous n’êtes plus dans le ‘ou’ (la carrière OU la famille), mais dans le ‘et’ (la carrière ET la famille).

Oser être ‘indécente’ : réconcilier argent et famille

Le test final, c’est celui que j’ai fait à Virginie. Je lui ai demandé de fermer les yeux et de s’imaginer recevoir 40 clients le mois prochain. Sa réaction a été instantanée : ‘Bien, mais paniquée’. La panique venait de la question : ‘Comment gérer et 40 clientes et le côté familial ?’. C’est là que réside le cœur du conflit. La croyance profonde que ‘réussir = sacrifier la famille’.

Il est crucial de se réconcilier avec l’idée qu’on peut gagner beaucoup d’argent et avoir une famille épanouie. J’ai des clientes avec cinq ou six enfants qui ont des business qui tournent. Ce n’est pas une question de possibilité, c’est une question de permission et d’organisation. Il faut que vous répétiez à votre système, encore et encore :

‘Oui, je peux réussir beaucoup, avoir de l’argent et avoir du temps de qualité avec ma famille.’

Cessez de vous comparer aux standards de réussite des autres. Définissez le vôtre. Peut-être que votre succès, c’est quelques clients par mois avec des revenus confortables, et c’est parfait. L’important est que ce soit VOTRE définition, pas celle héritée de votre lignée. Quand vous serez réconciliée avec ça, quand votre inconscient aura compris que votre succès est une bénédiction pour votre famille et non une trahison, alors toutes les stratégies du monde se mettront à fonctionner. Vous créerez à partir d’un espace de joie et d’alignement, et non plus de peur.

Conclusion : prenez votre juste place, vous la méritez

Le parcours de Virginie est un miroir puissant pour tant d’entrepreneures. On commence avec un ‘problème de prix’ et on découvre une histoire de loyauté, de sacrifice et d’amour familial. Ce que cette session nous enseigne, c’est que nos blocages en business sont rarement là où on pense les trouver. Ce n’est souvent pas un manque de compétence ou de stratégie, mais une programmation inconsciente qui nous maintient en-deçà de notre potentiel pour nous protéger d’une supposée trahison.

Votre valeur n’est pas négociable. Le seul obstacle à sa pleine expression, ce sont les vieilles histoires que vous continuez de vous raconter et les serments silencieux que vous continuez d’honorer. La libération commence par un acte de courage : celui de regarder ces dynamiques en face, de remercier votre lignée pour ce qu’elle vous a transmis, et de choisir consciemment un autre chemin. Couper les liens avec le sacrifice, ce n’est pas rejeter votre famille, c’est vous autoriser à vivre une vie plus grande pour, à votre tour, inspirer les générations futures.

Alors aujourd’hui, je vous pose la même question qu’à Virginie. Qu’allez-vous faire ? Quelle est la première action que vous pouvez poser pour honorer à la fois votre ambition et vos valeurs ? Allez couper ces liens. Allez définir votre vision. Réconciliez cette adulte en vous qui veut conquérir le monde et cette petite fille qui veut juste être aimée. Car vous pouvez avoir les deux. Vous avez le droit d’être une mère dévouée ET une entrepreneure à succès. Vous avez le droit d’être riche ET une bonne personne. Comme je l’ai dit à Virginie, et je vous le dis à vous :

‘Prends ta place, parce que oui, tu as le droit, et oui, tu le mérites, et oui, tu as ta place.’

Votre impact vous attend.

FAQ : Vos questions sur les loyautés familiales et la réussite

1. Pourquoi est-ce que je baisse toujours mes prix, même si je connais ma valeur ?

Baisser ses prix est souvent un mécanisme de protection inconscient. Même si votre esprit rationnel connaît votre valeur, une partie de vous, votre inconscient, peut avoir peur des conséquences du succès. Cela peut être lié à une loyauté familiale qui vous pousse à ne pas ‘dépasser’ vos parents ou à reproduire un schéma de sacrifice. En bradant vos tarifs, vous vous assurez de rester dans une zone de sécurité, où vous ne devenez ni ‘trop’ visible, ni ‘trop’ riche, évitant ainsi de trahir symboliquement les ‘règles’ de votre clan familial. C’est une façon de rester petite pour garantir votre sentiment d’appartenance.

‘Moi, je le vois comme ça, c’est le mot qui est ressorti, parce que ben, je brade mes tarifs, je puis c’est un moyen aussi de voilà, je me dévalue, parce que si je gagne trop, je dépasse maman ; si je réussis, je suis plus loyale.’

2. Comment les croyances de ma famille sur l’argent peuvent-elles bloquer mon business aujourd’hui ?

Les phrases que vous avez entendues dans votre enfance sur l’argent et le travail (‘l’argent ne tombe pas du ciel’, ‘il faut en chier pour réussir’) ont créé votre programmation financière. Ces croyances agissent comme un thermostat interne. Si vous tentez de gagner plus d’argent que ce que votre ‘thermostat’ autorise, votre système va tout faire pour vous ramener à la température connue : auto-sabotage, procrastination, peur de vendre… Vous êtes alors en conflit avec des règles invisibles gravées en vous, ce qui rend la croissance financière extrêmement difficile et épuisante.

‘Est-ce que dans ta famille, il y a des personnes qui te disaient que il fallait en chier dans la vie ? Bah, oui. […] Mon grand-père […] me disait toujours : ‘Tu es là et tu attends avec les mains tendues que l’argent tombe du ciel. »

3. Qu’est-ce qu’une ‘loyauté familiale’ et comment savoir si j’en ai une ?

Une loyauté familiale est un pacte inconscient, un ensemble de règles et de dettes invisibles qui vous lient à votre système familial. Elle vous pousse à répéter certains schémas (de sacrifice, de pauvreté, de difficultés) pour garantir votre appartenance au clan. Vous pouvez en avoir une si vous vous sentez coupable à l’idée de réussir, si vous avez l’impression de trahir vos proches en faisant des choix différents, ou si vous vous auto-sabotez systématiquement juste avant d’atteindre un objectif important. C’est une force qui vous tire en arrière au nom de l’amour et de l’appartenance.

‘C’est trahir une loyauté familiale envers ta mère en fait. […] Ton inconscient, il trouve raisonnable [de rester basse] pour pas trop trahir les femmes de ta famille ou ta maman.’

4. Est-il vraiment possible de réussir en tant qu’entrepreneure sans sacrifier sa vie de famille ?

Absolument. La croyance qu’il faut choisir entre la réussite et la famille est l’un des plus grands blocages. C’est un héritage du passé. La clé est de redéfinir ce que le succès signifie pour VOUS. Au lieu de subir un modèle, vous le créez. En fixant des limites claires (horaires, jours de travail) et en intégrant vos moments familiaux comme non-négociables dans votre business plan, vous construisez une entreprise qui sert votre vie, et non l’inverse. La réussite n’est pas l’ennemie de la famille ; elle peut en être le moteur, à condition d’en être l’architecte consciente.

‘Il faut que tu te réconcilies avec le fait que oui, on peut gagner de l’argent et avoir une famille. C’est juste à toi de définir. Si le soir, tu finis de travailler à 18 h, c’est non négociable.’

5. J’ai peur de gagner plus d’argent que mes parents, est-ce normal ?

C’est une peur extrêmement courante et tout à fait normale. Gagner plus d’argent que ses parents peut être inconsciemment perçu comme un acte de supériorité ou de trahison. C’est comme si votre succès mettait en lumière leurs propres difficultés ou ‘échecs’. Cette culpabilité est directement liée à la loyauté familiale. Vous avez peur de perdre leur amour ou votre place dans la famille si vous devenez ‘trop’ différent. C’est une peur d’enfant qui a besoin d’être rassurée par l’adulte que vous êtes aujourd’hui, en comprenant que votre succès n’enlève rien à leur valeur.

‘Si je gagne trop, je dépasse maman ; si je réussis, je suis plus loyale. Ça, c’est très inconscient hein. Je suis plus loyale à ma maman, qui elle s’est sacrifiée.’

6. Concrètement, comment puis-je ‘couper les liens’ énergétiques avec ces schémas familiaux ?

‘Couper les liens’ est un acte psycho-énergétique qui consiste à déclarer votre intention de ne plus être gouvernée par ces vieux schémas. Vous pouvez utiliser des outils comme la technique des bonshommes allumettes de Jacques Martel, faire une méditation guidée, ou écrire une lettre (que vous brûlerez ensuite) où vous remerciez votre lignée et déclarez que vous choisissez une nouvelle voie. L’important est de le faire avec conscience, en précisant ce que vous coupez : le sacrifice, la pauvreté, la culpabilité… Cela ne coupe pas l’amour, mais la transmission des schémas limitants.

‘Avant, il faut que tu ailles couper énergétiquement avec les loyautés avec ta maman. Tu as les bonhommes allumettes. Tu as plein de vidéos qui montent sur internet comment faire. […] Coupe ton lien avec le sacrifice.’

7. Pourquoi est-ce que je me sens coupable ou ‘indécente’ à l’idée de vouloir gagner beaucoup d’argent ?

Le sentiment d’indécence face à l’argent est souvent lié à des mémoires familiales ou collectives qui associent la richesse à quelque chose de ‘sale’, d’égoïste ou d’injuste. Si vous venez d’un milieu où l’argent était rare et difficile à gagner, vouloir en avoir ‘trop’ peut vous donner l’impression de trahir vos origines. C’est comme si vous sortiez de la ‘norme’ acceptable par votre clan. Oser désirer l’abondance demande de se déprogrammer de ces anciennes croyances et de s’autoriser à être ‘indécente’ par rapport aux standards du passé, pour créer votre propre réalité financière.

‘Eh bien parce qu’en fait, tu oses pas être assez indécente. Indécente, c’est que tous les jours, tu te connectes à ‘Moi, je veux plus de temps par mois. Moi, je vais investir pour ça, moi, je crois en ça. »

8. En quoi le fait de ne pas être alignée avec mes valeurs impacte mes ventes ?

Le désalignement avec vos valeurs crée un conflit interne qui sabote votre énergie. Si votre valeur la plus haute est la famille, mais que vous croyez inconsciemment que réussir dans votre business va nuire à votre famille, vous allez tout faire pour ne pas réussir. Vous courez après quelque chose (le succès) qui vous fait peur en même temps. Cette incohérence est perçue par vos clients potentiels. Votre énergie est confuse, votre message manque de puissance, et vos actions sont empreintes de peur. Les ventes deviennent alors difficiles et épuisantes, car vous ramez contre votre propre courant intérieur.

‘Quand on est désaligné de ses valeurs, si on associe que la famille, ça peut pas aller avec la réussite, c’est normal que ce soit dur. Tu cours après quelque chose qui te fait peur. C’est c’est fatiguant, ouais, clairement, ouais.’


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