mindset entrepreneur seo

Julien Jimenez – Développer un mindset de gagnant en édition de site | E10

Épisode diffusé le 12 décembre 2022 par Les Makers | Podcast

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Le mindset entrepreneur seo – ce truc dont tout le monde parle dans les conférences et que presque personne ne pratique vraiment – Julien Jimenez, lui, l’a construit à 16 ans. Pas dans une école de commerce. Pas avec un mentor payé 5000€ la journée. Dans sa chambre, à monter des sites adultes en sous-domaines pendant que ses potes étaient en boîte. Julien Jimenez, alias Corleone Bis sur Twitter, est aujourd’hui à la tête d’une agence SEO et d’une plateforme de vente de liens – Next Level – qui tourne depuis des années sur un CMS qu’il a lui-même financé avec la vente d’un site à 100 000€. Deux jours avant son bac. Qu’il n’a pas passé. Dans cet épisode du podcast Les Makers, il y a des chiffres qui font mal, des anecdotes qui déroutent, et une vision de ce que signifie réussir qui va peut-être te bousculer un peu.

Quand le mindset entrepreneur seo commence à 16 ans dans la niche adulte

Ce qui frappe d’emblée dans le parcours de Julien, c’est la logique froide derrière le choix de sa première niche. Pas de romantisme, pas de passion pour le contenu. Une analyse de marché faite par un gamin de 16 ans qui voulait juste s’en sortir.

Il le dit lui-même, sans filtre :

« Je comprends très très vite que les niches les plus compétitives sont celles qui ont le plus d’argent. Et je me demande comment faire de l’argent en ayant l’école la journée, et donc potentiellement la nuit et les weekends. »

Dit comme ça, ça ressemble à un cours de business élémentaire. Sauf que lui avait 16 ans et zéro capital.

Le problème concret : pour s’inscrire sur les programmes d’affiliation adultes, il faut être majeur. Sa solution ? Demander à son père – qui avait une boîte d’hébergement – de s’inscrire à sa place, puis lui reverser les commissions via une facturation fictive. (Ce qui est, au passage, une leçon d’ingéniosité autant que de zone grise légale – je laisse chacun se faire son opinion.) L’accord impliquait que le père prenne sa commission au passage. Ce qui lui a appris très tôt que le business, même familial, a ses règles.

La vraie découverte arrive avec Rabbit Finder, un annuaire de l’époque où un seul site validé pouvait générer 3 à 10 000 visiteurs dans la journée. Et entre 100 et 300€. Le truc c’est que la validation était rare. Donc Julien a fait ce que font tous les bons SEO : il a cherché des variantes. Des sous-domaines. Des annuaires alternatifs. Il a industrialisé.

À 17-18 ans : 500€ par jour. À 18 ans : 1 000€ par jour. Pour garder ces chiffres en perspective – à cette époque, le SMIC mensuel tournait autour de 1 100€. Julien le gagnait en une journée. C’est ça, le mindset entrepreneur seo dans sa forme la plus brute : voir une contrainte comme un problème de logique à résoudre, pas comme une raison d’abandonner.

Et puis il y a ce détail qui dit tout. Pendant cette période, il ne sortait pas. Pendant que ses amis étaient en boîte de nuit, lui montait des sites. Pas par discipline forcée. Par choix. Parce que ça ne ressemblait pas à du travail.

La stratégie des 1000 feuilles – ou comment décortiquer un algorithme sans manuel

Fascination. C’est le mot que Julien utilise pour parler de Google, de Facebook, de TikTok. Pas intérêt. Pas compréhension. Fascination.

« Je suis absolument fasciné par l’algo de Google. L’algo en général ou même tous les algos, tu sais TikTok et cetera. Discover par exemple, je suis totalement fasciné par l’algo. Et donc tant que il y aura cette flamme là, je n’arrêterai pas. »

Ce qui m’a scotché, c’est l’honnêteté de l’aveu. Ce n’est pas une posture de gourou.

Sa méthode, il l’appelle la stratégie 1000 feuilles. En gros : tu testes une combinaison, tu observes, tu en testes une autre, tu corriges. Itération après itération. Avec un volume de sites suffisant pour avoir des données significatives – ce qui est, clairement, un avantage que peu de SEO peuvent se payer. Quand tu as des sites dans toutes les thématiques compétitives au monde, tu vois les mises à jour de l’algorithme arriver 5 à 6 jours avant tout le monde. Ce n’est pas de la magie. C’est du volume.

L’exemple qu’il donne sur les balises title mérite qu’on s’y arrête. La norme dit : garde ta balise title courte, visible dans les SERPs, quelques mots bien choisis. Julien a mis des textes de 500 mots en balise title. Et ça a fonctionné. Pas parce que c’est une technique révolutionnaire – mais parce que personne d’autre ne testait ça, trop occupé à respecter une règle visuelle qui n’a rien d’une règle algorithmique.

Il parle aussi des redirections 301. Pendant un an, les 301 ne marchaient plus du tout. La plupart des SEO ont arrêté d’en faire. Julien, lui, a réessayé un an plus tard. Et ça remarché. Son explication : Google avait gelé cette partie de l’algo pour stopper le spam, puis l’avait rouverte parce que sans ça, l’algorithme lui-même ne fonctionnait plus correctement. (Ce genre d’observation ne vient pas des études de cas LinkedIn. Ça vient de tester en masse pendant des années.)

Pour aller plus loin sur les bases de cette approche technique, les fondamentaux du référencement naturel restent un point de départ utile avant de passer aux itérations avancées.

Mais voilà ce que je trouve le plus intéressant dans sa méthode : il admet explicitement ne jamais être satisfait. Il a un modèle qui fonctionne, une boîte qui tourne, et il refuse d’aller à l’international parce qu’il considère ne pas avoir encore tout fait en France. C’est une limite assumée – ou un perfectionnisme qui ralentit la croissance, selon le point de vue qu’on adopte.

100 000€ et un choix que ses parents n’ont pas compris

Deux ou trois jours avant son bac. Julien vend un site pour 100 000€. Il n’a pas passé le bac. Il est monté à Paris.

La question que pose l’animateur – qu’est-ce que tu as fait de cet argent – est celle que visiblement personne ne lui avait posée avant. La réponse est instructive sur ce qu’est vraiment le mindset entrepreneur seo quand il est cohérent jusqu’au bout.

« Mes parents me disent tout de suite achète un appartement, tu es jeune et au moins ça te sécurisera ta vie. Et moi j’ai pas envie de sécuriser, j’ai envie de vibrer. J’ai appelé un mec avec qui je travaillais depuis longtemps et je lui ai dit écoute, moi j’ai besoin d’un développeur à temps plein pendant un an. Combien tu prendrais ? »

Entre 10 000 et 15 000€ par mois. Pendant presque un an. Pour construire un CMS propriétaire de génération de sites. Celui qui tient encore aujourd’hui toute l’infrastructure de Next Level.

Pas d’appartement. Pas de voiture. Un outil. Un actif productif. C’est le genre de décision qui semble évidente à raconter, et qui est terriblement difficile à prendre à 18 ans avec 100 000€ en poche et une famille qui pousse vers la sécurité.

Ce qu’il avait compris – et que la plupart ratent – c’est que la vraie sécurité pour un entrepreneur n’est pas un bien immobilier. C’est un avantage compétitif durable. À l’époque, personne en France n’avait ce type de CMS. Quand il le montrait, les gens étaient soufflés.

Le profil de Julien Jimenez et son approche du SEO business se rapprochent de ce que décrit aussi Mon Salaire en Slip dans son passage du blackhat au long-terme – deux trajectoires différentes, la même intuition sur ce qui dure.

La définition de la réussite selon un SEO qui vient de rien

Voilà le moment qui m’a le plus arrêté dans tout cet épisode. Julien parle de sa définition personnelle de la réussite. Et elle n’a rien à voir avec une Porsche ou un chalet.

« J’aurais réussi ma vie quand je pourrai aller à un magasin type Carrefour et acheter ce que je veux. Si je veux 2 kg de viande, j’achète 2 kg de viande sans regarder le prix. »

Voilà. C’est tout. Et c’est précisément ce qui rend cette définition si juste.

Julien Jimenez vient d’une famille modeste. Très modeste. Au point qu’avant de quitter le domicile familial pour s’installer avec sa compagne, il est allé voir la propriétaire de ses parents pour régler lui-même leurs loyers en retard – entre 7 000 et 8 000€ – sans le dire à ses parents pendant trois ou quatre mois. Ce n’était pas de l’ostentation. C’était clore une dette morale. Partir tranquille.

Ce que le mindset entrepreneur seo donne à ce type de profil, ce n’est pas d’abord de la richesse. C’est de l’autonomie. La capacité de ne rien devoir à personne – une valeur qu’il articule avec une métaphore simple : il achète ses propres perceuses. Il n’emprunte jamais. Parce que l’emprunt crée des obligations, et les obligations créent des frictions.

Ce rapport à la famille et à l’argent est aussi ce qui le rend crédible quand il parle de motivation. Il ne vend pas un rêve abstrait. Il parle de pouvoir acheter de la viande sans compter. C’est ancré. C’est réel. Et c’est pour ça que ça résonne.

L’animateur fait une observation juste : lui aussi a mis du temps à se lancer, attendant de finir ses études. Il s’en veut encore. Julien répond avec une franchise qu’on entend rarement dans ce type de podcast :

« L’entrepreneuriat, je pense que tu l’as ou tu ne l’as pas. Et si tu l’as depuis très jeune, il y a des facteurs qui disent que l’humain classique dans la société française doit aller à l’école, faire un diplôme, réussir, faire un emploi et puis peut-être faire de l’entrepreneuriat. C’est le modèle qu’on nous inculque depuis petit. »

Discutable, évidemment. Il y a des gens qui se découvrent entrepreneurs à 40 ans. Mais l’intuition de fond – que le système scolaire français décourage activement les profils entrepreneuriaux – est difficile à contester quand on regarde les chiffres de création d’entreprise par tranche d’âge.

Ce que les jeunes SEO ratent quand ils regardent Julien Jimenez

Julien est cité comme une inspiration par l’animateur. Avec Yann et Fred – deux autres figures du SEO FR – il représente un type de profil rare : un SEO qui parle business autant que technique. Qui motive autant qu’il partage des tips.

Mais ce qu’on retient souvent des success stories comme la sienne, c’est le résultat. Les 1 000€ par jour à 18 ans. Le CMS propriétaire. Next Level. On zappe le reste – les nuits sans sortir, le fait de former son propre prof d’informatique avant le bac (ce qui est une anecdote dingue, soit dit en passant), la jalousie que sa montée rapide a générée sur les forums de l’époque.

Il le dit sans ambages : il a été détesté assez vite dans la niche adulte parce qu’il montait trop vite et trop haut. La jalousie, c’est le bruit de fond de toute réussite visible en France. Il a mis longtemps à s’en affranchir. À ne plus avoir honte d’avoir plus que les autres dans son cercle familial élargi.

Ce passage-là du podcast est le moins spectaculaire. Et probablement le plus utile pour quelqu’un qui démarre. Le mindset entrepreneur seo ne se résume pas à trouver la bonne niche ou à itérer sur l’algo. Il implique aussi de gérer ce que ta réussite fait aux gens autour de toi. Et ça, aucun cours de SEO ne l’enseigne.

Pour ceux qui veulent voir comment cette approche se traduit concrètement en revenus, Antoine Magnan a détaillé comment atteindre 5 chiffres par mois via l’édition de site – avec des étapes beaucoup plus accessibles pour qui commence maintenant. Et Kevin Richard a lui aussi emprunté un chemin tortueux entre blackhat et approche long-terme avant de construire SEObserver.

Ce qui m’agace dans la façon dont on parle de ces profils en général : on valorise le résultat sans jamais parler du coût. Julien a travaillé 20 heures sur 24 pendant longtemps. Ce n’est pas un chiffre de marketing. C’est une réalité physiologique et sociale qui a un impact. Il ne le cache pas, mais il ne s’y attarde pas non plus. Et quand on compare avec une approche plus structurée de la stratégie SEO, on voit que les deux chemins mènent à la même montagne – mais pas avec les mêmes chaussures.

Au fond, la question que pose implicitement tout cet épisode : est-ce que le mindset entrepreneur seo se construit ou est-ce qu’on l’a ? Julien penche clairement pour le second camp. Moi, je serais moins tranché. Mais c’est peut-être parce que je n’ai jamais vendu un site à 100 000€ deux jours avant un bac que je n’ai pas passé.

Questions fréquentes

C'est quoi le mindset entrepreneur seo selon Julien Jimenez ? +
Pour Julien Jimenez, le mindset entrepreneur seo se résume à traiter chaque contrainte comme un problème logique à résoudre - pas comme un obstacle. À 16 ans, mineur, sans capital, il a trouvé une façon de monétiser une niche lucrative en passant par son père comme intermédiaire légal. Ce n'est pas de la débrouillardise au sens vague. C'est une capacité à déconstruire un problème et trouver le contournement le plus efficace, sans attendre que les conditions soient parfaites.
Comment Julien Jimenez a utilisé ses 100 000€ de première vente de site ? +
Au lieu d'acheter un appartement comme le lui conseillaient ses parents, il a financé le développement d'un CMS propriétaire de génération de sites, à raison de 10 000 à 15 000€ par mois pendant près d'un an. Ce CMS est encore aujourd'hui la colonne vertébrale de son infrastructure, dont Next Level sa plateforme de vente de liens.
Qu'est-ce que la stratégie 1000 feuilles en SEO ? +
C'est la méthode d'itération que Julien Jimenez utilise pour décortiquer les algorithmes. En testant des combinaisons de signaux les unes après les autres, en observant les résultats, et en corrigeant à chaque étape. Avec un volume important de sites dans des niches très compétitives, cette approche permet de détecter les évolutions de l'algorithme Google 5 à 6 jours avant la plupart des acteurs du marché.
Est-ce qu'on peut se lancer dans le SEO et l'entrepreneuriat quand on est mineur ? +
Julien Jimenez répond clairement que l'âge n'est pas le facteur limitant. Lui-même a commencé à 15-16 ans. Il cite l'exemple d'Adrien Rousseau ou d'un jeune passionné de hacking qu'il a croisé et présenté à des professionnels du secteur. La question n'est pas l'âge - c'est la clarté sur ses priorités. Certaines niches (comme l'adulte) ont des contraintes légales liées à la majorité. Mais le SEO en lui-même n'en a pas.
Pourquoi Julien Jimenez ne s'étend pas à l'international avec Next Level ? +
Il avance une raison qui ressemble à du perfectionnisme assumé : il estime ne pas avoir encore tout fait en France, et ne veut pas s'étendre avant d'avoir un modèle parfait dans une langue. Un blocage qu'il qualifie lui-même de débile mais dont il n'arrive pas à se défaire.
Comment le mindset entrepreneur seo se construit-il selon cet épisode ? +
Julien Jimenez pense qu'on l'a ou qu'on ne l'a pas. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne se nourrit pas - mais plutôt qu'il y a une disposition initiale que le système éducatif français a tendance à étouffer en forçant vers le diplôme et l'emploi salarié. La fascination pour les algorithmes, la tolérance à l'incertitude, et la capacité à travailler sans validation externe sont les trois marqueurs qu'il identifie dans sa propre trajectoire.

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