likes et commentaires publicités facebook

Comment augmenter les likes et commentaires de vos publicités Facebook | #AskDanilo E21

Épisode diffusé le 14 octobre 2021 par

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Les likes et commentaires publicités facebook ne paient pas le loyer – c’est ce qu’on entend souvent dans les cercles media buying. Et pourtant. Danilo Duchesnes, consultant Facebook Ads et fondateur de DHS Digital, pose une question qui dérange : entre une pub à zéro réaction et une pub à 150 likes avec 25 commentaires, laquelle attire vraiment le regard ? La réponse est évidente. Mais les implications, elles, sont moins simples qu’il n’y paraît.

Ce que Danilo souligne dans cet épisode d’Ask Danilo, c’est que l’engagement n’est pas une vanity metric comme les autres. C’est de la preuve sociale – cette mécanique psychologique qui fait qu’on fait confiance à ce que les autres ont déjà validé. Et sur Facebook, cette preuve sociale a un coût. Ou plutôt : son absence en a un.

Pourquoi Facebook récompense les pubs engageantes

Facebook n’a jamais publié d’étude qui établit une corrélation directe entre engagement et conversion. Danilo le dit clairement, et c’est honnête de sa part. Mais il y a un autre angle, moins discuté.

L’algorithme favorise les publicités qui gardent les gens sur la plateforme. Logique commerciale basique : Facebook veut que ses utilisateurs restent heureux, actifs, engagés. Une pub qui génère des réactions, c’est une pub qui contribue à cet objectif. Et l’algorithme le sait – enfin, il le mesure.

«Facebook favorise les pubs qui génèrent beaucoup d’engagement parce que Facebook veut apporter de la valeur à ses utilisateurs, il veut favoriser l’expérience utilisateur et donc généralement les pubs qui sont engageantes peuvent avoir des CPM plus bas.»

Des CPM plus bas. Voilà ce qui change tout.

Ce n’est pas une question de fierté ou de vanité – c’est une question de distribution. Si Facebook diffuse ta pub plus largement parce qu’elle génère de l’engagement, tu touches plus de monde pour le même budget. C’est mathématique. Et c’est exactement le genre de levier qu’on oublie de creuser quand on est focalisé sur le ROAS à court terme. Si tu veux comprendre comment mesurer la rentabilité de tes campagnes facebook au-delà du ROAS classique, c’est un sujet qui mérite son propre angle.

Méthode 1 : dupliquer sans perdre ses likes et commentaires publicités facebook

La première méthode, c’est la plus simple. Et clairement la plus sous-utilisée, parce que beaucoup d’annonceurs ne connaissent pas l’option.

Quand tu crées une campagne Facebook Ads avec plusieurs audiences – disons trois adsets – tu crées tes visuels et tes textes dans une seule audience. Jusque-là, rien de nouveau. Mais quand tu dupliques cette publicité vers les deux autres adsets, tu as le choix : créer une nouvelle pub (avec un nouvel ID, donc un compteur remis à zéro) ou conserver le même ID publicitaire.

«Quand vous les dupliquez, vous allez voir une petite option euh afficher les réactions, commentaires et partages existant sur les nouvelles publicités. En fait, ce que ça veut dire, c’est que quand vous allez aller dupliquer les pubs, en fait vous dupliquez la publicité mais ça reste la même avec le même ID, ce qui fait que euh les commentaires, les likes et les partages vont s’accumuler euh sur la publicité qu’elle soit sur une seule audience ou sur 10 audiences.»

Dit comme ça, ça a l’air simple. Et c’est simple.

L’option s’appelle «afficher les réactions, commentaires et partages existant sur les nouvelles publicités». Une case à cocher. Si tu la rates, chaque adset repart de zéro. Si tu la coches, tous les engagements se cumulent sur un seul et même ID – peu importe combien d’audiences tu cibles en parallèle.

En pratique, ça veut dire qu’une pub qui tourne depuis trois mois peut afficher 200, 300, parfois 500 likes agrégés alors qu’elle tourne simultanément sur 8 audiences différentes. La preuve sociale s’accumule. Et le nouveau visiteur qui tombe dessus voit une pub qui a déjà convaincu du monde.

Ce qui m’agace, c’est que cette option est cachée dans l’interface au moment de la duplication – un endroit où peu de gens regardent attentivement. Résultat : des campagnes entières qui repartent à zéro engagement à chaque duplication, alors qu’elles auraient pu capitaliser sur des semaines de signaux sociaux. Pour aller plus loin sur la structure de tes campagnes et l’usage des exclusions d’audiences facebook, les deux sujets sont liés.

Méthode 2 : la campagne d’engagement, avec ses limites

Deuxième méthode. Celle-là demande un peu plus de manipulation technique, et elle comporte un vrai risque que Danilo ne minimise pas.

L’objectif «Interaction» dans le gestionnaire de publicités Facebook est conçu pour une chose : générer le plus grand nombre de réactions au coût le plus bas possible. Pas des clics. Pas des achats. Des likes, des commentaires, des partages. L’algorithme est calibré pour ça, et il le fait bien – ce qui veut aussi dire qu’il va diffuser la pub à des gens qui likent facilement, pas forcément à des gens qui achètent.

«C’est des campagnes qui généralement vont pas vous rapporter beaucoup d’argent, mais vous pouvez mettre un petit budget de 5 ou 10 euros par jour.»

C’est exactement le problème – et la solution en même temps.

La technique concrète : tu récupères l’ID de ta pub de conversion. Pour ça, tu vas dans l’aperçu de la publicité, tu cliques sur la petite flèche, tu sélectionnes «Publication Facebook avec commentaires». Tu arrives sur une page Facebook avec l’URL qui contient l’ID de ta pub tout à la fin. Tu copies cet ID.

Ensuite, dans ta campagne d’engagement, tu crées une nouvelle pub mais tu choisis «Utiliser une publication existante» – pas «Créer une nouvelle publicité». Tu colles l’ID. Ta pub de conversion apparaît dans la campagne d’engagement. Et les réactions générées par la campagne d’engagement s’accumulent sur le même ID que ta pub de conversion.

5 à 10 euros par jour. Budget minimal. Et les likes et commentaires publicités facebook générés par cette campagne viennent gonfler la preuve sociale de ta pub principale.

Mais – et c’est là que Danilo est cash – si tu cibles une audience froide et large avec cette campagne d’engagement, tu vas attirer des trolls. Des commentaires négatifs. Des réactions que tu ne veux pas sur une pub qui représente ta marque.

Sa recommandation : cibler exclusivement des audiences chaudes. Abonnés newsletter. Clients existants. Des gens qui te connaissent déjà et qui ont une raison de te soutenir plutôt que de te critiquer. Sur les meilleures sources d’audiences similaires facebook, la logique est la même : la qualité de l’audience source détermine la qualité du résultat.

Méthode 3 : cibler ses clients, le raccourci que personne ne prend

Troisième méthode. La plus directe.

Tu as des clients satisfaits ? Tu as un super produit ? Alors tu as une ressource que la plupart des annonceurs sous-exploitent complètement : une base de clients qui ont envie de te soutenir publiquement si tu leur en donnes l’occasion.

L’idée, c’est de diffuser une campagne de trafic ou de conversion en ciblant spécifiquement ta base clients – via une liste uploadée ou une audience personnalisée. L’objectif officiel de la campagne peut être trafic ou conversion, ça revient presque au même ici. Ce qui compte, c’est qui voit la pub.

Un client heureux qui retombe sur ta pub Facebook va naturellement laisser un commentaire positif, un avis, un like. Pas parce que tu le lui as demandé – mais parce que tu as créé le contexte où c’est logique. Et ces signaux-là sont authentiques. L’algorithme les lit comme tels. Les nouveaux visiteurs les lisent comme tels. (Ce qui est beaucoup plus difficile à simuler avec les deux méthodes précédentes.)

Danilo précise sur l’objectif à choisir :

«Si vous mettez trafic, normalement vous allez toucher une plus grosse proportion de votre base client. Si vous mettez conversion, vous allez toucher une plus petite proportion de votre base client, mais généralement vos coups par achat seront plus bas.»

Voilà. Deux objectifs, deux logiques de distribution différentes.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt – enfin, ce que j’aurais voulu lire dans un article il y a 5 ans – c’est que les campagnes de réachat ne servent pas qu’à vendre. Elles servent aussi à construire une réputation publicitaire. Chaque commentaire positif d’un client est un asset qui reste sur la pub aussi longtemps qu’elle tourne. Et ça, ça a une valeur qui ne se mesure pas dans le tableau de bord du gestionnaire de pub.

La patience comme stratégie – ce que l’urgence nous fait rater

Il y a un point que Danilo glisse presque en passant, et qui mérite qu’on s’y arrête.

Accumuler des centaines de likes et commentaires publicités facebook, ça prend des mois. Pas des semaines. Des mois. Sur ses propres comptes et ceux de ses clients, certaines pubs ont atteint ce niveau d’engagement après plusieurs mois de diffusion continue.

En pratique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’une pub qui a bien travaillé pendant six mois va continuer à surperformer pendant encore plusieurs mois après. L’engagement accumulé crée une dynamique qui se nourrit elle-même : plus de réactions, meilleure distribution, plus de réactions encore. (Et c’est souvent là que les annonceurs font l’erreur inverse.)

Parce qu’il y a un piège symétrique. Une pub avec beaucoup d’engagement que Facebook continue à diffuser parce qu’elle «plait» – même quand son coût par achat a explosé. L’algorithme aime les pubs engageantes au point de les diffuser plus que de raison, parfois au détriment de ta rentabilité.

Danilo est explicit là-dessus : surveille le coût par achat dans le temps. Si la courbe monte et que la pub continue à tourner portée par son historique d’engagement, coupe-la. Le passé n’est pas une garantie de performance future – même sur Facebook. Pour aller plus loin sur comment analyser tes campagnes facebook ads dans la durée, c’est un sujet étroitement lié.

Et sur la question du texte de ta pub – court ou long – qui influence directement la capacité à générer des réactions, tu peux consulter ce que Danilo a partagé sur les textes courts ou longs sur facebook ads. La réponse n’est pas celle qu’on croit.

Ce que tout ça dit sur la manière de penser ses likes et commentaires publicités facebook

Bref. Trois méthodes, un principe central : les likes et commentaires publicités facebook ne sont pas une fin en soi.

Ce sont des signaux. Ils signalent à Facebook que ta pub mérite d’être diffusée. Ils signalent à tes prospects que d’autres personnes ont déjà fait le choix de s’intéresser à ton offre. Et ils signalent à tes clients existants qu’ils font partie d’une communauté qui soutient une marque.

Mais – et c’est la nuance que beaucoup oublient – ces signaux ne remplacent pas une pub bien construite. Une créa faible avec 500 likes reste une créa faible. L’engagement peut amplifier ce qui fonctionne. Il ne répare pas ce qui est cassé à la base.

Ce qui m’a scotché dans la réflexion de Danilo, c’est la cohérence entre les trois méthodes. La première capitalise sur la structure de campagne. La deuxième utilise un objectif différent pour nourrir l’objectif principal. La troisième active une ressource qu’on a déjà mais qu’on traite comme un simple fichier client. Aucune des trois n’est magique. Mais les trois ensemble, sur le long terme, construisent quelque chose que tes concurrents n’ont probablement pas : des publicités qui ont l’air d’exister depuis longtemps – même quand elles sont nouvelles. Si tu réfléchis en parallèle à trouver des idées de publicités facebook pour nourrir ces campagnes, les deux sujets se complètent bien.

La question qui reste ouverte : est-ce que l’engagement organique sur les pubs – celui que tu ne peux pas acheter ni simuler – finira par devenir le principal signal de qualité que Facebook utilise pour distribuer les publicités ? Ça, personne ne le sait vraiment.

Questions fréquentes

Est-ce que les likes et commentaires publicités facebook influencent vraiment les conversions ? +
Facebook n'a jamais publié d'étude prouvant une corrélation directe entre engagement et conversion. Mais l'engagement crée de la preuve sociale - un visiteur qui voit 150 likes sur une pub est plus enclin à cliquer que face à une pub sans réaction. Et surtout, les pubs engageantes bénéficient de CPM plus bas car Facebook les diffuse plus largement pour satisfaire ses utilisateurs.
Comment conserver les likes et commentaires quand on duplique une publicité Facebook ? +
Au moment de la duplication, cocher l'option «afficher les réactions, commentaires et partages existant sur les nouvelles publicités». Cela conserve le même ID publicitaire, et tous les engagements s'accumulent sur une seule et même pub - qu'elle tourne sur 1 ou 10 audiences différentes.
C'est quoi une campagne d'interaction Facebook et à quoi ça sert pour l'engagement ? +
La campagne d'interaction (ou campagne d'engagement) est un objectif Facebook qui optimise pour le coût par réaction le plus bas possible. Elle génère beaucoup de likes et commentaires mais peu de conversions. L'astuce est de l'utiliser avec un budget minimal (5-10€/jour) en ciblant des audiences chaudes - clients, abonnés newsletter - et en y injectant l'ID de ta pub de conversion via l'option «utiliser une publication existante».
Comment récupérer l'ID d'une publicité Facebook ? +
Dans l'aperçu de la publicité dans le gestionnaire, clique sur la petite flèche vers le haut, puis sélectionne «Publication Facebook avec commentaires». Tu arrives sur une page Facebook dont l'URL contient l'ID de la pub à la fin. Copie cet ID pour l'utiliser dans une autre campagne via l'option «utiliser une publication existante».
Pourquoi cibler ses clients pour générer des likes et commentaires publicités facebook ? +
Les clients satisfaits qui retombent sur ta publicité ont naturellement tendance à la commenter positivement, la liker ou la partager. Ces signaux sont authentiques et lus comme tels par l'algorithme et les nouveaux visiteurs. C'est une ressource qu'on a déjà mais qu'on sous-exploite complètement.
Une pub avec beaucoup d'engagement peut-elle devenir un problème sur Facebook Ads ? +
Oui. Facebook peut continuer à diffuser une pub très engageante même quand son coût par achat augmente - parce que l'algorithme valorise l'engagement. Il faut surveiller les métriques de performance dans le temps et désactiver la pub si le coût par achat grimpe, malgré un historique d'engagement fort.

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