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5 bonnes pratiques pour produire des images de pub Facebook qui font cliquer

Épisode diffusé le 22 juillet 2022 par Danilo Duchesnes

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Les images de publicité Facebook font ou défont une campagne – et pourtant, la majorité des annonceurs continuent de produire des visuels qui ne déclenchent rien. Danilo Duchesnes, fondateur de DHS Digital et agence Social Ads qui produit plus de 150 créas par mois pour ses clients, a partagé dans son podcast Le Rendez-vous Marketing cinq pratiques concrètes qu’il applique en interne. Pas de théorie. Des exemples réels, des noms de marques, des mises en forme précises.

Ce qui m’a frappé en écoutant cet épisode, c’est la densité opérationnelle. En moins de vingt minutes, il couvre le contraste, la hiérarchie textuelle, l’usage de l’humain, le cadrage produit et la logique de déclinaison. Du concret, du terrain, zéro rembourrage.

Alors voilà ce que ça donne, mis à plat.

Le contraste : le truc le plus simple qu’on zappe en permanence

Danilo commence par là. Pas par hasard – c’est souvent ce qui change tout visuellement sans que personne sache vraiment pourquoi une image accroche l’œil et une autre non.

L’idée : un fond clair fait ressortir le produit. Avec des ombres portées sous l’objet, l’effet de profondeur donne l’impression que le produit sort de l’écran. Simple à exécuter, radical dans les résultats.

Mais il y a une variante que j’trouve particulièrement intelligente – le fond froid. Grisé, légèrement bleu. Danilo cite une pub BMW : la voiture est jaune vif, le fond est désaturé et gris. La voiture crève littéralement l’écran. C’est basique en théorie de la couleur, mais dans un fil d’actualité surchargé, ça fait une vraie différence.

«En fait, on a une publicité de BMW dans laquelle on peut voir un fond où on voit la voiture qui est en train de rouler sur la route et en fait le fond est grisé, ce qui fait que la voiture qui est de couleur jaune, je le précise, ressort énormément parce que le fond est grisé.»

C’est le genre de détail qu’on croit maîtriser et qu’on bâcle quand on est pressé.

Et je le dis franchement : la plupart des images de publicité Facebook qu’on voit sur des comptes e-commerce moyens pèchent exactement là. Fond blanc neutre, produit au milieu, aucun travail de contraste directionnel. L’œil glisse dessus sans accrocher.

Le texte incrusté dans l’image : ce que vous devez (vraiment) écrire

La question revient en boucle dans tous les briefs : faut-il du texte sur l’image ? Danilo tranche – oui, dans la plupart des cas. Avec une nuance importante :

«Généralement les images qui ont du texte sont plus tendance à convertir parce que bah de plus en plus, comme on est pressé, on va regarder l’image parce que ça c’est ce qu’on va voir en premier, on va lire ce qu’il y a sur l’image et ensuite on va prendre une décision.»

Voilà. Dit comme ça, c’est évident. Mais combien de marques mettent encore des images sans aucun contexte textuel en espérant que le visuel parle tout seul ?

Danilo liste plusieurs types de texte à incruster, et c’est là que ça devient vraiment utile. D’abord, la proposition de valeur. Pour sa propre formation Facebook Ads, l’image montre sa photo détourée sur fond gris avec, juste à côté, «En trois jours, apprenez à lancer des campagnes de pub Facebook rentables post iOS 14». Net. Immédiat. Aucune ambiguïté sur ce qu’on vend.

Ensuite, les attributs produit. Il cite la marque Respire – déodorant solide, fond blanc, produit en bas, et trois bullets au-dessus : efficacité 48h prouvée, 100% d’origine naturelle, certifié bio et végan. Chaque bullet avec un pictogramme. Ce format, les marques de cosmétiques le maîtrisent souvent mieux que les autres secteurs (ce qui est un peu triste pour les autres).

Il y a aussi les bénéfices – différents des attributs, ça. Un attribut c’est «contient des oméga-3». Un bénéfice c’est «bon pour le cerveau, bon pour le cœur, bon pour les yeux». La nuance paraît fine mais elle change complètement le registre émotionnel de l’image. Pour aller plus loin sur la logique créative derrière ces choix, l’épisode sur les meilleures pratiques en créa Facebook Ads creuse le sujet avec d’autres formats.

Il y a aussi les annotations fléchées. Une crème, un produit, une capture d’écran – avec des petites flèches qui pointent vers des caractéristiques spécifiques. Visuel immédiat, pas besoin de lire un paragraphe. Danilo l’applique même à une masterclass : il montre une capture du gestionnaire de pub Facebook avec quatre flèches qui donnent la date, le thème, la gratuité. L’image remplace le texte de présentation.

Et puis il y a les éléments de réassurance que beaucoup oublient dans la créa elle-même : les témoignages avec étoiles et nom de l’auteur, les offres et codes promo mis en avant avec la hiérarchie visuelle (couleur de la marque, soulignage), les call-to-action – soit sous forme de bouton graphique soit simplement en texte («Réservez mon essai gratuit maintenant»).

Facebook est un peu capricieux avec les boutons dans les créas – Danilo le mentionne. Ses pubs avec bouton graphique ne sont pas toujours acceptées au premier passage. Il contourne ça avec une petite icône de souris. Pragmatique.

Et enfin, les indices visuels d’urgence : «Gratuit», «Durée limitée», date de fin, nombre de places, nombre d’avis TrustPilot, badges de certification (Meta Marketing Partners dans son cas). Ces éléments jouent sur le FOMO – la peur de rater – et ça fonctionne, même si on sait tous que c’est une mécanique.

Les images de publicité Facebook avec des personnes : quand ça aide, quand ça nuit

Troisième pratique, et celle-là est plus nuancée que les précédentes.

La question rituelle : faut-il absolument des gens sur les images ? Danilo répond avec honnêteté :

«Là actuellement, je fais tourner des publicités pour une nouvelle offre. Honnêtement, la meilleure créa n’est pas une créa de moi, c’est une créa où on voit juste un écran, un bête écran avec la proposition de valeur et ça fonctionne mieux que les images de moi.»

C’est exactement le problème avec les certitudes en créa. Ce qui marche pour une marque plante pour une autre.

Cela dit, il y a des règles qui tiennent la plupart du temps. Si vous utilisez des personnes, elles doivent ressembler à vos clients. Pas des mannequins génériques pour une marque qui cible les seniors. Pas des jeunes urbains pour un produit rural. Et de préférence souriantes – Facebook le recommande, et l’intuition le confirme : la joie vend mieux que la neutralité.

Pour les émotions plus fortes – peur, surprise, urgence – l’humain est imbattable. Danilo cite une pub de Marie Forleo : fond rose, texte «Last Chance» en grand, et Marie avec les bras grands ouverts et la bouche écarquillée. FOMO de dernière chance, incarné physiquement. Efficace et un peu manipulateur, mais c’est le jeu.

Là où ça se complique, c’est pour les produits portés. Chaussures, bijoux, montres. Intuitivement on pense : «montrons un mannequin avec le produit, ça donne le contexte lifestyle.» Mais Danilo dit l’inverse :

«Pour tout ce qui est chaussures, joaillerie, euh des trucs très des choses qu’on porte… ce qui nous intéresse vraiment, c’est la beauté du produit en lui-même… forcément, en montrant un mannequin avec un bijou, une chaussure, un collier par exemple, ça fonctionne beaucoup moins bien que de montrer le collier ou la chaussure de très près.»

Les gens veulent voir les détails du produit, pas l’usage hypothétique. Le zoom gagne sur le lifestyle. Sauf exception – mais tester reste la seule vraie réponse.

Zoomer sur le produit : la règle des 30-50%

Directement lié au point précédent. Danilo pose une règle chiffrée :

Le produit doit occuper entre 30 et 50% de l’espace dans l’image. En dessous, on ne sait pas ce qu’on vend. On voit un bras, une montre, un T-shirt, un collier – et l’œil ne sait pas où se poser.

C’est la version visuelle du principe de clarté en copywriting : une annonce, un message, un focus. Et pour les tests créatifs sur Facebook Ads, cette règle du cadrage est souvent l’une des premières variables à tester avant de toucher aux textes ou aux couleurs.

Il propose une astuce créative pour concilier les deux envies – le lifestyle ET le détail produit : superposer la montre en gros plan par-dessus la photo de la personne qui la porte. On voit les deux. Le contexte et les détails. C’est pas un format qu’on voit souvent dans les créas Facebook standard, mais ça a du sens visuellement.

Je ne suis pas convaincu que ça soit simple à bien exécuter sans que ça paraisse bricolé, mais l’intention est bonne.

Décliner une créa qui fonctionne : la méthode pour ne pas repartir de zéro

Cinquième pratique – et probablement la plus rentable à court terme pour quelqu’un qui a déjà une créa qui tourne bien.

Logique de base : si une image performe, ne la tuez pas. Déclinez-la. Gardez le concept, variez les paramètres.

Danilo liste plusieurs leviers de variation. Les couleurs d’abord – si votre charte graphique autorise le gris, le bleu foncé et le noir, testez les trois versions d’une même image. Le concept reste intact, la couleur change. Parfois ça fait +20% de CTR, parfois rien. Mais ça ne coûte presque rien à produire. Pour des stratégies plus avancées sur ce sujet, l’épisode dédié au fait de relancer des anciennes créas Facebook Ads donne des cas concrets utiles.

Ensuite, la disposition du texte. Même message, mais mis en haut plutôt qu’en bas. Souligné ou pas. Couleur différente pour un mot clé. Ce sont des micro-variations qui permettent de «poncer» un concept – l’expression de Danilo – jusqu’à trouver la version optimale.

Et enfin, les photos elles-mêmes. Même mise en page, même texte, mais avec une autre photo de vous – ou de votre produit sous un angle différent. C’est souvent par là qu’on trouve la version qui double les performances sans avoir changé le concept.

Cette approche de la déclinaison systématique rejoint une logique plus large sur la réussite en Facebook Ads : ce ne sont pas les compétences techniques qui font la différence, c’est la rigueur dans le processus de test.

Ce qu’il faut retenir – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt – c’est qu’une bonne créa n’est pas un coup de génie. C’est une bonne créa déclinée vingt fois jusqu’à ce qu’on trouve la version qui fait cliquer. Et les bonnes pratiques Facebook Ads vont toutes dans ce sens : tester, itérer, ne jamais conclure trop vite.

Reste une vraie limite dans tout ça : Danilo parle essentiellement d’images statiques. La vidéo, les formats UGC, les reels – c’est un autre terrain. Ces cinq pratiques sont solides pour le format image, mais elles ne couvrent pas tout ce que demande une stratégie créa complète en 2024. Ce qui ne les rend pas moins utiles – juste à contextualiser dans un écosystème créatif plus large.

Questions fréquentes

Faut-il toujours mettre du texte sur ses images de publicité Facebook ? +
Pas obligatoirement, mais Danilo Duchesnes recommande d'en avoir dans la majorité des cas. Les utilisateurs pressés regardent l'image en premier, lisent le texte incrusté, puis décident de cliquer ou non. Une image sans texte peut fonctionner, mais statistiquement les images avec texte convertissent mieux. Le conseil : testez les deux versions avant de conclure.
Quelle taille doit occuper le produit dans les images de publicité Facebook ? +
Entre 30 et 50% de l'espace total de l'image. En dessous, l'œil ne sait pas quoi regarder et le produit se perd dans le décor.
Comment utiliser le contraste pour améliorer ses images de publicité Facebook ? +
Deux approches principales : utiliser un fond clair pour faire ressortir un produit coloré, avec des ombres portées pour créer de la profondeur. Ou désaturer le fond - le rendre gris ou légèrement bleu - pour faire ressortir un produit de couleur vive. L'exemple BMW avec fond grisé et voiture jaune illustre parfaitement l'effet recherché.
Est-ce qu'il faut absolument des personnes sur les images de pub Facebook ? +
Non. Danilo Duchesnes lui-même admet que sa créa la plus performante pour une offre récente était un simple écran avec la proposition de valeur - sans photo de lui. L'humain aide pour les services, pour véhiculer des émotions fortes (FOMO, surprise), ou pour des produits où le contexte d'usage compte. Pour les bijoux ou les chaussures, le zoom sur le produit seul surpasse souvent le lifestyle avec mannequin.
Comment décliner une image de publicité Facebook qui fonctionne bien ? +
Gardez le concept intact et faites varier les couleurs, la disposition du texte, ou les photos utilisées. Trois couleurs de fond différentes sur la même mise en page peuvent donner des résultats très différents. C'est ce que Danilo appelle 'poncer' un concept - capitaliser sur ce qui marche sans repartir de zéro.
Quels éléments de texte mettre dans ses images de publicité Facebook ? +
Danilo Duchesnes liste : la proposition de valeur, les attributs produit (liste de 3-4 caractéristiques avec pictogrammes), les bénéfices, les annotations fléchées, les témoignages avec étoiles, les offres et codes promo, les call-to-action, et les indices d'urgence comme 'Gratuit', 'Durée limitée' ou des badges de certification.

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