Construire une stratégie seo débutant qui tient la route, c’est souvent là que tout le monde bloque – pas par manque de volonté, mais parce que le SEO donne l’impression d’être un truc réservé aux gens qui lisent des rapports d’algorithme le dimanche matin. Guillaume Giraudet-Bacchiolelli, fondateur de la 209 Agency et 14 ans de SEO dans les pattes, démonte cette idée dès les premières minutes de son passage sur Le Podcast du Marketing. Et ce qu’il dit mérite qu’on s’y arrête.
Il est autodidacte. Il a commencé en 2008, côté annonceur, en créant un statut auto-entrepreneur. Pas de formation certifiante, pas de grande école du référencement. Juste des tests, des erreurs, et une agence créée en 2015 qui accompagne aujourd’hui des solopreneurs comme des grandes marques. Ce profil-là, ça compte – parce que ça veut dire qu’il a appris ce qui marche vraiment, pas ce qui est beau sur un slide de consultant.
Estelle Ballot, qui anime le podcast, assume d’emblée ne pas être une experte SEO. Et c’est exactement pour ça que cet épisode fonctionne – la question naïve posée au bon moment force Guillaume à sortir des réponses qui ont du sens pour tout le monde. Notamment cette question : est-ce qu’il faut vraiment se prendre la tête avec le SEO, ou est-ce que le simple fait d’écrire suffit ?
La réponse est plus nuancée qu’on ne le croit. Et elle commence par une question que personne ne pose assez tôt.
Le SEO n’est pas une religion – c’est un canal d’acquisition comme les autres
Ce qui m’a frappé dans cet épisode – et franchement, ça m’a surpris venant d’un spécialiste – c’est que Guillaume commence par dire que le SEO n’est pas forcément la bonne réponse pour tout le monde.
« On n’a pas… ça nous est déjà arrivé de refuser des clients parce qu’on estimait pour eux en fait que le besoin SEO était pas là. En fait, en tout cas, que l’argent à mettre à un moment donné était pas forcément dans ce levier. »
Voilà. Un consultant SEO qui dit aux gens de ne pas forcément faire du SEO. C’est rare.
Le vrai point de départ d’une stratégie seo débutant, c’est de se demander comment son audience cherche. Pas comment Google fonctionne. Comment tes clients potentiels te trouvent. Si c’est via Instagram, LinkedIn ou le bouche-à-oreille, le SEO sera une petite brique parmi d’autres – utile, mais pas le centre du monde. Si par contre tu dois vendre via Google, là oui, le référencement devient structurant pour l’ensemble du site.
Ce cadrage change tout. Parce que trop de gens investissent du temps et de l’énergie dans le SEO sans avoir clarifié si c’est vraiment là que se joue leur acquisition. Du coup, ils produisent des contenus que personne ne cherche, sur des mots clés que personne ne tape, pour une audience qui ne passe pas par Google.
Il y a aussi ce que Guillaume appelle le glissement de Google : ce n’est plus vraiment un moteur de recherche, c’est devenu un moteur de réponse. L’algorithme cherche à répondre directement au besoin de l’internaute, pas juste à lister des sites. Ce qui change l’approche – tu ne cherches plus à placer des mots clés, tu cherches à faire correspondre une offre à une demande réelle. L’algorithme a plus de 300 critères pour évaluer une page. 300. (Et personne ne les connaît tous, c’est ça le jeu.)
Pour aller plus loin sur la façon dont le SEO s’articule avec d’autres leviers, cet épisode avec des exemples concrets donne un bon complément de lecture.
La méthode des quatre cercles : une structure de site seo débutant peut comprendre
C’est l’outil que Guillaume a sorti en cours d’épisode et qui mérite vraiment qu’on s’y attarde. Simple. Pas technique. Et pourtant c’est exactement ce que la plupart des sites ratent.
L’idée : avant de penser mots clés, pense à tes quatre cercles d’existence sur le web.
Cercle 1 – l’ADN. Qui tu es, ce que tu fais. Souvent la page d’accueil. « Agence de référencement », « coach business », « consultant RH ». C’est la base. Sans ça, Google ne sait pas te classer.
Cercle 2 – les expertises. Pas une page fourre-tout avec cinq expertises listées. Une page par expertise. Ça paraît évident dit comme ça – mais j’ai revu des dizaines de sites pro qui n’ont qu’une seule page « Services » avec tout dedans. Google n’indexe pas l’ambiguïté.
Cercle 3 – la différenciation. Ce que tu proposes en plus. Ce que la concurrence ne fait pas, ou pas aussi bien. C’est là que tu commences à capter des visiteurs qui cherchent quelque chose de spécifique – pas juste « agence SEO Paris » mais « agence SEO spécialisée e-commerce mode ».
Cercle 4 – la douleur. Et c’est le plus important selon Guillaume. La vraie question que se pose ton internaute avant même de savoir que tu existes. Guillaume prend l’exemple du podcast lui-même :
« Toi par rapport au podcast, si sur ton univers sur ton site, tu écris un article de quel matériel pour faire un bon podcast, bah ça à quelqu’un qui veut se lancer dedans, ça va forcément l’intéresser tu vois. Donc là on va répondre à une petite douleur. »
Dit comme ça, ça a l’air simple. Et pourtant, c’est souvent la dernière chose à laquelle les gens pensent quand ils créent leur site.
Ce cadre des quatre cercles, ce n’est pas du SEO technique – c’est de la logique éditoriale. Et c’est exactement pour ça qu’une stratégie seo débutant doit commencer là, avant même d’ouvrir la Google Search Console. La structure du site – l’arborescence, les menus, les liens entre pages – c’est le premier des trois piliers que Guillaume identifie. Les deux autres : le contenu sémantique et le netlinking. On y revient.
Google Search Console : l’outil que personne n’installe assez tôt
Premier conseil opérationnel de Guillaume, et c’est celui que j’aurais aimé qu’on me donne en 2011 : installe la Google Search Console dès le lancement de ton site. Pas dans six mois. Pas quand tu auras « le temps de t’y mettre ». Maintenant.
Pourquoi ? Parce que les données ne sont pas rétroactives. Si tu l’installes dans un an, tu n’auras pas accès à ce qui s’est passé avant. Et ce qui s’est passé avant – les recherches qui ont amené des visiteurs sur ton site, les pages qui ont performé, les erreurs qui ont fait fuir les robots – c’est exactement ce dont tu as besoin pour construire une stratégie seo débutant sur des bases réelles et non sur des suppositions.
Ce que la Search Console te donne concrètement : les requêtes de recherche qui ont déclenché l’apparition de tes pages dans les résultats Google, les pages d’erreur (les fameuses 404), les performances par page et par mot clé. C’est une mine d’or. Gratuite. De Google.
Et sur les erreurs 404, Guillaume a une comparaison qui tient la route :
« C’est un peu comme nous finalement, tu vois, on va entretenir un peu notre santé en allant acheter des fruits, des légumes frais, bah c’est la même chose. Finalement si on le fait un petit peu tout le temps, ça évite d’y aller une fois par mois. »
Une vérification hebdomadaire de quinze minutes. Pas plus. Juste pour s’assurer que le site est propre, que les liens fonctionnent, que Google ne tombe pas sur des pages mortes en voulant crawler ton contenu. Ce n’est pas dramatique d’avoir des 404 – ça arrive à tout le monde, c’est la technologie. Mais les laisser s’accumuler, c’est envoyer un signal négatif sur la santé globale du site.
Pour ceux qui veulent vraiment creuser les bases du SEO au-delà de ce premier niveau, il y a des ressources qui vont plus loin sur le sujet.
Images, vitesse de chargement et stratégie seo débutant : le truc que tout le monde bâcle
Passons aux images. Parce que c’est là où j’ai vu le plus de sites professionnels se planter – y compris des sites de gens qui se présentent comme « digital native ».
Le principe est simple : une image trop lourde ralentit la page. Une page lente, Google ne l’aime pas. Un internaute sur mobile encore moins – et depuis 2021, Google utilise les performances mobiles comme critère de classement. Donc une image uploadée telle quelle depuis un appareil photo, avec ses 4000 pixels et ses 8 mégaoctets, c’est une bombe à retardement dans ton SEO.
Guillaume recommande de rester autour de 1200 pixels de large. Et d’utiliser un outil de compression avant d’uploader. Il cite deux options : Tiny PNG, le leader connu, et Squoosh – un outil Google, moins connu, qui peut atteindre 99% de réduction de poids sur certaines images (ce qui est assez dingue quand on y pense).
Mais – et c’est là que son conseil est vraiment honnête – il précise que le meilleur outil, c’est celui que tu vas vraiment utiliser. Pas le plus performant sur le papier. Celui que tu intègres dans ton workflow sans y penser. Si tu es habitué à Tiny PNG, garde-le. L’important c’est que l’image soit légère, pas la marque de l’outil.
Sur la question du nombre d’images par page – est-ce qu’une homepage chargée en visuels est une mauvaise idée ? – la réponse de Guillaume nuance l’idée reçue. Non, beaucoup d’images n’est pas un problème en soi. Des images mal compressées et surdimensionnées, si. Un site e-commerce avec 50 produits sur une page peut très bien charger rapidement si le travail a été fait en amont.
Il mentionne aussi les CDN – Content Delivery Networks – comme Cloudflare ou Cloudinary, pour les sites qui veulent aller encore plus loin. Ce sont des outils qui hébergent les images sur des serveurs optimisés pour la livraison rapide. (Pas indispensable pour débuter, mais à garder en tête quand ton site grossit.)
Un article qui aborde le SEO sous l’angle de la page pilier et du référencement donne un bon éclairage complémentaire sur la structure de contenu.
Le netlinking et la dimension sociale : ce que personne n’explique clairement aux débutants
Troisième pilier du SEO selon Guillaume, et souvent le plus mal compris : le netlinking, ou comment obtenir des liens entrants vers ton site.
La métaphore est parlante. Un restaurant avec un avis Google versus un restaurant avec cinquante avis positifs – instinctivement, tu vas vers le deuxième. Google fonctionne pareil. Plus ton site reçoit de liens depuis d’autres sites, plus il est perçu comme populaire, donc fiable, donc à promouvoir dans les résultats. Ce sont les backlinks.
Mais il y a un quatrième élément que Guillaume ajoute, et là c’est celui que j’avais le moins anticipé : la dimension sociale. Google, qui n’a jamais réussi à créer son propre réseau social malgré Google Buzz, Google Wave et quelques autres tentatives oubliées, observe ce qui se passe sur les autres plateformes. Via Google Analytics, il peut voir qu’un internaute est arrivé sur une page depuis Facebook. Via un compte Google connecté, il peut tracer la corrélation entre une publication sociale et une visite sur un site.
Et il y a Google Discover – un algorithme plus récent qui s’intéresse spécifiquement aux centres d’intérêt et aux comportements sociaux. Ce n’est plus juste « est-ce que cette page répond à une requête ? » mais « est-ce que ce contenu intéresse les gens qui ressemblent à ceux qui cherchent ça ? »
« Google a toujours essayé d’y aller avec je sais pas si tu as connu toi à l’époque Google Buzz, Google Wave, tout ça… Google n’a jamais réussi à avoir vraiment cette brique sociale donc évidemment qui va se servir des autres pour apporter cette brique là. »
Ce que ça change concrètement pour une stratégie seo débutant : tes réseaux sociaux ne sont pas déconnectés de ton référencement. Publier sur LinkedIn ou Instagram et générer des clics vers ton site, ça envoie un signal à Google. Pas massif, pas magique – mais réel. Et ça confirme que le SEO n’est pas une île.
Pour voir comment d’autres praticiens ont construit leur approche du référencement, y compris en partant de zéro, l’expérience de Gaël Breton sur les sites d’autorité vaut le détour – une perspective très différente mais complémentaire.
Pages pauvres, densité de mots et l’outil Thruu : la partie que tout le monde zappe
Dernier point de l’épisode, et probablement celui que les débutants découvrent trop tard : créer des pages, c’est bien. Créer des pages avec du contenu substantiel, c’est indispensable.
Guillaume appelle ça les « pages pauvres ». Une page avec quatre lignes de texte. Une page de service avec juste un titre et un bouton de contact. Google passe dessus, trouve peu de matière, et repart. Pire : ça peut pénaliser le site globalement, parce que ça signale un contenu de faible qualité.
La règle n’est pas d’écrire du remplissage – c’est d’écrire ce qui répond vraiment à une intention. Et pour calibrer ça, Guillaume recommande un outil qui s’appelle Thruu (trois U). Créé par Samuel Schmidt, il propose 10 crédits gratuits par mois – renouvelés chaque mois. Ce qu’il fait concrètement : analyser les 20 premiers résultats Google sur un mot clé donné et te dire combien de mots ces pages contiennent en moyenne.
C’est une donnée brute, pas une vérité absolue. Mais elle te donne un plancher réaliste. Si les pages qui rankent sur ton mot clé font en moyenne 1500 mots, publier 300 mots c’est partir avec un handicap. Ce n’est pas une règle gravée dans le marbre – il y a des exceptions, des niches où les contenus courts rankent très bien. Mais comme point de départ pour une stratégie seo débutant, c’est concret et actionnable.
Ce qu’il faut retenir – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise quand j’ai commencé à écrire pour le web – c’est que Google ne récompense pas le volume de mots. Il récompense la pertinence par rapport à une intention de recherche. Mais la pertinence a besoin d’espace pour s’exprimer. Quatre lignes, c’est rarement suffisant pour couvrir un sujet de façon utile.
Et là, on touche à la limite réelle de cet épisode : Guillaume effleure beaucoup de sujets, donne des outils, des méthodes, des noms. Mais le SEO reste un domaine où la mise en pratique révèle des complications que la théorie ne prévoit pas. Les 300 critères de Google ne sont pas tous publics. L’algorithme change. Ce qui fonctionnait en 2018 peut aujourd’hui être contre-productif. Certains ont même construit des business entiers sur des approches SEO borderline avant de pivoter vers quelque chose de plus durable.
La stratégie seo débutant idéale n’existe pas dans un template. Elle se construit en observant ce que Google fait sur ton secteur, en testant, en ajustant. Guillaume le dit sans le dire vraiment : c’est un travail de long terme. Pas un sprint – malgré l’image qu’on en donne parfois.









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