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[Best Episode] Construire sa stratégie SEO avec Guillaume Giraudet Bacchiolelli – Episode 133

Épisode diffusé le 1 juillet 2024 par Estelle Ballot

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Construire une stratégie seo débutant qui tienne la route, c’est le genre de sujet qui génère des millions de résultats sur Google – et paradoxalement, très peu de réponses claires. Guillaume Giraudet Bacchiolelli, fondateur de 209 Agency et 14 ans de SEO derrière lui, a passé une heure à tout décortiquer avec Estelle Ballot dans l’épisode 133 du Podcast du Marketing. Ce qui m’a frappé en réécoutant cet épisode, c’est pas tant les conseils techniques – ils sont solides – c’est la façon dont Guillaume commence par poser une question que personne ne pose jamais : est-ce que le SEO est vraiment le bon canal pour toi ?

Parce que la réponse n’est pas toujours oui. Et c’est ça qui change tout.

Avant la stratégie seo débutant : la question que personne ne pose

Guillaume a un truc qui me plaît – il dit avoir refusé des clients parce que le SEO n’était pas leur priorité. Dans un secteur où les agences vendent du référencement à tout le monde avec un sourire, c’est suffisamment rare pour être noté.

« À mon sens, on n’est pas… ça nous est déjà arrivé de refuser des clients parce qu’on estimait pour eux en fait que le besoin SEO était pas là. En fait en tout cas, que l’argent à mettre à un moment donné n’était pas forcément dans ce levier. »

Voilà. Dit comme ça, ça a l’air presque choquant pour une agence SEO.

La vraie question à se poser avant de se lancer : comment ton audience te cherche-t-elle ? Si tes clients arrivent via Instagram, via le bouche-à-oreille, via LinkedIn – le SEO sera une petite brique, pas le moteur principal. Investir 6 mois de travail dans du référencement quand ta cible scrolle TikTok, c’est une erreur de canal, pas une erreur de SEO. Et cette confusion-là, elle coûte cher.

Mais si Google est effectivement l’endroit où tes prospects cherchent ce que tu vends, alors là – on parle d’un canal d’acquisition qui peut rivaliser avec la pub payante sur le long terme, sans le robinet à couper chaque mois.

Comment Google fonctionne vraiment – sans le jargon

Un robot. C’est tout. Google envoie un robot qui visite tes pages, analyse le contenu, et passe tout ça dans une moulinette de plus de 300 critères avant de décider où te placer dans les résultats.

« Finalement c’est quoi ? Je suis Google, on va dire que j’ai un petit robot qui va venir finalement sur les pages. Donc dès qu’il a la connaissance d’une page, il va venir regarder un petit peu le contenu. Il va ce qu’on appelle crawler en fait le contenu… Suite à ça, il va passer en fait dans son algorithme en fait finalement, et il va regarder est-ce que ça correspond à ses critères. Et là il y a quasiment plus de 300 critères pour positionner une page. »

300 critères. Et personne – vraiment personne – ne les connaît tous. Même les pros du SEO avancent à tâtons, en faisant des tests.

Ce que Guillaume explique ensuite, c’est un point que j’avais à moitié compris mais jamais vraiment intégré : Google n’est plus vraiment un moteur de recherche. C’est un moteur de réponse. Il ne cherche plus juste à lister des pages qui contiennent tes mots-clés – il essaie de répondre directement à l’intention derrière la requête. Du coup, écrire pour Google aujourd’hui, c’est d’abord écrire pour répondre à une vraie question humaine. Le reste suit.

Et ça, franchement, ça simplifie beaucoup de choses pour une approche SEO de base.

Les 4 piliers d’une stratégie seo débutant qui tient la route

Chaque année, Guillaume voit ressortir les mêmes piliers SEO. Depuis 14 ans. Il dit ça avec un sourire dans la voix – et c’est honnête. Parce que les fondamentaux, ça ne change pas vraiment. Ce qui change, c’est leur pondération selon qui te vend du conseil.

Le premier pilier : la structure du site. L’arborescence, les menus, les liens entre les pages. C’est là que Guillaume introduit sa méthode des 4 cercles, qui est – et c’est là que j’aurais voulu qu’on me dise ça plus tôt – un outil de réflexion business autant que SEO.

  • Le cercle 1 – L’ADN : qui tu es, ce que tu fais. Souvent la page d’accueil. Simple mais souvent bâclé.

Le cercle 2, ce sont les expertises – une page par expertise, pas une page fourre-tout avec 5 lignes sur chaque service. Le cercle 3, la différenciation – ce que tu proposes de plus ou de différent. Et le cercle 4, celui que Guillaume juge le plus important : la douleur. Quelle problématique concrète de ton audience est-ce que tu résous ? C’est là que le contenu de blog, les articles, les guides trouvent leur légitimité.

Le deuxième pilier : le contenu et la sémantique. Google doit être nourri. Mais attention – une page de 4 lignes créée pour exister dans une arborescence, c’est ce qu’on appelle une page pauvre. Et une page pauvre, ça plante ton SEO plus que l’absence de page.

Le troisième pilier : le netlinking. C’est la popularité de ton site mesurée par les liens que d’autres sites font vers toi. Guillaume utilise une comparaison simple : un restaurant avec 1 avis ou un restaurant avec 50 bons avis. Inconsciemment, on choisit le deuxième. Google fait pareil. Pour aller plus loin sur le sujet du SEO sans budget, c’est justement sur cette brique qu’il faut ruser.

Et le quatrième pilier, souvent oublié dans les guides classiques : le social. Ce qui m’a surpris dans l’épisode, c’est la précision avec laquelle Guillaume explique comment Google capte les signaux sociaux – via Google Analytics, via les comptes Google connectés, via Google Discover. L’algorithme voit que tu es passé de Facebook à un article. Il enregistre ça.

La Google Search Console – l’outil à installer avant tout le reste

Premier réflexe pratique que Guillaume donne : installer la Google Search Console. Gratuite. Fournie par Google lui-même. Et surtout – pas rétroactive. Si tu l’installes dans 6 mois, tu auras 6 mois de données en moins.

« Il y a un outil que je vous invite à installer au plus tôt parce que ce n’est pas rétroactif les informations qu’on a sur cet outil. Il vient de Google et il est gratuit. Ça s’appelle la Google Search Console. C’est très important de l’installer, c’est très facile et surtout derrière ce qui va se passer c’est qu’on va récupérer plein d’info. »

C’est exactement le problème. La plupart des gens installent cet outil après avoir galéré 6 mois, et ils découvrent qu’ils auraient eu des données précieuses depuis le début.

Ce que tu récupères dans la Search Console : les requêtes sur lesquelles ton site apparaît, le nombre de clics, ton positionnement moyen, et les erreurs techniques – les fameuses erreurs 404. Ces pages cassées qui font fuir les visiteurs et agacent Google. Guillaume conseille de regarder ça une fois par semaine, un quart d’heure max (sauf pour les gros sites). Pas tous les jours – Google est assez robuste pour encaisser quelques erreurs ponctuelles sans que ton SEO s’effondre.

L’épisode suivant avec Guillaume – le niveau avancé avec la Search Console – va beaucoup plus loin sur l’exploitation de ces données. Mais déjà, l’avoir installé, c’est 80% du travail de monitoring de base.

Les images, le temps de chargement, et l’erreur que tout le monde fait

Voici le truc concret que beaucoup ratent : les images. Pas parce qu’elles sont trop nombreuses. Parce qu’elles sont trop lourdes.

Guillaume donne une règle simple : 1200 pixels de largeur maximum. Au-delà, c’est du poids inutile. Sur le desktop ou le mobile, personne n’a besoin d’une image à 5000 pixels de résolution. Et pourtant, la plupart des sites uploadent directement les photos sorties de leur appareil photo ou de leur téléphone – 4000, 6000 pixels parfois – sans penser à les redimensionner.

Deux outils mentionnés : Tiny PNG (le plus connu, le leader) et Squush (S-Q-U-S-H, moins connu mais de Google, avec des taux de compression qui peuvent atteindre 99%). Le meilleur outil ? Celui que tu utilises vraiment. C’est la réponse honnête de Guillaume, et je la trouve plus utile que n’importe quel comparatif.

Pour aller encore plus loin sur la vitesse, il parle des CDN – Content Delivery Networks. Cloudinary, Cloudflare. Des outils qui hébergent tes images sur des serveurs distribués géographiquement pour que les pages chargent plus vite. C’est déjà du niveau intermédiaire, mais bon, c’est utile de savoir que ça existe.

La question d’Estelle sur les images en homepage est intéressante – et la réponse de Guillaume est rassurante : non, avoir 8 images sur une page d’accueil n’est pas un problème en soi. Si les images sont bien optimisées, ça passe. Le problème, c’est l’image de base mal préparée – pas la quantité.

Pour aller plus loin sur la question du trafic et de la visibilité en ligne, les fondations techniques que Guillaume décrit ici sont vraiment le point de départ incontournable.

Ce que cet épisode ne dit pas – et que je dois signaler

La transcription s’arrête au milieu d’une phrase. Guillaume allait parler d’un outil pour éviter les pages pauvres – on ne sait pas lequel. C’est frustrant, et c’est une limite réelle de ce format : un épisode de 43 minutes compresse beaucoup, et certaines pistes restent ouvertes.

Autre limite que j’aurais voulu entendre aborder : la temporalité du SEO. Guillaume donne des conseils solides pour démarrer, mais il ne dit pas – parce que le format ne le permettait pas – que les premiers résultats arrivent rarement avant 3 à 6 mois. Pour quelqu’un qui démarre et qui a besoin de clients maintenant, le SEO est un investissement long terme. Ce n’est pas un défaut, c’est une réalité à intégrer dans son mix d’acquisition.

Et puis il y a la question du contenu éditorial – le blog, les articles – qui est effleurée via l’exemple de l’article sur le matériel pour lancer un podcast. Guillaume dit que répondre à une douleur spécifique de son audience, c’est du SEO naturel. C’est vrai. Mais entre ‘écrire sur ce qu’on connaît’ et ‘construire une vraie stratégie de contenu’, il y a un écart que l’épisode 2 est censé combler. Si tu veux comprendre comment la structure sémantique amplifie tout ça, l’approche du cocon sémantique est un complément direct à ce que Guillaume explique ici.

Ce qui ressort au final de cet épisode – enfin, ce que j’en retiens après avoir passé du temps avec la transcription – c’est que la stratégie seo débutant la plus solide n’est pas celle qui commence par les outils ou les mots-clés. C’est celle qui commence par se demander qui cherche quoi, pourquoi, et si Google est vraiment l’endroit où cette recherche se passe. Tout le reste – la technique, la structure, le netlinking – découle de cette question.

Mais la vraie question, celle que Guillaume ne pose pas explicitement et que je pose pour lui : est-ce que tu connais vraiment la douleur numéro un de ton audience ? Pas celle que tu imagines. Celle qu’ils tapent dans Google à 23h quand personne ne les regarde.

Questions fréquentes

Par où commencer une stratégie seo débutant quand on n'y connaît rien ? +
La première étape concrète est d'installer Google Search Console sur son site - gratuitement, et le plus tôt possible car les données ne sont pas rétroactives. Ensuite, Guillaume Giraudet Bacchiolelli conseille de réfléchir à la structure de son site via la méthode des 4 cercles : son ADN, ses expertises, sa différenciation, et surtout la douleur de son audience. Ce cadre de réflexion précède toute considération technique.
Quels sont les 4 piliers du SEO selon les experts ? +
Les 4 piliers reconnus sont : la technique (structure du site, temps de chargement, erreurs 404), la sémantique (contenu qui répond aux intentions de recherche), le netlinking (backlinks entrants qui donnent de l'autorité au site), et le social (signaux des réseaux sociaux que Google capte via Analytics et les comptes connectés). Guillaume Giraudet Bacchiolelli insiste sur le fait que ces piliers sont stables depuis 14 ans - seule leur pondération change selon les tendances.
Est-ce que le SEO est indispensable pour toutes les entreprises ? +
Non. C'est même la première question à se poser avant d'investir du temps et de l'argent dans le référencement naturel. Si ton audience te trouve principalement via les réseaux sociaux ou le bouche-à-oreille, le SEO sera une brique secondaire. Le bon réflexe : analyser comment ta cible te cherche réellement avant de choisir ce canal d'acquisition.
Comment optimiser les images pour améliorer le SEO de son site ? +
Guillaume Giraudet Bacchiolelli recommande de ne pas uploader d'images dépassant 1200 pixels de largeur, et de les compresser avant mise en ligne avec des outils comme Tiny PNG ou Squush (un outil Google moins connu qui peut atteindre 99% de réduction de poids). L'objectif : des pages qui chargent rapidement, sur mobile comme sur desktop. Pour les sites avec beaucoup d'images, des CDN comme Cloudinary ou Cloudflare peuvent être utiles.
Qu'est-ce qu'une page pauvre en SEO et pourquoi c'est problématique ? +
Une page pauvre, c'est une page avec très peu de contenu textuel - quelques lignes, voire moins. Pour Google, visiter une telle page est 'frustrant' : le robot crawle pour ne trouver presque rien. Cela peut nuire au référencement global du site. La solution : s'assurer que chaque page créée contient suffisamment d'informations pertinentes pour répondre à une vraie intention de recherche.
Comment Google utilise les réseaux sociaux pour le référencement naturel ? +
Google capte les signaux sociaux de plusieurs façons : via Google Analytics (qui indique la source des visites, dont Facebook ou Twitter), via les comptes Google connectés qui permettent de tracer le parcours entre un post social et un clic sur un article, et via Google Discover - un algorithme plus récent très orienté centres d'intérêt et comportements sociaux. Ce n'est pas un facteur dominant, mais il compte dans la vision globale du SEO selon Guillaume Giraudet Bacchiolelli.

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