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PSO : comment faire connaître votre podcast avec Emma Potier – Episode 229 – on parle de SEO et découvrabilité

Épisode diffusé le 25 avril 2024 par Estelle Ballot

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Le podcast search optimization – le PSO pour ceux qui ont la flemme – c’est sans doute le levier marketing le plus sous-exploité du moment. Et pourtant, 40 % des gens qui cherchent un nouveau podcast vont directement dans l’appli pour trouver ce qu’ils veulent. Pas sur Google. Directement dans Apple Podcast ou Spotify. Et parmi eux, 58 % utilisent la barre de recherche. Ce sont les chiffres qu’Emma Pottier, Head of Brand Content chez Ausha – le premier hébergeur de podcasts en France – a sortis lors de l’épisode 229 du Podcast du Marketing animé par Estelle Ballot.

Ce que j’ai trouvé vraiment frappant en écoutant cet échange, c’est pas tant le concept lui-même que l’ampleur du manque à gagner. Des milliers de podcasts bossés, enregistrés, montés, publiés – et quasi invisibles sur les plateformes. Pas parce que le contenu est mauvais. Parce que personne n’a pris vingt minutes pour renseigner correctement un titre ou une description.

Ce papier, c’est une tentative de remettre les choses dans l’ordre. Sans jargon inutile, sans liste de douze points calibrés pour ChatGPT.

Ce que personne ne t’a expliqué sur le podcast search optimization

Le terme PSO, Ausha l’a inventé. Emma Pottier le confirme sans détour : l’idée, c’est d’appliquer aux plateformes d’écoute la même logique que le SEO applique à Google. Même principe, algorithme beaucoup plus simple. Et c’est justement là que ça devient intéressant.

Le podcast search optimization ne se bats pas contre les 200 critères de Google. Il joue sur quelques variables basiques – principalement les métadonnées textuelles – et c’est ça qui en fait une opportunité réelle pour ceux qui bougent maintenant.

«Aujourd’hui les algorithmes Apple Podcast ou Spotify finalement ne fonctionnent que avec des mots-clés. À partir du moment où vous optimisez vos métadonnées… Apple Podcast ou Spotify va repérer votre thème et du coup va vous pousser en fonction de la requête qui est tapée par l’auditeur.»

Dit comme ça, ça a l’air simple. Et franchement, ça l’est – comparé à ce qu’on vit côté SEO classique où tu peux te lever un matin avec un algorithme complètement revu à zéro. Pour aller plus loin sur ces bases SEO qui changent constamment, jette un œil à les bases du SEO qui restent utiles comme point de comparaison.

L’autre chose que personne ne dit vraiment : il y a beaucoup moins de podcasts que de blogs dans le monde. Estelle Ballot citait un chiffre vertigineux – 50 milliards de blogs dans le monde, soit à peu près 7 par être humain. Sur les podcasts, on est loin du compte. La concurrence est donc infiniment plus faible. Ce qui veut dire que travailler son podcast search optimization aujourd’hui, c’est poser une fondation que les concurrents n’ont pas encore posée.

Le titre du podcast : la métadonnée qui pèse le plus lourd

Ausha a mené une étude sur 1 000 requêtes dans Apple Podcast. 1 000 mots-clés tapés, presque 7 millions d’épisodes analysés pour comprendre ce qui propulsait les 10 premiers résultats. Conclusion sans ambiguïté : le titre de l’émission, c’est le facteur numéro un.

Estelle Ballot a pris son propre cas. Son podcast s’appelle «Le Podcast du Marketing». Résultat : le mot-clé principal est dedans depuis le premier jour. (Pas par calcul PSO à l’époque, elle l’avoue elle-même – plutôt par logique SEO classique transposée, un peu comme on soignerait son nom de domaine.) Et ça a payé.

«Si vous avez un podcast sur je sais pas le développement personnel et que votre podcast dans le nom de votre podcast, il y a pas du tout écrit le développement personnel. Là déjà vous partez avec un handicap. Mais vous êtes pas obligé complètement de changer le nom de votre podcast, vous pouvez garder le nom historique et mettre soit deux points, soit un petit tiret et puis rajouter une phrase avec le mot développement personnel dedans.»

C’est exactement le problème. Des podcasts avec de bons noms de marque – courts, mémorables, stylés – mais qui n’apparaissent pas dans les résultats quand quelqu’un tape leur sujet exact. La solution proposée par Emma Pottier est chirurgicale : tu gardes ton nom, tu rajoutes un suffixe avec le mot-clé cible. Le titre tronqué sur les applis ? Pas grave. Ce bout de phrase extra, il est fait pour les robots, pas pour tes auditeurs.

Et ça, c’est un changement de paradigme assez radical. On a tendance à penser que le titre d’un podcast, c’est une marque. Quelque chose qu’on choisit une fois et qu’on protège. Emma Pottier dit que c’est aussi – et peut-être surtout – une variable d’optimisation.

La description de l’émission : deux lignes pour les humains, le reste pour les algos

Deuxième métadonnée en termes de poids dans le podcast search optimization : la description de l’émission. Pas les show notes d’épisode – la description globale du podcast, celle qui présente l’émission dans son ensemble.

Emma Pottier a une méthode claire. Les deux premières lignes visibles sur Spotify ou Apple Podcast, tu les travailles pour convaincre un humain de cliquer. Le reste – et il y a de la place, beaucoup de place – tu le remplis pour les robots.

«Cette liste de mots-clés, on la met presque tel quel dans la description de l’émission. Et puis j’ai même un petit hack : vous pouvez faire une petite phrase du type ‘vous aimerez ce podcast si vous aimez tel podcast, tel podcast, tel podcast’. Le fait de les citer, ça peut faire en sorte que si les gens tapent le nom d’un autre podcast, votre émission ressorte aussi.»

C’est du keyword stuffing version 2024 – sauf que sur les plateformes podcast, personne ne t’en veut pour ça. Pas de pénalité. Pas de filtre sophistiqué qui détecte la liste brute. C’est un peu comme l’époque des blogs où on planquait des mots-clés en blanc sur fond blanc (Emma Pottier s’en souvient aussi, et elle le dit avec un certain amusement). Sauf qu’ici, tu n’as même pas besoin de planquer quoi que ce soit.

La technique de citer des podcasts concurrents dans sa description, c’est exactement le même raisonnement que le keyword bidding sur Google Ads – acheter le mot-clé d’une marque concurrente pour apparaître à ses côtés. Sauf que là, c’est gratuit.

Show notes : 4 000 caractères dont la moitié sont pour le podcast search optimization

Les show notes, c’est là où beaucoup de podcasteurs s’arrêtent à mi-chemin. Quelques lignes de résumé, deux ou trois liens, et basta. Emma Pottier est assez directe là-dessus : c’est une erreur.

Sur Ausha, la limite est à 4 000 caractères par épisode. C’est énorme. Et l’enjeu du podcast search optimization à l’échelle des épisodes, c’est précisément de travailler la longue traîne – ces mots-clés secondaires, plus spécifiques, moins compétitifs – qui ne peuvent pas tous rentrer dans le titre ou la description globale.

Pour les bases du SEO sans budget, la logique de longue traîne qu’on y décrit s’applique directement ici – et c’est sans doute la connexion la plus directe entre SEO classique et PSO.

La structure recommandée par Emma Pottier pour des show notes qui bossent réellement :

  • Les deux premières lignes : un hook, une accroche lisible, pour les auditeurs

Ensuite viennent les liens utiles – mentions d’invités, ressources citées. Et enfin, le gros du travail : un résumé de l’épisode rédigé de façon à inclure naturellement tous les mots-clés cibles, plus une liste brute en fin de description. Emma Pottier avoue utiliser ChatGPT pour cette partie. Ce n’est pas un aveu honteux – c’est du bon sens.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt – enfin, ce que j’aurais retenu si j’avais eu cette conversation il y a trois ans – c’est que les show notes ne sont pas qu’une politesse envers l’auditeur. Ce sont des pages d’atterrissage pour des algorithmes qui lisent du texte brut. Traite-les comme tel.

Titres d’épisodes : arrête les titres mystérieux, commence les «comment»

Emma Pottier a testé les titres «put-à-clic» (elle utilise le terme sans complexe). Ces formules qui jouent sur la curiosité, qui suppriment le sujet pour forcer le clic. Résultat : ça marche sur les abonnés existants. Sur la découverte via recherche, c’est souvent raté.

Pourquoi ? Parce qu’un titre mystérieux n’a pas de mot-clé dedans. Et sans mot-clé, le podcast search optimization tombe à plat. Les algorithmes Apple et Spotify ne devinent pas de quoi tu parles – ils lisent ce que tu écris.

La structure «Comment [faire X]» est citée plusieurs fois comme particulièrement efficace. Ce n’est pas une révélation – le SEO classique l’a démontré depuis longtemps, et le SEO avancé façon Guillaume Giraudet Bacchiolelli insiste beaucoup sur les requêtes conversationnelles qui commencent exactement de cette façon.

Emma Pottier teste aussi autre chose sur son podcast Tips : ajouter entre crochets à la fin du titre une sorte de tag de catégorie – «[conseils podcast]», «[analyse]». Ces crochets sont tronqués à l’affichage. Mais ils sont lus par les robots. C’est une couche de podcast search optimization quasi invisible pour l’auditeur, mais potentiellement utile pour le classement. Elle n’a pas encore les données pour valider, elle le dit clairement. J’aime bien cette honnêteté-là.

Ce que le PSO ne résoudra pas tout seul

Une limite assumée : le podcast search optimization travaille sur la découverte froide – quelqu’un qui ne te connaît pas et qui tape un mot-clé. C’est un levier puissant, mais ce n’est pas le seul.

Emma Pottier ne prétend pas que des métadonnées bien remplies compensent un contenu faible ou une fréquence de publication inexistante. Les plateformes regardent aussi d’autres signaux – les écoutes, les abonnements, les interactions. Un podcast qui ne publie plus depuis huit mois avec des métadonnées parfaites n’ira pas très loin non plus.

Et puis il y a la question du trafic externe. Faire remonter son podcast dans une recherche Apple Podcast, c’est une chose. Mais avoir une présence web complémentaire – une page qui ranke sur Google, une newsletter qui convertit – ça reste un autre terrain de jeu. Sur ce point, des approches comme le cocon sémantique ou le travail sur des pages piliers peuvent compléter intelligemment une stratégie PSO. Les deux ne s’excluent pas – ils jouent sur des plateformes différentes.

Le vrai message d’Emma Pottier, c’est que le train est déjà en marche. Ceux qui ont travaillé leur podcast search optimization il y a deux ans sont maintenant bien positionnés – et plus difficiles à déloger. Ceux qui commencent aujourd’hui ont encore une fenêtre. Mais dans un an ou deux, si les algorithmes des plateformes deviennent aussi sophistiqués que Google (et ils le deviendront), cette fenêtre se fermera.

C’est maintenant ou c’est plus compliqué après. Bon. À toi de voir.

Questions fréquentes

C'est quoi le podcast search optimization (PSO) ? +
Le podcast search optimization - ou PSO - c'est l'équivalent du SEO appliqué aux plateformes d'écoute comme Apple Podcast et Spotify. Concrètement, il s'agit d'optimiser les métadonnées de son podcast (titre, description, show notes) pour apparaître dans les premiers résultats quand un auditeur tape un mot-clé dans la barre de recherche d'une appli. Le terme a été inventé par Ausha, premier hébergeur de podcasts en France.
Quelles métadonnées travailler en priorité pour le podcast search optimization ? +
Selon une étude Ausha portant sur 1 000 requêtes et près de 7 millions d'épisodes analysés, le titre de l'émission est le facteur le plus important. Vient ensuite la description globale du podcast, puis les titres et descriptions d'épisodes (show notes). Les mots-clés placés dans ces zones sont lus directement par les algorithmes d'Apple Podcast et Spotify.
Comment optimiser le titre de son podcast sans le changer complètement ? +
Tu peux conserver ton nom de marque existant et ajouter après un tiret ou deux-points une phrase courte qui contient ton mot-clé principal. Cette partie sera tronquée à l'affichage sur les applis, mais elle sera lue par les algorithmes. C'est une technique directement issue des conseils d'Emma Pottier, Head of Brand Content chez Ausha.
Combien de caractères peut-on utiliser dans les show notes pour le PSO ? +
Sur Ausha, la limite est de 4 000 caractères par épisode. Emma Pottier recommande d'utiliser les deux premières lignes pour accrocher l'auditeur, puis de remplir le reste avec un résumé riche en mots-clés, une liste de mots-clés secondaires, et une phrase du type 'vous aimerez cet épisode si vous aimez [noms d'autres podcasts]' pour se positionner sur des requêtes connexes.
Le podcast search optimization fonctionne-t-il aussi sur Spotify ? +
Oui. Apple Podcast et Spotify sont les deux plateformes prioritaires citées par Emma Pottier. Leurs algorithmes sont aujourd'hui beaucoup plus simples que celui de Google - ils se basent principalement sur les mots-clés présents dans les métadonnées textuelles. Ce qui signifie que l'optimisation est à la fois plus directe et plus accessible qu'un travail SEO classique.
Peut-on citer des podcasts concurrents dans ses métadonnées pour le podcast search optimization ? +
C'est une technique recommandée par Emma Pottier : ajouter dans la description de son émission une phrase du type 'vous aimerez ce podcast si vous aimez [podcast A], [podcast B], [podcast C]'. Si un auditeur tape le nom d'un de ces podcasts, le vôtre peut apparaître dans les résultats. C'est la même logique que le keyword bidding sur Google Ads - se positionner sur des requêtes liées à des programmes complémentaires.

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