Le netlinking seo est l’une des disciplines les plus mal comprises du référencement naturel – et pourtant l’une des plus décisives. Léo Poitevin, consultant SEO spécialisé dans le secteur des jeux d’argent (l’un des plus compétitifs qui soit), a géré des centaines de milliers d’euros de budget en netlinking. Ce qu’il dit sur le sujet contredit pas mal de ce qu’on lit habituellement.
J’ai écouté l’épisode 261 du Podcast du Marketing d’Estelle Ballot. Et franchement, il y a des choses là-dedans que j’aurais voulu qu’on me dise en 2012 quand je démarrais au Journal du Net et que je cherchais à comprendre pourquoi certains sites rankaient devant tout le monde sans avoir l’air d’y toucher.
Alors on va reprendre ça dans l’ordre. Ce que c’est vraiment, comment ça marche, et surtout – les stratégies concrètes que Léo a testées avec de l’argent réel.
Ce que le netlinking seo a de particulier parmi les trois piliers du référencement
Le SEO repose sur trois piliers. La technique – est-ce que Google peut crawler ton site correctement. Le contenu – est-ce que tes pages répondent à ce que les gens cherchent. Et l’autorité – est-ce que les autres sites parlent de toi.
Le troisième pilier, c’est celui que la plupart des gens sous-traitent ou ignorent. Parce que les deux premiers, on peut les faire soi-même, assis devant son écran. L’autorité, elle dépend des autres. Et ça, c’est inconfortable.
Léo explique le principe avec une clarté que j’apprécie :
Un backlink, grosso modo, c’est un lien qui part d’un site A pour aller vers un site B. Imaginons un lien qui part du site Le podcast du marketing qui aille vers mon site Léo Pointdevin.com. Ça va donner un backlink et donc ça va renforcer mon autorité parce que j’ai quelqu’un qui est voilà dans le même secteur que moi, qui va me faire un lien, parler de moi et me mettre en avant en quelque sorte.
Dit comme ça, c’est évident. Mais ce qui est moins évident, c’est l’origine de ce mécanisme.
En 1998 – à une époque où Google n’était pas encore Google – le moteur de recherche avait un problème fondamental : comment classer deux documents quasi-identiques sur la nourriture pour chien ? Même longueur, même qualité d’écriture, même structure. Le brevet du PageRank a résolu ça en disant : la page qui reçoit le plus de liens depuis d’autres pages est probablement la meilleure. Simple. Brutal. Et suffisamment efficace pour battre tous les autres moteurs de l’époque.
C’est ce fondement-là qui fait que le netlinking seo existe encore aujourd’hui. Vingt-cinq ans après.
La mise à jour Pingouin a tout changé – enfin, presque
Trois dates. Avant 2012, entre 2012 et 2016, après 2016. Léo découpe l’histoire du netlinking seo en trois époques, et cette grille de lecture est utile.
Avant 2012, tous les liens envoyaient de la puissance. N’importe quel lien, depuis n’importe quel site. Les gens avaient compris ça – et certains en avaient fait une industrie entière. Des milliers de liens artificiels, des réseaux de sites bidons, des échanges massifs. Ça fonctionnait.
Puis Pingouin est arrivé.
Ce qui s’est passé c’est que beaucoup ont été pénalisés. Donc Google les a sorti complètement de l’algorithme. Ça a été des business entiers qui ont fermé, c’était assez horrible comme année.
Des business entiers fermés. En quelques semaines. (Je me souviens de témoignages à l’époque – des gens qui avaient construit des sites pendant deux ou trois ans et qui se retrouvaient à zéro trafic du jour au lendemain. Le SEO peut être cruel.)
Depuis 2016, théoriquement – et Léo insiste sur ce mot – il n’y a plus de liens négatifs. La logique est simple : si un lien depuis un site de mauvaise qualité pouvait faire du mal, n’importe qui pourrait détruire ses concurrents en leur envoyant des liens toxiques. Ce qu’on appellerait du negative SEO. Google a donc décidé d’ignorer les liens suspects plutôt que de les pénaliser.
Est-ce que ça veut dire qu’on peut faire n’importe quoi ? Non. Mais ça change la façon d’aborder le netlinking seo – avec un peu moins de paranoïa sur la qualité de chaque source.
Pour aller plus loin sur les bases, j’avais trouvé cet épisode sur les bases du SEO utile pour poser le contexte avant de se lancer dans le netlinking.
Le netlinking seo par la relation presse – la stratégie que personne ne fait vraiment
Voilà la partie qui m’a vraiment intéressé dans cet épisode.
On parle beaucoup de relation presse en marketing de contenu. Mais rarement pour ses effets SEO directs. Léo a fait les deux en même temps – et il en parle avec un exemple précis qui vaut la peine d’être raconté en détail.
Avec une entreprise cliente, il a commandé un sondage à l’Ifop. Des milliers de personnes interrogées sur le thème du rêve et de l’argent. Les résultats ont été envoyés aux journalistes, timed pour coïncider avec la journée internationale du rêve. Résultat :
Les journalistes ont tous reçu ça, ils avaient toutes leurs données, ils ont pu publier leur article tranquillement, tout le travail était prémaché pour eux et ils nous ont envoyé des backlinks justement des liens vers notre site. Donc c’était top.
Et en side effect – terme de Léo – passage sur BFM TV. Pas cherché. Pas anticipé. Ça s’est produit parce que l’étude était là, disponible, avec des données exclusives.
Ce qui est malin dans cette approche, c’est qu’elle joue sur plusieurs tableaux simultanément. Backlinks depuis des médias à forte autorité (Le Monde, c’est un backlink en or – peu importe la thématique). Visibilité directe pour l’audience de ces médias. Et si on va un peu plus loin, lead magnet potentiel en proposant le rapport complet contre une adresse email.
Mais attention – l’Ifop, ça coûte. Ce n’est pas une stratégie pour tout le monde. Ce qu’il faut retenir – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt – c’est que la donnée exclusive est la clé. Pas nécessairement le sondage commandé à prix fort. Une analyse originale de vos propres données clients, un benchmark sectoriel fait maison, une étude de cas avec des chiffres réels : les journalistes cherchent des sources, pas des communiqués de presse génériques.
Il y a aussi eu HARO – Help a Reporter Out – un service américain qui mettait en relation journalistes et experts. Les journalistes posaient leurs questions publiquement, les experts répondaient et récupéraient des citations (et des backlinks) en échange. Le service ferme, mais des alternatives existent. C’est le même principe : donner de l’information utile à quelqu’un qui en a besoin au bon moment.
Acheter des backlinks – le sujet qu’on évite de mentionner en public
Léo dit quelque chose d’assez direct :
En France, on est les champions du monde de l’achat de backlink.
Ce n’est pas une critique. C’est un constat. La France a développé un écosystème de plateformes de netlinking seo qui n’a pas d’équivalent à cette échelle dans d’autres pays. Pendant que les SEO américains débattaient de White Hat versus Black Hat avec une ferveur presque religieuse, les SEO français achetaient des liens et mesuraient les résultats.
Les plateformes comme Linkavista ou Link Finder permettent d’acheter des liens sur des sites éditeurs de façon assez transparente. Tu choisis ton site, tu vois les métriques (Domain Rating, trafic estimé, thématique), tu passes commande, le site publie un article avec ton lien.
Est-ce que c’est contre les guidelines de Google ? Oui, clairement. Est-ce que ça marche ? Selon Léo – qui rappelons-le a géré des centaines de milliers d’euros sur ces stratégies – oui, quand c’est bien fait.
La clé, c’est la cohérence. Léo revient dessus plusieurs fois dans l’épisode, et c’est le point sur lequel il insiste le plus :
Imaginons que je suis quelqu’un de normal sur internet. Quand je vois ce lien ici, est-ce que c’est normal que je le vois ? Est-ce que je m’attends à ce qu’il soit là ? Est-ce que quand je le clique, j’attends à tomber sur ça ? Et si c’est normal pour quelqu’un, ça sera aussi normal théoriquement pour Google.
Voilà. Le test du lecteur normal. C’est simple, applicable, et ça évite la plupart des erreurs grossières.
La concession que j’assume ici : acheter des liens reste une pratique risquée si elle est mal exécutée ou sur-utilisée. Des pénalités manuelles existent. Des domaines ont été déréférencés. Ce n’est pas une stratégie sans risque – c’est une stratégie avec un rapport risque/rendement qui varie selon comment tu l’appliques.
Pour comprendre l’autre bout du spectre – ceux qui ont poussé le Black Hat à l’extrême et en ont tiré des leçons – l’épisode sur le SEO Black Hat devenu long-termiste donne un point de vue intéressant sur l’évolution de ces pratiques.
Ce que Léo dit sur la thématisation – et pourquoi Royal Canin peut quand même t’aider
Un lien depuis un site de nourriture pour chien vers un site marketing. Utile ou inutile ?
La réponse de Léo est plus nuancée qu’on pourrait le croire. Depuis 2016, pas de liens négatifs – on l’a dit. Mais la thématisation reste un facteur de qualité. Un lien depuis Seth Godin vers un site marketing, ça envoie les bons signaux à Google ET les bonnes personnes vers le site.
Mais. Royal Canin, c’est une marque avec un site puissant, un trafic réel, une autorité de domaine solide. Si tu es leur fournisseur et qu’ils mettent un lien depuis leur page partenaires – ce lien a de la valeur. Pas parce que la thématique correspond, mais parce que le contexte est logique et que l’autorité du site fait le travail.
C’est une nuance importante pour le netlinking seo en pratique : cherche d’abord les liens cohérents avec ta thématique. Mais ne refuse pas un lien depuis un site puissant sous prétexte que ce n’est pas exactement ton secteur.
Pour mesurer tout ça, les outils cités par Léo sont Majestic et Ahrefs – deux outils qui émulent les métriques de PageRank que Google ne publie plus publiquement depuis environ 2007. Ils donnent des scores approximatifs (Domain Rating chez Ahrefs, Trust Flow chez Majestic) qui permettent de comparer la valeur relative des sites éditeurs.
Si tu débutes et que tu cherches à construire une stratégie sans y passer tout ton budget, cet épisode sur le SEO sans budget donne des bases solides avant de se lancer dans le netlinking payant.
La transcription de podcast comme contenu SEO – le cas pratique qu’Estelle illustre sans le savoir
Il y a un moment dans la conversation où Estelle Ballot décrit sa propre stratégie SEO. Elle publie les transcriptions de ses épisodes sur son site. Et Léo lui confirme que c’est une excellente approche – avant de lui expliquer pourquoi techniquement.
Ce que Léo appelle le content repurposing. Tu prends un contenu, tu changes le format pour le diffuser dans le plus de canaux possible. Une conversation podcast devient une page de texte indexable. Les mots-clés apparaissent naturellement parce que la conversation les contient. Le contenu est cohérent parce que la discussion l’est.
Et en cochant la case contenu, tu libères de l’espace pour travailler sur les backlinks – la case la plus difficile à cocher seul.
Le netlinking seo, en fin de compte, c’est l’addition de tout ça. Du contenu qui donne envie de linker. Une présence suffisante pour que des journalistes vous trouvent. Et parfois – selon ton secteur, ton budget, ta tolérance au risque – des liens achetés pour accélérer une autorité qui mettra des années à se construire naturellement.
Léo Poitevin opère depuis Chiang Mai, en Thaïlande, après plusieurs années à Malte. (Le SEO reste l’un des rares métiers où la géographie ne change absolument rien aux résultats – ce qui est à la fois son avantage et ce qui explique pourquoi tant de consultants finissent par atterrir dans des villes avec une connexion correcte et un coût de vie raisonnable.)
Ce qu’il faut retenir de cet épisode n’est pas une liste de tactiques. C’est plutôt une façon de voir le netlinking seo comme un problème de crédibilité perçue. Google cherche à savoir qui est légitime sur un sujet donné. Les liens sont sa façon de mesurer ça. Tout ce qu’on fait en netlinking – relation presse, achat de liens, partenariats, contenu viral – c’est juste une façon de lui faciliter la tâche pour qu’il arrive à la bonne conclusion.
Est-ce que ça suffit pour ranker ? Non. La technique et le contenu restent indispensables. Pour ceux qui veulent construire une stratégie complète, l’épisode sur construire sa stratégie SEO avec Guillaume Giraudet Bacchiolelli couvre bien les trois piliers ensemble. Et pour aller encore plus loin sur l’autorité et les sites à fort trafic organique, l’épisode avec Gaël Breton sur les sites d’autorité mérite vraiment d’être écouté.
Mais le netlinking seo sans stratégie de contenu solide, c’est construire sur du sable. Et le contenu sans netlinking, c’est espérer que Google te trouvera tout seul dans un internet de plusieurs milliards de pages.


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