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Développer sa visibilité en quelques minutes depuis la piscine avec Sacheen Sierro – Episode 241 – on parle Google my Business

Épisode diffusé le 18 juillet 2024 par Estelle Ballot

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300 appels par mois. Depuis une seule fiche google my business, sans pub payante, sans agence, sans tunnel compliqué. C’est le chiffre que balance Sacheen Sierro – consultante en référencement depuis 25 ans, fondatrice de l’agence Sémantisseo – pour parler d’un centre d’esthétique qu’elle gère. Et là, franchement, ça fait un effet particulier. Parce que 300 appels entrants, c’est pas une campagne Google Ads qui tourne à plein régime. C’est juste une fiche. Bien animée.

Le sujet du jour, c’est donc ça : comment google my business peut devenir un levier d’acquisition réel, même pour ceux qui n’ont pas de pas de porte, même pour ceux qui bossent de chez eux, même en juillet au bord d’une piscine avec un cocktail dans la main gauche et un smartphone dans la droite. Estelle Ballot, qui anime Le Podcast du Marketing, a reçu Sacheen pour un épisode enregistré en plein été – et le timing n’est pas anodin.

Ce qui ressort de leur échange, c’est quelque chose d’assez rare dans le monde du SEO : de la clarté. Pas de jargon empilé, pas de promesses à sept chiffres. Juste des actions concrètes, dans le bon ordre, avec les vraies raisons derrière. Voilà pourquoi j’ai voulu en faire un article – pas un résumé, un vrai décryptage.

Ce que google my business fait que ton site ne peut pas faire

Sacheen le dit directement dans l’épisode, sans détour. Google Business Profile – c’est le nom officiel depuis quelques années, mais tout le monde dit encore google my business et c’est pas grave – est connecté à Google Maps. Ce lien change tout.

Quand quelqu’un tape ‘massage proche de chez moi’ sur son téléphone un dimanche après-midi, Google ne cherche pas le meilleur article de blog sur le massage. Il cherche le praticien le plus proche, avec une fiche active, des photos récentes, des horaires à jour. Ton site WordPress parfaitement optimisé ne rentre même pas dans l’équation à ce moment-là.

« Le mot proche de chez moi, c’est une vraie recherche quotidienne énorme. Massage cobido proche de chez moi. Viennoiserie ou croissant sans gluten proche de chez moi. La liste est infinie. »

Ce qu’elle souligne ici – et c’est là que ça coince pour beaucoup de gens – c’est que la géolocalisation est automatique. Tu n’écris pas ‘proche de chez moi’ dans ta fiche. Tu renseignes ton adresse, ta zone de couverture, et Google fait le reste en fonction de la position physique de l’internaute. Simple en théorie. Mais encore faut-il avoir créé la fiche.

Et là, il y a un angle mort massif. Des solopreneurs, des consultants, des thérapeutes qui bossent depuis leur domicile pensent que google my business c’est réservé aux commerces avec vitrine. Un salon de coiffure, une pharmacie, un restaurant. Sacheen casse ce mythe en moins de deux minutes d’interview.

« Absolument. Bah regarde, moi c’est mon cas. Toute la partie référencement, ma formation, elle est en ligne. Donc là, il y a pas du tout de dimension physique et j’ai quand même une fiche et je l’anime quand même. »

Elle précise même le mécanisme : elle écrit un article de blog sur son site, puis publie un résumé (pas un copier-coller – contenu dupliqué, bonjour la pénalité) sur sa fiche avec un lien. Résultat : deux sources de trafic qui s’alimentent l’une l’autre dans l’écosystème Google. C’est de la distribution de contenu multi-canal sans avoir à sortir de l’univers Google.

Créer sa fiche google my business : les trois chemins possibles

Passé le moment de réalisation – ‘mince, je devrais peut-être avoir une fiche’ – vient la question pratique : comment on fait ? Et là, c’est plus simple ou plus compliqué que prévu selon ta situation.

Sacheen décrit trois scénarios de validation. Le premier, c’est le rêve : tu crées ta fiche, elle est validée automatiquement, sans rien faire de plus. Ça existe, ça s’est généralisé pendant le Covid quand Google n’arrivait plus à gérer l’afflux de nouvelles fiches.

Le deuxième chemin, c’est le classique : tu renseignes ton adresse, tu reçois un courrier postal avec un code, tu valides. Pour ceux qui travaillent depuis chez eux et ne veulent pas afficher leur adresse personnelle, pas de panique – tu coches ‘adresse non visible’ après validation et elle disparaît du profil public. La fiche existait pendant la période de vérification, mais elle n’était pas visible, donc personne n’a vu où tu habites.

Le troisième chemin, c’est celui qui fait souffrir :

« Tu dois faire une vidéo. Une vidéo de validation et là il faut que tu puisses prouver que tu travailles bien là. Donc tu dois filmer le nom de ta rue, tu dois marcher devant ta porte, il faut que là il y ait ton nom puis tu vas rentrer jusqu’à ton bureau où on peut voir par exemple ta carte de visite. »

Laborieux. Mais faisable. Et si vraiment tu bloques – pas de panneau de rue, adresse introuvable sur Google Maps, situation atypique – Sacheen conseille de contacter directement le support Google. Ce qui surprend, c’est qu’elle dit que ça fonctionne vraiment : réponse en 24-48 heures, parfois un appel téléphonique. Google, contrairement à Meta (qui t’enverra promener dans un labyrinthe de formulaires automatisés), a encore des humains qui décrochent.

Quinze minutes. C’est le temps qu’elle estime nécessaire pour créer une fiche dans les cas simples. Quinze minutes pour une source de trafic qui peut tourner en continu pendant des années. Dit comme ça, le calcul est vite fait.

Les 3 tâches google my business qu’on peut faire depuis un transat

C’est le coeur de l’épisode, et honnêtement, c’est là que Sacheen est la plus utile. Elle a réfléchi à quelles actions produisent de l’impact sur une fiche google my business sans demander un ordinateur, une connexion haut débit ou deux heures de deep work. Des tâches de 5 à 15 minutes, depuis un smartphone, avec la moitié du cerveau en mode vacances.

La première, c’est les photos. Et le mécanisme derrière est moins évident qu’il n’y paraît.

Chaque photo prise avec un smartphone est géolocalisée par défaut. Si tu as pris des photos depuis ton bureau, ton cabinet, l’espace où tu travailles avec tes clients – elles contiennent les métadonnées de localisation. Tu peux les stocker dans ton téléphone et les uploader une à une sur ta fiche, deux ou trois par semaine, depuis n’importe où. Même depuis l’Espagne en vacances.

La condition : avoir préparé ce stock de photos avant de partir. Photos de ton bureau, de ton setup, d’une capture écran de ta page de formation, d’un gros plan sur ta carte de visite. Les sociétés de service ont souvent du mal à trouver quoi photographier – Sacheen donne l’exemple de son propre bureau avec son branding orange, ses différents angles possibles. En gros, ce qui montre que derrière la fiche, il y a un espace réel et un humain qui bosse.

(La version idéale, c’est évidemment de renommer les photos avec des mots clés avant de les uploader – mais ça, ça se fait à l’ordinateur. Au bord de la piscine, on charge, on ne renomme pas. C’est moins bien. C’est quand même infiniment mieux que rien.)

La deuxième tâche : répondre aux emails automatiques de Google. Tu les as forcément reçus si tu as une fiche. ‘Êtes-vous ouvert le 14 juillet ?’ ‘Confirmez vos horaires pour le 15 août.’ Ce sont des signaux d’activité. Google vérifie que la fiche est gérée par quelqu’un de vivant.

Sacheen cite l’exemple qui illustre parfaitement pourquoi ça compte :

« J’ai eu exactement le cas il y a 2 semaines, je devais aller trouver une pharmacie rapidement. Évidemment, c’était un dimanche, sinon c’est pas rigolo. Donc je tape pharmacie là où j’étais et on m’indique une pharmacie. Je me dis bon, super, il y a marqué ouvert. Je fonce en voiture jusqu’à la pharmacie. Évidemment, j’arrive, la pharmacie était fermée. »

C’est exactement le problème. Une mauvaise expérience utilisateur, et la confiance dans les fiches Google prend un coup. Google le sait. C’est pour ça qu’une fiche qui répond aux sollicitations de vérification d’horaires est récompensée dans le classement par rapport à une fiche fantôme.

La troisième tâche concerne la section produits et services. Estelle Ballot découvre en direct qu’elle peut y créer une fiche de sa formation en ligne : titre, description jusqu’à 1500 caractères, photo, prix optionnel. Un espace de présentation supplémentaire, dans l’écosystème Google, indexable, visible. Sacheen insiste sur un point précis : on ne copie-colle pas la description du site. On réécrit, on transforme, on garde l’essentiel. Quinze minutes de travail, une nouvelle surface de contenu qui tourne ensuite seule.

Pourquoi une fiche inactive, c’est pire qu’une fiche inexistante

Pour Google, une fiche inactive ressemble à une entreprise fermée. Et ce n’est pas une métaphore – des fiches de sociétés disparues depuis trois ans continuent d’exister sur Google Maps parce que personne n’a pensé à les supprimer.

L’algorithme utilise les signaux d’activité pour hiérarchiser les résultats. Photos récentes, posts réguliers, réponses aux avis, confirmation des horaires : autant d’indicateurs qui disent ‘cette fiche est gérée par quelqu’un, l’information est fiable’. Le contraire envoie le signal inverse.

Ce qu’on apprend aussi dans l’épisode – et que beaucoup ignorent – c’est que le classement entre concurrents dépend directement de l’animation. Si tu es seul sur ton marché dans ta zone géographique, une fiche minimaliste suffit. Mais dès qu’il y a cinq salons de coiffure dans la même zone de chalandise, Google pousse la fiche la mieux nourrie. Pas la plus ancienne. Pas celle du commerce avec la plus grande surface. La plus active.

Ce qui m’agace dans la manière dont le SEO local est souvent présenté, c’est qu’on le réduit soit à ‘crée une fiche et c’est bon’ soit à ‘tu as besoin d’un expert sinon tu feras n’importe quoi’. Sacheen trouve un espace intermédiaire qui sonne juste : la fiche de base, n’importe qui peut la créer et l’animer. Les optimisations avancées (renommage des photos, balises Alt, structure des posts), c’est là que l’expertise fait la différence. Mais commencer – vraiment commencer – ne demande pas de compétences techniques.

Pour aller plus loin sur la question de l’autorité en ligne et de ce qui pousse vraiment une présence digitale, le travail sur le marketing d’autorité reste une lecture complémentaire solide.

Le vrai ROI d’une fiche google my business bien tenue

Sacheen travaille beaucoup avec des thérapeutes, des praticiens de bien-être, des professionnels qui reçoivent en cabinet ou à domicile. Des sophrologies, des réflexologues, des massokinés. Pour ces profils, elle remplit des agendas entiers avec la gestion d’une seule fiche google my business.

Le chiffre des 300 appels par mois pour le centre d’esthétique mérite qu’on s’y attarde. Elle précise immédiatement que tous ces appels ne convertissent pas – bien sûr. Mais comme point d’entrée d’un tunnel d’acquisition, comme volume de trafic qualifié (géolocalisé, donc proche, donc pertinent), c’est massif. Et gratuit.

Le calcul qu’elle propose est presque trop simple pour être pris au sérieux : 15 minutes pour créer un produit dans la fiche, une description déjà rédigée pour le site qu’on adapte légèrement, une photo qu’on avait déjà. Si ça ramène deux clients par mois, le taux horaire de cette action est probablement le meilleur de toute ta stratégie marketing.

Une limite réelle qu’il faut mentionner : cette approche est clairement plus puissante pour les activités locales ou hybrides (local + en ligne) que pour les pure players du digital sans aucune dimension géographique. Un SaaS B2B vendu à l’international n’a pas grand chose à attendre de google my business. Un coach qui reçoit dans sa ville et propose aussi des accompagnements en visio – lui, oui, clairement.

Et si tu veux réfléchir à comment distribuer ce contenu au-delà de la fiche Google, la stratégie des Dream 100 de Caroline Mignaux pose des bases intéressantes sur comment étendre sa présence sur plusieurs canaux simultanément.

Ce que personne ne te dit sur le renommage des photos

Sacheen ouvre un sujet technique en passant, presque comme une parenthèse, et c’est pourtant là que se joue une partie du différentiel entre une fiche correcte et une fiche qui performe vraiment.

Renommer une photo avant de l’uploader. Concrètement : au lieu de laisser le fichier s’appeler IMG_4872.jpg, tu l’appelles ‘formation-marketing-digital-estelle-ballot.jpg’. Google lit le nom du fichier. Il le compte comme un signal sémantique. Tu n’as pas eu besoin d’un outil de recherche de mots clés – tu as juste décrit ce que montre la photo avec les termes naturels de ton activité.

Exemple donné dans l’épisode : ‘formation en ligne sur le marketing par Estelle Ballot’. Ce nom de fichier contient ‘formation en ligne’, ‘marketing’, le nom de la personne. Trois signaux SEO en un. Sans y avoir vraiment réfléchi.

Mais – et c’est la nuance qu’elle apporte – ça, c’est la version ordinateur. Depuis un smartphone au bord de la piscine, tu ne peux pas renommer facilement. Donc tu charges sans renommer. C’est sous-optimal. C’est quand même un signal d’activité. Et c’est pour ça que la stratégie des photos en deux temps (préparer + charger progressivement) tient la route : tu renommes tout en amont sur ordinateur, puis tu charges depuis ton téléphone le moment venu.

Cette logique s’applique d’ailleurs à la construction du personal branding en ligne en général : les petites actions répétées, bien préparées, produisent plus d’effet que les grandes sessions sporadiques.

Ce qui reste ouvert – et que l’épisode n’aborde pas vraiment – c’est la question de la fréquence idéale de publication sur une fiche google my business. Sacheen parle de posts tous les deux ou trois jours pour les photos, mais pour les posts textuels ? Les avis ? La gestion des questions-réponses ? C’est probablement le sujet d’un autre épisode. Ou d’une vraie session de travail avec quelqu’un qui fait ça à longueur de journée.

Questions fréquentes

Google My Business est-il utile si je n'ai pas de boutique physique ? +
Oui, absolument. Sacheen Sierro, qui gère une agence de référencement entièrement en ligne, anime sa propre fiche google my business et en tire du trafic vers ses articles de blog et ses formations. Il suffit de renseigner ta zone d'activité et de décocher l'affichage de ton adresse personnelle si tu travailles depuis chez toi. La fiche reste visible et indexée sans que ton domicile apparaisse publiquement.
Comment créer une fiche Google My Business quand on n'a pas d'adresse de rue identifiable ? +
Google propose trois chemins de validation : automatique (sans action de ta part), par courrier postal avec un code, ou par vidéo. Dans le cas de la vidéo, tu dois filmer le nom de ta rue, ta façade et un justificatif interne comme une carte de visite. Si la situation est vraiment bloquée - adresse introuvable, pas de panneau de rue - Sacheen Sierro conseille de contacter directement le support Google. Elle dit avoir toujours obtenu une réponse en 24 à 48 heures, parfois un appel téléphonique.
Quelle est la fréquence idéale pour animer sa fiche google my business ? +
Pour les photos, Sacheen recommande de charger deux à trois images tous les deux ou trois jours - pas tout d'un coup, pour maintenir un signal d'activité régulier dans le temps. L'objectif est de montrer à Google que la fiche est gérée par une entreprise active, pas abandonnée. Pour les posts textuels, la régularité compte plus que la fréquence brute.
Est-ce que google my business peut vraiment remplacer une stratégie de contenu sur les réseaux sociaux ? +
Pas remplacer, mais compléter. La fiche google my business capte une intention de recherche géolocalisée que les réseaux sociaux ne captent pas du tout - quelqu'un qui cherche un service précis, maintenant, près de chez lui. Les réseaux sociaux travaillent la notoriété et l'engagement sur la durée. Les deux logiques sont différentes et s'alimentent l'une l'autre si la stratégie est bien pensée.
Pourquoi faut-il éviter le copier-coller entre son site et sa fiche Google My Business ? +
En référencement, le contenu dupliqué est une mauvaise pratique que Google pénalise. Si tu mets exactement le même texte sur ta fiche et sur ton site, Google peut décider de ne valoriser ni l'un ni l'autre - ou de considérer que l'un des deux est le contenu original et l'autre une copie. La règle : résumer, reformuler, adapter. Pas copier-coller.
Comment renommer ses photos pour optimiser sa fiche google my business ? +
Avant d'uploader une photo, change son nom de fichier avec des termes qui décrivent ton activité. Par exemple, au lieu de IMG_4872.jpg, écris formation-marketing-digital-nom-prenom.jpg. Google lit ces noms de fichiers comme des signaux sémantiques. Ça se fait depuis un ordinateur - pas depuis un smartphone. L'idéal est de préparer le stock de photos renommées avant les vacances, puis de les charger progressivement depuis son téléphone.

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