création de contenu réseaux sociaux

[Best Episode] La méthode de création de posts de Thomas Burbidge – Episode 218

Épisode diffusé le 25 août 2025 par Estelle Ballot

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La création de contenu réseaux sociaux a un problème que personne ne veut vraiment admettre : ce n’est pas un problème de discipline. C’est un problème de structure. Estelle Ballot – qui anime le Podcast du Marketing et qui poste régulièrement sur LinkedIn – a fait un post sur Rihanna enceinte au Super Bowl, un cri du coeur à 1 200 000 vues, et elle vous dira elle-même que ça n’a presque rien rapporté côté business. Parce que la viralité sans fondation, c’est juste du bruit.

Thomas Burbidge, lui, a compris quelque chose de différent. Anglais de naissance, élevé en France, il accompagne les entrepreneurs indépendants depuis 2018 avec une approche qui mêle développement business, épanouissement personnel et ce qu’il appelle la pensée systémique – l’impact de ce qu’on crée sur l’écosystème plus large. Son podcast Young, Wild and Freelance, sa newsletter, ses posts LinkedIn : tout s’alimente mutuellement depuis six ans. Et son entreprise, dit-il sans fausse modestie, est en meilleure santé que celle de pairs qui ont trois ou quatre fois plus de followers.

Ce n’est pas de la chance. C’est une méthode. Et dans cet épisode du Podcast du Marketing, il l’a détaillée sans filtre.

Pourquoi la création de contenu réseaux sociaux commence ailleurs que sur les réseaux

Contre-intuitif, mais solide. Thomas Burbidge pose d’emblée un constat que beaucoup de créateurs refusent d’entendre : si tu démarres directement sur TikTok ou LinkedIn, tu construis sur du sable.

« Dans l’hypothèse inverse, imagine tu te lances sur TikTok, tu fais quelques posts, tu en as un boum, tu es viral. Tu as ce que tout le monde rêve d’avoir, c’est des millions de vues tout d’un coup. Si c’est creux derrière, bah en fait, ça sert à rien, c’est que tu es venu, tu es arrivé, tu as été un feu de paille et tu vas redisparaître parce que il y a rien d’autre sur lequel atterrir derrière. »

Dit comme ça, ça a l’air évident. Pourtant la majorité des entrepreneurs que je croise font exactement l’inverse.

Sa logique : avant de chercher la visibilité, il faut prouver la crédibilité. Et pour prouver la crédibilité, il faut du contenu long, fouillé, qu’Estelle Ballot appelle très justement le « contenu propriétaire ». Un podcast. Des articles de fond. Une série de billets longs. Des choses qui n’appartiennent pas à un algorithme et qui ne disparaissent pas au prochain changement de règles d’Instagram. (Ce qui est arrivé plus souvent qu’on ne le croit depuis 2012.)

La stratégie réseaux sociaux vient en deuxième, pas en premier. Les réseaux accélèrent quelque chose qui existe déjà – ils ne créent pas la substance.

Ça pose une question que Thomas ne tranche pas vraiment dans l’épisode : à partir de combien de contenu pilier on considère qu’on a « la valise prête » ? Six mois ? Dix épisodes ? Probablement pas de réponse universelle là-dedans.

Le muscle de la production : ce que personne ne vous dit sur la création de contenu réseaux sociaux

Six ans. C’est le temps qu’il a fallu à Thomas Burbidge pour construire une base de contenu solide. Pas six semaines. Pas six mois.

Et c’est là que la plupart craquent – enfin, se découragent avant même d’avoir commencé à voir les effets. Il décrit une progression en deux phases qui me semble juste.

Première phase : apprendre à produire du contenu long sans se noyer. Au début d’un podcast, tu passes des heures sur le montage, tu cherches le bon micro, tu comprends rien aux outils. La création de contenu réseaux sociaux en parallèle ? Impossible. Donc il ne faut pas essayer. Il faut muscler le muscle de la production longue d’abord.

Deuxième phase : une fois que ce muscle existe, que les process sont rodés, que tu retrouves du temps – là seulement tu attaques les réseaux. Et là, tu n’es plus face à une page blanche.

« On n’est plus en train de subir le fait de créer du contenu long. Au début quand on fait notre podcast et j’imagine tu es passé par là, c’est le bordel, tu comprends rien, tu testes des outils, tu essaies de trouver le bon micro, euh tu passes des heures et des heures sur le montage, enfin tu c’est n’importe quoi. »

Voilà. Et je le rejoins complètement – les premières semaines d’un projet de contenu, c’est à peu près aussi fluide que de faire de la randonnée en chaussures de ville.

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette vision, c’est qu’elle disculpe un peu les créateurs qui se sentent nuls parce qu’ils n’arrivent pas à tout faire en même temps. Le syndrome du contenu invisible frappe souvent ceux qui ont justement brûlé les étapes.

Mais bon, six ans, c’est quand même long à entendre pour quelqu’un qui veut des résultats en Q4.

La base de données Notion : le coeur discret de sa méthode

Concrètement, comment ça s’organise ? Thomas Burbidge utilise deux niveaux d’archivage dans Notion, et c’est là que la création de contenu réseaux sociaux devient un processus industriel – sans que ça sonne industriel pour autant.

Premier niveau : les contenus piliers. Chaque épisode de podcast y est rangé, transcrit, étiqueté par thème et par date. Tu cherches « prospection » dans ta base, tu retrouves tous les épisodes où tu en as parlé. Pas besoin de te souvenir de quoi tu as causé il y a huit mois.

(Ce blackout post-épisode qu’Estelle décrit – « il était vachement bien ton épisode de la semaine » / « mais mince, c’était de quoi déjà ? » – je l’ai vécu. Tout le monde qui crée régulièrement le vit. C’est pas un manque de concentration, c’est juste que le cerveau passe à autre chose.)

Deuxième niveau : les idées de micro-contenu reliées à chaque contenu pilier. Pendant le montage ou la relecture, Thomas note les moments qui méritent d’être extraits – les passages qui pourraient devenir un post LinkedIn, un reel, une entrée de newsletter. Ces notes sont connectées à l’épisode source dans Notion.

« Je finissais l’épisode, dès que j’avais le truc où je faisais mon montage, je mettais des petites notes sur « tiens ça, je vais l’exploiter, ça, je vais l’exploiter » et ça devenait ensuite la matière première à rendre contextuel pour un reel sur Insta, un post sur LinkedIn, un truc pour une newsletter. »

C’est exactement le problème que ça résout.

La création de contenu réseaux sociaux ne repart jamais de zéro. Elle part d’une extraction. Et extraire depuis quelque chose d’existant, c’est infiniment moins coûteux cognitivement que d’inventer depuis rien un mardi matin à 9h.

Pour ceux qui veulent aller plus loin sur la présence digitale sans se disperser, l’épisode sur optimiser votre présence là où vos prospects vous cherchent pose des bases complémentaires.

Cast Magic, Opus Clip : l’IA comme déclencheur d’idées (pas comme rédacteur fantôme)

Deux outils. Thomas Burbidge les cite sans les survendre, ce qui est déjà une position courageuse dans un contexte où tout le monde te promet que l’IA va tout automatiser.

Cast Magic : tu y mets la transcription d’un épisode et il te génère des propositions – posts, extraits intéressants, angles différents. « Pas toujours aussi bons les uns que les autres », dit-il. Ça, c’est honnête.

Opus Clip : pour la vidéo, il découpe automatiquement en formats courts verticaux, ajoute les sous-titres. Même verdict – pas toujours pertinent, mais ça pointe des moments qu’on aurait oubliés.

Ce qui m’agace avec la façon dont l’IA est vendue pour la création de contenu réseaux sociaux, c’est cette promesse d’automatisation totale. Thomas Burbidge dit exactement le contraire : ces outils sont des déclencheurs, pas des rédacteurs. Tu prends la sortie de Cast Magic comme une liste de pistes, tu en gardes deux sur dix, tu les retravailles. C’est toujours toi qui décides quoi dire et comment.

Estelle Ballot rebondit d’ailleurs là-dessus avec quelque chose d’important : l’IA ne remplace pas le jugement éditorial. Et le jugement éditorial, c’est la vraie compétence rare – pas la capacité à produire du texte.

Sur ce sujet précisément, l’épisode pourquoi il faut arrêter d’utiliser ChatGPT pour créer du contenu va plus loin et tranche plus franchement.

La création de contenu réseaux sociaux assistée par IA, c’est un gain de temps sur le déclenchement, pas sur la réflexion.

Audience petite, entreprise saine : les chiffres qui dérangent

C’est peut-être la partie la plus utile de toute cette conversation, et la moins couverte.

Thomas Burbidge a démarré en 2018, en même temps qu’un groupe de créateurs de contenu – Alexis Minkella, Kylian Talin, Valentin Decker, d’autres. Six ans plus tard, son audience newsletter est « peut-être trois ou quatre fois plus petite » que celle de certains d’entre eux. Mais sa lifetime value client est trois fois plus élevée. Il compare les chiffres avec eux directement – ce qui est rare dans un secteur où tout le monde se regarde en biais.

« Eux ils ont créé un modèle d’entreprise qui nécessite de développer la compétence visibilité, aller chercher toujours plus d’audience là où moi j’ai une autre stratégie de développement où j’ai eu des produits à durer plus long terme ou plus de produits sur la durée de vie d’un client. Donc nos entreprises se ressemblent pas du tout. »

Deux modèles. Pas un meilleur que l’autre.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise il y a dix ans – enfin, ce que j’aurais voulu entendre plutôt que de l’entendre sans le croire – c’est que le nombre de followers n’est pas un indicateur de santé business. C’est un indicateur de visibilité. Ce n’est pas la même chose.

Le post viral d’Estelle Ballot sur Rihanna enceinte au Super Bowl – 1 200 000 vues, « pas beaucoup plus de nouveaux abonnés qu’un post classique ». Zéro conversion business. Parce que le post n’avait rien à voir avec ce qu’elle propose. La création de contenu réseaux sociaux déconnectée de l’offre, c’est de l’entertainment, pas du marketing.

Et là Thomas pose une nuance que j’apprécie : il n’est pas en train de dire « restez petits, c’est plus vertueux ». Il dit juste que les dix ans que ça peut prendre, c’est pas grave – à condition de construire quelque chose de solide derrière. Ce qui est différent.

Pour ceux qui veulent comprendre comment cette logique de personal branding s’articule avec la vente, l’épisode sur le vrai pouvoir du personal branding complète bien ce tableau.

Plaisir, crédibilité, apprentissage : le triptyque que Thomas Burbidge ne négocie pas

Derrière toute la mécanique Notion et Cast Magic, il y a une philosophie éditoriale que Thomas Burbidge résume en trois mots : plaisir, crédibilité, apprentissage. Et il insiste – les trois ensemble, pas deux sur trois.

Son prochain épisode de podcast ? Une chercheuse en neuroscience qui travaille sur les liens entre mouvement, respiration et capacité cognitive. Pertinent pour ses clients entrepreneurs qui bossent assis toute la journée. Et fascinant pour lui personnellement. Les deux critères sont réunis.

La création de contenu réseaux sociaux qui dure, c’est celle où tu ne luttes pas contre le fait de créer. Et pour ne pas lutter, il faut que le sujet t’intéresse vraiment – pas juste qu’il soit dans ta zone d’expertise supposée.

Il y a là quelque chose qui me semble fondamental et sous-estimé. La plupart des conseils en stratégie de contenu traitent le plaisir comme un bonus, presque comme une naïveté. Thomas Burbidge en fait une condition. Pas pour des raisons de bien-être seulement – pour des raisons de tenue dans le temps.

Il cite aussi un truc issu de la recherche sur la pédagogie adulte : on apprend mieux quand on transmet. Créer du contenu, c’est donc doublement utile – pour l’audience, et pour soi-même. « Quand j’écris sur des sujets, je me force à les réorganiser dans ma tête. C’est là où j’apprends le mieux. »

Ce cercle vertueux – créer pour apprendre, apprendre pour mieux créer – c’est ce qui explique comment quelqu’un peut tenir le rythme six ans sans s’effondrer. Pas la discipline. Pas les systèmes. La curiosité.

Reste une question que je me pose en sortant de cet épisode : est-ce que cette méthode est reproductible pour quelqu’un qui n’a pas naturellement cette curiosité-là pour son sujet ? Ou est-ce que ça présuppose un profil particulier, un peu comme Thomas Burbidge ou Estelle Ballot, pour qui le contenu est vraiment une manière de penser – pas juste un outil de visibilité ?

Sur la question de la visibilité sans réseaux sociaux, d’autres approches existent aussi – et elles méritent d’être dans la réflexion globale avant de choisir où mettre son énergie.

Questions fréquentes

Comment créer du contenu pour les réseaux sociaux quand on manque d'idées ? +
La méthode de Thomas Burbidge repose sur le contenu pilier : podcast, articles longs, vidéos fouillées. Une fois ces contenus produits, les idées pour les réseaux sociaux s'extraient directement depuis cette base. Tu ne repars jamais de zéro - tu découpes et tu contextualises ce qui existe déjà.
C'est quoi un contenu pilier et pourquoi c'est important pour la création de contenu réseaux sociaux ? +
Un contenu pilier, c'est un contenu long qui prouve ton expertise : épisode de podcast, article de fond, vidéo détaillée. Il appartient à ta plateforme propre, pas à un réseau social. La création de contenu réseaux sociaux devient ensuite une extraction de ce pilier - un paragraphe devient un post LinkedIn, un extrait devient un reel. Sans pilier, tu crées dans le vide.
Quels outils utiliser pour transformer un podcast en posts réseaux sociaux ? +
Thomas Burbidge utilise Cast Magic pour la transcription et la génération de propositions de contenu, et Opus Clip pour découper les vidéos en formats courts verticaux. Il les présente comme des déclencheurs d'idées, pas comme des automatisations complètes - la sélection et le rewriting restent manuels.
Comment organiser son contenu avec Notion pour les réseaux sociaux ? +
Thomas Burbidge maintient deux bases de données connectées dans Notion : une base de contenus piliers (épisodes transcrits, tagués par thème) et une base d'idées de micro-contenu reliées à chaque pilier. Quand il cherche un sujet pour un post, il tape un mot-clé dans sa base et retrouve tous les épisodes liés.
Faut-il beaucoup de followers pour avoir une entreprise rentable grâce aux réseaux sociaux ? +
Non. Thomas Burbidge a une audience newsletter trois à quatre fois plus petite que certains de ses pairs, mais une lifetime value client trois fois supérieure. Deux modèles coexistent : audience large avec panier faible, ou audience ciblée avec relation longue durée. Aucun n'est supérieur à l'autre - tout dépend de ton offre.
Combien de temps faut-il pour avoir des résultats avec une stratégie de création de contenu réseaux sociaux ? +
Thomas Burbidge a commencé en 2018 et revendique six ans de travail régulier. Il ne cache pas que c'est long. Son argument : une entreprise construite sur du contenu de fond avec une audience qualifiée est plus solide qu'un buzz viral sans suite. Mais six ans, ça demande de vraiment aimer créer.

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