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[redif] Les 5 compétences marketing à maîtriser impérativement – Episode 216

Épisode diffusé le 1 février 2024 par Estelle Ballot

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Les compétences marketing qui font vraiment la différence, ce ne sont pas celles qu’on enseigne en école de commerce. Estelle Ballot, entrepreneuse et animatrice du Podcast du Marketing, a publié un épisode qui est devenu le plus écouté de son catalogue – et quand on l’écoute, on comprend pourquoi. Non pas parce qu’elle révèle un hack secret. Mais parce qu’elle dit ce que la plupart des formateurs évitent de dire : certaines de ces compétences sont longues, difficiles, parfois frustrantes à acquérir.

Elle résume ça d’une formule que j’ai noté en gras dans mes notes :

Le marketing ça n’est pas technique, ça n’est pas compliqué, mais ça ne veut pas pour autant dire que c’est simple.

C’est exactement le problème. On confond ‘accessible’ avec ‘facile’. Et c’est souvent là que les projets plantent.

Alors voilà ce que j’ai retenu de cet épisode – pas un résumé propre avec ses cinq bullet points bien alignés, mais ce qui m’a vraiment interpellé dans ce qu’elle dit.

La base email, ou pourquoi vous construisez sur du sable

Parmi les compétences marketing fondamentales, la construction d’une liste email est probablement la plus sous-estimée. Pas parce que tout le monde l’ignore – au contraire, tout le monde en parle. Mais parce que la majorité des gens remet ça à plus tard.

Estelle Ballot pose le truc clairement :

On ne construit pas son business sur une location, il faut être propriétaire de ses fondations. Lorsque l’on construit une base email, on est propriétaire de tout ce qui se passe dans cette base email, lorsque l’on est sur les réseaux sociaux, on est en location, on est chez quelqu’un d’autre et il peut nous virer quand il veut.

Voilà. Dit comme ça, ça a l’air simple. Et pourtant.

Ce qui est intéressant dans son argument, c’est qu’elle ne dit pas ‘les réseaux sociaux c’est nul’. Elle dit que c’est de la location. La nuance est importante. Un appartement en location, c’est pratique, c’est flexible, ça peut même être très bien – mais le propriétaire peut te mettre dehors. Il suffit de regarder ce qui s’est passé avec Twitter ces dernières années pour comprendre ce que ça veut dire concrètement pour une marque ou un indépendant qui avait construit toute sa présence là-bas.

Elle mentionne aussi les aspects RGPD – la loi européenne qui encadre la collecte d’emails. Deux obligations principales : les gens doivent savoir qu’ils vous donnent leur email et pourquoi, et vous devez garantir la sécurité de ces données. Ce qui implique de passer par un gestionnaire de base emails (Mailchimp, Brevo et compagnie) plutôt que d’envoyer 500 emails depuis Gmail. (Ce que certains font encore, oui.)

La stratégie du quiz comme lead magnet est d’ailleurs une des méthodes les plus efficaces pour démarrer cette collecte – mais ça, c’est un autre sujet.

Ce qu’il faut retenir – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise quand j’ai démarré – c’est que la base email n’est pas un outil parmi d’autres. C’est l’infrastructure. Tout le reste se construit dessus.

Le copywriting, cette compétence marketing qu’on croit avoir

Deuxième compétence marketing mise en avant : le copywriting. Et là, honnêtement, c’est le sujet sur lequel je vois le plus de gens se planter.

Pas parce qu’ils n’écrivent pas bien. Mais parce qu’ils confondent ‘bien écrire’ et ‘écrire pour vendre’. Ce n’est pas la même chose.

Estelle Ballot le formule ainsi :

Votre compétence d’écriture, c’est votre compétence de vente. Donc, attention, ne négligez surtout pas cette compétence. Elle peut réellement faire changer votre chiffre d’affaires du simple au double au triple.

Du simple au triple. Elle reconnaît elle-même ne pas avoir les chiffres exacts – mais l’ordre de grandeur est là. Et dans ma propre expérience à suivre des dizaines de projets marketing, je peux confirmer : deux offres identiques, avec des textes différents, donnent des résultats qui n’ont parfois rien à voir.

Le copywriting en digital, c’est l’équivalent du vendeur en magasin. Sauf que vous n’êtes pas là. Votre texte doit faire tout le travail à votre place : rassurer, convaincre, anticiper les objections, donner envie d’agir. Sans personne pour rattraper le coup si le message est raté.

Et ça s’apprend. Même si vous avez l’impression d’écrire correctement depuis toujours, le copywriting marketing, c’est un métier. Une technique. Pas juste de la syntaxe et du vocabulaire.

Elle recommande d’acquérir cette compétence vous-même avant d’externaliser – pour pouvoir briefer correctement un prestataire, comprendre ce qu’il fait, savoir si c’est bien ou non. Conseil que je partage complètement. Confier du copywriting à quelqu’un sans comprendre soi-même ce que c’est, c’est comme confier sa comptabilité à un inconnu sans jamais regarder ses propres chiffres.

Psychologie sociale et empathie : les compétences marketing qu’on zappe toujours en premier

Troisième point – et c’est là où l’épisode devient vraiment intéressant selon moi – la psychologie sociale et l’empathie comme compétences marketing à part entière.

Le raisonnement d’Estelle Ballot est simple : écrire c’est bien, mais écrire les bons mots pour les bonnes personnes, c’est autre chose. Et pour ça, il faut comprendre comment les gens fonctionnent.

Elle aborde un point que j’entends rarement formulé aussi clairement :

Acheter c’est faire un choix et faire un choix pour votre cerveau, c’est quelque chose qui le met en porte à faux, c’est quelque chose qu’il n’aime pas quand bien même il fait ça toute la journée notre brave cerveau. Il n’aime pas ça notre cerveau parce qu’il a peur de se tromper, il a peur de faire le mauvais choix.

C’est exactement le problème que beaucoup de marketeurs ignorent.

On pense que si notre offre est bonne, les gens vont acheter. Mais non. Acheter, même quelque chose de désirable, même quelque chose dont on a besoin, c’est inconfortable. C’est une prise de décision, donc c’est une source de stress potentiel. Et si votre marketing ne prend pas en compte cette dimension, il rate sa cible – littéralement.

L’empathie ici, ce n’est pas être sympa ou chaleureux dans sa communication. C’est comprendre précisément où est-ce que le client accroche, ce qui le bloque, ce qui lui fait peur dans l’acte d’achat, et adresser ces freins dans son copywriting. C’est technique. C’est méthodique. Et ça demande un vrai travail d’observation et d’écoute.

Sans cette compréhension, vous créez du contenu pour vous – pas pour eux. Et ça, ça coûte en temps, en énergie, et finalement en chiffre d’affaires.

Organisation et auto-motivation : les compétences marketing dont personne ne parle

Quatrième compétence marketing – et la moins glamour de la liste. L’organisation. L’auto-motivation. Le fait de, basiquement, réussir à travailler efficacement sans que quelqu’un soit derrière vous.

Ce que j’ai trouvé pertinent dans la façon dont Estelle Ballot cadre ça, c’est qu’elle ne dit pas ‘soyez discipliné’. Elle dit quelque chose de plus précis : comprenez comment vous fonctionnez.

La plupart des gens, selon elle, ne savent pas à quel moment ils sont plus efficaces ou moins efficaces. Ni ce qui déclenche leur motivation. Ni ce qui l’inhibe. Du coup, ils essaient d’appliquer des systèmes d’organisation piqués à quelqu’un d’autre – et ça ne marche pas, parce que ce quelqu’un d’autre n’est pas eux.

Si vous cherchez des approches concrètes pour mieux prioriser votre travail, la méthode The One Thing résumée en podcast donne des pistes vraiment opérationnelles sur ce sujet. Et sur la question du temps qu’on dit ne pas avoir, cet épisode sur la communication quand on manque de temps vaut le détour.

Ce qui est intéressant – et un peu déstabilisant quand on y pense – c’est que l’organisation efficace est une compétence qui change selon les périodes de vie, les projets, la charge mentale. Il n’y a pas de système miracle valable pour tout le monde et pour toujours. Mais bon, ça rassure presque autant que ça fait peur.

La résilience, ou comment les compétences marketing les plus utiles sont celles qu’on apprend en échouant

Cinquième et dernière compétence marketing selon Estelle Ballot : la résilience. Et c’est peut-être la plus honnête des cinq.

Pas parce que ‘il faut tomber pour se relever’ – cette phrase commence à être usée jusqu’à la corde. Mais parce qu’elle dit quelque chose de plus précis sur ce que la résilience fait concrètement dans un parcours entrepreneurial.

En gros : l’échec est inévitable. Le marketing n’est pas une science exacte. Même en faisant tout correctement, certaines campagnes ne marcheront pas. Certains produits ne trouveront pas leur marché. Certaines stratégies rateront leur cible. La vraie variable, c’est combien de temps vous passez à vous morfondre avant de repartir.

Ce que j’aurais aimé qu’on me dise plus tôt, c’est que la capacité à rebondir vite n’est pas innée. Ça se travaille. Et ça se travaille notamment en changeant le cadre dans lequel on regarde l’échec – pas comme une preuve qu’on est nul, mais comme une donnée. Une information sur ce qui ne fonctionne pas dans ce contexte précis.

Pour aller plus loin sur ce sujet, deux épisodes du même podcast méritent vraiment une écoute : comment la résilience transforme les défis en opportunité et les clés inattendues du succès face à l’échec. Les deux complètent bien ce que dit cet épisode.

Ce qui m’agace un peu dans la façon dont on parle de résilience en général, c’est qu’on la présente comme un trait de caractère. Soit vous êtes résilient, soit vous ne l’êtes pas. Estelle Ballot la présente plutôt comme une compétence à acquérir – ce qui change tout. Parce qu’une compétence, ça s’apprend. Même tardivement. Même maladroitement au début.

Ce que cette liste dit vraiment sur les compétences marketing d’aujourd’hui

Si on prend du recul, les cinq compétences marketing citées dans cet épisode forment en fait un système cohérent. L’email donne l’infrastructure. Le copywriting donne la voix. La psychologie sociale donne la précision. L’organisation donne la régularité. Et la résilience donne la durée.

Enlever n’importe lequel de ces cinq éléments, et le reste vacille.

Ce qui est intéressant aussi, c’est ce que cette liste ne contient pas. Pas de SEO. Pas de publicité payante. Pas de vidéo. Pas d’IA. Des compétences transversales, humaines, qui fonctionnent quel que soit le canal ou l’outil du moment. Et ça, franchement, dans un secteur qui change de tendance tous les six mois, c’est une vraie prise de position.

Une limite que j’assume : cette liste est pensée pour les indépendants et les petites structures. Estelle Ballot le dit elle-même – dans une grande entreprise, la dynamique de groupe, les réunions, les collègues compensent une partie de ce que l’indépendant doit gérer seul. Si vous êtes CMO d’une équipe de 20 personnes, vos priorités ne sont pas exactement les mêmes. (Même si le copywriting et l’empathie client, eux, restent universels.)

Et si la question du statut solopreneur vous parle – rester seul par choix, pas par défaut – cet épisode sur les avantages du solopreneur creuse exactement ça.

Le vrai enseignement de cet épisode, finalement, c’est que les compétences marketing les plus importantes sont celles qui résistent au temps. Pas les derniers hacks. Pas les nouveaux algorithmes. Les fondamentaux humains – écrire, comprendre, s’organiser, rebondir – restent la vraie différence entre ceux qui construisent quelque chose de durable et ceux qui courent perpétuellement après la prochaine tendance.

Questions fréquentes

Quelles sont les compétences marketing essentielles pour un entrepreneur ? +
Selon Estelle Ballot du Podcast du Marketing, les cinq compétences marketing fondamentales sont : construire une base email, maîtriser le copywriting, développer son empathie et sa compréhension de la psychologie sociale, s'organiser et s'auto-motiver, et cultiver sa résilience face aux échecs. Ces compétences sont transversales - elles fonctionnent quel que soit le canal ou l'outil utilisé.
Pourquoi les compétences marketing ne s'apprennent pas en un jour ? +
Parce qu'elles mêlent technique, psychologie et connaissance de soi. Le copywriting, par exemple, n'est pas juste écrire correctement - c'est comprendre comment fonctionne le cerveau d'un acheteur face à une décision. Ça demande de la pratique, des essais, et souvent des échecs avant de trouver ce qui résonne vraiment avec son audience.
Pourquoi construire une base email plutôt que d'utiliser les réseaux sociaux ? +
Les réseaux sociaux sont une forme de location : vous dépendez des règles d'une plateforme qui peut changer ses algorithmes, limiter votre portée ou vous bannir sans préavis. Une base email vous appartient. Vous pouvez contacter votre audience quand vous voulez, comme vous voulez, sans payer pour être visible. C'est l'infrastructure de base de tout business digital solide.
Comment les compétences marketing en copywriting impactent le chiffre d'affaires ? +
Estelle Ballot l'affirme clairement : une meilleure écriture peut faire passer le chiffre d'affaires du simple au double, voire au triple. En digital, le texte remplace le vendeur en magasin. Il doit rassurer, convaincre et inciter à l'action sans que vous soyez présent. Une différence de formulation sur une page de vente ou un email peut changer radicalement le taux de conversion.
La résilience est-elle vraiment une compétence marketing ? +
Oui - et c'est peut-être la plus honnête de la liste. Le marketing n'est pas une science exacte : même en faisant tout correctement, certaines campagnes ratent. La résilience, c'est la capacité à repartir vite après un échec, à en tirer une information utile plutôt que de se morfondre. Ce n'est pas un trait de caractère inné, c'est quelque chose qui se travaille.
Faut-il toutes ces compétences marketing si on travaille en équipe ? +
En grande entreprise, la dynamique collective compense certains aspects - notamment l'auto-motivation, car la machine organisationnelle emporte tout le monde. Mais le copywriting et la compréhension psychologique des clients restent universels, quel que soit la taille de l'équipe. Pour les indépendants et petites structures, les cinq compétences sont toutes critiques.

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