vendre sur instagram avec les stories

95. Comment vendre sur Instagram grâce aux stories (sans avoir l’impression de forcer) avec Larissa Lorenzoni

Épisode diffusé le 21 octobre 2025 par Aurélie Gauthey

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Vendre sur Instagram avec les stories, tout le monde dit que c’est simple. Sois toi-même, montre ta vie, les clientes vont affluer. Sauf que la réalité, elle ressemble plutôt à ça : une première story refaite quinze fois, une envie de se cacher sous son lit, et la conviction que tout le monde vous regarde en se moquant. Larissa Lorenzoni – Brésilienne, entrepreneuse depuis 2021, formatrice spécialisée sur Instagram et les stories – l’a vécu exactement comme ça. Elle l’a dit sans fard dans le podcast Née pour Impacter d’Aurélie Gauthey. Et ce qui m’a frappé dans cet épisode, c’est pas la méthode. C’est l’honnêteté sur ce que ça coûte vraiment de se mettre en face d’une caméra quand on croit qu’on n’en est pas capable.

Aurélie Gauthey, de son côté, crée du contenu depuis 8 ans. Dix contenus par jour à ses débuts – elle le dit elle-même, c’était une machine de guerre. Jusqu’au moment où elle en a eu assez. Marre de l’algorithme, marre des posts qui se ressemblent tous, marre de ce qu’elle appelle le manque d’âme. Ce n’est pas une petite lassitude de créatrice. C’est un vrai retournement. Et c’est exactement ce contexte qui rend la conversation avec Larissa intéressante : deux femmes qui ont chacune trouvé leur format de survie – les lives pour Aurélie, les stories pour Larissa – dans un écosystème qui pousse à produire plus, plus vite, plus fort.

Ce que cet épisode dit vraiment sur vendre sur Instagram avec les stories, c’est que la question n’est pas technique. Elle est psychologique. Et c’est pour ça qu’il mérite qu’on s’y attarde.

Quand l’algorithme devient l’ennemi

À ses débuts, Aurélie Gauthey produisait jusqu’à dix contenus par jour. Ce chiffre, aujourd’hui, paraît déraisonnable. Mais il y a sept ou huit ans, c’était la règle du jeu. Moins de concurrence, plateformes en croissance, algorithmes encore bienveillants avec qui postait régulièrement. Elle le décrit comme intense, exigeant – mais fait avec passion parce que c’était nouveau.

Le problème, c’est que ce rythme a créé une dépendance à la quantité. Et quand la quantité est devenue la norme pour tout le monde, la distinction a disparu. Aurélie le dit clairement :

« Je ne peux plus saquer ces posts qui se ressemblent tous, ce manque d’âme, ce manque de personnalité, ce manque d’unicité. »

C’est exactement le problème. Quand tout le monde fait pareil, personne n’existe vraiment. Et la question qui se pose derrière – celle qu’elle pose à ses clientes et qu’on devrait tous se poser – c’est : tu veux des likes ou tu veux des clientes qui te correspondent ?

Ce n’est pas la même réponse. Et souvent, les deux stratégies se contredisent. Le slow content n’est pas un caprice de créateur fatigué – c’est une réponse logique à la surproduction qui noie tout le monde.

Mais bon. Même si on comprend intellectuellement qu’il faut ralentir et aller vers plus d’authenticité, l’exécution est une autre histoire. C’est là que Larissa entre en jeu.

La première story que Larissa Lorenzoni a faite, elle l’a refaite des dizaines de fois

Formatrice sur Instagram, experte reconnue des stories. Sur le papier, on imagine quelqu’un à l’aise devant une caméra depuis toujours. La réalité est un peu différente.

« Je me souviens d’avoir pleuré une fois avec une envie de me cacher sous mon lit. Tellement j’avais l’impression d’être nul devant tout le monde. »

Voilà. Ce n’est pas une métaphore. C’est ce que ça donne, vraiment, au début. Et ce qui est utile dans cet aveu, c’est qu’il coupe court à l’argument classique du « je ne suis pas fait pour ça ». Larissa l’était pas non plus. Elle l’est devenue.

Sa méthode pour sortir de la paralysie : se lancer un challenge d’un mois. Trois posts par jour, une vidéo par jour, des stories tous les jours. Pas pour devenir parfaite. Pour désensibiliser. Pour que le geste devienne automatique avant même que la confiance arrive.

(C’est contre-intuitif, ça. On attend la confiance pour agir, alors que c’est l’action répétée qui génère la confiance. La plupart des coachs te le disent, mais entendre quelqu’un qui l’a vécu concrètement, ça change quelque chose.)

En un mois, elle n’était pas à l’aise au point de ne plus refaire ses stories. Mais elle avait assez de recul pour continuer. Bref, elle avait passé le cap le plus dur : le début.

Et si tu veux gagner du temps dans ta création de contenu réseaux sociaux, c’est justement parce que tu as automatisé les gestes de base que ça devient possible. Pas l’inverse.

Vendre sur Instagram avec les stories : la vraie différence entre abonnés et communauté

Un chiffre qui devrait tous nous faire réfléchir : 80 % des clientes d’Aurélie Gauthey n’ont jamais liké ni commenté ses contenus. Jamais. Elles regardaient. En silence. Et elles ont quand même acheté.

C’est ce qu’on appelle les membres fantômes. Ils existent sur tous les comptes. Ils ne s’engagent pas au sens métrique du terme – pas de like, pas de commentaire, pas de partage. Mais ils absorbent. Ils observent. Et un jour, ils passent à l’action.

Du coup, le taux d’engagement comme seul indicateur de performance, c’est une erreur. Pas une erreur grave – une erreur courante, ce qui est presque pire parce qu’elle passe inaperçue.

Ce que Larissa pointe, c’est la confusion entre abonnés et communauté. Avoir des milliers de followers sans lien réel avec eux, c’est avoir une salle pleine de gens qui regardent la scène mais ne t’entendent pas. Vendre sur Instagram avec les stories, ça fonctionne précisément parce que le format crée du lien : pas de montage, pas de filtre, une connexion directe. Émotionnelle. Imparfaite.

« Moi, je partage tellement mes rituels que les gens m’associent à ça. Ils pensent à moi en voyant le Brésil passer quelque part. En entendant une musique. »

C’est ça, la communauté. Pas des chiffres. Des associations mentales. Des gens qui pensent à toi sans que tu ne postes rien ce jour-là.

Et ça soulève une question sur laquelle l’épisode ne tranche pas vraiment : est-ce que tout le monde peut construire ce type de lien, ou faut-il une personnalité particulièrement expressive pour y arriver ? La réponse qu’on aimerait entendre et celle qui est vraie ne sont pas forcément les mêmes.

Ce que Larissa regrette vraiment – et ce n’est pas ce qu’on croit

Les Reels sont arrivés. Larissa ne les a pas utilisés. Pas par choix stratégique – par peur. Et à l’époque, les Reels donnaient de la visibilité à ceux qui s’y mettaient rapidement. Elle l’a raté.

Mais voilà ce qui est intéressant : elle n’en est pas moins devenue experte des stories. Elle a construit sa communauté quand même. Alors le regret est-il vraiment fondé ?

Aurélie lui pose la question directement. Sa réponse est plus nuancée qu’un simple « j’aurais dû » :

« Ce que je regrette, c’est parce que je sais que j’ai fait ça par peur. Et pas parce que ça me correspondait pas. Si c’est par peur que tu fais pas quelque chose, tu t’es enlevé une opportunité que tu avais peut-être à explorer. »

La distinction est essentielle. Ne pas faire les Reels parce qu’ils ne t’intéressent pas – OK. Ne pas les faire parce que tu as peur du regard des autres – c’est un problème différent. Dans le premier cas, tu choisis. Dans le second, la peur choisit pour toi.

Et c’est une limite réelle à reconnaître : vendre sur Instagram avec les stories ou via n’importe quel autre format, ça demande de faire la différence entre une préférence authentique et une évitement déguisé en préférence. Ce n’est pas toujours confortable à regarder en face. (Et honnêtement, la plupart des gens ne font pas cet effort de distinction.)

Pour ceux qui veulent aller plus loin sur la question de la différenciation et de ce qui rend une présence en ligne vraiment unique, l’épisode sur le personal branding et l’offre irrésistible creuse exactement ce sujet.

Les essentiels qui ne ressemblent pas à ce qu’on attend

Lire. Écrire. Bouger. C’est ça, les non-négociables de Larissa Lorenzoni pour créer du contenu régulièrement et rester dans l’élan. Pas un outil de scheduling, pas une stratégie de hashtags, pas un calendrier éditorial.

Les verbes qu’on apprend à l’école depuis trois ans. Elle le dit elle-même avec un peu d’étonnement – comme si cette révélation était arrivée récemment, après des années à chercher des systèmes plus sophistiqués.

  • Lire lui donne des idées et de la matière pour ses contenus

Se former le matin lui permet d’arriver à sa journée avec quelque chose à transmettre. Et bouger – danser, marcher – génère la motivation que rien d’autre ne génère aussi efficacement. Ce n’est pas une métaphore new age. C’est de la physiologie basique : le mouvement change l’état mental, qui change la qualité de ce qu’on produit.

Larissa ajoute un rituel que j’aurais tendance à sous-estimer – enfin, que j’aurais mis de côté comme superficiel : se maquiller, s’habiller, mettre du parfum. Chez soi. Avant de créer. Pas pour Instagram. Pour se sentir dans un état de confiance avant d’allumer la caméra.

Ce rituel de préparation physique comme déclencheur de confiance, c’est une idée qui peut paraître anecdotique. Elle ne l’est pas. Quand on comprend que vendre sur Instagram avec les stories passe d’abord par la façon dont tu te perçois toi-même avant d’appuyer sur « enregistrer », la mèche et le parfum deviennent stratégiques.

Et d’ailleurs – pour les entrepreneurs qui se demandent comment vendre sans créer de contenu massivement tous les jours, cette approche centrée sur les rituels et l’état interne avant la production est exactement dans cet esprit.

L’erreur la plus coûteuse : déléguer sans définir

Cinq ans d’entrepreneuriat. De l’argent investi. Des déceptions répétées. Larissa Lorenzoni revient sur ce qu’elle referait différemment, et la réponse n’est pas celle qu’on entend d’habitude.

Ce n’est pas « j’aurais délégué plus tôt » ou « j’aurais investi dans tel outil ». C’est : j’aurais défini ce que je voulais avant de demander à quelqu’un d’autre de le faire.

Le problème de la délégation sans clarté, c’est qu’on part avec deux définitions différentes du même mot. « Reconnaissance », « qualité », « engagement » – chacun met derrière ces termes sa propre expérience, son éducation, ses références. Aurélie l’illustre avec un exemple concret : une collaboratrice qui demandait de la reconnaissance attendait qu’on lui souhaite l’anniversaire de son enfant. Aurélie pensait qu’un feedback positif sur son travail suffirait.

Deux personnes de bonne foi. Zéro compréhension commune. Et du coup, de la frustration des deux côtés.

Cette erreur – ne pas clarifier ses propres critères avant de les communiquer – elle coûte de l’argent, c’est sûr. Mais elle coûte surtout du temps et de l’énergie. Et pour quelqu’un qui essaie de construire une présence sur Instagram, perdre le contrôle de sa ligne éditoriale parce que la définition de « ton de voix authentique » n’était pas la même pour tout le monde – ça peut faire vraiment des dégâts.

Si tu veux comprendre comment construire une stratégie Instagram cohérente de zéro, la question de la clarté de positionnement avant toute action de création vient exactement de là.

Ce que « les réseaux sociaux c’est gratuit » veut vraiment dire

Larissa Lorenzoni est Brésilienne. Elle l’a dit d’emblée – et Aurélie a immédiatement fait le lien avec son propre parcours, avec sa mère et la rue et la liberté que les femmes n’ont pas toujours eue.

Ce moment dans l’épisode est inattendu. Pas prévu. Et pourtant c’est lui qui donne le plus de sens à tout ce qui suit. Parce que derrière « comment vendre sur Instagram avec les stories », il y a une question plus grande : pourquoi est-ce que tu hésites à prendre la parole sur une plateforme gratuite, accessible depuis ton téléphone, qui ne te demande rien d’autre que d’être toi ?

La réponse honnête, c’est souvent la peur. Peur du jugement, des proches qui trouvent ça bizarre, de ne pas être légitime. Aurélie le résume sans détour :

« Quelqu’un qui vous juge, il prend son doigt et il passe à un autre compte. Vous faites partie des 2-3 % dans votre entourage qui osez vous mettre en vidéo. Vous êtes la number one parmi les autres. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Et en même temps – non, c’est pas simple du tout. La peur du regard des proches est souvent bien plus paralysante que la peur d’un inconnu. Un inconnu qui juge, tu ne le connais pas. Ton cousin qui trouve ça prétentieux, lui, tu le vois à Noël.

Mais l’argument reste : tu as accès à une scène publique, gratuite, mondiale. Le boulanger paie son local, sa matière première, son équipement. Toi, tu paies… rien. Sauf en courage. Et là, il n’y a pas d’alternative moins chère.

Pour ceux qui ont envie d’explorer jusqu’où cette question de la visibilité en ligne peut aller – et ce que ça veut dire d’y renoncer complètement – l’épisode sur le fait d’arrêter les réseaux sociaux est une bonne mise en perspective.

Questions fréquentes

Comment vendre sur Instagram avec les stories sans être à l'aise devant la caméra ? +
La plupart des expertes en stories, Larissa Lorenzoni y compris, ont commencé avec une vraie peur du regard des autres - jusqu'à pleurer avant de publier. La méthode qui fonctionne : répétition intensive sur un mois (stories tous les jours) pour désensibiliser, avant même d'attendre la confiance. C'est l'action répétée qui génère la confiance, pas l'inverse. Le rituel de préparation physique - s'habiller, se maquiller même chez soi - aide à changer d'état mental avant d'allumer la caméra.
Pourquoi les stories Instagram sont-elles plus efficaces que les posts pour vendre ? +
Les stories créent un lien émotionnel direct parce qu'il n'y a pas de montage, pas de filtre, pas de mise en scène. Le format est éphémère et brut, ce qui génère une connexion authentique avec la communauté. Vendre sur Instagram avec les stories fonctionne parce que les gens achètent à des personnes qu'ils ont l'impression de connaître - pas à des comptes soignés mais impersonnels.
Quelle est la différence entre abonnés et communauté sur Instagram ? +
On peut avoir beaucoup d'abonnés sans aucun lien réel avec eux. La communauté, c'est les gens qui te suivent au quotidien, à qui tu réponds en DM, qui pensent à toi en voyant une musique ou une image associée à ton univers. Aurélie Gauthey souligne que 80 % de ses clientes n'avaient jamais liké ni commenté ses posts avant d'acheter. Ceux qu'on appelle les membres fantômes regardent en silence, puis passent à l'action.
Combien de stories faut-il publier par jour sur Instagram pour développer sa visibilité ? +
Il n'y a pas de chiffre universel. Larissa Lorenzoni recommande la régularité avant le volume - publier tous les jours, même peu, plutôt que de saturer puis disparaître. Au démarrage, elle a testé un challenge d'un mois avec des stories quotidiennes pour s'habituer au format et désensibiliser la peur du regard des autres.
Vendre sur Instagram avec les stories, est-ce que ça marche vraiment sans faire de Reels ? +
Larissa Lorenzoni en est la preuve : elle n'utilise quasiment pas les Reels et a construit une communauté solide uniquement via les stories. Elle regrette d'avoir raté la vague des Reels à leurs débuts - non pas parce qu'elle en avait pas envie, mais parce que c'était la peur qui décidait. La distinction est importante : éviter un format par choix stratégique ou par peur du regard des autres, ce n'est pas la même chose.
Quels rituels quotidiens aident à créer du contenu Instagram régulièrement ? +
Lire, écrire, bouger. Ces trois habitudes - celles qu'on apprend depuis l'enfance - sont les non-négociables de Larissa Lorenzoni. Lire génère des idées, écrire structure la pensée pour les contenus, bouger (danser le matin par exemple) change l'état mental et la motivation. À côté de ça, un rituel de confiance physique - s'habiller, se préparer même chez soi - peut transformer l'état d'esprit avant de publier.

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