plafond de verre entrepreneur

64. Les 2 questions puissantes pour briser ton plafond de verre et relancer ta croissance financière avec intuition et clarté

Épisode diffusé le 20 mai 2025 par Aurélie Gauthey

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Le plafond de verre entrepreneur ne ressemble pas à ce qu’on imagine. Pas de mur brutal, pas de chute. Juste ce sentiment tenace d’arriver toujours aux mêmes résultats, malgré les formations, les stratégies empilées, les heures investies. Aurélie Gauthey, coach et mentore pour entrepreneures ambitieuses, a mis le doigt dessus dans un épisode de son podcast Née pour Impacter – et sa réponse va probablement contrarier beaucoup de monde.

Parce que sa réponse, c’est : arrête d’en faire plus. Sérieusement.

Ce plafond de verre entrepreneur que personne ne nomme vraiment

Tu as des clientes. Du chiffre d’affaires. De la visibilité. Des stratégies en place depuis des mois, des années parfois. Et pourtant, quelque chose bloque. Ce n’est pas un manque de travail – ça, c’est sûr. C’est autre chose, plus difficile à nommer.

Le plafond de verre entrepreneur dans le monde du coaching et de l’accompagnement féminin, c’est souvent ça : trop de couches. Trop de méthodes. Trop de voix extérieures qui finissent par noyer la tienne. Aurélie Gauthey le formule clairement dans son épisode.

Tu as été submergé par le bruit extérieur, les conseils dans les masterminds, les formations, les conseils gratuits, les master class, les heures de vidéos, de podcast, de contenu insta, les stratégies YouTube, tellement de voix que tu n’entends plus la tienne.

C’est exactement le problème. Et c’est plus courant qu’on ne le pense.

Ce qui m’agace dans la plupart des contenus sur la stagnation business, c’est qu’ils proposent toujours la même solution : une formation de plus, un audit de plus, une stratégie de plus. Comme si la réponse à « trop de bruit » était d’ajouter du son.

Aurélie fait l’inverse. Et c’est là que son angle devient intéressant.

L’exemple du Miracle Morning – ou comment un bon conseil devient un boulet

Voilà une scène que beaucoup reconnaîtront. Tu écoutes un podcast. Une entrepreneuse raconte comment elle a passé le palier des 30 000 euros par mois. Le secret ? Se lever à 5h, deux méditations, un quart d’heure de yoga. Le Miracle Morning, version business coach.

Et toi, bonne élève, tu t’arrêtes. Tu laisses tomber ce sur quoi tu bossais. Tu passes des heures à construire ton propre protocole matinal.

Tu lèves la tête comme quand tu lèves la tête d’un paquet de chips que tu viens de faire une boulimie sur des chips au fromage originaire de Franche-Comté parce que oui, ce sont les meilleurs chips. Et là, mauvaise nouvelle pour toi. Ta problématique, elle n’est pas du tout là.

Dit comme ça, ça fait sourire. Mais c’est exactement la mécanique qui s’installe quand on cherche ses réponses à l’extérieur au lieu de les chercher en soi.

Ce que tu pensais être une solution devient un poids. Un nouveau rituel à gérer. Une pression supplémentaire. Et le plafond de verre entrepreneur reste là, intact, pendant que tu optimises ta routine du matin.

Ça ne veut pas dire que les conseils extérieurs sont inutiles – Aurélie elle-même en donne tous les jours, elle le dit franchement. Mais il y a une différence entre investir dans une formation pour apprendre une compétence précise (organiser des challenges, structurer une offre) et chercher dans les conseils des autres la réponse à « qu’est-ce qui cloche dans mon business ? »

La nuance est là. Et la plupart des entrepreneures que j’observe passent complètement à côté.

Les 2 questions qui brisent le plafond de verre entrepreneur

Aurélie Gauthey propose quelque chose de radical dans sa démarche : pas un audit de cinq pages, pas un framework en dix étapes. Deux questions. Juste deux.

Première question : qu’est-ce que je sais que je dois mettre en place mais que je freine et que je ralentis depuis des mois ?

Deuxième : qu’est-ce que je sais que je dois éliminer, ralentir ou arrêter dans mon business si je veux m’alléger pour m’expanser au palier supérieur ?

Ce qui est intéressant – et un peu déstabilisant – c’est la conviction derrière ces questions. Aurélie ne dit pas « réfléchis bien, cherche, explore ». Elle dit : tu sais déjà. La réponse est là. Elle attend juste qu’on lui fasse de la place.

En réalité tu sais déjà. Mais comme moi et comme beaucoup d’entrepreneurs ambitieuses, tu as été submergé par le bruit extérieur. Tu n’as plus laissé de place à ta propre intuition peut-être depuis longtemps.

Voilà. C’est ça le vrai sujet.

Le plafond de verre entrepreneur, dans cette lecture, c’est moins un problème de stratégie qu’un problème d’espace. L’espace pour entendre ce qu’on sait déjà. Ce qu’on reporte. Ce qu’on évite. Ce que l’intuition répète depuis des mois pendant qu’on écoute le cinquième podcast de la semaine sur la productivité.

Si tu te retrouves dans ce schéma, l’épisode sur les raisons qui bloquent les résultats complète bien ce propos – avec des exemples concrets de ce qui coince vraiment dans les business d’entrepreneures en développement.

Ajouter vs enlever : le vrai débat sur la croissance

Le réflexe dominant quand un business stagne, c’est d’ajouter. Une nouvelle offre. Un nouveau canal. Un nouveau tunnel. Une nouvelle stratégie de contenu.

Aurélie plaide pour l’inverse. Pas comme position de principe, mais comme constat terrain, avec ses clientes en mentoring et mastermind.

Ce qu’elle observe : les entrepreneures qui passent au palier supérieur ne sont pas celles qui ont trouvé la stratégie manquante. Ce sont celles qui ont allégé. Qui ont arrêté quelque chose. Qui ont retiré une offre qui drainait de l’énergie, arrêté un canal qui ne leur ressemblait pas, simplifié un process devenu ingérable.

L’espace créé par cet allègement – c’est là que l’intuition revient. Et l’intuition, dans un business, ça se traduit par de la créativité retrouvée, des décisions plus rapides, une connexion plus forte à ce qu’on fait vraiment.

Ce n’est pas mystique. C’est pragmatique. Quand tu passes tes journées à gérer dix choses à moitié, tu ne peux pas donner 100% à ce qui compte vraiment. C’est aussi simple que ça. (Et aussi difficile à accepter quand on a construit son identité autour du « toujours plus ».)

Sur le sujet de structurer sa croissance sans s’épuiser, Aurélie avait d’ailleurs développé une approche similaire – alléger avant de scaler, pas l’inverse.

Le bruit comme ennemi de la clarté stratégique

Masterminds. Formations. Masterclasses gratuites. Instagram. YouTube. Newsletters. Podcasts. Le contenu sur l’entrepreneuriat n’a jamais été aussi dense, aussi accessible, aussi bien produit.

Et c’est peut-être là le paradoxe de notre époque : plus l’information est disponible, plus il devient difficile d’entendre sa propre voix.

Ce qu’Aurélie pointe, c’est que beaucoup d’entrepreneures confondent leurs automatismes avec leur intuition. Tu penses suivre ton instinct, mais en réalité tu reproduis des réflexes conditionnés par des mois de consommation de contenu. Tu réagis aux stimuli externes plutôt que tu n’écoutes un signal interne.

La distinction est fine. Mais elle change tout.

Franchement, j’aurais du mal à dire que c’est facile à tester sur soi-même. Savoir si une décision vient vraiment de soi ou d’un podcast qu’on a écouté il y a trois semaines – c’est une question inconfortable. La plupart des gens préfèrent ne pas se la poser. Et c’est souvent là que le plafond de verre entrepreneur s’installe pour durer.

C’est d’ailleurs en lien direct avec la question de se mettre en priorité – pas comme un luxe, mais comme un acte stratégique. Parce que sans cette reconnexion à soi, les décisions business restent des réactions, pas des choix.

Le pacte d’Aurélie – et la limite que je dois nommer

À la fin de son épisode, Aurélie propose un contrat. Simple : avant d’écouter l’épisode suivant (où elle donnera des exemples concrets de ce qu’on peut enlever d’un business), tu t’offres un moment de silence. Tu prends ces deux questions. Tu laisses venir les réponses.

Pas de plan d’action. Pas de réponse parfaite à formuler. Juste l’espace pour que ce qui est déjà là puisse se montrer.

Ce qui m’a scotché dans cette partie, c’est la rigueur du protocole. Elle ne dit pas « y penser dans le métro ». Elle dit : mets en pause, sois seule avec toi, avec l’âme de ton entreprise.

Mais – et c’est la nuance que j’aurais du mal à passer sous silence – cette approche a une limite réelle. Pour les entrepreneures en début d’activité, ou celles qui manquent vraiment de compétences techniques dans un domaine précis, l’introspection seule ne suffit pas. Si tu ne sais pas comment structurer une offre ou choisir la bonne formation pour combler ce manque, écouter ton intuition ne te donnera pas les outils concrets dont tu as besoin.

Le modèle d’Aurélie fonctionne – et clairement il fonctionne, ses clientes le montrent – pour des entrepreneures qui ont déjà les bases, qui ont déjà construit quelque chose, et qui stagnent non pas par manque de savoir-faire mais par excès de bruit et de dispersion.

Ce n’est pas la même chose. Et ça vaut le coup de le dire.

Ce que ça change concrètement pour ton business

Revenons aux deux questions. Parce qu’elles ne sont pas anodines.

« Qu’est-ce que je sais que je dois mettre en place mais que je freine ? » – c’est la question de l’action retardée. Le projet qu’on reporte. L’offre qu’on n’ose pas lancer. L’augmentation de prix qu’on n’assume pas encore. (Et sur ce dernier point, fixer ses tarifs sans culpabiliser est un sujet à part entière – il y a un épisode entier là-dessus.)

« Qu’est-ce que je sais que je dois éliminer ou arrêter ? » – c’est la question du courage de simplifier. L’offre qui ne se vend pas mais qu’on garde « au cas où ». Le client qui draille l’énergie mais dont on n’ose pas se séparer. Le réseau social qu’on maintient par obligation alors qu’il ne convertit rien.

Les réponses à ces deux questions sont souvent connues depuis longtemps. Le vrai travail, c’est de créer les conditions pour les entendre. Et d’avoir le courage d’agir dessus ensuite.

Quel est ce choix que tu sais que tu dois faire – et que tu repousses encore ?

Questions fréquentes

Comment savoir si je touche un plafond de verre entrepreneur ? +
Le signal le plus clair : tu travailles autant qu'avant, tu as déjà des clients, du chiffre, de la visibilité - mais les résultats stagnent. Tu tournes en rond. Ce n'est pas un manque d'effort. C'est souvent un excès de dispersion ou de bruit extérieur qui t'empêche d'entendre ce qui bloque vraiment.
Est-ce qu'ajouter de nouvelles stratégies aide à briser un plafond de verre entrepreneur ? +
Pas systématiquement. Aurélie Gauthey, dans son podcast Née pour Impacter, argumente que pour beaucoup d'entrepreneures qui stagnent, la réponse est dans l'allègement plutôt que dans l'ajout. Trop de stratégies en parallèle créent du bruit et de la dispersion - exactement ce qui maintient le plafond en place.
Quelles sont les 2 questions pour sortir de la stagnation dans son business ? +
Première question : qu'est-ce que je sais que je dois mettre en place mais que je freine depuis des mois ? Deuxième : qu'est-ce que je sais que je dois éliminer ou arrêter si je veux m'alléger pour passer au palier supérieur ? Ces deux questions supposent que tu connais déjà les réponses - et c'est souvent vrai.
Comment retrouver son intuition quand on est entrepreneur et qu'on consomme beaucoup de contenu ? +
En créant de l'espace. Concrètement : moins de podcasts, moins de masterclasses, moins de réseaux sociaux sur un temps donné. Et du silence actif - se poser avec les vraies questions de son business sans chercher la réponse à l'extérieur. C'est inconfortable au début. C'est aussi là que les vraies décisions émergent.
Le plafond de verre entrepreneur est-il toujours un problème de mindset ? +
Non. C'est une réduction trop rapide. Parfois c'est un vrai manque de compétences techniques, une offre mal structurée ou un problème de positionnement. L'approche d'Aurélie Gauthey fonctionne surtout pour des entrepreneures qui ont déjà les bases et qui stagnent par excès de bruit et de dispersion - pas pour celles qui manquent encore d'outils fondamentaux.
Comment arrêter de chercher des conseils extérieurs tout le temps en tant qu'entrepreneur ? +
La distinction clé : investir dans une formation pour acquérir une compétence précise, c'est légitime et utile. Chercher dans les conseils des autres la réponse à 'qu'est-ce qui cloche dans mon business', c'est plus problématique. Le test : est-ce que ce conseil répond à un besoin identifié, ou est-ce que tu espères qu'il va nommer ton problème à ta place ?

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