Les loyautés familiales et argent, c’est le sujet que personne ne veut toucher. Parce que ça fait mal. Parce que ça pointe vers des gens qu’on aime. Et parce que le cerveau – celui qui te dit ‘j’ai juste besoin d’une meilleure offre’ – a tout intérêt à ce que tu n’ailles pas là.
Virginie, quatre enfants, un an et demi de reprise d’activité, se retrouve en direct face à Aurélie Gauthey – coach business connue pour ses sessions live sans filet sur Instagram. Le problème annoncé : elle brade ses tarifs. La vraie question, qu’on ne trouve pas au bout de 5 minutes de discussion mais au bout de 20 : pourquoi est-ce qu’inconsciemment, elle choisit de rester petite ?
Ce coaching – 26 minutes en tout – est une leçon de chirurgie mentale. Et ce qui en sort mérite qu’on s’y arrête vraiment.
Quand ‘je manque de confiance’ cache autre chose
C’est le diagnostic par défaut. Tu bradies tes tarifs ? Manque de confiance. Tu n’assumes pas ta valeur ? Manque de confiance. Bref, manque de confiance. C’est pratique, c’est vendable en formation, et c’est souvent faux.
Virginie l’exprime clairement au début du coaching :
« Quand j’ai une cliente ou deux, ben en fait je brade entre guillemets mes services. Et après je m’en veux parce que je me sens un peu voilà sous-estimée et abusée de des services en fait, parce que je donne beaucoup et euh je suis pas rémunérée à la juste valeur. »
Ce qui me frappe là-dedans, c’est le mot ‘abusée’. Elle ne dit pas ‘j’ai peur’. Elle dit qu’elle se sent abusée – par elle-même.
Aurélie Gauthey pose alors une question qui déstabilise : quel est l’avantage pour toi d’être abusée ? Virginie résiste. Elle répond qu’il n’y en a pas. Aurélie insiste – il y en a plusieurs, toujours. Et c’est là que ça devient intéressant. Virginie finit par trouver : les témoignages, la validation, la preuve que ça marche. Des réponses rationnelles, correctes, et qui passent complètement à côté.
Le vrai truc – enfin, ce que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt dans ma propre vie – c’est que l’inconscient ne cherche pas des bonnes réponses. Il cherche à survivre dans le système de valeurs qu’on lui a installé enfant. Et ce système, on l’a hérité.
Le mécanisme des loyautés familiales et argent : comment ça fonctionne vraiment
Aurélie creuse. Elle demande si quelqu’un dans la famille répétait qu’il fallait travailler dur, souffrir, mériter. Et là, un premier souvenir remonte :
« Mon grand-père qui a très bien réussi sa vie, qui est maintenant décédé, mais me disait toujours tu es là et tu attends avec les mains tendues que l’argent tombe du ciel. »
Ça, c’est une phrase qui s’installe dans un enfant comme un virus. Silencieux. Durable. Virginie se démène – elle le dit elle-même – mais la voix du grand-père tourne encore.
Puis vient la mère. La figure centrale. Aurélie pose la question directement : est-ce que ta mère s’est sacrifiée professionnellement pour la famille ? Oui. Est-ce que tu reproduis le même schéma ? Virginie voit le parallèle en temps réel. Quatre enfants, un business qui peine à démarrer, une culpabilité permanente entre les deux.
C’est là que les loyautés familiales et argent entrent en scène – pas comme concept théorique, mais comme mécanique concrète. Si ta mère s’est sacrifiée et que tu la respectes, t’autoriser à réussir là où elle ne l’a pas fait, c’est – inconsciemment – la trahir. C’est dire que son choix était le mauvais. C’est rompre un contrat implicite que personne n’a jamais signé mais que tout le monde honore.
Et puis, juste à ce moment-là dans le coaching, la mère de Virginie lui envoie un message. ‘Coucou ma fille.’ Aurélie le note : chez moi, je répondrais demain si j’ai pas le temps. Chez toi, tu as dit ‘je la mets de côté’. Pas ‘je réponds plus tard’. De côté. Comme si c’était un abandon.
Le lien est là. Physique. En direct.
Pour celles que ça touche, la relation à l’argent chez les entrepreneurs passe aussi par d’autres mécanismes que Laura Moneymanifestation décortique dans un autre épisode – les moneytypes, la façon dont chaque profil sabote différemment. Pas exactement la même chose, mais même famille de problèmes.
Rester petite pour rester loyale : la mécanique du plafond financier
4000 euros par mois. Aurélie amène Virginie à calculer ce dont elle a besoin : charges, vie, famille, plaisir. 4000. Virginie l’entend, le dit, et aussitôt une voix intérieure répond non.
« C’est bien mais c’est c’est c’est… C’est trop pour moi quoi. »
Trop. Ce mot fait tout le travail. Pas ‘c’est difficile à atteindre’. Pas ‘je ne sais pas comment y arriver’. Trop. Comme si c’était une transgression.
Aurélie traduit : quand tu restes petite, tu restes loyale. Et tant que tu n’as pas coupé ce lien, tu continueras à penser bas et à agir bas. Un pas en avant, dix en arrière – la formule revient plusieurs fois dans le coaching, et elle est juste.
Ce qui me scotche, c’est la précision du mécanisme. Ce n’est pas de la paresse. Ce n’est pas un manque de motivation. C’est une loyauté qui se déguise en sabotage. L’inconscient ne cherche pas à te nuire – il cherche à protéger ton appartenance au clan familial. Et dans certaines familles, réussir plus que les autres, c’est risquer l’exclusion symbolique.
Les 7 raisons du plafond financier à 5K ou 10K explorent d’autres angles du même phénomène – et la loyauté familiale y apparaît en filigrane, même si ce n’est pas toujours nommé ainsi. C’est souvent la couche la plus profonde.
Le test des 40 clients – et ce qu’il révèle vraiment
Aurélie fait un exercice simple. Elle demande à Virginie de fermer les yeux, de respirer, et de répondre instinctivement à cette question : si demain je t’envoie 40 clients pour le mois prochain, comment tu te sens ?
Réponse : bien, mais paniquée.
Et c’est là que le vrai conflit apparaît. Virginie veut réussir. Et Virginie veut sa famille. Et dans sa tête – dans son inconscient construit sur des années de messages familiaux – ces deux choses ne peuvent pas coexister. Réussir, c’est abandonner. Garder sa famille, c’est rester petite.
Aurélie l’énonce avec une clarté chirurgicale :
« Tu as colmaté avec l’histoire de ta maman et certainement d’autres personnes dans ta famille, que réussir si tu veux réussir, il faut sacrifier la famille, ses enfants et à l’inverse ben si tu veux conserver ta famille, bah il faut pas trop réussir. »
C’est exactement le problème. Et c’est pour ça que les formations sur ‘comment fixer ses tarifs’ ne règlent rien pour certaines personnes. Parce qu’on leur donne un outil pour un problème qui n’est pas là.
Les loyautés familiales et argent fonctionnent comme un système d’équilibre invisible. Tu peux savoir intellectuellement que tu mérites d’être payée 300 euros de l’heure. Mais si ton inconscient a décidé que gagner de l’argent = trahir ta mère = être une mauvaise personne, le savoir ne change rien. Tu trouveras toujours une raison de baisser.
C’est aussi ce que les identités limitantes chez les entrepreneurs viennent documenter – femme forte, perfectionniste, sauveuse. Ce sont des armures qui protègent quelque chose de plus fragile en dessous. Et ce quelque chose, c’est souvent une loyauté qu’on n’a jamais questionnée.
Couper les loyautés familiales et argent : pas une trahison, une réconciliation
La nuance qu’Aurélie apporte – et c’est là qu’elle est bonne – c’est que couper ne veut pas dire abandonner. Ça veut dire se réconcilier. Redéfinir le contrat implicite.
Sa cliente qui a six enfants et un business qui tourne. Une autre avec cinq. Ce n’est pas une promesse magique – c’est une démonstration que le choix binaire (famille OU réussite) est une construction mentale, pas une réalité.
Le travail qu’elle prescrit est concret. D’abord couper énergétiquement – les bonshommes alumettes, les visualisations, les protocoles qu’on trouve sur YouTube pour couper des liens. Ça peut sembler ésotérique. Mais l’idée derrière – aller chercher l’inconscient avec ses propres outils plutôt qu’avec du rationnel – est cohérente avec ce qu’on sait du fonctionnement du cerveau limbique.
Ensuite, écrire sa vision. Pas ‘je veux réussir’ – ça ne veut rien dire pour un inconscient. Mais : combien de clients, combien de jours, quelle heure je m’arrête, est-ce que le mercredi est non négociable avec les enfants. Des pixels. Du concret. Pour que le système comprenne qu’il y a un chemin qui mène à la réussite ET à la famille, et que ce chemin est praticable.
Virginie conclut :
« Ça me soulage. Me sens soulagée. De te déculpabiliser, je sais pas mais soulager voilà. »
Le soulagement avant même d’agir – c’est souvent le signe que quelque chose de juste a été touché.
Pour celles qui reconnaissent ce pattern dans leur rapport aux ventes, vendre sans se trahir est un épisode qui prolonge exactement cette logique – comment construire une stratégie commerciale depuis un espace de cohérence, pas de peur.
Ce que ce coaching dit – et ce qu’il ne dit pas
Une concession s’impose ici, parce que ce serait malhonnête de ne pas la faire. Aurélie le dit elle-même en fin d’épisode : il y a des entrepreneures qui n’ont pas de blocage énergétique. Elles n’ont juste pas appris à faire. Elles n’ont pas eu de formation, pas de mentor, pas de méthode. Et leur solution, c’est la méthode – pas la thérapie familiale.
Les loyautés familiales et argent ne sont pas le problème universel. Elles sont un problème fréquent, sous-diagnostiqué, et particulièrement résistant aux solutions classiques. Mais si tu as fait dix formations sur les tarifs et que tu continues à baisser tes prix le jour J, c’est peut-être là qu’il faut regarder.
Et puis il y a une limite dans l’approche elle-même. Couper des liens énergétiques avec des visualisations, c’est un point de départ – pas une thérapie complète. Pour certaines personnes, les loyautés familiales sont suffisamment enkystées pour nécessiter un vrai travail thérapeutique : constellations familiales, EMDR, psychologie transgénérationnelle. Le coaching en live de 26 minutes peut débloquer quelque chose, lever un voile. Rarement faire tout le travail.
Mais honnêtement ? Pour beaucoup d’entrepreneures qui stagent depuis des mois sans comprendre pourquoi, juste nommer le mécanisme – voir que ce n’est pas de la paresse, pas un manque de talent, mais une loyauté – ça change quelque chose. Ça retire la honte. Et la honte, c’est souvent ce qui coûte le plus cher.
Ce lien entre argent, famille et identité, oser grand et vivre librement en parle depuis un autre angle – celui de la permission qu’on se donne ou pas de prendre de la place. Même racine, autre branche.
Ce qu’on retient concrètement des loyautés familiales et argent
Trois actions ressortent de ce coaching. Pas dix. Trois.
- Identifier la phrase ou la figure qui a posé le cadre : qui dans ta famille avait un rapport douloureux ou sacrificiel à l’argent, au travail, à la réussite ? Pas pour les blâmer – pour voir d’où vient le code installé.
Ensuite, travailler à couper le lien de loyauté – pas le lien affectif, juste le contrat implicite ‘pour lui ressembler, je dois rester petite’. Ça se fait avec différents outils selon les personnes. Certaines passent par le coaching, d’autres par la thérapie, d’autres par des pratiques comme les constellations. Il n’y a pas une seule porte.
Et enfin – et c’est peut-être la plus concrète – écrire sa définition de la réussite avec des chiffres réels. Pas ‘je veux être libre financièrement’. Mais : je veux 4000 euros par mois, je travaille du lundi au vendredi, je m’arrête à 18h, le mercredi appartient à la famille. Parce que tant que l’objectif reste flou, l’inconscient ne peut pas s’y aligner. Et les loyautés familiales et argent continuent à remplir le vide avec leur propre programme.
Aurélie Gauthey coache en direct chaque mardi à 12h30 sur Instagram @nee.pour.impacter. Et si tu veux voir d’autres couches de ce même travail sur soi, revenir à soi pour attirer l’abondance est un autre coaching live qui explore comment l’éparpillement stratégique cache souvent quelque chose de plus personnel.











