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52. Les 7 vérités cash que tu dois entendre sur le business en ligne : visibilité, ventes, déléguer & investissement

Épisode diffusé le 8 avril 2025 par Aurélie Gauthey

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187 000 euros. C’est ce qu’Aurélie Gauthey a investi en formations, masterminds et accompagnements avant de réaliser quelque chose d’essentiel – les leçons business entrepreneur les plus utiles ne viennent pas de tes amis, même bien intentionnés. Elles viennent du terrain, des erreurs qui coûtent, des recrutements ratés, des décisions qu’on repousse depuis quatre mois. Aurélie est mentor business depuis 2017, elle a accompagné des centaines d’entrepreneurs et fait intervenir ses méthodes sur des scènes comme l’Apollo Théâtre ou le sommet Femmes d’influence. Dans cet épisode de son podcast, elle parle sans filtre de huit ans de pratique condensés en sept prises de conscience.

Et franchement, certaines font mal à entendre.

Tes amis entrepreneurs ne peuvent pas remplacer un vrai accompagnement

Le réflexe est universel. Tu sors d’un mastermind ou d’une formation. Tu as rencontré des gens bien. Et quelqu’un dit, inévitablement : ‘On garde le contact, on se fait un groupe d’entraide entre nous.’ Aurélie Gauthey l’a fait trois fois. Trois groupes différents, trois tentatives, trois échecs progressifs.

Ce qui m’agace dans ce pattern, c’est qu’on croit tous que notre cas va être différent. Que notre groupe va tenir. Que l’amitié va compenser l’absence de structure.

On n’avait pas de cadre, on n’avait pas de référent officiel. On n’avait pas d’engagement, d’obligation, de contrat et de cadre. C’est vraiment ça qui me vient et en fait, on le faisait à la bonne franquette. Je pense que la plupart des personnes se sentaient pas réellement engagées.

Voilà. Pas d’ambiguïté là-dessus.

Le problème n’est pas la bonne volonté des participants. C’est l’absence de friction. Quand rien n’est en jeu – ni argent, ni contrat, ni regard d’un expert – le cerveau classe la réunion du mardi dans la colonne ‘optionnel’. Une personne manque. Puis une autre. Le groupe se dilue en trois semaines.

Aurélie cite le cas d’une cliente qui avait un ami entrepreneur comme soutien depuis plusieurs mois. Résultat : une décision bloquée depuis quatre mois, toujours pas prise. Une seule session de coaching plus tard, la décision était là, claire, avec l’envie d’agir dès le lendemain.

La différence ? L’expérience. Un ami transmet ses conseils avec ses propres œillères, son propre modèle, ses propres limites. Un professionnel, lui, a vu cent cas similaires au tien. Il sait ce qui marche, ce qui plante, et pourquoi. Ces leçons business entrepreneur, elle les a payées cher – et elle les donne sans détour. Si tu veux aller plus loin sur la question des modèles de vente qui correspondent à ton profil, il y a un épisode entier sur les modèles de vente en ligne qui creuse le sujet.

Ce qui est logique pour toi ne l’est pas pour les autres – jamais

Une femme de ménage reçoit l’instruction suivante : ‘J’ai acheté une table de nuit, monte-la dans la chambre.’ Pour la propriétaire de l’Airbnb, c’est limpide – elle va monter la table. Pour la femme de ménage, la consigne était de monter le carton. Résultat : des semaines plus tard, le carton est toujours dans l’appartement, filmé par hasard dans une vidéo de présentation.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise – enfin, ce que beaucoup d’entrepreneurs apprennent trop tard – c’est que la communication n’est jamais symétrique. Tu émets un message. L’autre reçoit quelque chose de différent. Et les deux croient honnêtement avoir été clairs.

Aurélie a vécu ça directement avec un stratège marketing recruté pour gérer entièrement sa communication. Elle tenait pour évident qu’il connaisse ses offres, ses challenges, son modèle de vente. Elle n’a pas vérifié.

Un jour j’ai senti dans ses textes, dans sa communication, dans ce qu’il me proposait comme vidéo à tourner, je me disais mais c’est bizarre qu’il écrive ça. Et là dans un entretien, je lui dis écoute, j’aimerais bien que tu m’expliques qu’est-ce que je vends, à qui je le vends. Et là en fait, quand il m’a expliqué, j’ai compris qu’on avait un énorme problème. J’ai failli en pleurer, j’ai même eu une petite larme parce que je me suis dit mais comment tu as pu passer à côté de ça.

C’est exactement le problème.

Sa méthode maintenant : quand quelqu’un dit ‘j’ai besoin d’être considérée’, elle ne suppose pas ce que ça veut dire. Elle demande. Parce que pour une personne, être considérée c’est recevoir des compliments devant l’équipe. Pour une autre, c’est une prime à chaque objectif atteint. Pour une troisième, c’est que tu lui demandes comment vont ses enfants le lundi matin. Même mot, trois réalités complètement différentes.

La consigne pratique est simple : au lieu d’imaginer ce que l’autre a compris, demande-lui de te le reformuler. ‘Qu’est-ce que tu as retenu de ça ?’ Trois mots qui peuvent éviter trois mois de malentendus.

Trouver ton levier de succès – et arrêter de copier celui des autres

Trois ventes par an. Seulement trois lancements, trois challenges, et des centaines de ventes qui financent une équipe de dix personnes, des voyages, de la publicité ciblée. C’est le modèle d’Aurélie Gauthey, et elle insiste : ce n’est pas un modèle universel. C’est le sien.

Les leçons business entrepreneur les plus précieuses parlent rarement de ce qu’il faut faire. Elles parlent surtout de ce qu’il faut arrêter de faire – notamment copier quelqu’un d’autre parce qu’une amie t’a dit que TikTok cartonne en ce moment.

On peut se perdre parce qu’une amie nous a dit que TikTok ça allait super bien, on peut se perdre parce qu’on a dit que les conférences c’était le modèle de vente du moment. Et puis on peut se perdre avec les années. En quoi es-tu doué ? Est-ce que c’est le mailing ? Est-ce que c’est la publicité ? Est-ce que c’est le networking ?

Dit comme ça, ça a l’air simple.

Aurélie déteste créer du contenu préparé. Elle adore le direct, le live, le spontané. Du coup son modèle ne repose pas sur une présence quotidienne sur les réseaux, mais sur des challenges ponctuels avec de la publicité ciblée. Des prospects qu’elle n’est pas allée chercher, qui découvrent son univers en deux ou trois jours et achètent sans qu’elle ait besoin d’envoyer des messages privés ou de pousser quoi que ce soit.

Mais ça ne marchera pas pour tout le monde. C’est la nuance qu’elle assume clairement. Une personne qui adore écrire et a un talent pour les newsletters devrait capitaliser sur ça, pas se forcer à faire des lives parce qu’un gourou du marketing digital l’a décrété incontournable. Et si la comparaison avec les autres te paralyse, il y a un épisode consacré à ce sujet dans le podcast – elle le cite elle-même comme référence.

Si tu veux comprendre comment des entrepreneurs ont changé de cap radical, le témoignage d’Angélique – de 50 euros la séance à 55 000 euros de lancement – illustre exactement ce pivot de modèle.

Le savoir-faire s’apprend, le savoir-être non – et le marché freelance commence à coincer là-dedans

Quinze minutes de retard en réunion d’équipe, excuse à moitié formulée, puis vingt minutes plus tard : ‘Excusez-moi, je vais devoir couper la caméra, mon esthéticienne vient d’arriver pour mes ongles.’

Aurélie raconte cette scène avec une retenue visible. Elle dit qu’elle est restée scotchée, qu’elle n’a rien pu dire sur le moment. Et que la vraie question qu’elle s’est posée ensuite, c’est : comment elle avait pu accepter ce comportement aussi longtemps.

Ces leçons business entrepreneur sur le recrutement sont peut-être les plus inconfortables de l’épisode. Parce qu’elles ne pointent pas vers les mauvaises recrues – elles pointent vers nous, qui avons recruté sans critères clairs, sans exigences posées dès le départ.

Un autre cas : une personne à qui elle dit à 11h qu’elle doit être connectée à la boîte mail à midi pile, challenge en cours, afflux de messages garanti. À midi, personne. Réponse obtenue plus tard : ‘Je pensais que je pouvais gérer un autre client en même temps.’

Sa position maintenant est tranchée. Elle recrute d’abord sur les valeurs, l’énergie, la vision – et les compétences techniques, ça s’apprend. Elle parle même d’un ‘match énergétique’ avec sa dernière recrue, où elles ont toutes les deux pointé exactement les mêmes couleurs dans une palette de trente options, utilisé les mêmes mots, et découvert après coup qu’elles avaient des signes astrologiques croisés (Vierge et Scorpion – chacune ascendant du signe de l’autre). (Ce genre de coïncidence, tu peux trouver ça anecdotique ou significatif – en tout cas elle, elle l’a pris comme signal.)

Pour aller plus loin sur la logique de délégation et ce qu’elle implique vraiment, l’épisode sur déléguer en 9 étapes pour recruter sereinement détaille le process concret.

Chiffre d’affaires ou liberté : il faut choisir – au moins pour cette période

Quinze déplacements en 2024. Au moins trois valises par mois. Des semaines à travailler trois jours, jamais le vendredi, jamais le week-end. Et à la fin de l’année, au moment du bilan avec l’expert-comptable : chiffre d’affaires en hausse, et bénéfices doublés.

Pas le CA maximum possible. Les bénéfices, nets, réels.

Aurélie est honnête là-dessus : elle aurait pu faire deux ou trois fois plus en termes de volume. Elle a laissé de l’argent sur la table, consciemment. Et elle dit qu’elle n’a jamais été aussi libre de sa vie. Quinze jours de vacances consécutifs pendant lesquels les clientes continuaient à être accompagnées par l’équipe, les coachs, le système en place.

Elle a délégué à ce point qu’au moment où elle a voulu envoyer elle-même un email, elle a dû demander à son équipe comment on faisait. (Ce qui dit quelque chose sur le niveau de délégation atteint – ou sur le fait qu’elle avait vraiment lâché le quotidien opérationnel.)

Mais voilà la nuance qu’elle soulève : ce choix n’est pas permanent. Ce qui est la bonne priorité en 2024 ne l’est pas forcément en 2025. Quelqu’un qui démarre a besoin de CA, pas de liberté immédiate. Quelqu’un à un palier de croissance a peut-être besoin de souffler pour voir clair. La question – liberté ou volume ? – mérite d’être posée régulièrement, pas une fois pour toutes.

Ce sujet du business au service de la vie plutôt que l’inverse est exploré en détail dans l’épisode sur liberté incarnée versus prison dorée – recommandé si tu es en train de te poser cette question.

L’ego qui sabote, la peur du rejet déguisée en positionnement

Plus de 70 événements. L’Apollo Théâtre, des scènes de conférences nationales, des magazines, des radios. Aurélie Gauthey a été invitée à tout ça – et elle a fini par considérer ça comme normal. Les opportunités arrivent, elle choisit celles qui l’intéressent. Rien à faire de son côté.

Sauf qu’à un moment, elle identifie des podcasts et des sommets où elle voulait vraiment intervenir. Des personnes précises. Et ces personnes ne l’ont pas contactée.

Ce qu’elle décrit ensuite est assez précis sur la mécanique interne :

  • La peur du rejet, enracinée dans une blessure d’enfance réelle – perte de cheveux à 7 ans, rejet d’un groupe de filles, harcèlement scolaire
  • La conviction que démarcher quelqu’un signifie descendre dans la hiérarchie de la notoriété
  • Et donc l’attente passive, qui a un nom : le marketing espoir

Elle a fini par agir. En se rappelant qu’elle est une opportunité pour ceux qui la reçoivent – pas l’inverse. En faisant sa liste de contacts, en envoyant les messages. En ‘agissant comme un homme’, selon sa formule – c’est-à-dire en posant l’émotionnel, en restant sur les étapes concrètes, sans anticiper les dix scénarios catastrophe qui n’existent que dans sa tête.

Mais. Et c’est là que les leçons business entrepreneur de cet épisode deviennent vraiment intéressantes. Elle ne dit pas que l’émotion est un problème à éliminer. Elle dit qu’à un moment précis – celui de l’action – il faut la mettre de côté. Temporairement. Pour avancer.

Et ça, c’est une distinction que beaucoup de contenus sur l’entrepreneuriat ratent complètement. Si tu es précisément bloqué sur une décision que tu repousses depuis des semaines, l’épisode sur atteindre ses objectifs en 5 étapes va dans le même sens.

Huit ans de terrain, 187 000 euros d’investissements, des dizaines de recrutements – en bons et en mauvais. Ces leçons business entrepreneur ont toutes le même point commun : elles contredisent ce qu’on croit savoir au départ. Que les amis suffisent. Que la communication est simple. Que l’ego protège. Que faire plus de CA est toujours la bonne direction.

La vraie question, celle qu’Aurélie pose implicitement tout au long de l’épisode : est-ce que tu construis ton business pour ta vie, ou malgré elle ?

Questions fréquentes

Pourquoi les groupes d'entraide entre entrepreneurs ne durent jamais ? +
Sans cadre formel, sans engagement contractuel et sans référent professionnel, ces groupes reposent uniquement sur la bonne volonté des participants. Dès que les agendas se remplissent, les absences s'accumulent et le groupe se dilue. Aurélie Gauthey l'a expérimenté trois fois avec des entrepreneurs qui avaient déjà du chiffre d'affaires et des clients - le résultat a été identique à chaque fois.
Comment trouver son levier de succès en business en ligne ? +
La question centrale est : qu'est-ce qui est naturellement facile pour toi dans la vente et la création ? Mailing, publicité, networking, lives, podcasts... Chaque canal a ses affinités. Copier le modèle d'un autre parce qu'il fonctionne pour lui sans tenir compte de tes propres forces conduit à l'épuisement et aux mauvais résultats. Les leçons business entrepreneur les plus utiles sur ce sujet : identifie le canal où tu génères des résultats sans forcer, et construis ton système autour de lui.
Vaut-il mieux recruter sur les compétences ou sur les valeurs ? +
Aurélie Gauthey répond clairement : les valeurs d'abord. Les compétences techniques s'apprennent, le savoir-être non. Elle observe un manque croissant de professionnalisme dans les métiers du digital - community managers, assistants virtuels, customer care - et privilégie aujourd'hui ce qu'elle appelle un match énergétique lors de ses recrutements.
Comment éviter les malentendus en communication avec son équipe ou ses clients ? +
Ne suppose jamais que ta consigne a été comprise comme tu l'as formulée. Demande systématiquement à l'autre de reformuler ce qu'il a retenu. La technique d'Aurélie : quand quelqu'un utilise un mot vague comme 'considération' ou 'flexibilité', elle demande toujours ce que ce mot signifie concrètement pour cette personne. Deux personnes peuvent dire la même chose et attendre des comportements radicalement différents.
Faut-il toujours chercher à augmenter son chiffre d'affaires en entrepreneuriat ? +
Pas nécessairement. Aurélie Gauthey a choisi en 2024 de prioriser sa liberté sur le volume, et a doublé ses bénéfices tout en voyageant plus qu'elle ne l'avait jamais fait. Elle rappelle que le bénéfice net est plus révélateur que le CA brut. Et que la bonne réponse à cette question dépend du moment dans ton parcours - elle peut changer tous les six mois.
Comment dépasser la peur du rejet en prospection ou démarchage ? +
Aurélie Gauthey distingue deux choses : comprendre l'origine émotionnelle de cette peur (souvent une blessure ancienne) et choisir de ne pas la laisser dicter les décisions business. Sa méthode : agir de façon pragmatique, étape par étape, sans anticiper les scénarios négatifs qui n'existent pas encore. Elle se rappelle d'abord qu'elle représente une opportunité réelle pour ceux qu'elle contacte - ce changement de cadrage suffit parfois à déverrouiller le passage à l'action.

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