contenu qui convertit

77. Tu publies, tu t’épuises… mais est-ce que ça vend ? Ton plan d’action pour signé + de clients

Épisode diffusé le 31 juillet 2025 par Aurélie Gauthey

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Tu as un contenu qui convertit ou juste du contenu qui décore Internet ? La question est brutale, mais c’est exactement ce qu’Aurélie Gauthey, coach business et fondatrice de Née pour impacter, pose dans cet épisode de son podcast. Sans détour. Sans les gants.

Le problème qu’elle identifie n’est pas nouveau, mais elle l’articule avec une précision qui fait mal : la plupart des entrepreneurs consacrent 90 % de leur énergie à la visibilité et zéro à construire un système de vente qui tient debout. Résultat ? Des posts. Des stories. Des reels. Et une ligne de chiffre d’affaires qui ne bouge pas.

Ce qu’elle décrit, je l’ai vu des dizaines de fois en couvrant des acteurs du marketing digital – des créatrices de contenu qui postent cinq fois par semaine depuis deux ans et qui plafonnent à 2 000 euros par mois. Ce n’est pas un problème de fréquence. Ce n’est pas un problème d’algorithme. C’est un problème de structure.

Et la structure, ça s’apprend. Mais avant ça, il faut accepter un diagnostic inconfortable.

Publier tous les jours ne sert à rien sans savoir d’où viennent tes clients

Premier angle mort identifié par Aurélie Gauthey : personne ne traque vraiment. On a des impressions. Des sensations. Des ‘j’ai l’impression que LinkedIn ne sert à rien’. Et on prend des décisions stratégiques là-dessus.

L’anecdote qu’elle raconte mérite qu’on s’y attarde. Une entrepreneuse proche du million d’euros de chiffre d’affaires – pas une débutante – était sur le point de couper LinkedIn. Sa conviction : Instagram ramenait l’essentiel de ses clients. Elle y mettait son temps, son énergie, elle était persuadée que c’est là que ça convertissait.

Depuis que j’ai traqué, la folie que j’ai découvert, c’est qu’en réalité là où je mettais mon temps, mon énergie et le plus d’action, c’était Insta et j’étais persuadée que c’est ça qui me rapportait le plus de clients alors qu’en réalité c’est son LinkedIn. Elle a failli couper ce qui lui rapportait le plus de clients.

Ça, c’est terrifiant. Pas parce que c’est rare – parce que c’est commun.

Le problème des KPI, dans l’univers des solopreneurs et des coachs, c’est qu’ils ont une mauvaise réputation. ‘Je suis créative, pas comptable.’ ‘Les chiffres, c’est pour les grands groupes.’ Aurélie l’assume d’ailleurs elle-même : elle a longtemps brassé du vent parce qu’elle refusait de regarder ses métriques en face.

Mais sans données précises – d’où viennent tes clients, via quelle plateforme, suite à quelle story spécifique, quel contenu a déclenché un message en direct – tu pilotes à l’aveugle. Et piloter à l’aveugle, ça coûte. En temps, en énergie, en euros.

La question qu’elle pose est simple, presque trop : est-ce que tu sais exactement, avec des chiffres, d’où viennent tes clientes ? Pas ‘à peu près’. Pas ‘je crois que’. Exactement. Et si la réponse est non, tout le reste s’effondre – parce que tu ne peux pas construire un système basé sur les données de conversion sur du vent.

Le contenu qui convertit parle à une personne précise – pas à tout le monde

Deuxième étape, et c’est là que beaucoup de créatrices de contenu se font avoir : la généralité tue les ventes.

Ce qu’Aurélie Gauthey décrit sous l’angle du ‘contenu généraliste’, je le reformulerais autrement : un texte sur la confiance en soi qui pourrait être signé par n’importe qui ne sert personne. Il ne fait pas se reconnaître ta cliente idéale. Il ne crée pas cette sensation de ‘elle me parle, elle me voit’. Il génère des likes polis. Pas des DM.

Est-ce que mon contenu, il parle au cœur de ma cliente idéale? Est-ce que c’est un texte à l’inverse qui pourrait convenir à tout le monde, donc à personne. On parle de confiance en soi, on parle de développer un business, on parle des émotions, un texte généraliste où effectivement n’importe quelle personne pourrait se sentir concernée.

Exactement le problème. Dit comme ça, c’est dur à entendre.

Le truc contre-intuitif qu’elle avance – et sur lequel je suis complètement d’accord – c’est que plus tu exclus, plus tu connectes. Plus tu dis ‘je n’accompagne pas tout le monde, voici exactement pour qui je suis faite’, plus tu attires la bonne personne avec intensité. L’élargissement du message dilue l’impact. C’est mathématique, même si ça va à l’encontre de l’instinct commercial classique (‘si j’exclus des gens, je vends moins’).

Il y a aussi ce qu’elle appelle ‘incarner son message’. Si tu coaches des femmes vers la liberté financière mais que tu dis oui à chaque collaboration qui ne te correspond pas, si tu n’oses pas refuser un client qui ne te respecte pas – tu ne vends pas de la liberté. Tu vends de l’aspiration que tu n’as pas toi-même. Et les gens le sentent. (C’est souvent là que ça coince, d’ailleurs – pas dans la technique, dans la cohérence.)

Un contenu qui convertit, c’est un contenu où ta cliente idéale se reconnaît tellement qu’elle se dit ‘c’est écrit pour moi’. Pas ‘c’est sympa’. Pas ‘ça m’inspire vaguement’. Pour moi. Maintenant. Je dois agir.

Pour aller plus loin sur la façon dont le message influence la décision d’achat, l’épisode sur la psychologie du prospect en marketing éclaire bien les mécanismes en jeu.

Ton contenu emmène où, concrètement ?

Troisième diagnostic. Peut-être le plus douloureux.

Tu publies. Les gens regardent. Mettent un like. Et puis… rien. Pas de clic. Pas de message. Pas d’inscription. Juste le silence de quelqu’un qui est passé à autre chose.

Aurélie Gauthey utilise une comparaison qui m’a arrêté – celle d’une vitrine mal éclairée dans une ruelle vide. C’est exactement ça. Tu as mis de l’énergie dans la vitrine, mais personne ne passe devant, et ceux qui passent ne savent pas quoi faire.

Ton contenu, ça doit être un IKEA. Tu y entres pour acheter quelque chose de précis et en réalité, tu ressors aussi avec une orchidée, la bougie et l’étagère qui va avec parce que oui, je ressors toujours avec mes petites plantes, ma bougie et mon orchidée. Alors pourquoi? Parce que le parcours, il a été pensé, réfléchi.

Voilà. C’est le cœur du sujet.

Chaque contenu doit être un point d’entrée dans un parcours. Pas une fin en soi. Un post Instagram qui parle à ta cliente idéale doit l’emmener quelque part – un téléchargement, une inscription, un message en direct, une prise de rendez-vous, un achat direct. Si ton contenu mène à rien les trois quarts du temps, tu ne vends pas. Tu animes une galerie d’art gratuite.

Ce qu’Aurélie Gauthey appelle ‘le modèle’, c’est précisément ce système de circulation – je sais où quelqu’un entre, je sais où il passe, je sais avec quoi il ressort. Masterclass, challenge, série de lives, VSL, atelier : peu importe le format. Ce qui compte, c’est que chaque pièce du puzzle ait un rôle précis dans le parcours vers l’achat.

Et là, j’aurais envie de nuancer une chose : un modèle qui fonctionne pour une autre coach ne fonctionnera pas forcément pour toi. Si tu détestes les lives mais que tu forces un modèle de launch basé sur des lives quotidiens, tu vas t’épuiser avant d’arriver à la vente. (Ce que j’appelle ‘le syndrome du modèle copier-coller’ – et ça fait des ravages.)

C’est d’ailleurs ce qui distingue les approches les plus solides : elles partent de ce que tu es, pas de ce qui a marché pour quelqu’un d’autre. Sur les erreurs classiques dans ce type de format, les erreurs fatales en lancement en ligne méritent d’être lues avant de se lancer.

Le vrai problème n’est pas la visibilité – ou presque

Franchement, la plupart passent à côté de ce point. Et c’est compréhensible – la visibilité, c’est ce qu’on voit, ce qu’on mesure en surface (abonnés, vues, reach), ce sur quoi tous les conseils gratuits se concentrent.

Mais Aurélie Gauthey formule quelque chose de structurant : la visibilité est non négociable – sans elle, personne ne sait que tu existes. Mais 90 % du temps consacré à la visibilité pour 10 % à la stratégie de vente, c’est une équation qui ne peut pas fonctionner.

Moi je me rends visible tous les jours. C’est comme si Zara fermait les portes de son magasin, tirait des rideaux noirs devant les vitrines, disait ‘je comprends pas, je vends pas.’

L’analogie est bonne. Mais l’inverse est aussi vrai : un Zara avec des vitrines superbes, des portes grandes ouvertes, et des rayons vides ou mal organisés – ça ne vend pas non plus. La visibilité amène du trafic. Le système de vente transforme ce trafic en chiffre d’affaires.

Et le contenu qui convertit, c’est précisément le pont entre les deux. Pas juste de la visibilité brute. Pas juste un tunnel technique. Un contenu qui parle à la bonne personne, qui crée une connexion réelle, et qui la guide naturellement vers une action concrète.

Ce qu’Aurélie Gauthey décrit dans cet épisode, c’est finalement une inversion de priorités. Arrêter d’improviser. Arrêter le ‘flow créatif’ sans structure. Et revenir à trois questions basiques – mais que presque personne ne se pose vraiment avec honnêteté.

Sur la dimension psychologique de la vente sans forcer, l’épisode vendre sans pression avec un modèle fluide complète bien ce tableau.

Ce que ça change concrètement dans ta façon de créer

Trois questions. C’est tout ce qu’elle demande à la fin de l’épisode.

D’où viennent tes clientes ? Est-ce que ton contenu parle vraiment à ta cliente idéale ? Est-ce que ce contenu mène à l’achat ?

En apparence, c’est simple. En pratique, répondre honnêtement à ces trois questions – avec des données, pas des impressions – demande de s’asseoir et de faire un travail que la plupart remettent à plus tard. Parce que les réponses peuvent être inconfortables.

Si 70 % de ton contenu des 30 derniers jours ne mène nulle part, ça veut dire que 70 % de ton énergie créatrice des 30 derniers jours n’a pas servi tes ventes. C’est dur. Mais c’est réversible.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise plus tôt – enfin, ce que j’aurais aimé entendre formulé aussi clairement – c’est que produire du contenu sans système de conversion, c’est comme imprimer des flyers pour une boutique sans adresse. Beaucoup d’énergie. Zéro résultat traçable.

Le contenu qui convertit n’est pas forcément le plus beau, le plus viral, le plus travaillé visuellement. C’est celui qui coche les trois cases : il vient du bon canal (celui que tes clientes utilisent vraiment), il parle à la bonne personne (précisément, pas vaguement), et il emmène quelque part (une action, pas juste un like).

Et pour construire ça, il faut un modèle. Pas le modèle d’une autre. Le tien. Celui qui colle à qui tu es, à comment tu vends naturellement, à ce qui te donne envie de te lever le matin pour créer. Parce qu’un modèle qui t’épuise – même s’il convertit au début – s’effondre. Sur la façon dont le copywriting structure une offre pour la rendre désirable, les pages de vente qui font saliver le prospect apportent un angle complémentaire utile.

La vraie question, après cet épisode : si tu regardes ton dernier mois de contenu avec honnêteté, combien de posts ont réellement guidé quelqu’un vers une décision d’achat ? Et si la réponse te met mal à l’aise – c’est peut-être le meilleur signe que quelque chose doit changer dans ta stratégie.

Aurélie Gauthey accompagne des coaches et entrepreneuses via son programme Née pour impacter. Elle anime un podcast où chaque épisode pousse à l’action plus qu’à la réflexion. Ce qui, pour le coup, est cohérent avec ce qu’elle enseigne sur le passage à l’acte de la décision d’achat.

Questions fréquentes

Comment créer un contenu qui convertit vraiment sur Instagram ? +
Un contenu qui convertit sur Instagram parle à une personne précise - pas à tout le monde. Il utilise les mots exacts de ta cliente idéale, crée une connexion émotionnelle réelle, et se termine toujours par un appel à l'action clair : un lien, un DM, une inscription. Sans cette structure, même le meilleur contenu reste une jolie vitrine sans porte d'entrée.
Pourquoi je publie beaucoup mais je ne vends pas ? +
La cause la plus fréquente : ton contenu n'est pas connecté à un système de vente. Tu crées de la visibilité, mais sans parcours client défini, les gens regardent et repartent. Il faut que chaque post ait un rôle - attirer, engager, ou convertir - et qu'il mène quelque part de concret.
Comment savoir d'où viennent vraiment mes clients ? +
En trackant. Pas en supposant. Demande systématiquement à chaque nouveau client comment il t'a trouvé, quelle plateforme l'a convaincu, quel contenu précis l'a poussé à te contacter. Sans ces données, tu prends des décisions stratégiques à l'aveugle - et tu risques de couper le canal qui convertit le mieux, comme cette entrepreneuse proche du million qui allait supprimer son LinkedIn.
Qu'est-ce qu'un bon modèle de vente pour une coach ou une formatrice ? +
Un modèle de vente efficace, c'est un système où tu sais exactement où quelqu'un entre, comment il progresse, et avec quoi il repart. Masterclass, challenge, série de lives, VSL, atelier : le format importe moins que la cohérence. L'essentiel : qu'il te corresponde. Un modèle copié sur quelqu'un d'autre s'effondre dès que la motivation baisse.
Combien de temps faut-il consacrer à la visibilité par rapport à la stratégie de vente ? +
Aurélie Gauthey estime que la plupart des entrepreneurs consacrent 90 % de leur énergie à la visibilité et seulement 10 % à leur stratégie de vente. L'équilibre idéal dépend de ta situation, mais si tu génères déjà du trafic sans convertir, le rééquilibrage vers la structure de vente est prioritaire.
Est-ce qu'un contenu qui convertit doit exclure certaines personnes ? +
Oui, et c'est contre-intuitif. Plus ton message est précis et ciblé, plus il résonne fort avec la bonne personne. Un message généraliste qui s'adresse à tout le monde touche personne avec intensité. Oser dire 'je n'accompagne pas tout le monde' est souvent ce qui déclenche les ventes les plus fluides.

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