bilan de fin d'année entrepreneur

8. Bilan de l’année + plan d’action : ma méthode complète pour un business audacieux et aligné

Épisode diffusé le 5 novembre 2024 par Aurélie Gauthey

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Faire un bilan de fin d’année entrepreneur, tout le monde dit que c’est important. Personne ne dit vraiment comment. Aurélie Gauthey, business coach avec sept ans de terrain et une équipe de dix personnes, a décidé d’attaquer le problème autrement – en publiant sa méthode complète, gratuitement, dans un épisode de podcast. Ce qu’elle partage là, c’est pas du développement personnel en vadrouille. C’est une architecture concrète, avec des piliers, des chiffres, et une vision qui se matérialise.

Ce qui m’a frappé en écoutant cet épisode, c’est la cohérence entre le fond et la forme. Aurélie ne vend pas un rêve flou. Elle raconte qu’en 2020, elle a écrit dans un mastermind qu’elle aurait une équipe de huit personnes, générerait 600 000 euros, voyagerait six fois par an. Quatre ans plus tard, elle retrouve le document. Les chiffres correspondent. Pas à peu près. Exactement.

Du coup, la question qui se pose – et qui mérite qu’on s’y arrête vraiment – c’est pas ‘est-ce que je dois faire un bilan ?’. C’est ‘pourquoi je continue à avancer sans mesurer quoi que ce soit ?’

Ce que personne ne dit quand les résultats déçoivent

100 inscrits à un webinaire. 40 présents. La plupart des entrepreneurs vont paniquer. Changer de stratégie. Tout jeter.

Aurélie Gauthey donne un autre angle :

« Connaître les chiffres, ça t’évite de te mettre dans des états drama. 100 inscrits, 40 présents, tu es dans les bons statistiques. Si tu n’es pas au courant, tu te dis « Mais je comprends pas. J’ai eu 100 inscrits, j’ai pas eu 100 présents. » Ça n’existe pas, on kifferait tellement. »

C’est exactement le problème. On prend des décisions sur de l’émotionnel non calibré – et on se retrouve à jeter le bébé, l’eau du bain et la baignoire avec.

Le principe de base qu’elle pose dès le début de l’épisode est aussi simple qu’il est ignoré : tout ce qui est chiffré est mesurable, et tout ce qui est mesurable est améliorable. Pas de mesure, pas de décision rationnelle. C’est aussi bête que ça. Et pourtant, dans le coaching business en ligne, ce truc fondamental se perd régulièrement derrière les stories Instagram et les tunnels de vente qui scintillent.

Le bilan de fin d’année entrepreneur, c’est justement le moment de remettre les chiffres devant les émotions. Pas pour supprimer les émotions – mais pour arrêter de leur laisser les clés.

La fréquence du bilan : annuelle ou trimestrielle ?

Deux options, selon Aurélie. Annuelle pour voir la grande image. Trimestrielle pour ajuster en temps réel sans attendre décembre pour réaliser que janvier était déjà mort.

Elle raconte sa propre pratique :

« Au départ quand je travaillais seule, j’avais noté dans mon agenda, parce qu’on oublie, à peu près tous les trimestres de prendre une journée, parfois j’en prenais deux, pour poser mes idées, poser les chiffres de l’entreprise, poser à plat mon activité et arrêter d’avancer tête baissée. »

Maintenant qu’elle a une équipe, elle réserve deux jours dans un hôtel avec son bras droit. En présentiel. Ce détail-là, il compte. Parce que changer de décor physiquement, ça change aussi l’angle de lecture sur son propre business (et c’est souvent là que ça coince – on essaie de prendre du recul depuis le même bureau, avec le même écran, les mêmes notifications).

Ce que j’aurais aimé qu’on me précise plus tôt dans ma propre carrière de freelance : la cadence importe moins que la régularité. Un bilan trimestriel que tu fais vraiment vaut infiniment mieux qu’un bilan annuel que tu repousses jusqu’en mars.

Pour aller plus loin sur la gestion du temps en tant qu’entrepreneur, il y a d’ailleurs une ressource sur ce site qui vaut le détour.

Les 4 piliers du bilan de fin d’année entrepreneur

La méthode d’Aurélie Gauthey s’articule en quatre blocs. Pas cinq. Pas douze. Quatre – ce qui est déjà beaucoup si tu les fais vraiment.

Pilier 1 : le bilan chiffré de la période écoulée. Leçons tirées, investissements réalisés, accomplissements dont tu peux être fier. Et surtout les KPI : visibilité, taux de présence aux conférences, ventes, appels commerciaux, chiffre d’affaires. Chaque pôle. Pas juste le CA global qui dit tout et rien en même temps.

Pilier 2 : la roue entrepreneuriale. Tu connais peut-être la roue de la vie – ce radar où tu notes de 0 à 10 chaque domaine de ton existence. Aurélie en a créé une version business : acquisition de leads, entretien de communauté, délégation, expérience client, livraison, équilibre de vie. Quand tu dessines les trous, tu vois immédiatement où concentrer ton énergie. C’est visuel, c’est brutal, et ça ne ment pas.

Pilier 3 : la vision. On y revient en détail juste après.

Pilier 4 : le plan d’action. Habitudes à conserver ou à couper, objectifs réels – pas les objectifs raisonnables que tu t’autorises par peur d’échouer. Les vrais.

Ce qui est intéressant dans cette structure, c’est qu’elle refuse de dissocier le pro du perso. Aurélie le dit clairement : la vie personnelle impacte le business, le business impacte la vie personnelle. Un bilan qui regarde seulement les chiffres d’entreprise sans regarder l’humain derrière, c’est un bilan borgne. Et c’est pour ça que la roue entrepreneuriale inclut l’équilibre de vie comme indicateur à part entière – au même niveau que l’acquisition de leads.

Manifester sa vision : la partie qui dérange les rationnels

En 2020, Aurélie intègre un mastermind d’élite. On lui demande d’écrire sa vision. Elle s’exécute : équipe de huit personnes, 600 000 euros générés, six voyages par an, plus de neuf invitations podcasts. Elle range le document. Elle l’oublie.

Quatre ans plus tard, en faisant du tri dans ses papiers :

« Je retombe sur ce document et j’ai un choc. Les chiffres sont exacts. Tout s’est passé dans les 2 ans, même un an pardon, comme je l’avais prévu et je me dis « mais c’est incroyable la puissance de la manifestation. » »

Voilà. Je vais pas te vendre du mysticisme ici – mais je vais pas non plus évacuer ce que cette anecdote dit de concret sur la psychologie de la performance. Écrire une vision précise et chiffrée, c’est programmer son cerveau à filtrer l’information différemment. C’est ce que les neurosciences appellent le système réticulaire activateur. Tu remarques ce que tu cherches. Tu agis en cohérence avec ce que tu as formulé.

Le vrai truc, c’est la précision des chiffres. Pas ‘je veux gagner plus’. 600 000 euros. Pas ‘je veux voyager’. Six fois par an. Le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire – et c’est précisément ce que la recherche en neurosciences confirme depuis des décennies, même si la terminologie ‘manifestation’ fait grincer des dents dans les amphithéâtres.

Aurélie recommande de garder ce document précieusement et de le relire régulièrement. Pas une fois par an. Régulièrement. Ce qui contraste avec ce qu’elle avait fait elle-même – laisser le document dormir quatre ans dans un tiroir. Preuve que même les créateurs de méthodes n’appliquent pas toujours leur propre système parfaitement. C’est une limite assumée, et c’est honnête.

Son parcours – de la rue à un business qui génère plusieurs centaines de milliers d’euros – donne une texture particulière à cette partie. Elle ne parle pas de manifestation depuis un appartement confortable. Elle a connu la rue à 17 ans. Ça change la portée du message.

Le plan d’action dans l’agenda – et pas dans la tête

C’est ici que la méthode devient vraiment opérationnelle. Et c’est aussi ici que la plupart des formations s’arrêtent trop tôt.

Aurélie décrit son processus de remplissage d’agenda avec une précision qui dénote. D’abord – avant tout le reste – les moments de pause et de kiff. Les créneaux que personne ne peut prendre. Ensuite les voyages et vacances. Ensuite les deux jours trimestriels d’introspection. Enfin les grands événements business : lancements, ouvertures d’offres, Black Friday, Noël.

L’ordre n’est pas anodin. Elle place le bien-être avant le business. C’est une valeur qu’elle nomme explicitement :

« Une de mes valeurs phares qui me tient extrêmement à cœur quand je vous accompagne, c’est de créer une entreprise au service de mon bien-être avant tout. Je crée pas de l’argent pour faire de l’argent, je crée pas non plus une association à but non lucratif. Je crée une mission, une vision au service de ma mission, aider les entrepreneurs à atteindre la liberté financière, mais j’ai pas du tout envie de finir cramé ou en burnout. »

Dit comme ça, ça a l’air simple. Et pourtant, dans les faits, combien d’entrepreneurs font exactement l’inverse – ils remplissent l’agenda de réunions et de deadlines, et cherchent ensuite à glisser un peu de vie personnelle dans les trous restants ? (C’est la norme, pas l’exception.)

Le résultat concret de cette approche : au lieu de te demander chaque matin ‘je fais quoi aujourd’hui ?’, tu sais exactement où mettre ton focus. Tu sors de la réactivité permanente. Tu entres dans l’exécution orientée.

Pour aller plus loin sur les stratégies de fin d’année pour ton business, il y a une piste complémentaire qui s’articule bien avec ce que dit Aurélie sur le planning d’événements.

Le moment où le bilan de fin d’année entrepreneur devient un miroir

Aurélie propose un exercice à la fin de l’épisode. Bref. Deux mains sur le cœur, trois respirations, et une question : si tu n’avais qu’un seul objectif, un seul focus qui changerait tout ton business, quel serait-il ?

Ce qui est intéressant, c’est ce qu’elle dit pour ceux chez qui le vide arrive – pas de réponse, trou noir, paralysie :

Soit tu n’as pas été formé à savoir quoi faire. Soit tu as tellement été formé que tu es comme un lapin dans les phares d’une voiture – saturé d’informations qui se neutralisent entre elles. Dans les deux cas, la prescription est la même : bouger physiquement d’abord (courir, marcher, danser), puis trouver quelqu’un pour t’accompagner à reprendre la direction.

Ce diagnostic-là, je le trouve juste. La paralysie par surinformation est un vrai phénomène dans l’écosystème du business en ligne – où chaque formateur te vend la méthode ultime qui contredit parfois celle du formateur d’avant. Du coup, avoir trop d’inputs sans filtre peut produire exactement le même résultat que n’en avoir aucun.

Et si la question de ce que tu offres gratuitement pour créer de la confiance avant de vendre te tracasse, la réflexion sur le contenu gratuit pour attirer des clients engagés apporte un angle complémentaire au travail de vision qu’Aurélie décrit ici.

Le bilan de fin d’année entrepreneur ne sert pas à te juger. Il sert à sortir de l’émotionnel pour entrer dans le factuel. C’est tout. Et ce déplacement-là – du ressenti vers le mesuré – peut changer radicalement la façon dont tu prends tes décisions pour les douze mois qui viennent.

Reste la vraie question : est-ce que tu vas bloquer deux jours dans ton agenda pour le faire vraiment ? Ou est-ce que tu vas noter l’idée et continuer à avancer tête baissée comme avant ?

La réponse, seul ton agenda la connaît. Et il ment rarement.

Questions fréquentes

Comment faire un bilan de fin d'année entrepreneur concrètement ? +
La méthode d'Aurélie Gauthey s'articule en quatre piliers : bilan chiffré de la période (KPI, chiffre d'affaires, taux de conversion), roue entrepreneuriale (note de 0 à 10 chaque pôle de ton activité), création de ta vision chiffrée pour la période à venir, et plan d'action intégré dans un agenda papier ou digital. L'essentiel : tout ce qui est chiffré est mesurable, et tout ce qui est mesurable est améliorable. Sans chiffres, tu prends des décisions à l'émotionnel.
Quelle fréquence pour faire son bilan entrepreneur : annuelle ou trimestrielle ? +
Les deux fonctionnent selon ta situation. En solo, un bilan trimestriel d'une à deux journées permet d'ajuster sans attendre. Avec une équipe, Aurélie Gauthey réserve deux jours par trimestre en présentiel avec son bras droit. La régularité importe plus que la fréquence exacte.
Le bilan de fin d'année entrepreneur doit-il inclure la vie personnelle ? +
Oui, selon Aurélie Gauthey. La vie personnelle impacte le business, et le business impacte la vie personnelle. C'est pourquoi la roue entrepreneuriale inclut l'équilibre de vie comme indicateur au même niveau que l'acquisition de leads ou l'expérience client.
Comment créer un plan d'action après son bilan annuel ? +
Aurélie recommande de remplir son agenda dans un ordre précis : d'abord les moments de pause et de bien-être (créneaux intouchables), ensuite les vacances et voyages, puis les journées d'introspection trimestrielles, enfin les grands événements business (lancements, offres saisonnières). De cette façon, le plan d'action s'intègre dans un calendrier réaliste et non dans une to-do list qui dort dans un tiroir.
Pourquoi mes résultats de webinaire me semblent mauvais alors qu'ils sont normaux ? +
Parce que sans connaître les benchmarks du secteur, on évalue ses résultats à l'émotionnel. 100 inscrits pour 40 présents à un webinaire, c'est une performance normale - pas un échec. Connaître les statistiques moyennes du secteur avant de juger ses propres chiffres, c'est la base du bilan de fin d'année entrepreneur.
La roue entrepreneuriale, c'est quoi exactement ? +
C'est une adaptation de la roue de la vie, appliquée au business. Tu notes de 0 à 10 plusieurs pôles : acquisition de leads, entretien de communauté, délégation, expérience client, livraison, équilibre de vie. Le visuel radar que ça produit montre immédiatement les zones à travailler en priorité.

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