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Benoit Michaud – Des millions d’euros en ligne grâce à la vente de formation 💶 | E18

Épisode diffusé le 17 juillet 2023 par Les Makers | Podcast

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De freelance sans diplôme à un empire de formation en ligne à 2 millions d’euros : les secrets de la réussite

Le monde du business en ligne est souvent dépeint comme une jungle, un Far West numérique où les ‘vendeurs de rêves’ promettent monts et merveilles en quelques clics. Cette image, particulièrement tenace en France, a créé une méfiance généralisée envers la formation en ligne. Pourtant, derrière ce rideau de fumée, des entrepreneurs bâtissent des entreprises solides, éthiques et profondément utiles, générant des millions d’euros en changeant réellement la vie de leurs clients. Benoît Michaud est l’un d’eux. Parti de zéro, sans diplôme et sans que personne ne veuille de lui sur le marché du travail, il a co-fondé un business de formation en ligne qui a dépassé les 2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Comment a-t-il fait ? Quelle est la philosophie qui lui a permis de prospérer là où tant d’autres échouent ou choisissent la voie des raccourcis douteux ?

Ce n’est pas une histoire de chance ou de formule magique. C’est le récit d’un parcours pragmatique, fondé sur une compétence clé, le copywriting, et une conviction profonde : la qualité et l’éthique sont les seuls véritables moteurs de la croissance à long terme. Comme il le souligne lui-même, la mentalité française est un véritable obstacle :

‘en France, il y a un vrai problème de mentalité même au-delà de la formation […] tu fais une promesse d’argent où ils ont un problème avec l’argent, en gros, il y a rien qui va’.

C’est dans ce contexte difficile qu’il a fallu naviguer. Cet article plonge dans les coulisses de sa stratégie. Nous allons décortiquer son parcours, de ses débuts difficiles en tant que freelance à son association stratégique. Nous explorerons pourquoi il considère le copywriting comme le véhicule parfait pour se lancer, et comment il utilise l’email marketing pour créer des relations profondes. Enfin, nous lèverons le voile sur sa méthode pour concevoir une formation en ligne qui non seulement se vend, mais qui transforme véritablement ses étudiants, prouvant que l’on peut allier succès financier et intégrité.

Le parcours de Benoît Michaud : de la nécessité à l’opportunité

L’histoire de nombreux entrepreneurs à succès ne commence pas par un coup de génie dans un garage, mais par une nécessité, une porte qui se ferme et qui oblige à en construire une nouvelle. Le parcours de Benoît Michaud est l’incarnation parfaite de cette réalité. En 2018, la situation était simple et brutale : le marché du travail traditionnel ne voulait pas de lui. Sans diplôme et avec une seule compétence en poche, les perspectives étaient sombres. C’est cette absence d’alternative qui a été le catalyseur de sa carrière.

‘Je me suis lancé en tant que freelance parce que je trouvais pas de job. Euh personne voulait de moi, j’avais pas de diplôme, j’avais 18 ans qu’une compétence et je me suis dit bah si personne veut de moi, je vais le faire tout seul quoi.’

Cette décision, prise par défaut, s’est rapidement avérée être la bonne. En seulement trois mois, il parvenait à vivre de son activité de copywriting freelance, une preuve que la valeur d’une compétence sur le marché est souvent décorrélée des parcours académiques traditionnels. Il a ensuite fait croître son activité en solo jusqu’à dépasser les six chiffres annuels, un palier qui représente déjà un succès majeur pour beaucoup. Mais c’est aussi à ce moment-là qu’un nouveau défi est apparu : le plafond de verre du ‘done for you’. En vendant son temps, il était devenu libre financièrement, mais son potentiel de croissance était intrinsèquement limité. L’ambition d’un ‘vrai beau business’ scalable ne pouvait se satisfaire de ce modèle. C’est là qu’intervient le deuxième tournant majeur de son histoire : la rencontre avec son futur associé au Québec, un copywriter qui faisait face aux mêmes défis. Cette rencontre, qu’il qualifie de ‘coup de foudre amical et entrepreneurial’ lors d’un séminaire de Russell Brunson, a été le déclencheur. En unissant leurs forces, ils ont pu transcender leurs limites individuelles et se lancer dans la vente de formation en ligne, un modèle qui leur a permis de passer d’un revenu confortable à une entreprise générant plusieurs millions d’euros.

Le copywriting, le véhicule idéal pour se lancer en ligne ?

Lorsqu’on débute dans le business en ligne, le choix du ‘véhicule’ est crucial. Entre le SEO, l’édition de sites, le e-commerce ou le coaching, il est facile de se sentir submergé par la complexité technique et la multitude de compétences à acquérir. C’est précisément pour cette raison que Benoît met en avant le copywriting comme une porte d’entrée exceptionnellement accessible et puissante. Son argumentaire repose sur une idée simple : la barrière à l’entrée est extrêmement faible, non pas en termes d’effort, mais en termes de prérequis techniques et financiers.

Pourquoi le copywriting est plus accessible que le SEO ou d’autres business

Le contraste avec d’autres disciplines est saisissant. Comme le souligne l’hôte du podcast, initier quelqu’un au SEO est un parcours du combattant :

‘Amener une personne qui n’a jamais touché à un site internet […] à créer un site et le faire positionner sur Google, c’est hyper compliqué parce qu’il y a vraiment beaucoup beaucoup de choses à apprendre’.

Le SEO implique de comprendre l’hébergement, les noms de domaine, la structure d’un site, la recherche de mots-clés, la création de contenu optimisé, le netlinking, l’analyse technique… La liste est longue et peut décourager les plus motivés. Le copywriting, en revanche, se concentre sur une compétence fondamentale et humaine : l’écriture persuasive. Il n’y a pas besoin d’investir dans des logiciels coûteux ou de passer des mois à comprendre des algorithmes complexes.

Comme l’explique Benoît, le copywriting est un véhicule puissant car

‘tu as pas de logiciel, tu as pas de de compétences super techniques à maîtriser au début, tu tu apprends la compétence du copie et tu peux déjà la monétiser auprès de clients’.

Cette capacité à monétiser rapidement est un facteur psychologique et financier déterminant pour un débutant. Obtenir ses premiers revenus rapidement valide le choix de carrière, renforce la confiance et finance la suite du parcours. Que ce soit en réécrivant des pages de vente, en faisant du ghostwriting sur les réseaux sociaux ou, comme il le recommande, en se spécialisant dans l’email marketing, les opportunités sont concrètes et immédiates.

L’email marketing : le levier sous-estimé pour démarrer

Plutôt que de recommander de se disperser, Benoît et son associé orientent leurs élèves vers une niche spécifique et très lucrative : l’email marketing. Pourquoi ce choix ? Parce qu’il existe un ‘vrai déficit sur le marché’. De nombreux entrepreneurs, même ceux qui réalisent déjà de beaux chiffres d’affaires, négligent cet aspect crucial de leur business. Ils collectent des adresses email mais ne savent pas comment les utiliser pour construire une relation et monétiser leur audience. C’est une douleur latente chez des milliers d’entreprises, des infopreneurs aux e-commerçants. Pour un copywriter débutant, c’est une mine d’or.

Les avantages sont multiples. Les emails sont des textes relativement courts à produire comparés à une page de vente de 10 000 mots ou à un script de webinaire. De plus, la rémunération est attractive. Benoît donne un exemple concret :

‘pire des cas, tu te fais facturer 50 € par email. donc tu vas forcément en écrire une dizaine pour ton client dans le mois, donc tu es déjà à 500 balles’.

Avec un seul client, un débutant peut déjà générer un revenu complémentaire significatif. Avec trois ou quatre clients, il peut en vivre confortablement. Cette spécialisation permet non seulement de trouver des clients plus facilement, mais aussi de développer une expertise reconnue et d’augmenter ses tarifs rapidement, créant ainsi une trajectoire de croissance claire dès le départ.

L’art de l’email marketing : créer une relation intime pour mieux vendre

Beaucoup de gens pensent que l’email marketing est mort, qu’il s’agit d’une méthode de spam intrusive et dépassée. C’est une vision qui passe complètement à côté de l’essence et de la puissance de cet outil. Comme l’explique Benoît, l’email n’est pas juste un canal de vente, c’est un canal de relation. Comprendre cette nuance est la clé pour transformer une simple liste de contacts en une communauté engagée et acheteuse.

Des réseaux sociaux à la boîte de réception : entrer dans l’intimité du client

La distinction fondamentale que fait Benoît est celle entre l’espace public et l’espace privé.

‘Les réseaux sociaux, c’est la place publique, mais une fois que tu lui envoies un email, tu es chez lui, tu vois, tu es dans son intimité’.

Un post sur Twitter ou LinkedIn est éphémère. Il est consommé en une seconde dans un flux infini de contenu, puis oublié. L’email, lui, atterrit dans un espace personnel. Il attend d’être ouvert, il crée un dialogue en tête-à-tête. Avec plus de 4 milliards d’utilisateurs quotidiens, l’email est la plateforme la plus universelle et la plus directe qui soit. C’est pourquoi, comme le rappelle l’anecdote sur JK Molina, 10 000 abonnés email ont souvent plus de valeur que 100 000 abonnés sur un réseau social. On ne possède pas son audience sur les réseaux, on la loue à un algorithme. Une liste email, en revanche, est un actif que l’on contrôle.

L’objectif premier n’est donc pas de vendre agressivement, mais ‘d’approfondir la relation avec la personne’. Après avoir attiré l’attention sur la place publique (par exemple, avec un thread Twitter), l’email sert à emmener la conversation dans les coulisses. C’est là que l’on peut se montrer plus vulnérable, partager des opinions plus tranchées, donner un accès privilégié à son quotidien et à ses valeurs. C’est en créant ce lien de confiance que la vente devient une conséquence naturelle, et non un acte forcé.

Le storytelling, l’arme secrète de l’email qui convertit

Comment créer cette relation intime ? Certainement pas en envoyant des listes à puces de ‘valeur’ pure et dure. Comme le fait remarquer Benoît,

‘tu partages un trade de value, tu vas faire trois likes, tu partages une connerie, tu vas faire 10000 likes. Les emails, c’est pareil’.

Les gens ne se connectent pas à l’information brute, ils se connectent aux histoires. La stratégie qu’il préconise est celle du storytelling systématique. Il ne s’agit pas d’inventer des fables, mais de transformer les expériences du quotidien en leçons pertinentes pour son audience. C’est une technique aussi vieille que le monde, qu’il compare brillamment aux fables de La Fontaine.

‘C’est un peu les cours de français où tu vois où t’explique la Fontaine qui te raconte une histoire à la con entre une tortue et je ne sais quoi et à la fin il te sort une leçon de vie. Bah nous c’est un peu comme ça qu’on appréhende les emails’.

Le processus est simple : prendre un événement de sa vie (‘je me suis baladé dans la rue, j’ai vu cette pancarte’), en tirer une observation ou une morale applicable au business de ses lecteurs (‘regarde ce qu’ils ont fait, c’est génial, tu peux appliquer les mêmes choses’), puis conclure avec un appel à l’action doux (‘et en plus si tu veux apprendre à le faire, clique ici’). Cette approche a un triple avantage : elle divertit, elle éduque et elle vend, le tout en passant sous le radar du ‘vendeur agressif’. C’est une méthode qui, appliquée de manière authentique, rend les lecteurs impatients d’ouvrir chaque nouvel email.

Vendre des formations en ligne : la méthode pour un produit de qualité (et éviter l’arnaque)

Le marché de la formation en ligne souffre d’une crise de confiance, et il faut le reconnaître, c’est en partie justifié. Face à la prolifération de produits de mauvaise qualité vendus avec des promesses exagérées, il est devenu essentiel de réaffirmer ce qui constitue une formation en ligne éthique et efficace. Pour Benoît, qui a généré des millions avec son associé, la réponse ne se trouve pas dans des techniques de vente agressives, mais dans la création d’un produit fondamentalement solide.

Le mythe du vendeur de rêve vs la réalité d’un infopreneur éthique

La critique des ‘vendeurs de rêves’ est légitime. Il y a des gens qui vendent des formations sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas, qui utilisent des stratégies de manipulation pour pousser à l’achat et qui, au final, livrent une ‘coquille vide’. Benoît est très clair sur ce point :

‘Le seul truc de faire les choses crade, c’est un raccourci, c’est une facilité, ça n’a aucun intérêt court terme, moyen terme et long terme. Donc je c’est juste je comprends pas du tout ces gens-là’.

Cette mentalité du ‘coup unique’ est non seulement moralement discutable, mais elle est aussi économiquement stupide. Un client déçu est un client perdu à jamais, qui en plus nuira à votre réputation. La promesse n’est pas le problème en soi ; une promesse forte et ambitieuse peut être un excellent moteur. Le problème survient lorsque cette promesse n’est pas soutenue par une réelle capacité à délivrer des résultats.

La recette d’une formation qui transforme : le processus de A à Z

Alors, comment construire un produit qui tient ses promesses ? Ce n’est pas en ‘shootant trois vidéos’ à la va-vite. C’est un véritable métier qui demande de la pédagogie et une structure rigoureuse. Benoît partage son processus, qui repose sur une empathie profonde avec l’étudiant. La première étape est d’avoir soi-même parcouru le chemin.

‘Nous on apprend à devenir copywriter freelance, on était copywriter freelance, donc on a de l’expérience, on a vu les problèmes, on a vu les solutions’.

On ne peut pas guider quelqu’un sur une route que l’on n’a jamais empruntée. Cette expérience permet d’être son propre ‘avatar’, de se mettre à la place du débutant.

Le processus de création est ensuite méthodique :
1. Lister tous les problèmes rencontrés au début.
2. Lister tout ce qui n’a pas fonctionné et comprendre pourquoi.
3. Structurer le parcours en modules logiques, menant l’étudiant d’un point A (la situation de départ) à un point B (l’objectif final), étape par étape.
4. Anticiper les échecs potentiels : ‘Si l’étape 3, je me suis chié, qu’est-ce qui se passe ? Si là, je trouve pas de clients grâce à cette méthode, est-ce que j’en ai une autre?’
C’est cette obsession pour le parcours de l’utilisateur qui fait la différence entre un simple agrégat d’informations et une véritable expérience de transformation. Cela demande du temps et de la réflexion, mais c’est ce qui crée des clients satisfaits qui obtiennent de vrais résultats.

Vos clients ne sont pas jetables : le secret de la LTV (Customer Lifetime Value)

L’approche la plus destructrice dans le business en ligne est de considérer les clients comme des ‘produits jetables’. On leur vend un produit, on prend leur argent, et on passe au suivant. C’est une vision à très court terme. La stratégie de Benoît, et de tous les entrepreneurs qui réussissent durablement, est l’exact opposé. Elle est basée sur la valeur à vie du client (LTV). Un client qui a une excellente première expérience avec un produit d’entrée de gamme est susceptible d’acheter des produits plus chers à l’avenir. Il donne un exemple frappant vécu lors d’un de ses séminaires :

‘Il y a plusieurs personnes qui ont acheté du coup notre formation low ticket […] à 97 €. Derrière, on a un programme à 1000 €, […] ils l’ont acheté également. On avait lancé […] un programme de coaching à 3800, il y en a plusieurs qui l’avaient acheté et là la place de séminaire était à 1200, ils l’ont acheté aussi’.

Ces clients, sur la durée, ont dépensé des milliers d’euros, créant une LTV bien supérieure au prix du premier produit. Cela n’aurait jamais été possible si la formation à 97€ avait été de mauvaise qualité. Chaque produit est une promesse. Tenir cette promesse construit la confiance, et la confiance est le véritable capital d’une entreprise. Plutôt que de chercher constamment de nouveaux clients, une stratégie bien plus rentable est de continuer à servir et à apporter de la valeur à ceux que l’on a déjà. C’est une mentalité d’accompagnement sur le long terme, où le succès du client devient le propre succès de l’entreprise.

Conclusion : Bâtir sur le roc de la qualité et de l’éthique

Le parcours de Benoît Michaud offre une leçon puissante et rafraîchissante sur la construction d’un business en ligne durable. Loin des clichés et des raccourcis, sa réussite repose sur des piliers fondamentaux : choisir une compétence à forte valeur ajoutée et faible barrière technique comme le copywriting, maîtriser un canal de communication intime et relationnel comme l’email marketing, et surtout, construire des produits de formation avec une obsession pour la transformation réelle du client. C’est la preuve qu’il est possible d’aligner ambition financière et intégrité morale.

Le message clé est clair : ne traitez jamais vos clients comme des produits jetables. Chaque interaction, chaque produit vendu est une brique dans la fondation de votre réputation et de votre succès à long terme. En vous concentrant sur la création d’une valeur authentique, en étant votre propre avatar et en structurant vos offres pour résoudre de vrais problèmes, vous ne construisez pas seulement un tunnel de vente, mais une véritable relation de confiance. C’est cette confiance qui transforme un acheteur unique en un client fidèle, prêt à vous suivre et à investir dans votre écosystème sur des années. Finalement, le ‘secret’ n’est pas une technique marketing obscure, mais un principe simple : faites les choses bien, et le succès suivra.

Questions fréquentes (FAQ)

1. Quel est le meilleur moyen de débuter dans le business en ligne sans compétence technique ?

Le copywriting est présenté comme un véhicule idéal pour les débutants. Contrairement au SEO ou à la création de sites qui demandent de nombreuses compétences techniques (hébergement, design, code, etc.), le copywriting se concentre sur l’écriture persuasive. C’est une compétence qui peut s’apprendre et se monétiser rapidement sans investissement initial dans des logiciels coûteux. Vous pouvez commencer à proposer vos services pour rédiger des emails, des posts pour les réseaux sociaux ou des pages de vente, et ainsi générer vos premiers revenus rapidement, ce qui est crucial pour la motivation et la viabilité de votre projet.

‘Le copywriting, il y a pas vraiment besoin de logiciel […] tu apprends la compétence du copie et tu peux déjà la monétiser auprès de clients et c’est pour ça que pour nous, c’est vraiment un véhicule intéressant pour les particuliers qui veulent se lancer qui sont pas forcément tech friendly.’

2. Combien peut-on espérer gagner en tant que copywriter freelance débutant ?

Un copywriter débutant peut rapidement atteindre un revenu confortable en se spécialisant, par exemple, dans l’email marketing. En facturant un tarif d’entrée de marché, comme 50 € par email, il est tout à fait réaliste de générer un revenu significatif. Un seul client qui commande une séquence de dix emails par mois rapporte déjà 500 €. En trouvant seulement trois ou quatre clients réguliers, un freelance peut atteindre un revenu mensuel de 1500 € à 2000 €, ce qui permet d’en vivre. Avec l’expérience, ces tarifs peuvent ensuite être revus à la hausse.

‘Le pire des cas, tu te fais facturer 50 € par email. donc tu vas forcément en écrire une dizaine pour ton client dans le mois, donc tu es déjà à 500 balles. Et tu vois quand tu augmentes après tes prix et ton nombre de clients, bah tu peux en vivre convenablement quoi.’

3. Pourquoi l’email marketing est-il plus puissant que les réseaux sociaux ?

L’email marketing est plus puissant car il permet d’établir une relation directe et intime avec votre audience. Alors que les réseaux sociaux sont une ‘place publique’ où votre message est éphémère et soumis aux caprices des algorithmes, l’email arrive dans l’espace personnel de votre prospect. Vous n’êtes plus un simple post dans un flux, vous êtes un interlocuteur privilégié. Cette proximité permet de construire une confiance bien plus forte, de partager des contenus plus profonds et, in fine, de vendre de manière plus naturelle et efficace. Une liste email est un actif que vous possédez, contrairement à une audience sur les réseaux sociaux.

‘Les réseaux sociaux, c’est la place publique, mais une fois que tu lui envoies un email, tu es chez lui, tu vois, tu es dans son intimité. […] L’email, il est plus intimiste en fait. Il y a tu vas plus rentrer dans la relation.’

4. Comment créer des emails qui ne finissent pas à la poubelle ?

Pour éviter que vos emails soient ignorés, il faut abandonner l’approche purement promotionnelle ou purement informative. La clé est d’utiliser le storytelling. Chaque email doit raconter une histoire, même simple, tirée de votre quotidien ou d’une observation. Cette histoire doit ensuite être reliée à une ‘morale’ ou une leçon utile pour votre lecteur, avant de se conclure par un appel à l’action. Cette structure ‘histoire – morale – appel à l’action’ divertit tout en éduquant, ce qui rend le contenu beaucoup plus engageant et mémorable qu’un simple article de blog ou une liste de conseils.

‘Il faut apporter de la valeur mais toujours sous format de de storytelling où tu vas prendre un épisode de ta vie, quelque chose qui se passe et le transformer en morale. […] C’est beaucoup plus soft, ça passe sous le radar des personnes, ils sont divertis tout en ayant un côté éducatif.’

5. Comment créer une formation en ligne de qualité qui apporte de vrais résultats ?

Créer une formation de qualité exige un vrai travail de conception pédagogique. Il ne suffit pas de compiler des informations. La première condition est d’avoir soi-même l’expérience du sujet enseigné. Ensuite, il faut se mettre à la place de l’étudiant et structurer le contenu pour le guider pas à pas d’un point A (sa situation actuelle) à un point B (son objectif). Cela implique de lister tous les problèmes qu’il va rencontrer, d’anticiper ses échecs potentiels et de lui fournir des solutions alternatives. Une bonne formation est un parcours de transformation clair, pas une simple bibliothèque de vidéos.

‘On a fait des modules qui ont pour but d’amener une personne d’un point A à un point B. Et nous on fait vraiment ce système là où on décortique tout le processus de A à Z de j’y connais rien, qu’est-ce que je dois faire ? Étape 1, c’est ça, étape 2, étape 3, étape 4.’

6. Est-il possible de réussir dans la vente de formation en France malgré la mauvaise réputation ?

Oui, c’est tout à fait possible, mais cela demande de prendre le contre-pied des ‘vendeurs de rêves’. Le scepticisme du public français, bien que représentant un défi, est aussi une opportunité pour ceux qui privilégient la qualité et l’éthique. En fournissant une réelle valeur, en étant transparent sur les résultats possibles et en construisant une relation de confiance sur le long terme, vous pouvez vous démarquer. Les gens se rendent de plus en plus compte des promesses vides. En se concentrant sur la transformation réelle de vos clients, vous bâtirez une réputation solide qui finira par l’emporter sur la méfiance ambiante.

‘La formation est mal vue en France, mais ça tend à se développer et moi je suis quand même assez confiant pour pour l’avenir parce que bah les gens se rendent compte du du gros cam géant auxquels ils ont été confrontés depuis le début.’

7. Faut-il avoir des diplômes pour réussir dans le business en ligne ?

Absolument pas. Le parcours de Benoît Michaud en est la preuve vivante. Il s’est lancé à 18 ans, sans diplôme, simplement parce que personne ne voulait l’embaucher. Dans le business en ligne, ce ne sont pas les diplômes qui comptent, mais les compétences concrètes et la capacité à apporter des résultats à ses clients. Une compétence comme le copywriting, si elle est bien maîtrisée, a bien plus de valeur sur le marché qu’un diplôme qui n’est pas directement applicable. L’important est de se former continuellement et de prouver sa valeur par son travail.

‘Personne voulait de moi, j’avais pas de diplôme, j’avais 18 ans qu’une compétence et je me suis dit bah bah si personne veut de moi, je vais le faire tout seul quoi. Donc c’était vraiment la genèse de ma carrière entrepreneuriale et ça a marché rapidement.’

8. Quel est le secret pour qu’un client achète plusieurs fois vos produits ?

Le secret réside dans le fait de ne jamais considérer ses clients comme ‘jetables’. Il faut voir chaque vente non pas comme une transaction finale, mais comme le début d’une relation à long terme. En délivrant une qualité exceptionnelle dès le premier produit, même s’il est peu cher, vous gagnez la confiance du client. Cette confiance est un capital qui vous permettra de lui proposer d’autres offres plus complètes et plus chères par la suite (ce qu’on appelle la ‘Customer Lifetime Value’ ou LTV). Un client satisfait et qui obtient des résultats deviendra un ambassadeur et sera enclin à continuer son parcours avec vous.

‘Si les mecs ils auraient été lésés sur le truc à 97 € en mode c’est de la merde, bah ils auraient jamais acheté [les autres produits]. Il y a juste à faire les choses bien une fois de façon et après ça tourne.’


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