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David BlackHat – Une méthode efficace pour atteindre 10k€/mois en édition de site | E3

Épisode diffusé le 24 octobre 2022 par Les Makers | Podcast

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Votre expertise SEO ne vous rapporte pas 10k€/mois ? Le problème n’est pas votre technique, c’est votre terrain de jeu

Vous êtes un expert en SEO. Vous maîtrisez Python, vous comprenez les subtilités de la sémantique, vous passez des heures à analyser les SERPs. Pourtant, chaque fin de mois, le constat est le même : les revenus ne sont pas à la hauteur de votre expertise. Vous rêvez d’atteindre les 10 000 €, mais ce chiffre vous semble être un sommet inaccessible. Vous vous dites que la concurrence est trop rude, que Google est trop complexe, que le marché français est saturé. Et si je vous disais que vous avez raison sur un seul point : le marché français ? Mais que c’est précisément là que réside votre plus grande opportunité.

Je m’appelle David, certains me connaissent sous le nom de David Black Hat sur Twitter. J’ai lancé des dizaines de milliers de sites, actuellement 15 000 en dropshipping avec un objectif de 100 000. Avant ça, j’ai bâti des empires en affiliation. Ma méthode n’est pas conventionnelle. Elle est brute, massive, et certains la qualifieraient de ‘bourrin’. Mais elle est diablement efficace. J’ai vu trop de talents purs, des techniciens hors pair, se battre pour des miettes sur des mots-clés sur-optimisés en France, pendant que des marchés entiers, à quelques heures d’avion, sont des terrains de jeu vierges.

Le problème n’est pas votre compétence, c’est votre focus. Vous regardez le mauvais concurrent, la mauvaise sémantique, le mauvais pays. Dans cet article, je ne vais pas vous donner une énième astuce pour optimiser une balise title. Je vais partager avec vous le changement de paradigme qui m’a permis de passer de projets qui rapportent quelques centaines d’euros à des systèmes qui génèrent des revenus massifs en quasi-automatique. Préparez-vous à voir plus grand, à penser différemment et, surtout, à arrêter de vous battre sur un champ de bataille où vous ne pouvez plus gagner.

‘Les mecs, Italie, Espagne, sans parler du Portugal en fait, on n’est pas aux mêmes âges. Là, en France, on est peut-être au SEO US de 2016, mais l’Italie sont en 2013 par rapport à la France donc par rapport aux US je sais même pas. La République Tchèque ou la Grèce ou la Turquie, ils sont avant pingouin et panda quoi.’

Ce que vous allez lire n’est pas une théorie. C’est le fruit d’années d’expérimentation à grande échelle, une plongée dans les coulisses d’une machine à créer des sites qui fonctionne en continu. Accrochez-vous, nous allons déconstruire tout ce que vous pensiez savoir sur l’édition de site.

Chapitre 1 : L’eldorado oublié, pourquoi vous devez fuir le marché SEO français

La plupart des SEO français sont obsédés par une seule chose : le classement sur Google.fr. Ils passent leurs journées à analyser les moindres faits et gestes de leurs concurrents directs, à décortiquer la sémantique d’un mot-clé comme ‘meilleur aspirateur balai’ pour un gain marginal de trafic. C’est une guerre de tranchées, épuisante et peu rentable. Pendant ce temps, des autoroutes de trafic sont grandes ouvertes à côté, mais personne ne les regarde. C’est une erreur stratégique fondamentale qui coûte des fortunes à notre communauté.

Je le dis et je le répète : arrêtez de vous focaliser sur la France. Ce que vous ne réalisez peut-être pas, c’est que le ‘temps SEO’ n’est pas universel. Chaque pays a sa propre maturité. La France, avec sa communauté SEO très active et techniquement avancée, est un marché mature, presque aussi complexe que le marché américain. Tenter de percer ici sur des niches compétitives demande un effort colossal pour des résultats souvent décevants. Mais qu’en est-il de nos voisins ?

L’Italie, l’Espagne, la Grèce : un retour vers le futur du SEO

Imaginez pouvoir remonter le temps, à une époque où le SEO était plus simple. Une époque où un bon contenu et quelques liens suffisaient pour se positionner. Cette époque existe encore, mais pas en France. Elle existe en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en République Tchèque. Ces marchés ont un retard de 5 à 10 ans sur nous. Ils en sont encore à l’ère pré-Panda et pré-Pingouin. Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?

Cela signifie que les techniques qui ne fonctionnent plus en France depuis des années y sont encore d’une efficacité redoutable. Les SERPs sont moins compétitives, les algorithmes moins sophistiqués, et la concurrence locale est souvent moins agressive et moins technique. Lancer un site d’affiliation sur une niche de produit en Italie, c’est comme se battre contre des débutants alors que vous avez l’entraînement d’un soldat d’élite. Vous pouvez appliquer des stratégies de base, considérées comme ‘datées’ en France, et obtenir des résultats explosifs en quelques semaines seulement. Pendant qu’un SEO français se bat pour la 5ème place sur un mot-clé générant 1000 recherches/mois, vous pouvez tranquillement prendre la première place sur des dizaines de mots-clés équivalents dans 5 pays différents. Le calcul est vite fait.

Comment exploiter concrètement cette opportunité ?

L’approche est simple et massive. Au lieu de créer UN site parfait pour la France, vous en lancez DIX, ou CENT, dans plusieurs pays. La barrière de la langue n’est plus un problème avec les outils de traduction automatique actuels, qui sont largement suffisants pour ces marchés moins exigeants. L’idée est de trouver un modèle qui fonctionne, par exemple un site de niche sur les ‘tronçonneuses thermiques’, et de le dupliquer en le traduisant pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal, etc. Le coût de création et de maintenance est marginal, mais le potentiel de revenus est multiplié par le nombre de pays ciblés. C’est une stratégie de volume qui écrase la concurrence par la force du nombre, là où elle est la plus faible. Vous arrêtez de vous battre pour la qualité perçue par Google France et vous vous concentrez sur la quantité de trafic et de revenus que vous pouvez générer à l’échelle européenne.

‘Arrêtez de regarder les mots clés français quoi. Arrêtez mais arrêtez ça. Arrêtez de vous questionner sur la sémantique de je sais pas quoi. […] Arrêtez, il y a des pays partout en Europe où tout le monde cherche sur Google. Et en fait si tu veux ranquer en Italie, mais c’est d’une simplicité sans nom.’

Chapitre 2 : Ma méthode pour industrialiser la création de sites et trouver des niches à la chaîne

Parler de lancer des centaines, voire des milliers de sites, peut sembler intimidant ou irréaliste. La clé n’est pas de travailler plus, mais d’automatiser intelligemment. Ma philosophie est simple : je pars toujours du travail d’un autre SEO. Pourquoi réinventer la roue quand des centaines de personnes ont déjà passé des milliers d’heures à identifier des niches rentables et à structurer des sites qui fonctionnent ? Mon travail consiste à trouver ces sites, à comprendre leur structure et à la répliquer à très grande échelle. Pour cela, j’utilise principalement deux méthodes de ‘bourrin’ qui tâchent, mais qui livrent des résultats massifs.

Méthode 1 : Le pillage systématique des sitemaps

La première technique est d’une simplicité désarmante. Je cible un gros site généraliste qui a déjà fait tout le travail de recherche et de catégorisation. Prenez un site d’affiliation comme `meilleurtest.fr` ou un comparateur comme `idealo`. Ces sites sont des mines d’or. Ils ont des milliers de catégories, chacune correspondant à une niche potentielle.

Le processus est le suivant :
1. **Récupérer le sitemap** : J’accède au sitemap.xml du site cible et j’extrais la liste complète de toutes ses catégories. En quelques minutes, je peux me retrouver avec une liste de 4000 niches potentielles, déjà validées par un acteur majeur du marché.
2. **Automatiser les requêtes** : Pour chaque nom de catégorie (par exemple, ‘tronçonneuse thermique’), mon script va automatiquement créer une requête de recherche. J’y ajoute des modificateurs comme ‘meilleur’, ‘avis’, ‘test’, traduits dans toutes les langues qui m’intéressent (‘best’, ‘migliore’, ‘mejor’, etc.).
3. **Scraper les SERPs mondiales** : Le script lance ces requêtes sur Google dans des dizaines de pays. Il va ensuite scraper les résultats de recherche (les SERPs) pour récupérer les URLs de tous les sites qui se positionnent sur ces mots-clés.
4. **Construire une base de données massive** : En quelques heures, je me retrouve avec une base de données de dizaines de milliers de sites concurrents, classés par niche et par pays. C’est ma matière première. À partir de là, j’ai tout ce qu’il me faut pour analyser, réécrire, traduire ou générer du contenu avec des outils comme GPT, et lancer mes propres sites à la chaîne.

Méthode 2 : La chasse aux ‘footprints’

La deuxième méthode est une chasse au trésor numérique. Un ‘footprint’ est une empreinte digitale, un bout de texte ou de code qu’on retrouve sur de nombreux sites partageant une caractéristique commune. C’est incroyablement puissant pour découvrir des réseaux de sites ou des niches exploitées en masse par d’autres.

Voici comment ça fonctionne :
1. **Identifier un footprint commun** : Cela peut être n’importe quoi. Par exemple, beaucoup de sites de niche utilisent le thème WordPress ‘GeneratePress’ et laissent le lien par défaut dans le footer : ‘Created by GeneratePress’. Une simple recherche sur Ahrefs ou Google de tous les sites contenant ce lien peut révéler des milliers de sites de niche.
2. **Chercher des phrases récurrentes** : Je cherche des phrases typiques qu’on retrouve sur les sites d’affiliation (MFA – Made for Amazon) ou les sites de dropshipping. Des expressions comme ‘guide d’achat’, ‘test et avis’, ou des phrases spécifiques dans les mentions légales ou les FAQ. En mettant ces phrases entre guillemets dans Google, on fait remonter tous les sites qui les utilisent.
3. **Analyser et répliquer** : Une fois que j’ai identifié un groupe de sites via un footprint, j’analyse ce qu’ils font. Quelles niches ciblent-ils ? Comment sont-ils monétisés ? Très souvent, ces sites sont créés en masse par d’autres SEO qui suivent une formation ou une méthode précise. En trouvant un de ces sites, je trouve potentiellement toute la stratégie. Je n’ai plus qu’à m’en inspirer pour lancer mes propres campagnes, en améliorant le processus.

‘C’est toujours les mêmes méthodes, quel que soit le la monétisation. Pour moi dropshipping ou affiliation ou publicité, c’est juste une façon de monétiser différentes quoi.’

Ces deux approches, bien que très directes, permettent de remplacer des semaines de recherche manuelle par quelques heures de script. C’est ça, penser à l’échelle industrielle. On ne cherche pas ‘la’ bonne niche, on les récolte par milliers pour ensuite lancer des filets de pêche immenses et voir ce qui remonte.

Chapitre 3 : Dropshipping vs Affiliation, le choc des titans pour votre liberté financière

Une fois qu’on a le trafic, la question cruciale est la monétisation. Les deux voies royales dans l’édition de site sont le dropshipping et l’affiliation. Beaucoup pensent que le dropshipping est plus rentable car on contrôle les marges. C’est une vision simpliste qui ignore une réalité essentielle : le coût sur votre temps et votre santé mentale. J’ai fait les deux à très grande échelle, et mon choix est sans appel. Laissez-moi vous expliquer pourquoi, au-delà des chiffres, ces deux modèles sont diamétralement opposés en termes de style de vie.

Le Dropshipping SEO : la fusée qui s’indexe vite mais qui vous brûle les ailes

Le principal avantage du dropshipping SEO est sa vitesse. Google adore les sites e-commerce. Un site transactionnel, avec des centaines de produits, est perçu comme ayant plus d’autorité et de légitimité qu’un simple blog d’affiliation. Le résultat est quasi magique :

‘Indexer un site de 600 700 produits, ça prend à peu près une semaine. […] et ça ranque avec des pauvres backlink quoi avec 20 backlink claquer tu arrives à ranquer.’

Cette rapidité est séduisante. On peut lancer un site sur une micro-niche, comme les ‘bonnets de docker’ ou les ‘élastiques de fitness’, et voir le trafic arriver très vite. La stratégie est simple : chaque produit est une page optimisée pour un mot-clé de longue traîne, ce qui crée un maillage interne puissant qui pousse les pages catégories. Mais ce rêve a un prix, et il est exorbitant.

Le revers de la médaille, c’est la gestion. Une fois que les ventes commencent, l’enfer opérationnel s’ouvre. Gestion des fournisseurs en Chine, problèmes de livraison, service après-vente, retours, processeurs de paiement qui vous bloquent les fonds… C’est un travail à plein temps, stressant et répétitif. J’ai 15 000 sites de dropshipping, et je peux vous le dire sans détour : ‘tous les jours, j’ai envie de sauter par la fenêtre’. Les marges sont souvent faibles, car on est limité à des produits peu chers et faciles à expédier. Au final, il y a souvent moins d’argent à faire en dropshipping SEO qu’en affiliation, pour une charge de travail cent fois supérieure.

L’Affiliation : la voie royale vers la ‘rente’ et la tranquillité d’esprit

L’affiliation est un tout autre univers. C’est le business model de la liberté par excellence. Mon expérience la plus marquante a été l’année où j’ai vécu à Malte. J’avais un business d’affiliation 100% automatisé. Le résultat ? ‘Je n’ai pas allumé mon ordi une seule journée pendant cette année-là.’ C’était une rente. L’argent tombait, que je travaille ou non.

Pourquoi cette différence abyssale ? En affiliation, vous êtes un simple intermédiaire. Votre seul travail est de créer du contenu pertinent et d’envoyer du trafic vers un vendeur. C’est tout. S’il y a un problème avec le produit, la livraison ou le paiement, ce n’est pas votre problème. Personne ne vous contactera à 3h du matin pour se plaindre. Vous n’avez pas de stock, pas de SAV, pas de logistique. Votre seule préoccupation est le trafic.

De plus, l’affiliation permet de cibler des produits à forte valeur ajoutée, inaccessibles en dropshipping. Vous pouvez faire la promotion de bancs de musculation, de logiciels, de formations, de services financiers… Des produits où les commissions sont bien plus élevées que la marge sur un gadget chinois à 10 €. Vous pouvez construire de vrais sites d’autorité, avec des guides complets, des comparatifs, et couvrir l’ensemble d’une thématique, ce qui est impossible en dropshipping où vous êtes limité aux produits que vous pouvez physiquement expédier. C’est pour cette raison que je reviens et que je reviendrai toujours à l’affiliation. Le dropshipping peut être une étape, mais la destination finale pour quiconque cherche la liberté financière et temporelle, c’est l’affiliation.

Chapitre 4 : Le mindset qui fait la différence entre 1 000€ et 100 000€ par mois

La technique, c’est bien. Mais sans le bon état d’esprit, même le meilleur technicien du monde restera bloqué à un niveau de revenus dérisoire. J’ai échangé avec des centaines de SEO, et j’ai vu une différence fondamentale entre la communauté française et, par exemple, la communauté américaine. C’est une différence de vision qui explique en grande partie l’écart de revenus.

Le drame du SEO français : un génie technique qui ne sait pas faire d’argent

Je le dis sans détour et avec une pointe de tristesse : nous avons probablement les meilleurs SEO techniques du monde en France. Des gens brillants, capables de manipuler les algorithmes avec une finesse incroyable. Et pourtant, la plupart d’entre eux ne gagnent pas d’argent. C’est un drame. J’entends des mecs qui sont dans le SEO depuis 15 ans, qui codent en Python, me dire que leur rêve est de gagner 10 000 € par mois. C’est incroyable. Pourquoi ?

‘Mec tu es SEO depuis 20 ans ou 15 ans, tu dans Python, je sais pas quoi. C’est incroyable que tu que tu fasses pas 10K quoi. Incroyable. Parce que il suffit de faire en fait. il suffit de lancer.’

Le problème est un perfectionnisme mal placé et une vision trop étroite. Le SEO français est souvent obsédé par le ‘comment’ (la technique) et oublie le ‘pourquoi’ (le business). Il va passer six mois à perfectionner un seul site pour le marché français, alors qu’il aurait pu en lancer cinquante, moins parfaits mais fonctionnels, dans dix pays différents pendant le même temps. Il voit le SEO comme une fin en soi, un art technique. C’est une erreur. Le SEO n’est pas un business model. C’est un canal d’acquisition de trafic, un simple outil au service d’un objectif plus grand : générer des revenus.

S’inspirer des US : passer de ‘site de niche’ à ‘marque média’

Quand on regarde le marché américain, la conversation est totalement différente. Le SEO technique est une composante, mais elle s’intègre dans une stratégie marketing globale. Là-bas, on ne parle pas seulement de ‘site de niche’, on parle de construire une ‘marque’, une ‘autorité’. Les sites d’affiliation les plus performants, comme `The Wirecutter` (racheté par le New York Times) ou `Lifehack.org`, sont de véritables médias.

Leur approche est holistique :
1. **Design et expérience utilisateur** : Leurs sites sont beaux, professionnels et inspirent confiance.
2. **Stratégie de contenu globale** : Ils ne se contentent pas d’articles ‘meilleur X’. Ils créent des ebooks, des lead magnets, capturent des emails et construisent une communauté.
3. **Diversification des revenus** : Ils font de l’affiliation, mais aussi de l’infoproduit, de la vente de leurs propres produits, de la publicité.
4. **Présence multicanale** : Ils sont sur les réseaux sociaux, YouTube, TikTok. Le SEO n’est qu’une de leurs sources de trafic.

Le résultat ? Ils ne construisent pas un simple site qui rapporte de l’argent. Ils construisent un actif, une marque qui a une valeur de revente exponentielle. On ne vend pas un ‘site de niche’ sur les mêmes multiples qu’une ‘marque média’ avec une communauté engagée et une liste email de plusieurs centaines de milliers de personnes. C’est ça, la vision à long terme. Il faut savoir combiner la brutalité technique et l’approche ‘bourrin’ à la française pour acquérir du trafic rapidement, avec la vision marketing et la construction de marque à l’américaine pour créer de la valeur durable.

Conclusion : Arrêtez de penser en artisan, devenez un industriel du web

Nous avons parcouru beaucoup de terrain, des plaines SEO sous-exploitées de l’Europe du Sud aux usines automatisées de création de sites, en passant par le dilemme entre l’enfer opérationnel du dropshipping et la liberté de l’affiliation. S’il y a une seule chose à retenir de tout cela, c’est la suivante : la principale limite à vos revenus n’est pas Google, ni la concurrence, mais l’échelle à laquelle vous pensez et agissez.

Les clés du succès massif en édition de site sont simples, mais exigent un changement radical de perspective :

  1. Voyez le monde, pas la France : Votre expertise a une valeur immense sur des marchés où la concurrence est quasi inexistante. Arrêtez de vous battre pour des miettes.
  2. Automatisez sans pitié : Votre temps est votre ressource la plus précieuse. Utilisez la technologie pour faire en quelques heures ce qui prendrait des mois à d’autres. Scrapez, analysez, déployez.
  3. Choisissez votre modèle pour votre vie : Voulez-vous être un gestionnaire de problèmes ou un rentier ? Le dropshipping vous enchaîne, l’affiliation vous libère. Choisissez judicieusement.
  4. Pensez en entrepreneur, pas en technicien : Votre skill en SEO n’est qu’un outil. Le but final est de construire des systèmes qui génèrent des revenus, et à terme, des actifs de valeur.

Le rêve de gagner 10 000 € par mois n’est pas un objectif final, c’est un point de départ. C’est le début des vrais problèmes, des structures à monter, des impôts à gérer. Mais ce sont les ’emmerdes’ que je souhaite à tout le monde. Alors arrêtez de peaufiner votre unique site. Lancez-en 100. Lancez-en 1000. L’un d’eux marchera. Puis dix. Puis cent. Le web est un océan d’opportunités. Il est temps d’arrêter de pêcher à la ligne et de commencer à déployer les chalutiers.

Foire aux questions (FAQ)

Quelle est la plus grande erreur des SEO français aujourd’hui ?

La plus grande erreur est sans conteste leur focalisation quasi exclusive sur le marché français, qui est extrêmement saturé et compétitif. Ils investissent une énergie et des ressources considérables pour des gains minimes, en ignorant complètement les opportunités gigantesques qui existent dans d’autres pays européens beaucoup moins matures. Ils sont souvent des techniciens brillants qui se perdent dans des détails d’optimisation sémantique pour un seul marché, alors qu’une approche plus large et internationale serait beaucoup plus rentable. C’est un manque de vision business : ils voient le SEO comme une fin, pas comme un moyen d’acquérir du trafic à grande échelle.

‘Arrêtez de regarder les mots clés français quoi. Arrêtez mais arrêtez ça. Arrêtez de vous questionner sur la sémantique de je sais pas quoi. […] Il y a des pays partout en Europe où tout le monde cherche sur sur Google.’

Pourquoi le dropshipping SEO rapporte-t-il souvent moins que l’affiliation ?

Contrairement à l’idée reçue, le dropshipping SEO est souvent moins rentable car il contraint à se nicher sur des produits très spécifiques, généralement peu chers et faciles à expédier depuis la Chine. Cela limite drastiquement la marge potentielle. L’affiliation, à l’inverse, permet de promouvoir des produits à forte valeur ajoutée (équipement sportif lourd, logiciels, produits financiers) où les commissions sont bien plus importantes. De plus, un site d’affiliation peut couvrir une thématique entière et se positionner sur de nombreux mots-clés informationnels et transactionnels, tandis qu’un site de dropshipping est limité aux produits qu’il peut réellement vendre et livrer, manquant ainsi de nombreuses opportunités de trafic.

‘En affiliation par exemple, si tu vas faire un site sur la musculation ou le sport, tu vas pouvoir faire banc muscul, gilets lesté, des haltères […] En dropshipping tu vas rester sur sur un produit léger pour le transport, tu vas rester sur un produit pas dangereux.’

Comment trouver des milliers de niches rentables rapidement ?

La méthode la plus efficace est d’arrêter de chercher manuellement et d’automatiser le processus en s’inspirant de ce qui fonctionne déjà. La première technique consiste à scraper le sitemap d’un gros site généraliste d’affiliation ou de comparaison de prix. Cela vous donne instantanément une liste de milliers de catégories, qui sont autant de niches potentielles. La seconde technique est la chasse aux ‘footprints’ : chercher dans Google ou des outils SEO des bouts de phrases ou de code répétés sur de nombreux sites (comme ‘Powered by Shopify’ ou des phrases types des mentions légales), ce qui permet de découvrir des réseaux entiers de sites de niche et de comprendre les stratégies de leurs créateurs.

‘Je parle d’un site généraliste, je récupère le site map. Donc j’ai je sais pas 4000 catégories et après automatiquement, je lance une requête traduite de du nom de cette catégorie dans Google dans tous les pays. Et je vais scrapper les les serps.’

Est-ce que l’affiliation marketing est encore un business viable ?

Absolument, non seulement l’affiliation n’est pas morte, mais c’est l’un des business models les plus résilients et les plus enviables pour qui cherche la liberté. C’est bien plus qu’une simple source de trafic SEO. On peut faire de l’affiliation via l’arbitrage publicitaire (acheter du trafic pour le revendre plus cher en commissions), les réseaux sociaux, l’emailing… C’est un modèle qui offre une tranquillité d’esprit incomparable : pas de stock, pas de service client, pas de logistique. C’est une véritable ‘rente’ passive une fois que les systèmes sont en place, permettant de générer des revenus sans être impliqué dans les opérations quotidiennes.

‘L’affiliation n’est n’est pas morte du tout. Il y a plein de façons de faire de l’affiliation. Et le le SEO n’est qu’une source de trafic parmi les autres quoi. […] J’ai vécu 1 an à Malte […] je n’ai pas allumé mon ordi une seule journée pendant cette année-là.’

Pourquoi est-il plus facile de se positionner en Italie ou en Espagne qu’en France ?

C’est une question de maturité du marché SEO. La France possède l’une des communautés SEO les plus techniques et compétitives au monde. Google.fr est donc un champ de bataille où les algorithmes sont poussés et la concurrence féroce. En comparaison, des pays comme l’Italie, l’Espagne ou la Grèce ont plusieurs années de retard. Les algorithmes de Google y sont moins sophistiqués, et la concurrence locale est moins agressive et moins au fait des dernières techniques. On peut s’y positionner avec des stratégies considérées comme basiques ou dépassées en France. C’est comme si on revenait à l’époque du web avant les mises à jour Panda et Pingouin, où le jeu était beaucoup plus simple.

‘En France, on est peut-être au SEO US de 2016, mais l’Italie sont en 2013 par rapport à la France. […] La République Tchèque ou la Grèce ou la Turquie, ils sont avant pingouin et panda quoi. Il y a plein de pays comme ça.’

Quelle est la différence fondamentale entre le SEO en France et aux États-Unis ?

La différence est avant tout culturelle et stratégique. En France, la communauté SEO est très axée sur la technique pure : l’optimisation, le code, les algorithmes. C’est une approche d’ingénieur. Aux États-Unis, le SEO est perçu comme une branche du marketing. La discussion est beaucoup plus large et inclut le design, l’expérience utilisateur, la création de marque, le storytelling, la conversion (CTA) et la construction d’une autorité globale. Un site américain qui réussit est rarement juste un ‘site de niche’ techniquement parfait ; c’est une marque média avec une véritable identité, ce qui lui donne une valeur et une pérennité bien supérieures.

‘La communauté SEO français, c’est beaucoup bah SEO, SEO technique et quand tu vas aux États-Unis, c’est beaucoup plus accès marketing. […] ce côté White Hat plus marketing, plus CTA, plus design, créer une marque, site d’autorité, c’est beaucoup plus US que France.’

Peut-on encore lancer un site généraliste en 2024 ?

Lancer un site généraliste à partir de zéro est une très mauvaise idée, sauf si vous disposez d’une puissance de feu colossale en termes d’autorité. Les algorithmes de Google, depuis Panda et Pingouin, favorisent l’expertise et la spécialisation. Un site généraliste n’a aucune expertise spécifique et se fait systématiquement écraser par les sites de niche et les sites e-commerce spécialisés. Les seuls généralistes qui survivent sont soit des acteurs historiques très anciens, soit des projets soutenus par des entités massives, comme ‘Le Dénicheur’ qui appartient à LeBonCoin. Sans ce type d’autorité initiale, c’est un combat perdu d’avance.

‘J’aimerais bien lancer un généraliste que ce soit en dropshipping ou en affiliation, ne faites pas ça quoi. Ne faites pas ça si vous avez pas la la vraie stratégie d’autorité derrière.’

Le SEO est-il un business model en soi ?

Non, et c’est une confusion très répandue, surtout en France. Le SEO n’est pas un business model, c’est un canal d’acquisition de trafic, au même titre que la publicité payante (Ads), les réseaux sociaux ou l’emailing. Le business model, c’est ce que vous faites avec ce trafic : l’affiliation, le dropshipping, la vente de publicité, la vente de vos propres produits ou services. Considérer le SEO comme une fin en soi pousse à se concentrer sur des métriques de vanité (le classement, le trafic) plutôt que sur la seule métrique qui compte pour une entreprise : la rentabilité. Le SEO est un outil puissant au service d’un business, il n’est pas le business lui-même.

‘Le SEO c’est qu’un moyen d’avoir du trafic et il y a beaucoup de personnes qui prennent le SEO comme un business model et pour moi c’est pas un business model. SEO et affiliation c’est un business model mais le SEO c’est qu’une manière d’avoir du trafic.’


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