De zéro à 30 millions d’euros : les leçons de mon parcours entrepreneurial que personne ne partage
Sur les réseaux sociaux, on peut vite avoir l’impression que tout est facile. Que chaque projet est un succès, que la vie est parfaite. Mais la réalité de l’entrepreneuriat est bien plus complexe et nuancée. Ce que je veux montrer, c’est qu’après toutes ces années, après avoir créé cinq entreprises et bâti un groupe valorisé à plusieurs dizaines de millions d’euros, je suis toujours humain. J’ai encore des peurs, des freins, des doutes. La différence, c’est que je ne les laisse plus me paralyser. Au contraire, je les utilise comme un compas. Je me suis rendu compte que ma plus grande peur n’était pas de parler devant 100 000 personnes ou d’investir des millions. Non, ma plus grande peur, c’était que les gens, surtout ceux qui viennent du même milieu que moi, se disent : ‘il a changé’.
Cette peur est profonde, car toute ma démarche est ancrée dans une mission simple et immuable. Je me rappelle toujours mes sources. Quand je sens que je dévie, que les projets me font perdre ma vision, je reviens à l’essentiel. Comme je le dis souvent :
‘Je veux aider une personne qui était à la place de mes parents il y a 30 ans.’
Mon objectif est d’offrir des outils, des connaissances et des opportunités à ceux qui, comme eux, n’ont pas eu la chance d’avoir une éducation financière ou la possibilité d’investir. C’est un paradoxe difficile à gérer : pour aider ces personnes, je dois évoluer, grandir, et donc, inévitablement, changer. Je ne suis plus comme eux, mais mon désir de les aider n’a fait que se décupler. Et plus je grandirai, plus ce désir sera puissant. C’est le message que je veux faire passer. Oui, je vais changer, et encore changer. Plus ça va aller, plus je vais me détacher de mes freins et plus mon parcours sera, peut-être, ‘choquant’ pour certains. Mais ce sera toujours au service de cette mission originelle.
Dans les lignes qui suivent, je ne vais pas vous donner une recette magique. Je vais vous partager les véritables étapes de mon parcours : le déclic qui a tout changé, la gestion complexe des relations familiales, et surtout, les stratégies de délégation et de systématisation qui m’ont permis de ne pas imploser sous la pression et de construire un véritable groupe, tout en protégeant mon temps et mon énergie.
La peur, mon moteur inavoué pour avancer
L’entrepreneuriat est souvent glamourisé comme un monde de visionnaires sans peur, chargeant tête baissée vers le succès. C’est un mythe. La peur est une compagne de route constante. Pour moi, elle ne s’est jamais manifestée là où on l’attendait. Investir tout mon argent, lancer une nouvelle entreprise, prendre la parole en public… tout cela génère une forme de stress, mais ce n’est rien comparé à la peur viscérale de la perception sociale. C’était ma plus grande angoisse, une peur qui touchait à mon identité et à mes racines. Cette peur, c’était celle que les gens qui me suivaient depuis le début, ceux qui venaient du même milieu modeste, me voient changer et pensent que j’avais trahi mes origines.
Dépasser la peur de changer et de décevoir ses racines
Venant d’une famille où chaque euro comptait, le succès financier s’accompagne d’un sentiment complexe, presque une forme de culpabilité du survivant. On a peur de devenir ‘l’autre’, celui qui ne comprend plus les difficultés du quotidien. Cette angoisse était résumée dans cette petite phrase que j’entendais dans ma tête :
‘Ouais, il a changé, il est plus comme nous.’
C’était un véritable frein psychologique. Chaque nouvelle étape, chaque succès, ravivait cette crainte de créer un fossé infranchissable avec les personnes que je voulais précisément aider. Le conflit interne était permanent : comment grandir sans s’éloigner ? Comment devenir plus puissant pour mieux aider, sans perdre la connexion avec ceux qui ont besoin de cette aide ?
La solution n’a pas été de nier le changement, mais de le redéfinir. J’ai dû accepter que ‘changer’ n’était pas synonyme de ‘trahir’. Au contraire, chaque nouvelle ressource, chaque nouvelle compétence acquise était une arme de plus dans mon arsenal pour accomplir ma mission. Le changement devenait un outil, pas une finalité. C’est ce qui me permet aujourd’hui d’affirmer avec conviction :
‘Non, je suis plus comme vous, mais j’ai encore envie de vous aider. Et demain je vais être peut-être 100 fois plus grand, mais j’aurai encore 100 fois plus envie de vous aider.’
Accepter et communiquer cette vision a transformé cette peur en une force. Elle me rappelle constamment pourquoi je fais ce que je fais et pour qui.
L’ancrage : se souvenir d’où l’on vient pour savoir où l’on va
Pour naviguer dans la complexité de la croissance sans se perdre, il faut une ancre, une étoile polaire. La mienne est simple et personnelle. Face à une décision stratégique complexe, face à une opportunité qui semble alléchante mais déconnectée de mes valeurs, je reviens toujours à cette question fondamentale : est-ce que cela aide la personne qu’étaient mes parents il y a 30 ans ? Cette question est un filtre incroyablement efficace. Elle écarte le bruit, la vanité, et me ramène à l’essentiel. C’est cette mission qui a guidé la création de mes formations, de la plateforme de mise en relation, de la foncière et même de la plateforme de crowdfunding. Chaque brique de l’écosystème a été pensée pour répondre à une problématique que mes parents auraient pu rencontrer : le manque d’éducation, l’accès au financement, la difficulté à trouver des professionnels de confiance. Cet ancrage n’est pas juste une belle histoire à raconter, c’est un outil de management et de stratégie. Il garantit la cohérence de mes actions et la pérennité de ma vision. C’est ce qui m’empêche de devenir ‘juste’ un homme d’affaires et me maintient dans mon rôle d’entrepreneur à mission.
Le déclic qui a tout changé : la puissance du premier revenu passif
On ne se lève pas un matin en se disant ‘je vais créer un groupe qui va changer la vie des gens’. C’est une illusion. Les grandes aventures entrepreneuriales, comme celles de Google ou Apple, commencent rarement par une vision de changer le monde. Elles commencent par une première action, une première intuition, qui, parfois, nous dépasse. Mon histoire n’est pas différente. Je ne me suis pas dit que j’allais créer cinq entreprises. Tout a commencé par un petit investissement, presque fait sur un coup de tête, qui a provoqué une prise de conscience si puissante qu’elle a redéfini toute ma trajectoire.
Le premier investissement : un saut dans l’inconnu à Budapest
À 23 ans, je travaillais en gestion de patrimoine. J’avais des connaissances théoriques sur l’argent, mais peu de capital. Un ami, dont la femme est hongroise, était en train d’acheter un bien à Budapest. L’opportunité s’est présentée. L’investissement était de 15 000 ou 20 000 euros. C’était littéralement toutes mes économies. La logique aurait dicté la prudence. Mais mon raisonnement était différent. Je me suis dit :
‘J’ai rien à perdre, c’était 15 ou 20 000 €, c’était toutes mes économies mais quelque part c’est rien, tu vois, j’avais 23 ans, je démarrais, j’ai rien à perdre, je le fais.’
Cette mentalité est fondamentale au début d’un parcours. Le plus grand risque n’est pas de perdre un peu d’argent, c’est de ne rien faire et de stagner. J’ai donc fait ce virement, sans vraiment savoir à quoi m’attendre, et je suis retourné à ma vie de conseiller en gestion de patrimoine.
La notification Booking : quand la théorie devient une réalité palpable
Le véritable tournant n’a pas eu lieu au moment de l’achat, mais quelques mois plus tard. Le moment est gravé dans ma mémoire. J’étais en voiture, il était 20h ou 21h, je venais de finir un rendez-vous client. J’avais signé un contrat, gagnant peut-être 300 ou 400 euros de commission après des heures de travail. J’étais fatigué, mais satisfait. C’est là que j’ai regardé mon téléphone. Une notification s’est affichée sur l’écran. C’était une notification de Booking.com. Le message était simple : ‘150€ de réservation’. Ce fut un choc électrique. Une véritable épiphanie. Je me suis dit :
‘Attends, je suis quelque part, je gagne de l’argent quelque part, mais j’en gagne aussi d’un autre côté. Et là j’en gagne peu importe que je travaille, peu importe que je dorme, peu importe que je sois dans ma douche, je gagne de l’argent.’
Pour la première fois de ma vie, j’avais physiquement expérimenté la déconnexion entre mon temps et mes revenus. Cet argent n’était pas le fruit de mes heures de travail, mais le fruit d’un actif. C’était la preuve tangible que le concept de ‘revenu passif’ n’était pas une chimère de livre de développement personnel. C’était réel. À cet instant précis, une nouvelle ambition est née, bien plus puissante que celle de bien faire mon travail. Il fallait que je réplique ce modèle. La conclusion était évidente et a dicté les années suivantes :
‘Ça peut pas s’arrêter à un quoi, il faut que je les multiplie.’
Ce fut le véritable point de départ de tout.
Naviguer les eaux familiales : entre soutien et incompréhension
L’aventure entrepreneuriale ne se vit pas en vase clos. Elle a des répercussions profondes sur notre entourage, et en particulier sur notre famille. Pour quelqu’un issu d’un milieu populaire, ces répercussions sont encore plus complexes. On doit non seulement gérer les défis de son entreprise, mais aussi le décalage qui se crée avec ses proches. Mon parcours a été jalonné d’étapes de communication, d’incompréhension et finalement, de fierté partagée avec mes parents. Aider ma famille a toujours été l’une de mes motivations les plus profondes, mais le chemin pour y parvenir a été bien plus sinueux que je ne l’avais imaginé.
L’effet ‘Maman’ : quand le ‘Non’ devient un indicateur de succès
Mes parents représentent deux facettes opposées du rapport au risque. Mon père, artisan depuis plus de 20 ans, a ce côté indépendant, ce ‘vas-y mon fils, fonce’. Ma mère, fonctionnaire, incarne la sécurité, la prudence. Son amour pour moi s’est toujours manifesté par une volonté de me protéger des dangers, y compris ceux de l’entrepreneuriat. Cette dynamique a créé une situation paradoxale qui est devenue une sorte de boussole pour moi. Comme je l’explique souvent :
‘Quand ma mère disait non à un truc, pour moi c’est que c’était bien, il fallait que je le fasse.’
Ce n’était pas de la rébellion, mais une prise de conscience que nos visions du monde étaient fondamentalement différentes. Son ‘non’ signalait une sortie de la zone de confort, un risque, et donc un potentiel de croissance important. L’anecdote la plus parlante reste celle de mes changements de statut. Quand je lui ai annoncé que je quittais mon statut d’indépendant pour un poste de salarié avec tous les avantages (voiture de fonction, tickets resto…), ce fut l’euphorie.
‘J’ai eu l’impression que je lui annonçais la lune.’
Quelques années plus tard, dans la même cuisine, quand je lui ai annoncé que je quittais ce CDI confortable pour créer ma boîte, sa réaction fut tout autre :
‘Elle me dit mais pourquoi tu me fais ça ? J’ai cru que je la tuais.’
Ces deux moments illustrent parfaitement le fossé culturel et générationnel que beaucoup d’entrepreneurs doivent franchir avec leur famille.
De l’incompréhension à l’admiration : le pouvoir de la preuve par l’exemple
Pendant longtemps, mes parents ne comprenaient pas vraiment ce que je faisais. ‘Il travaille sur internet’, ‘il fait de l’immobilier’… c’était flou. J’avais beau leur expliquer, mes mots ne suffisaient pas à rendre mon activité concrète. La véritable prise de conscience est venue par l’expérience. Le premier grand tournant a été un séminaire que j’ai organisé en 2018. Ils étaient dans la salle, au milieu de 200 personnes. Pour la première fois, ils ont vu des gens qui avaient payé pour m’écouter, qui voulaient prendre des photos avec moi, qui me demandaient des autographes. Ce fut un choc pour eux, et même pour moi à l’époque. C’est ce jour-là qu’ils ont compris l’impact que j’avais. Leur regard a changé. Ils sont passés de l’inquiétude à une forme d’admiration teintée d’étonnement. Leur phrase ce soir-là résume tout :
‘Ah en fait c’est ça que tu fais.’
Plus tard, il y a eu d’autres étapes, comme la lecture de mon livre par mon père. C’est même assez drôle, car il a compris ma motivation profonde d’aider mes parents en lisant mes propres mots, alors que je lui disais depuis des années. C’est une leçon importante : avec nos proches, les mots ont moins de poids que les actes et la reconnaissance extérieure. Il faut être patient et laisser les résultats parler d’eux-mêmes.
Bâtir une machine : la délégation comme levier de croissance ultime
Une fois que l’état d’esprit est là et que le soutien familial est acquis, le plus grand défi de l’entrepreneur devient celui de la croissance. On ne peut pas tout faire seul. Tenter de le faire est la voie la plus sûre vers l’épuisement et la stagnation. Venant d’une famille d’artisans où l’on valorise le ‘faire soi-même’, la délégation a été ma plus grande remise en question. J’ai dû déconstruire des années de croyances limitantes pour apprendre à faire confiance, à recruter et à construire des systèmes. Aujourd’hui, je gère la complexité de mes cinq entreprises avec plus de sérénité que je ne gérais mon unique activité à mes débuts. C’est le résultat d’un travail acharné sur la délégation et la création de processus.
Ma règle d’or du recrutement : la confiance avant la compétence
La sagesse conventionnelle dit de recruter les meilleurs talents, les plus compétents. Mon approche est radicalement différente et a souvent surpris. Je recrute avant tout des personnes en qui j’ai une confiance absolue. La quasi-totalité de mon équipe est composée d’amis, de membres de ma famille ou d’anciens participants à mes formations. Pourquoi ? Parce que je crois fermement en cette règle :
‘Je préfère quelqu’un qui n’a pas les compétences de base mais qui est le savoir-être, la confiance et je sais qu’il va se déchirer pour moi parce qu’il croit en moi, en mes valeurs… plutôt quelqu’un qui est très compétent mais qui a pas ça.’
Les compétences techniques peuvent toujours s’apprendre. Une personne motivée, loyale et qui partage votre vision apprendra dix fois plus vite qu’un mercenaire ultra-compétent mais désengagé. Mathias, qui a fait exploser ma visibilité en marketing, ou Lisa, ma graphiste que je connais depuis le collège, sont des exemples parfaits. Ils n’étaient pas forcément les plus expérimentés du marché, mais leur engagement était total. Cette stratégie crée une culture d’entreprise incroyablement forte, basée sur la loyauté et le dépassement de soi. Bien sûr, cela demande d’établir des frontières claires entre le personnel et le professionnel, mais pour l’instant, cette approche ne m’a jamais fait défaut.
Le super-pouvoir de l’assistant personnel : mon meilleur investissement
S’il y a un conseil que je pourrais donner à chaque entrepreneur, c’est celui-ci : recrutez une assistante personnelle le plus tôt possible. C’est souvent vu comme un luxe, la dernière chose à embaucher. Pour moi, c’est le contraire. C’est le premier et le plus rentable des investissements pour votre santé mentale et votre productivité. Je suis tellement convaincu de cela que j’ai cette phrase un peu choc :
‘Si demain je perds tout, j’ai plus rien… je suis capable d’aller vivre dans une cabane en bois sans montre, sans voiture, sans fringues, sans rien mais je garderai une assistante.’
Mon assistante, Delphine, est bien plus qu’une simple aide administrative. Elle est le gardien de mon temps et de ma concentration. Elle gère mes voyages, mes rendez-vous, les artisans à la maison, le courrier de toutes mes sociétés, elle fait mes courses et prépare même des repas. Grâce à elle, des dizaines d’heures de charge mentale et de tâches à faible valeur ajoutée sont effacées de ma semaine. Ce temps libéré, je le réinvestis là où je suis irremplaçable : la stratégie, la vision, le sport pour maintenir mon énergie, et le temps de qualité avec mes proches. Ne pas avoir à penser à changer un billet d’avion ou à gérer un remboursement est un luxe qui n’a pas de prix. C’est ce qui me permet de tenir le rythme et de rester performant sur le long terme.
Créer des processus pour devenir inutile : l’étape ultime de la délégation
La délégation de tâches est la première étape. L’étape ultime, celle qui permet de véritablement scaler un business, est de se rendre soi-même inutile dans le fonctionnement quotidien. Cela passe par la création de processus et de systèmes clairs où l’information circule sans passer par le dirigeant. C’est un travail constant que je mène. Mon objectif est d’arriver à un point où je peux prendre une semaine de vacances sans que rien ne s’arrête. Pour cela, il faut atteindre ce que j’appelle le dernier stade de la délégation :
‘Il faut arriver à faire en sorte que les informations ne passent plus par toi.’
Concrètement, cela signifie que mon assistante sait qu’elle doit contacter directement mon comptable pour une question financière, ou l’architecte pour un suivi de chantier. Mon directeur général a des directives claires pour prendre 95% des décisions sans moi. Je mets cela en place de manière très pragmatique. Souvent, après une période intense, je prends du temps dans l’avion pour réfléchir à ce qui m’a épuisé ou frustré. J’écris ensuite un long mail à mon équipe avec de nouvelles règles de fonctionnement : ‘Désormais, je ne suis disponible pour les appels que le mardi et le jeudi après-midi. Pour toute autre demande, si ce n’est pas une urgence absolue, c’est un mail, et vous devez d’abord passer par mon DG’. C’est ce travail de fond, cette obsession de la systématisation, qui me permet de piloter un groupe de plus en plus grand tout en protégeant ma liberté.
Conclusion : Votre parcours commence par un premier pas, pas par une grande vision
Si je devais résumer mon parcours, ce ne serait pas une histoire de génie ou de vision extraordinaire. C’est une histoire de persévérance, d’essais, et d’une profonde connexion à une mission personnelle. C’est l’histoire d’un jeune homme qui a surmonté sa peur du regard des autres, non pas en la supprimant, mais en la canalisant au service d’un objectif plus grand que lui. C’est l’histoire d’un déclic, une simple notification sur un téléphone, qui a ouvert un monde de possibilités en prouvant que l’on pouvait gagner de l’argent différemment.
C’est aussi une histoire profondément humaine, faite de relations complexes avec une famille aimante mais inquiète, où la patience et la preuve par le résultat ont été les seules clés pour transformer l’incompréhension en fierté. Enfin, c’est une leçon sur la croissance : on ne bâtit pas un empire seul. La capacité à faire confiance, à déléguer non seulement les tâches professionnelles mais aussi personnelles, et à construire des systèmes pour se rendre obsolète est le véritable secret du scaling. Chaque étape, du recrutement basé sur la loyauté à la mise en place de processus stricts, a été une brique essentielle de l’édifice.
N’attendez pas d’avoir un plan parfait sur dix ans. Trouvez votre ‘Budapest’, ce premier petit pas qui vous semble à la fois terrifiant et excitant. Trouvez votre mission, cette raison profonde qui vous donnera la force de continuer quand tout semblera difficile. Et surtout, n’ayez pas peur de changer. La croissance est un changement permanent. Acceptez-le, embrassez-le, et mettez-le au service de vos ambitions. Le reste suivra.
Foire aux Questions (FAQ)
1. Comment Christopher Wangen a-t-il trouvé le déclic pour se lancer dans l’entrepreneuriat ?
Le déclic n’est pas venu d’une grande idée ou d’un plan d’affaires, mais d’une expérience très concrète. Après avoir fait son premier investissement immobilier locatif à Budapest, il a reçu une notification de réservation alors qu’il venait de terminer une longue journée de travail. Le fait de gagner de l’argent de manière passive, sans échanger son temps, a provoqué une prise de conscience fondamentale sur la manière de créer de la richesse et l’a poussé à vouloir multiplier cette source de revenus.
‘Je regarde mon téléphone et j’ai une notif booking 150 € de réservation. Et je pense que c’est là que j’ai eu des déclics… j’en gagne peu importe que je travaille, peu importe que je dorme, peu importe que je sois dans ma douche, je gagne de l’argent.’
2. Quelle est la plus grande peur que Christopher Wangen a dû surmonter ?
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, sa plus grande peur n’était pas liée à l’argent ou à l’échec d’un projet. Sa peur la plus profonde était d’ordre social et identitaire : la crainte que les gens de son milieu d’origine modeste pensent qu’il avait changé négativement en réussissant, qu’il les avait ‘trahis’. Il a dû apprendre à accepter son évolution comme un moyen de mieux servir sa mission, plutôt que comme une rupture avec ses racines.
‘C’était la peur qu’en fait les gens se disent ils change et trop négativement, tu vois… C’est dur de se dire je veux aider ces gens-là mais en même temps en évoluant bah je vais en perdre parce qu’ils vont se dire ‘Ouais, il a changé, il est plus comme nous’.
3. Comment gérer l’incompréhension de sa famille quand on devient entrepreneur ?
Christopher Wangen a fait face à une forte incompréhension de sa mère, très attachée à la sécurité de l’emploi. Il explique que les mots et les explications ne suffisaient pas. La clé a été la preuve par l’exemple. Ce n’est que lorsque ses parents l’ont vu lors d’un séminaire avec 200 personnes qui l’écoutaient et l’admiraient qu’ils ont commencé à comprendre la portée de son travail. Il conseille la patience et de laisser les résultats concrets parler d’eux-mêmes pour rassurer et convaincre ses proches.
‘Mes parents l’ont vu vraiment un séminaire que j’ai fait en 2018 où il y avait 200 personnes où ils ont pris conscience de ce que je faisais vraiment… Et mes parents, ils étaient ‘Ah en fait c’est ça que tu fais’. Ouais ouais, c’est ça quoi.’
4. Pourquoi est-il si important de déléguer, même les tâches personnelles ?
Pour lui, déléguer des tâches personnelles à une assistante est l’un des investissements les plus rentables qu’un entrepreneur puisse faire. Cela va bien au-delà d’un simple gain de temps. C’est un moyen de libérer une charge mentale considérable (gérer les voyages, les courses, les tâches administratives), ce qui permet de consacrer son énergie et sa concentration aux décisions stratégiques à haute valeur ajoutée, au sport et à sa famille. C’est un pilier de sa performance et de son équilibre de vie.
‘Si demain je perds tout, j’ai plus rien… je garderai une assistante… C’est pour ça que je peux faire 1h et demi de sport par jour, c’est pour ça que quand j’ai une copine, je peux passer du temps avec elle et en profiter.’
5. Quelle est la philosophie de recrutement de Christopher Wangen ?
Sa philosophie de recrutement est à contre-courant des pratiques habituelles. Il privilégie systématiquement la confiance, la loyauté et le partage des valeurs à la compétence technique pure. Il recrute majoritairement dans son cercle proche (amis, famille, anciens clients) car il estime que les compétences peuvent s’acquérir, tandis que le savoir-être et l’engagement sont innés. Cette approche lui a permis de construire une équipe soudée et entièrement dévouée à sa vision.
‘Je préfère quelqu’un qui n’a pas les compétences de base mais qui est le savoir-être, la confiance et je sais qu’il va se déchirer pour moi… plutôt quelqu’un qui est très compétent mais qui a pas ça. Les compétences peuvent s’apprendre, ça ça s’apprend pas.’
6. Quelle est la mission principale qui guide les entreprises de Christopher Wangen ?
Sa mission est profondément personnelle et ancrée dans son histoire familiale. Son objectif ultime est d’aider les personnes qui se trouvent aujourd’hui dans la même situation que ses parents il y a 30 ans : sans éducation financière, sans accès facile à l’investissement et aux opportunités. Cette ‘étoile polaire’ guide toutes ses décisions stratégiques et assure la cohérence entre ses différentes entreprises, qui visent toutes, de près ou de loin, à faciliter l’accès à l’indépendance financière pour les Français.
‘Je reviens toujours à la même, c’est je veux aider une personne qui était à la place de mes parents il y a 30 ans. Je veux qu’une personne qui était à la place de mes parents sans avoir la possibilité d’investir, de d’avoir d’éducation de ce qu’ils veulent, c’est ces gens-là que j’ai envie d’aider.’
7. Comment fait-il pour ne pas être submergé par la gestion de cinq entreprises ?
Le secret pour gérer une telle complexité sans être submergé réside dans la création de systèmes et de processus visant à le rendre ‘inutile’ dans les opérations quotidiennes. Il travaille constamment à déléguer non seulement les tâches, mais aussi la circulation de l’information. Son but est que les équipes communiquent entre elles et avec les prestataires externes sans avoir besoin de sa validation. Il instaure des règles de communication strictes pour protéger son temps et se concentrer uniquement sur les décisions stratégiques les plus importantes.
‘Il faut arriver à faire en sorte que les informations ne passent plus par toi et c’est ce que je fais aujourd’hui… plus ça grossit, plus je me détache en fait parce que il y a une inertie, tu vois.’




