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Mon Salaire en Slip – Le SEO BlackHat devenu « long-termiste » | E8

Épisode diffusé le 28 novembre 2022 par Les Makers | Podcast

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Le syndrome du SEO pauvre : pourquoi votre expertise technique ne paie pas vos factures

Vous passez des nuits à analyser des logs, à chasser le duplicate content et à construire des cocons sémantiques parfaits. Vos graphiques de positionnement sont magnifiques, vous brillez dans les communautés spécialisées et vos confrères admirent vos prouesses techniques. Pourtant, à la fin du mois, le constat est amer : votre compte en banque ne reflète absolument pas votre talent. Vous souffrez, sans doute, du ‘syndrome du SEO pauvre’. C’est une pathologie que je connais bien, car je l’ai vécue pendant des années. C’est ce paradoxe frustrant où l’on est un virtuose de l’algorithme, mais un novice complet dès qu’il s’agit de transformer ce trafic durement acquis en argent réel. La vérité, c’est que nous, les techniciens, avons une tendance naturelle à mépriser ce qui nous semble trivial : la vente. On voit ça comme une pratique de ‘vendeur de tapis’, indigne de notre intellect. Mais comme je l’ai appris à mes dépens, cette posture est une voie royale vers la stagnation.

Ce que nous refusons de voir, c’est que pendant que nous polissons nos sites jusqu’à la perfection pour plaire à Google, d’autres, avec bien moins de trafic et des compétences techniques parfois ‘bidons’, réalisent des chiffres d’affaires qui nous feraient tourner la tête. Le déclic se produit le jour où l’on sort de notre bulle. C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui : le parcours, les erreurs et les révélations qui m’ont fait passer de SEO technicien obsédé par le ranking à un entrepreneur qui a compris que le SEO n’est qu’un outil au service d’un objectif bien plus grand : construire un business. C’est un cheminement qui demande de l’humilité et d’accepter une vérité dérangeante : être bon en SEO et savoir gagner de l’argent avec le SEO sont deux compétences radicalement différentes.

Je pense que un SEO qui à un moment donné juste sorti de sa bulle et constate dans d’autres sphères […] quand ils constatent avec le peu de trafic qu’ils ont, les chiffres qu’ils font, en règle générale, il y a un déclic qui se produit, tu vois.

Dans cet article, je vais vous raconter comment j’ai opéré ce changement de mentalité. Des mentors qui m’ont débloqué aux techniques de marketing que j’ai d’abord rejetées avant de les adopter, je vais vous livrer les clés qui permettent de faire enfin le pont entre la technique et le ROI. Préparez-vous à remettre en question certaines de vos croyances les plus ancrées, car c’est la seule façon de guérir du syndrome du SEO pauvre et de commencer enfin à valoriser votre expertise à sa juste valeur.

Le grand fossé : quand la passion pour l’algorithme vous empêche de vendre

Soyons honnêtes entre nous. Le profil type du passionné de SEO, c’est souvent celui que j’appelle affectueusement le ‘développeur raté’. Nous avons toutes les tares du développeur : l’amour du code propre, l’obsession du détail, le plaisir de résoudre des problèmes complexes. Mais au lieu de construire des applications, notre terrain de jeu, c’est la SERP de Google. Notre dopamine, c’est de voir notre site grimper sur une requête concurrentielle. On adore s’entendre parler, partager nos dernières astuces de maillage interne ou nos trouvailles sur les Core Web Vitals. Mais au fond, tout cela cache une réalité : on aime parler à un algorithme, bien plus qu’à un être humain. Vendre, c’est interagir, c’est persuader, c’est comprendre la psychologie humaine. Et ça, pour beaucoup d’entre nous, c’est une terre inconnue et inconfortable.

J’ai moi-même passé des années dans cette situation. Je pouvais faire monter des sites sur des requêtes incroyablement difficiles. J’étais fier de mes exploits techniques. Le problème ? Ces exploits ne rapportaient rien. Comme je le dis souvent, ‘ça permettait de briller dans l’étude de la communauté. Mais derrière, ça rapporte pas une.’ C’est là que se situe le gouffre béant : entre la performance technique et la performance business. On confond l’indicateur (le positionnement) avec l’objectif (le chiffre d’affaires). On passe 95% de notre temps à attirer le visiteur et 5% à peine à réfléchir à ce qu’on va lui faire faire une fois qu’il est sur notre page. C’est une aberration stratégique totale. On se comporte comme un restaurateur qui mettrait toute son énergie à avoir la plus belle enseigne lumineuse de la rue, mais qui ne penserait jamais à créer un menu appétissant ou à former ses serveurs pour accueillir les clients.

Le résultat de cette obsession technique est dramatique. On voit des SEO brillants, capables de véritables prouesses, qui peinent à vivre de leur activité. Ils deviennent d’excellents prestataires, exécutant les ordres pour des clients qui, eux, ont compris la partie business. Mais ils sont incapables de monter leurs propres projets rentables. C’est un gâchis monumental de talent. La première étape pour sortir de ce piège est de réaliser et d’accepter que la monétisation SEO est une discipline à part entière, avec ses propres règles et ses propres compétences, qui n’ont souvent rien à voir avec le Hreflang ou le crawl budget.

Le jour où j’ai pu classer ‘mutuel’ et où je me suis senti complètement perdu

Pour vraiment comprendre ce décalage, rien ne vaut mon expérience personnelle. Au début des années 2010, j’ai eu la chance de suivre une formation en tête-à-tête avec Paul Sanchez. Ce n’est pas tant ce qu’il m’a appris techniquement qui a tout changé, mais l’état d’esprit qu’il m’a transmis. Il m’a littéralement débloqué. Il a transformé mon savoir théorique en capacité d’action. Il m’a montré que si j’appliquais simplement et méthodiquement ce que je savais, les résultats suivraient. Et ils ont suivi, au-delà de mes espérances.

Je suis sorti de sa formation, j’ai réussi à à me positionner sur euh sur le mot clé mutuel, tu vois au singulier. À l’époque, ça voulait dire quelque chose. Premier, donc sur mutuel […] Et donc et et là, je me suis dit bon, OK, je peux faire monter n’importe quoi.

Imaginez la scène : j’arrive à classer un site en première position sur ‘mutuel’, un mot-clé ultra-concurrentiel, à une époque où c’était un véritable exploit. J’étais euphorique. J’avais la sensation d’avoir cracké le code, d’avoir un super-pouvoir. Je pouvais faire ranker n’importe quoi ! Mais cette euphorie a été de très courte durée. Très vite, une question angoissante a émergé : ‘Ok, je peux faire monter n’importe quoi… mais pour en faire quoi ?’ Je me suis retrouvé comme un idiot, avec une compétence surpuissante mais sans aucune idée de comment la monétiser. J’avais la clé de la voiture la plus rapide du monde, mais je ne savais pas quelle destination entrer dans le GPS. C’est ce jour-là que j’ai compris que savoir générer du trafic n’était que 10% du chemin. Les 90% restants, les plus importants, consistaient à transformer ce trafic en revenu. Et pour ça, j’étais un débutant absolu.

Le choc des cultures : ma découverte du marketing ‘vendeur de tapis’ qui fonctionne

Après ce premier électrochoc, j’ai continué mon chemin, gagnant bien ma vie en tant qu’indépendant grâce à mes compétences techniques, mais avec cette frustration persistante. Le véritable tournant, le deuxième déblocage majeur, est venu d’un endroit que la communauté SEO regardait à l’époque avec beaucoup de mépris : le monde des infopreneurs, incarné pour moi par Olivier Roland et sa communauté. En y entrant, j’ai d’abord eu une réaction de rejet, typique du technicien que j’étais. Je voyais des gens, que je jugeais ‘bien plus mauvais que moi’ sur le plan technique, vendre des formations et générer des revenus impressionnants. Ma première pensée a été : ‘C’est de l’arnaque, ce sont des vendeurs de tapis’.

Pourtant, en creusant un peu, j’ai dû faire preuve d’honnêteté. Ces personnes n’étaient peut-être pas des experts en SEO, mais elles maîtrisaient quelque chose que j’ignorais complètement : l’art de créer une communauté, de capter l’attention, et de vendre. Elles ne parlaient pas à un algorithme, elles parlaient à des humains. Elles utilisaient des leviers psychologiques simples mais terriblement efficaces : capturer des emails, créer du lien, utiliser l’urgence, proposer des offres claires. Je me suis rendu compte que j’étais un très mauvais vendeur, que je ne donnais pas envie. Ce fut une leçon d’humilité fondamentale. J’ai compris que mon mépris n’était qu’un mécanisme de défense pour masquer ma propre incompétence dans ce domaine crucial. C’est à ce moment que j’ai décidé de ravaler ma fierté de technicien et d’apprendre les bases du marketing digital.

Des gens qui à nouveau étaient bien plus mauvais, tu vois, je mets des grosses guillemets à ça euh que moi euh sur tout ce qui était technique, euh arrivaient à faire de l’argent juste en disant des choses en montrant un blog, en ayant un propos intéressant, en capturant les mails, en relançant des emails, en lançant des produits.

Cette immersion a été une révélation. J’ai commencé à appliquer, une par une, ces techniques que je jugeais auparavant grossières. Et les résultats ont été immédiats et spectaculaires. C’est là que j’ai réalisé que le succès d’un business en ligne ne reposait pas sur une technique secrète ou un hack SEO brillant, mais sur une succession de petites actions marketing de bon sens, que la plupart des SEO ignorent superbement.

La pop-up : ou comment j’ai accepté de devenir un ‘agresseur’ pour tripler ma base de contacts

La première barrière mentale à faire sauter a été celle de la pop-up de capture d’email. Pour le SEO puriste que j’étais, c’était l’incarnation du mal. C’était moche, ça dégradait l’expérience utilisateur, ça ‘agressait’ le visiteur. Bref, c’était tout ce que je détestais. Je préférais mon petit formulaire discret en bas de la sidebar, qui ne dérangeait personne… et que personne ne remplissait. Mon taux de capture d’email devait être famélique. Puis, en observant les marketeurs, j’ai vu qu’ils utilisaient tous des pop-ups. J’ai décidé de tester, à contrecœur.

Le résultat a été sans appel. Je suis passé d’un taux de capture d’environ 3 à 5% à un taux oscillant entre 10 et 15%. En une seule action, j’ai triplé la vitesse à laquelle je construisais mon actif le plus précieux : ma liste email. J’ai alors compris que ma perception était totalement faussée. Ce que je considérais comme une ‘agression’, le visiteur lambda le voyait comme une proposition. Si le cadeau offert en échange de l’email (un guide, une checklist, etc.) est pertinent, les gens le donnent volontiers. J’ai réalisé qu’il y avait un monde entre l’idéologie du SEO et le pragmatisme du business. Personne n’a jamais quitté un site en étant traumatisé par une pop-up. Par contre, des milliers d’entrepreneurs ont fait faillite parce qu’ils n’ont jamais réussi à construire une audience. C’est un petit déblocage mental, mais qui change absolument tout.

Mon histoire du chronomètre : de 1 à 30 ventes en 48 heures

L’expérience la plus marquante, celle qui a définitivement cimenté ma conversion au marketing, est liée au lancement de ma première formation ‘Mon Salaire en Slip’. Après un an à créer du contenu gratuit sur ma chaîne YouTube et mon blog, j’avais une petite communauté engagée. Je leur demande s’ils seraient intéressés par une formation payante. L’enthousiasme est général. Confiant, je prépare une page de vente, que je pensais correcte, et j’annonce le lancement. J’ouvre les portes en disant : ‘Allez-y, foncez, c’est une chance unique !’. Puis j’attends. Et le résultat est catastrophique : je fais une seule vente.

J’étais anéanti. Tout ce travail pour ça… J’étais à deux doigts de tout abandonner. Et puis, dans un dernier élan, je me souviens de ces fameuses techniques de ‘vendeur de tapis’. Je décide d’en tenter une : l’urgence. Je renvoie un simple email à ma liste, avec un message différent : ‘Bon bah écoutez, il vous reste 48h pour commander. […] il vous reste 48h et puis après je ferme les portes.’ Je n’avais rien changé à la formation, rien changé à la page de vente. J’ai juste ajouté un élément de rareté et une date limite.

Et là je suis passé de une vente à 30 ventes. Et euh tu vois, je me suis dit ‘Putain, c’est fou le le l’effet que peut avoir un chronomètre sur euh sur le passage à l’action.’

Le résultat a été une déflagration. Je suis passé de 1 à 30 ventes en deux jours. J’ai compris ce jour-là une loi fondamentale de la psychologie humaine : sans raison de le faire maintenant, l’être humain procrastine. Mon offre initiale, sans date de fin, se traduisait dans l’esprit de mes prospects par ‘C’est intéressant, je verrai ça plus tard’. Et ‘plus tard’ signifie ‘jamais’. Le chronomètre ne force pas les gens à acheter quelque chose dont ils ne veulent pas. Il force ceux qui sont déjà intéressés à prendre une décision. C’est un catalyseur, pas un manipulateur. Cette expérience a été le point de départ de mon exploration de tous les aspects marketing qui pouvaient faire la différence, et a transformé radicalement ma vision du business en ligne.

Repenser son business de A à Z : les leçons contre-intuitives de la monétisation

Une fois que vous avez accepté que la technique SEO n’est qu’une partie de l’équation, tout votre modèle économique doit être réévalué. Il ne s’agit plus seulement de savoir comment attirer des visiteurs, mais de construire un système complet qui transforme ces visiteurs en clients satisfaits. Cela implique de se poser des questions que le SEO moyen ne se pose jamais : la tarification, les modalités de paiement, la gestion du service client, et même des aspects moins glorieux comme le piratage. Chaque élément, aussi petit soit-il, peut avoir un impact considérable sur votre chiffre d’affaires et la pérennité de votre projet. C’est un changement de paradigme complet : on passe de l’optimisation d’un site à l’optimisation d’un business.

Votre produit est génial ? Personne ne le saura si vous ne savez pas le vendre

C’est une des illusions les plus tenaces chez les créateurs et les techniciens : l’idée qu’un produit de grande qualité se vendra tout seul. C’est totalement faux. J’étais persuadé que mes formations étaient excellentes, et objectivement, elles l’étaient pour l’époque. Mais cela n’a aucune importance si personne ne clique sur le bouton ‘Acheter’. Le problème, c’est que les gens ne peuvent juger de la qualité de votre produit qu’une fois qu’ils l’ont acheté. Avant ça, ils ne jugent que la qualité de votre marketing et de votre page de vente. Vous pouvez avoir le meilleur programme du monde, si votre page de vente se résume à un simple panier d’achat sans explication, vous ne vendrez rien. Il faut amener la personne à comprendre la transformation que votre produit va lui apporter. Pourquoi l’avez-vous créé ? Comment va-t-il résoudre son problème ? Où est-ce que ça va l’amener ? C’est le rôle du copywriting, de la structure de l’offre, des témoignages. Demander à quelqu’un de dépenser plusieurs centaines, voire des milliers d’euros, n’est pas anodin. ‘Tu peux pas euh sur un malentendu faire un ajout au panier puis te dire allez j’y vais quoi.’ C’est un acte de foi, et votre rôle est de donner à votre prospect toutes les raisons d’avoir confiance.

La flexibilité des paiements : arrêter de viser le ‘high ticket’ et aider ceux qui ont la dalle

Dans le milieu du marketing, on entend souvent le discours des ‘gourous du high ticket’ qui prônent de ne vendre que des produits très chers pour ‘filtrer les mauvais clients’. C’est une vision que je trouve à la fois élitiste et contre-productive. Au début, je ne proposais pas de paiement mensualisé. Puis j’ai réalisé que cela fermait la porte à une immense partie de mon audience : des gens motivés, intelligents, ‘qui ont la dalle’, mais qui n’ont tout simplement pas 1000€ à sortir d’un coup. J’ai donc mis en place des paiements en plusieurs fois. Bien sûr, cela comporte des risques. Il faut être lucide : une partie des gens arrêtera de payer en cours de route. J’ai rapidement fait mon deuil sur ce point. Je pars du principe que je n’encaisserai jamais environ 30% des mensualités prévues. Mais devinez quoi ? Même avec cette ‘perte’, mon chiffre d’affaires global a explosé. Car cela a permis à des centaines de personnes de passer à l’action. Et souvent, ce sont ces personnes, celles qui ont fait un effort financier, qui sont les plus déterminées à rentabiliser leur investissement. Proposer des facilités de paiement, ce n’est pas ‘gratter les fonds de tiroir’, c’est donner une chance à ceux qui le méritent le plus.

Le piratage, mon indicateur de succès inattendu

La dernière étape dans le deuil de la perfection est l’acceptation du piratage. Quand j’ai découvert pour la première fois que ma formation, pour laquelle j’avais tant travaillé, se retrouvait ‘sous le manteau’ sur des sites de téléchargement, ma première réaction a été la colère. J’ai cherché des solutions techniques pour bloquer les partages, j’ai pesté contre ces ‘voleurs’. C’était une perte de temps et d’énergie colossale. Puis, j’ai changé de perspective. Un jour, j’ai vu que ma formation était en top des téléchargements sur un célèbre site de torrent. Et le plus drôle, c’est que les commentaires en dessous disaient : ‘C’est une bonne formation.’ À ce moment-là, j’ai ressenti une forme de fierté. Si les gens prenaient le risque de télécharger illégalement mon contenu, c’est qu’il avait de la valeur. J’ai arrêté de lutter. On ne peut pas empêcher ça. Aujourd’hui, ma formation est accessible pour un prix dérisoire sur YouTube, et si quelqu’un veut la prendre gratuitement, qu’il le fasse. De toute façon, celui qui ne paie pas ne demandera jamais de support. C’est un filtre naturel. Accepter cette réalité permet de se concentrer sur ce qui compte vraiment : servir au mieux les clients qui, eux, ont choisi de vous faire confiance et de vous rémunérer pour votre travail.

Conclusion : Devenez un marketeur qui fait du SEO, pas l’inverse

Le parcours que je viens de vous décrire est un chemin de transformation profonde. Il s’agit de passer d’une vision centrée sur l’outil (le SEO) à une vision centrée sur l’objectif (le business). Le SEO est et reste une compétence extraordinairement puissante, un levier d’acquisition sans équivalent. Mais il n’est qu’un levier. La plus belle voiture de course du monde ne vous mènera nulle part si vous ne savez pas où vous voulez aller et comment conduire. Le marketing, la vente, la psychologie humaine, voilà la carte et le permis de conduire de l’entrepreneur du web.

Guérir du ‘syndrome du SEO pauvre’ ne demande pas d’abandonner votre amour pour la technique. Au contraire, il s’agit de l’augmenter, de lui donner une finalité. Cela exige de l’humilité : accepter que des gens moins calés techniquement peuvent nous apprendre énormément sur le commerce. Cela demande du courage : oser tester des choses qui heurtent notre sensibilité de puriste, comme une pop-up ou un chronomètre. Mais surtout, cela demande un changement de focus : arrêter de vouloir impressionner Google et commencer à vouloir servir et convaincre un être humain.

Mon conseil final est simple : sortez de votre bulle. Allez voir ce que font les media buyers, les copywriters, les infopreneurs. Observez leurs tunnels de vente, leurs emails, leurs pages de paiement. Essayez de comprendre la psychologie derrière chaque élément. Vous réaliserez vite que votre expertise SEO, combinée à ces stratégies de monétisation, peut vous rendre inarrêtable. N’ayez plus peur d’être un ‘vendeur de tapis’. Soyez fier d’être un entrepreneur qui utilise le SEO pour construire une entreprise rentable et qui apporte une réelle valeur à ses clients. C’est là que se trouve la véritable réussite.

Questions fréquentes sur la monétisation SEO

Qu’est-ce que le ‘syndrome du SEO pauvre’ ?

Le ‘syndrome du SEO pauvre’ est une expression qui décrit la situation paradoxale de nombreux experts en référencement naturel. Ces professionnels possèdent une très haute compétence technique, sont capables de positionner des sites web sur des mots-clés très compétitifs, mais peinent à traduire ce succès de trafic en succès financier. Ils sont souvent plus passionnés par le défi technique de ‘battre’ l’algorithme de Google que par la construction d’un modèle économique viable. Ce syndrome vient d’un décalage entre la maîtrise d’un outil (le SEO) et l’absence de compétences en marketing, vente et stratégie business pour monétiser efficacement le trafic généré.

Le SEO, le SEO aime bien s’entendre parler. Euh aime bien dévoiler ses astuces, mais derrière c’est souvent un mauvais exécutant. […] la technique et le talent dans la technique […] ça ne veut pas pour autant dire qu’on sait monétiser son audience.

Pourquoi un expert SEO a-t-il du mal à monétiser son trafic ?

Un expert SEO a souvent du mal à monétiser son trafic car il est prisonnier d’un état d’esprit technique et non commercial. Il a une aversion culturelle pour la vente, qu’il associe à de la manipulation ou à des pratiques de ‘vendeur de tapis’. Il se concentre sur l’optimisation pour les moteurs de recherche et non pour l’humain. Concrètement, il hésite à mettre en place des outils de conversion jugés trop agressifs comme les pop-ups, néglige le copywriting de ses pages, et n’utilise pas les leviers psychologiques comme l’urgence ou la rareté. Il pense qu’un bon positionnement et un bon produit suffisent, oubliant que la vente est une compétence qui s’apprend et s’applique activement.

Le SEO intrinsèquement n’aime pas vendre. c’est quelqu’un qui aime bien derrière son écran, qui aime bien parler à un algorithme et qui est un petit peu un ce que j’appelle un développeur raté quoi.

Faut-il avoir peur de mettre une pop-up pour capturer des emails ?

Absolument pas. La peur de la pop-up est une croyance limitante typique du technicien SEO. On pense que cela va ‘agresser’ l’utilisateur et nuire à l’image du site. En réalité, si la proposition de valeur est claire et intéressante (un guide gratuit, une ressource utile, une réduction), la majorité des utilisateurs ne le perçoit pas comme une agression. Les chiffres sont sans appel : un site sans pop-up convertit entre 3 et 5% de ses visiteurs en inscrits email, tandis qu’un site avec une pop-up bien configurée peut atteindre 10 à 15%. C’est un levier de croissance trop puissant pour être ignoré par simple idéologie. Ne pas le faire, c’est laisser filer la majorité de son audience potentielle.

Si tu mets ta pop up avec un appel à l’action sympa, bah tu es à je sais pas entre 10 et 15 % de capture de lead. Si tu ne la mets pas et que tu ne veux pas agresser ton audience, […] bah tu tombes à je sais pas entre 3 et 5 %.

L’utilisation d’un chronomètre sur une page de vente est-elle vraiment si efficace ?

Oui, son efficacité est redoutable et souvent sous-estimée. L’exemple de mon premier lancement de formation est flagrant : je suis passé d’une seule vente à trente ventes en 48 heures, simplement en ajoutant une date limite. Le chronomètre ne crée pas le besoin, mais il combat le principal ennemi de la vente en ligne : la procrastination. Sans raison d’acheter maintenant, un prospect intéressé se dira toujours ‘je verrai ça plus tard’, ce qui équivaut à un ‘non’ définitif. L’urgence et la rareté (par exemple, ‘les portes ferment dans 48h’) forcent le prospect à prendre une décision. C’est un catalyseur psychologique extrêmement puissant qui peut transformer radicalement les résultats d’un lancement ou d’une promotion.

Je suis passé de une vente à 30 ventes. Et je me suis dit ‘Putain, c’est fou l’effet que peut avoir un chronomètre sur le passage à l’action.’

Est-il nécessaire d’être un expert technique pour gagner de l’argent en ligne ?

Non, et c’est une leçon d’humilité que j’ai dû apprendre. J’ai vu de nombreuses personnes, que je considérais comme ‘techniquement bidons’, réussir à monter des business très rentables. Elles n’avaient peut-être pas un niveau d’expertise SEO pointu, mais elles maîtrisaient les fondamentaux du marketing : créer une communauté, apporter de la valeur, capturer des emails et faire des offres. La technique SEO peut être un accélérateur formidable, mais elle n’est pas une condition sine qua non au succès. À l’inverse, une expertise marketing et commerciale peut largement compenser des faiblesses techniques. L’idéal est bien sûr d’allier les deux, mais la compétence business prime toujours sur la compétence technique seule.

En ayant côtoyé des gens qui techniquement étaient assez bidons, euh, assez rapidement, ils ont rattrapé le seuil minimum de la technique. Et derrière par contre, ils ont déroulé et c’était des vendeurs plus que de SEO.

Comment gérer le piratage de ses formations ou produits en ligne ?

La meilleure façon de gérer le piratage est de l’accepter et de ne pas perdre d’énergie à le combattre. Au début, c’est frustrant et on a envie de tout faire pour l’arrêter. Mais c’est une bataille perdue d’avance. J’ai fini par changer ma perspective et par le voir comme un indicateur de succès : si votre produit est piraté, c’est qu’il a suffisamment de valeur pour que des gens le recherchent activement. Lutter contre le piratage est un gouffre de temps et d’argent. Il vaut mieux se concentrer sur l’amélioration de son produit et sur le service apporté aux clients qui paient. Ces derniers bénéficient du support, des mises à jour et d’une relation directe, ce que les pirates n’auront jamais. Faites le deuil de cette perte et voyez-la comme une forme de marketing involontaire.

J’ai fait mon deuil en fait si tu veux par rapport à ça. […] Sur Y G Torrent […] j’avais une de mes formations qui étaient en en top téléchargement, tu vois. Et en plus, les mecs il commentait en dessous, ils disaient ‘C’est une bonne formation.’ […] J’ai arrêté de lutter en fait, voilà.


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